Valls et la nocivité


Dans une interview au Parisien dimanche 28 avril, le ministre de l’Intérieur a réagi très violemment contre les propos de Claude Bartolone, d’une part, et la motion socialiste finalement amendée qui fustigeait Angela Merkel.

Vous condamnez donc vos camarades, dont Claude Bartolone, qui ont parlé de « confrontation »?
Ces propos sont irresponsables, démagogiques et nocifs. Ils risquent de mettre en très grande difficulté la relation historique entre nos deux pays, essentielle pour l’avenir de l’Union

Notre propos n’est pas ici de commenter le désaccord. Après tout, Valls n’est pas le seul à s’agacer.

Non, notre propos est ailleurs.

Manuel Valls utilise un vocabulaire d’une violence assez rare pour exprimer un désaccord.

Exprimer un désaccord contre le président de l’Assemblée quand on est ministre, c’est rare mais cela arrive, et pas qu’à gauche. le faire de façon aussi violente est inouï: « Ces propos sont irresponsables, démagogiques et nocifs. » Vraiment ? Depuis quand avions nous entendu un ministre traiter d’irresponsables la déclaration d’un président de l’Assemblée issu de son propre parti ?

Jusqu’alors, Valls jouait sa partition de ministre de l’Intérieur. Il assumait un boulot pas facile, parfois salement. Ses déclarations du weekend le portent ailleurs, sur un terrain plus dangereux. Seul à la droite d’un PS déjà jugé trop à droite. Quelques journalistes s’en amusent.

Valls pense agir avec la confiance de François Hollande (« Je sais que le président et le Premier ministre entendent sur ces questions être particulièrement fermes.« ). Il est probable que le président a modérément gouté les injonctions du fabiusien Bartolone. Mais il est certain que la violence verbale d’un ministre de l’intérieur qui sort de son périmètre et de ses gonds est tout aussi agaçant.

Chroniques de droite ?

 

 

 

Publicités

13 réflexions sur « Valls et la nocivité »

  1. Réaction « normale » d’un gars de droite qui prétend être de gauche pour pouvoir continuer d’appliquer la shlague sarkozienne sous une autre étiquette…Ce gouvernement est déjà caviardé avec ce genre de sous-marin sarkozien. Je lui préfère un Dupont-Aignan entendu ce matin sur la deux, ventant le programme du CNR (cosigné par de Gaulle et la résistance) en l’opposant à celui de Vichy que donnerait cette « union nationale » réclamée actuellement avec tous les politicards ayant gouverner depuis trente ans. ARAMIS

  2. « Union nationale »…Le voyage en Chine du Président en compagnie de Raffarin, a dû inspirer les journalistes? Voyage qui nous montre aussi comment on lèche le cul d’un géant économique. D’aprés Vals, le dur, il serait inconvenant de ne pas faire pareille chose avec l’Allemagne, puisque nos politiques lèchent le cul des américains et des israéliens depuis des décennies, Mr Bartolone manque à tous ses devoirs de laquais.

  3. J’ai l’impression que si la droite n’a toujours pas « encaissé » sa défaite, au PS certains n’ont pas non plus « encaissé » la défaite de son candidat(e) à la primaire. Et là ça devient pénible.

  4. La défaite du candidat à la primaire ps ce n’este encore rien, mais c’est surtout le mépris et les reniements du gars qu’on s’est forcé à voter pour virer l’autre qui coince. Le pire c’est qu’il croit qu’on a voter pour lui au lieu de tenir compte du fait qu’on a surtout voter contre l’autre et çà, çà devient vraiment pénible… Ni droite, ni fausse gauche pour faire le même genre de politique, c’est pourtant clair ! C’est fini, çà ne passe plus. ARAMIS

  5. Juan, Manuel Valls n’est pas dupe du petit jeu de Claude Bartolone qui, depuis toujours, pratique la politique de la terre brûlée en compagnie de Cambadélis, Lamy et d’autres alliés de circonstances. Les socialistes du Languedoc-Roussillon en ont fait l’amère expérience lors des régionales en 2010 lors de la cabale politico-médiatique contre feu Georges Frêche. Claude Bartolone est nocif. Il l’a maintes fois prouvé, comme par exemple dans la préparation des élections européennes quand il a appuyé les bidouillages de listes notamment dans le centre et le sud-ouest. Il a encouragé Martine Aubry à persister dans un sectarisme d’appareil totalement à rebours des attentes des militants socialistes. Valls connaît bien ce petit monde et Bartolone en particulier. J’ai eu l’occasion d’en parler avec lui lors de sa venue à Nîmes dans le cadre de la préparation du Congrès de Reims. L’une des grandes erreurs est d’avoir fait de Bartolone le 4ème personnage de l’Etat.

  6. @Gabale, peut-être. Mais sa réaction est disproportionnée.
    @Aramis: inutile de caricaturer Valls en Laval. Ces comparaisons ne sont pas fameuse,s camarades.

  7. VALLS a tout à fait raison , de plus ce n’est pas un gars de droite, il est normal, parce que pour vous avoir conscience des problèmes de délinquance ou autres est être de droite, je suis de gauche et tout à fait d’accord avec lui, Assez des procédès stérils

    1. c’est bien ce que je dis : Il copie Laval qui a ses début était un bon gars socialiste et qui était tellment encensé qu’il a fini avec Pétain. Chiche ! on recommence ?

  8. Valls ne prend en compte qu’un seul paramètre : sa carrière.
    Tous les matins, devant sa glace, il s’exerce à faire la plus vilaine tronche possible : il est ainsi certain d’être pris en photographie.
    Ce mec me révulse même quand il dit des choses sensées…

  9. Qui a dit : »… lorsque la droite arrivera au pouvoir, pour longtemps j’espère… » ?
    Valls !!! Sur Europe 1, vendredi dernier !!!
    CQFD

Les commentaires sont fermés.