Burn out, les ravages du travail et d’ailleurs


Alors que Frédéric Santos, sur Ragemag, questionne la légitimité du travail, un livre personnel sur le « burn out » sort en librairie (*). Et l’interrogation surgit, vite et concise, sur Twitter.

L’épuisement  est-il l’une des conséquences du néolibéralisme ? Certainement mais pas seulement.

La pression professionnelle si extrême s’est largement propagée un peu partout que les « suicides » au travail nous choquent autant qu’ils se multiplient. « Rentabiliser » chacun de nos actes professionnels génère ce surcroît de pression qui en précipitent certains vers l’épuisement voire le suicide. Tout est devenu concurrence, les contrôles et filets de sécurité sont fragiles ou inexistants.

Mais le Burn Out menace ailleurs. L’épreuve d’une campagne politique n’est pas sans risque. Je me souviens de quelques moments d’épuisement dans la dernière ligne droite de Sarkofrance. La moindre contrariété prend  une ampleur inexplicable. Il fut sans conséquence. La victoire sauva les meubles. Immense soulagement, le corps et l’esprit récupèrent.

Respirez, résistez.

Tenez bon.

 

 

 

 

(*) Aude Selly, Quand le travail vous tue, histoire d’un burn-out et de sa guérison (Editions Maxima)

Publicités

7 réflexions sur « Burn out, les ravages du travail et d’ailleurs »

  1. Oh ! Les pauvres politiques qui risque le burn-out… Et nous les ouvriers subissant à cœur de vie les méfaits de néolibéralisme affairiste et son vassal le libéralisme bon teint dit social démocrate, si on refilait l’exact copie de la vie de patachon qu’ils nous obligent à vivre, que diraient,t-ils de nous ? Et bien que leur imposer ce genre de vie c’est comme leur imposer le Goulag et la dictature du prolétariat. tandis qu’eux « souffrent » à s’entre dévorer pour mieux nous presser comme des citrons au grand bénéfice de la finance internationale. Cette finance aussi utile au monde des humains, que la pollution atmosphérique qui nous fera tous claquer. à moins que … ARAMIS

    http://www.monbestseller.com/manuscrit/on-a-tu%C3%A9-la-m%C3%A8re-michel

  2. Aérez vous, ne concentrez pas votre attention sur

    ->les conditions de travail en perpétuelle dégradation,
    ->sur vos conditions de vie qui deviennent précaires,
    ->sur l’affaiblissement de votre pouvoir d’achat

    pour le travail :

    sachez couper les ponts entre votre travail et vos temps de repos : week-end, vacances, n’oubliez pas que vivre c’est ailleurs qu’au travail, celui-ci n’est que l’outil.
    Ne restez pas chez vous, les idées noires vont vous submerger.
    Fixez votre attention sur un hobby, un sport, pour ceux qui ne peuvent pas se payer de week end, achetez une caravane et tirez vous, car le week end l’herbe est plus verte ailleurs.
    etc.

    Si vos conditions de vie deviennent précaires :

    épargnez votre équilibre moral, ne pensez pas toujours à l’avenir, essayez de récolter des noms d’ associations qui peuvent vous venir en aide et à maintenir un équilibre matériel.
    L’anxiété est la première ennemie à combattre, c’est elle qui détruit.

    Sur l’affaiblissement de votre pouvoir d’achat

    apprenez à faire par vous même, c’est un exercice plein de surprises.
    D’abord pour l’intellect, très vite on s’aperçoit qu’on peut réaliser avec trois francs six sous des choses indispensables à notre vie de tous les jours.

    Enfin, débranchez vos yeux et vos oreilles des discours des « dirigeants ».

    Un homme libre n’est dirigé que par lui-même et construit sa vie selon son bon vouloir.

  3. Si l’on considère que le néolibéralisme consiste en un capitalisme financiarisé qui consiste en une liberté absolu des capitaux, des marchandises, des services, et pour les personnes, tempérés par différents degrés de xénophobie des États. Le néolibéralisme se caractérise aussi par un fonctionnement mafieux de l’État, qui ne sert plus l’intérêt général, mais celui des banquiers et des grandes multinationales, et les protègent des banqueroutes et des poursuites judiciaires en cas de malversation.

    Si on analyse attentivement le fonctionnement d’Internet, on s’aperçoit qu’il est le paradis néolibéral absolu appliqué à l’information : plus de frontière entre les ordinateurs, circulation libre des données à un coût infime, tendant à rendre la valeur de l’information proche de zéro (une information payante vaut zéro une fois qu’un utilisateur la met à disposition gratuitement), et soumission des États aux multinationales de l’information (les GAFA, la RIAA, les conglomérats industrialo-militaires).

    J’en suis venu à la conclusion que l’avantage de ce réseau est l’occasion de pouvoir répandre le savoir et les idées à travers le monde pour un faible coût et que la propriété intellectuelle avec cette technologie allait connaître une longue mais inéluctable agonie …
    Mais revenons-en au blogueur en milieu néolibéral, et son burn-out de campagne.
    Quelle était sa situation.

    Un travail à temps plein de cadre dans le tertiaire, marié, et aussi 2 pré-adolescent à charge.

    Comme l’employé précarisé par le système néolibéral qui a 2 ou 3 jobs, le blogueur politique émetteur d’idées et d’analyse à bas coût n’étant pas rémunéré, il occupe donc un 2ème travail pour assurer la subsistance des siens.

    Il est l’équivalent de l’épicier ou du petit artisan.

    Il est en concurrence sauvage avec les autres blogueurs des camps adverses (les autres épiciers des environs), et des multinationales productrices de politiques (les partis UMP/PS/FN/FdG, ONG, groupes de pression divers comme le MEDEF, des syndicats, des lobbys industrielles) et les multinationales de la distribution (les média nationaux).

    Les géants (partis et media) peuvent produire de l’analyse et de l’opinion politique 7 jours sur 7, se relaient, se reposent, ont des jours de repos.

    Le blogueur épicier est seul à tenir la boutique, alors qu’il s’attaque au Président de la République qui dispose d’un cabinet, d’un gouvernement, de l’État, d’un parti, de relais puissant dans les gros média qui cherchent à faire le buzz.

    Il travaille donc 5 jours sur 7 dans son entreprise du tertiaire, gère sa vie de famille, et blogue 7 jours sur 7, 365 jours par an, et se tient informer en continu.
    Ainsi, pour augmenter sa compétitivité, il a augmenter sa productivité au maximum possible et réduit sa vie de famille au minimum.

    Pour essayer de lutter, l’épicier s’est joint à d’autres épiciers locaux pour résister contre la machine de l’opinion, dans les left blogs.

    Mais face à la déferlante sarkozyste, le blogueur s’épuise puisqu’il ne se repose jamais, et alors qu’il essaie de résister en poursuivant l’effort, il est obligé de finir épuiser et d’atteindre le burn-out.

    Nul ne sait ce que notre épicier blogueur serait devenu aujourd’hui si Nicolas Sarkozy était toujours le PDG de la fabrique à opinion politique majoritaire en France …

Les commentaires sont fermés.