Gaz de schiste et accident nucléaire


J’ai été presque ravi, soulagé, et terrifié par ce billet trop court de Paul Jorion.

Il débutait ainsi:

L’origine probable d’un tremblement de terre en novembre 2011 en Oklahoma, d’amplitude 5,7 sur l’échelle de Richter, est l’injection d’eaux souillées sous-produits de l’industrie du gaz de schiste.

Le gaz de schiste est une tuerie, à tous les sens du terme. De l’indépendance énergétique évidemment promise, de la saloperie écologique évidemment assurée.

Mais l’on avait zappé cette affaire, du tremblement de terre près d’une centrale.

Le 6 novembre 2011, un séisme de magnitude 5,7 frappait la petite ville de Prague, dans l’Oklahoma (Etats-Unis). Le tremblement de terre détruisit une quinzaine d’habitations, fit deux blessés et tordit le ruban d’asphalte d’une quatre-voies. Précédé d’un événement classé au cinquième niveau de l’échelle de Richter et suivi d’environ un millier de répliques de faible intensité, il fut ressenti dans 17 Etats américains. Apparemment sans grand intérêt – ni par son ampleur ni par les dégâts occasionnés -, le séisme de Prague a pourtant un statut un peu particulier. Il a toutes les chances d’avoir été le plus fort sursaut de la croûte terrestre provoqué jusqu’ici, sur le sol américain, par des activités humaines.
Dans une étude publiée mardi 26 mars par la revue Geology, Katie Keranen (université de l’Oklahoma) et ses coauteurs de l’université Columbia à New York ont analysé la séquence d’événements ayant précédé et suivi le séisme. Les auteurs concluent à un lien causal entre l’injection de fluides de fracturation usés dans le sous-sol et la survenue du tremblement de terre. Non loin de Prague, un ancien gisement pétrolier, désormais épuisé, est en effet utilisé depuis plusieurs années comme site d’injection d’eaux souillées issues d’opérations de fracturation hydraulique – la technique d’exploitation du gaz de schiste.

C’est la surpression induite dans la faille dite « de Wilzetta » qui a provoqué la cascade d’événements sismiques. Les géologues notent que la quantité d’eaux usées injectée était faible. Mais la pratique, qui dure depuis plusieurs années, a suffi à déséquilibrer le sous-sol. Ils notent également que « les opérations d’injection se poursuivent et que des tremblements de terre de magnitudes supérieures à 3 continuent de se produire ».

source: Le Monde

Ce genre d’information décentre nos engagements politiques vers cette écologie dont tout le monde visiblement se fiche.

Pourquoi pas ?

Amen.

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3 réflexions sur « Gaz de schiste et accident nucléaire »

  1. Tout le monde en parle depuis ce matin 😉 Faut sortir des articles politiques socialistes de temps en temps, hein Juan, ex écolo LOL

    Sont déjà en train de nous concocter d’autres moyens de schister à mort, avec un peu moins de pollution mais tout autant de risques de séismes :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/27/l-arc-electrique-au-secours-du-gaz-de-schiste_3148611_3244.html

    Terrifiée parce qu’on fait de cette planète, de l’inconséquence humaine, je suis aussi. Depuis l’âge de 6 ans. Cela fait Bou Diou… plus de 50 ans…

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