Sarkozy, je n’arrive plus à m’y interesser.

En d’autres temps, d’autres cieux, d’autres moments, je me serais jeté sur l’information. Nicolas Sarkozy qui aurait dérapé dans un discours était un sujet de prédilection. Il aurait fallu quelque confirmation, ce que nous n’avons pas. Nous avons même l’inverse, trop de dénégations en tous genres.

Il est arrivé en avion privé, enrhumé, mal rasé et visiblement d’humeur massacrante. La participation de Nicolas Sarkozy au gala du Keren Hayessod organisé le jeudi 24 janvier au soir dans un palace de Genève avait été tenue secrète. De leur côté, les responsables du principal organisme de collecte de fonds pour Israël avaient mis les petits plats dans les grands pour accueillir l’ancien président français. Quant au cachet de 150.000 euros, il avait été réglé par la milliardaire monégasque Lily Safra. (source: Nouvel Obs)

L’ancien monarque avait encore pris une quatre-vingtaine de smic pour une simple soirée. Il parait que l’homme s’est lâché contre Israel.

Mais l’intervention de Nicolas Sarkozy, prévue pour durer 45 minutes, ne s’est pas déroulée comme prévu. Devant 450 membres de la communauté juive suisse triés sur le volet, il s’est en effet livré à une attaque en règle du gouvernement israélien, accusé d' »enfermer l’Etat hébreu dans les murailles de Jéricho ». La diaspora juive et la communauté internationale doivent faire pression sur Israël pour l’obliger à reprendre les négociations avec les Palestiniens, a-t-il également expliqué en substance.

Des propos qui n’ont pas du tout plu à l’assistance, qui a bruyamment manifesté son mécontentement. C’est dans cette ambiance plus que fraîche que Nicolas Sarkozy a terminé son discours, avant de filer sans demander son reste ni accorder une minute de plus à ses hôtes.

Puis l’entourage sarkozyen démentit le scandale. Ah… Que fallait-il comprendre ? Qu’il n’avait rien dit de si censé ?

Ah merci…

Women’s world

Le 30 janvier 1933, tu t’en souviens ?

Anniversaire, détestable anniversaire.

Il y en aura sans doute pour nous dire que cette date ne mérite pas de rappel.

Le livre d’une blogueuse de combat

Dans ma courte mais riche expérience blogosphérique, j’ai eu la chance de rencontrer une blogueuse que je qualifierai de combat, Ju, de Sete’ici.

Elle est journaliste mais pas éditocrate, elle « produit » de l’info et ne se contente pas, comme nous autres blogueurs de salon, de la commenter. Elle a trimballé sa bosse dans des coins pas possible.

La voici qui publie un livre, de surcroît l’un des évènements les plus marquants de ces 19 dernières années, les printemps arabes.

Donc, précipitez-vous !

il_etait_une_fois_1-644x1024

Il était une fois les révolutions, Julie Gommes, Editions de la Mouette.

Gauche: où va le débat ?

Il y a des désaccords, nombreux. C’est même la première fois qu’un gouvernement de gauche gouverne avec une telle opposition sur sa gauche. Nous ne remercierons jamais assez Nicolas Sarkozy d’avoir à ce point échoué pour permettre son propre renversement.

François Hollande doit tenir compte d’une opposition inédite, que les médias trop rapidement incarnent en la personne de Jean-Luc Mélenchon.

Un élu socialiste , Jean-Christophe Cambadélis, ancien trotskyste il y a 4 décennies, a confié son amertume quant à la violence de cette opposition de gauche. Le député exprime assez simplement, assez lucidement, ce que je pense:

«Comme hier l’extrême gauche, tu considères l’UMP et le PS comme un bloc à combattre en bloc. Mais même si cela était vrai -ce qui reste à démontrer- comment peux-tu espérer triompher, entraîner, voire unir, dans ce classe contre classe d’un autre temps»

La politique est un mélange de convictions et d’actions.

Qui est donc le plus à gauche ? Celui qui se cogne au réel ou celui qui en parle sans autre limite que sa pensée ? Le débat est sans fin. Il est presque sans intérêt de le voir se limiter à quelques oukazes verbales du YaKaFoKon habituel.

La politique est une question d’alternative: (1) comprendre le réel, (2) comprendre nos choix, (3) identifier ou favoriser les rapports de forces pour les faire prévaloir. Bien sûr, des attitudes identiques face à une situation politique cachent souvent des positions différentes. Mais là n’est pas vraiment la vraie question, qui est celle du choix.

Enfin, il faut quand même reconnaître que nos débats « à gauche » se sont un peu améliorés depuis septembre. Passés l’énervement des uns et des autres au sein de la blogosphère ou des réseaux sociaux, les positions se sont (temporairement) cristallisés. Les étiquettes ont été placées sur les uns et les autres. Je sais que des camarades opposants ont choisi de nous bouder, de nous sortir de leurs cercles. Ce n’est ni grave, ni sale, ni décevant. C’est ainsi.

Je repère aussi que d’autres poursuivent l’échange, sans pour autant renoncer à leurs convictions.

Je les remercie.

L’ecosocialisme, ahem ou amen ?

Ci-gît la réponse de Pascal Durand, actuel patron d’EELV, recueillie par Politis.