Ces maires PCF qui aimeraient être réélus avec le PS


Quelle galère que l’indépendance dépendante !

Je n’avais pas réagi, sauf intérieurement, à la lecture de cette pleine page du Monde du 3 janvier consacrée à ces maires communistes « soucieux de leur lien avec le PS ».

1. Ils ont raison d’être soucieux. Les relations entre les deux partis ne sont pas au beau fixe, paraît-il. Au Sénat, c’est même la franche opposition. Une confrontation tout à fait respectable, rappelons-le. Puisque les différentes composantes du Front de Gauche estiment que le gouvernement soutenu par les parlementaires socialistes est fort trop libéral.

2. Les élections municipales sont des des scrutins locaux. Et l’on devrait s’abstenir de trop insister sur le poids des conflits nationaux. pourtant, on l’a bien vu lors des derniers scrutins intermédiaires sous Sarkozy, il est quand même bien difficile d’éviter toute influence. A minima, l’électorat de gauche aura besoin d’être ressouder… Et comment sera-t-il possible de coaliser des militants, des sympathisants et des électeurs si l’on passe les 18 mois précédents à s’invectiver ou, au mieux, à se disputer jusqu’aux voeux du Nouvel An.

Car la question que posent les élections municipales – et toutes celles suivent ensuite jusqu’en 2017 inclus – est la suivante: à défaut d’un adversaire commun suffisamment détestable pour jouer le rôle d’intégrateur négatif comme Nicolas Sarkozy savait si bien le faire, les électeurs de gauche sauront-ils faire alliance là où c’est nécessaire ?

Ma réponse, personnelle, est négative. Il y a des débats qui franchissent trop de limites pour ne laisser aucune trace.

Cela vaut pour tous les camps, toutes les chapelles.

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22 réflexions sur « Ces maires PCF qui aimeraient être réélus avec le PS »

  1. Wait and see ! Mais partout où le PCF existe encore et où il sera allié à l’extrême gauche c’est une coalition DES extrêmes droites qui passera !

  2. La solution est peut être plus complexe qu’une entente imposée par les têtes pensantes de Paris…Par contre, ayant quelques contacts, je sais que beaucoup d’électeurs du PC sont fous furieux contre la main-mise mélenchonienne ; donc il faut s’attendre à des réactions très dures dans leurs votes…

  3. Je rejoinds G. Rare : se baser sur quelques apparatchifs comunistes soucieux de leur petit trône local pour qualifier les muncipales qui arriive en croyant que les socialistes sereaient à l’abri de la sanction populaire, c’est ignorer la grogne profonde qui se fait déjà sentir dans le bas peuple qui souffre et n’en peut plus « d’attendre ». Il est gager que les fameux alléis socialsites se prenant pour les décisdeurs de ces voix, aient, eux aussi, quelques surprises à attendre de ce rendez-vous. En parlant d’extrême il est déjà noté icic bas que le PS est à l’extrême centre droit et çà, çà pourrait bien faire encore plus mal. Il n’emp^che qu’au FRONT DE GAUCHE nous sommes plus que jamais déterminés à nous démarquer de cette politique ultralibérale tournée vers la finance. Rien qu’à voir le débat hier soir sur la 2 à 22 heures 55 (éh oui, c’est mieux la nuit pour éviter les ouvriers qui bossent) entre MELENCHON ET CAHUZAC, c’était chaud… ARAMIS

    http://www.youscribe.com/catalogue/livres/litterature/romans-et-nouvelles/on-a-tue-la-mere-michel-1978639

    1. @ Aramis
      C’est vrai que l’heure tardive exclut une majorité de personne de ce genre de débats…
      Mais j’y ai vu surtout deux hommes doués pour les discours….d’ailleurs face à Mélenchon mieux vaut avoir du talent….
      Mélenchon a raison quand il rappelle que nous sommes une grande puissance qui n’a pas à courber l’échine, je crois que c’est la seule arme dont nous disposons….mais comment faire…nous sommes aliénés au traité européen….
      Le « courage » pour l’UMP c’était nous imposer l’austérité…
      Quel « courage » montrera le PS ?

      1. « C’est vrai que l’heure tardive exclut une majorité de personne de ce genre de débats »

        Depuis l’invention des magnétoscopes (ça fait tout de même un petit moment…), et, maintenant, avec la télé uniquement numérique, tout le monde est capable d’enregistrer une émission.

        1. @ Arié
          C’est vrai….
          mais …. je ne sais pas me servir d’un magnétoscope…(çà existe toujours ?)
          et quel gâchis de regarder en différé une émission dont tout le talent tient au direct ….

          1. Non, ça n’existe plus, les magnétoscopes, et c’est bien dommage: ça permettait de passer aux copains les émissions qu’on avait enregistrées, ou de revoir plusieurs années plus tard un film qu’on avait enregistré: et tout ça n’est plus possible.

            Un truc amusant: un peu partout dans le monde, on procède, depuis quelques années, à l’enregistrement numérique de tous les films, pour qu’ils ne soient jamais perdus; et puis, on s’est aperçu que rien ne garantit qu’il existera toujours des logiciels qui permettront de les lire dans plusieurs années et, pour qu’ils soient conservés, on en fait…des copies sur pellicule argentique.

  4. Et les maires PS , sans les voix du FDG , combien de chance ont-ils d’être réélus ?

  5. @Hawk eye
    D’accord avec vous . Et ça risque de ne pas s’arranger si il y a échec des négociations sur la « flexisécurité » eten fonction de ce que le gouvernement fera voter !

  6. @ alain bobards
    l’échec des négociations (si on peut encore parler de négociations) est pratiquement programmé….
    le plus « inquétant » est ce que le gouvernement décidera….
    céder aux exigences du medef serait incompréhensible…
    Il ne faudra plus alors s’offusquer de l’augmentation du nb de chômeurs, ni de l’augmentation des inégalités….puisque tout serait alors mis en oeuvre pour les légitimer….
    A suivre…

  7. Je voudrais dire un grand bravo aux commentateurs de ce billet : relisez-tout, et bien cela fait plaisir la qualité des échanges sur ce sujet. Là Juan doit être content car en regardant la petite pierre que chacun y a apporté on peut réellement réflechir sur le sujet qu’il nous a proposé !

  8. @Sylvie 75
    Je crois me rappeler qu’Hollande, alors qu’il n’était pas encore candidat, plaçait le « contrat de travail » au-dessus de la loi, et donc, du Code du travail . Partant de là, il faut s’attendre au pire !

  9. Oui un débat intéressant entre Mélenchon et Cahuzac (dont on peut avoir la vidéo
    facilement sur internet), malheureusement

    entr » un analyste sérieux – Mélenchon –

    dont les agencements économiques sont bien sérieux mais demandent à être
    appliquées en bloc (mais quand et comment ?) et

    le ministre du budget -Cahuzac –
    lui vraiment
    confronté au réel,, brillant parleur, mais dont les constructions projetées semblent bien
    mal étayées et brinquebalantes dont le souçi parait plutôt de « faire croire » pour
    les quelque mois qui viennent à des solutions plus ou moins fictives destinées à être
    remplacées par d’autres solutions qui seront elles mêmes provisoires., l’important
    étant pour lui l’illusion de la compétence et non la compétence elle-même.

    De fait il semble bien que des économistres discrets et excécutants discrètement
    humblement d’un pouvoir Politique décidé avec une ligne claire et non mollassonne
    et variable seraient beucoup plus réellement rassurants que des économistes brillants
    en parole mais qui n’offrent pas la moindre garantie.

    1. @ lucno
      « un analyste sérieux – Mélenchon –
      dont les agencements économiques sont bien sérieux mais demandent à être
      appliquées en bloc (mais quand et comment ?)  » Ta parenthèse résume à elle seule les limites de la position de Mélanchon. Dans ces conditions on peut tout promettre.

      1. @ brassus , Vous feriez-vous l’apôtre du pragmatisme socialiste érigé en loi d’airain au point qu’il en est devenu libéral et sans complexe ? Autrement dit , sans ultra capitalisme mondialisé , point de salut ? Au prétexte de réalisme politico-économique , on peut tout promettre , dans un an ou plus….en déchantant…Je cite : J.P. Sartre en mai 68 et s’adressant à la bourgeoisie : Ne désespérez pas Billancourt…., elle l’a désespéré et continue sous des oripeaux actuels . La position du FDG n’a de limites que celles que ceux d’en bas lui donnerons en vertu des conséquences réelles qui les accablerons et se font déjà sentir . Réduire la position du FDG à celle de Mélenchon est aussi caricatural que réduire celle du PS au seul Hollande . Les militants m’importent beaucoup plus . Le FDG ne sera jamais responsable d’un virage éventuel et malheureux à droite ou pire à l’extrême . Il n’aura fait que son devoir d’explications , d’alerte et de dénonciations nécessaires . Ensuite , au peuple d’en tirer ses propres conclusions !

        1. @yoyopolo Je ne suis l’apôtre de rien du tout, je ne fais que réagir de façon primaire à ce qui est écrit. Je pense que lucno a bien compris la difficulté pour Mélanchon d’arriver à ses fins. Tu me dis aussi que réduire la position du front de gauche à celle de Mélanchon est caricatural, mais c’est quand même Mélanchon que l’on voit, que l’on entend qui n’arrête pas de parler du FDG. S’il ne représente pas les positions du FDG, pourquoi est-il là, c’est là qu’est la caricature, mais rassures-toi, j’ai bien compris que Mélanchon « roulait » pour lui.

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