Ces gens qui n’aiment pas La Vie d’Adèle


Qu’un Juif récompense un Arabe qui filme l’amour de deux lesbiennes ne pouvait laisser indifférent.

Depuis dimanche soir, c’est donc un festival de clichés, préjugés et attaques diverses pour fustiger, sans trop le dire, qu’Abdelatif Kechiche (le réalisateur), Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos (les deux actrices) aient pu décrocher la Palme d’or du 66ème Festival de Cannes présidé par Steven Spielberg.

1. Quelques techniciens anonymes ont expliqué combien le réalisateur maltraitait le droit du travail. L’affaire suit la polémique en cours sur l’application prochaine d’une convention collective.

2. Cette Palme n’aurait pas été unanime parmi les membres du jury. Et alors ?

3. Kechiche devrait « couper » son film s’il veut l’exporter ne serait-ce que dans son propre pays natal, la Tunisie. Le sujet serait trop « insoutenable », quelques scènes d’amour lesbien trop « insupportables » pour les âmes prudes. Bref, « on  » attend que le réalisateur rentre dans le rang une fois passée cette excitation cannoise.

En attendant de découvrir le film, plus tard cette année, je vous invite plutôt à lire cette réaction touchante de l’une des premières intéressées, l’auteure de la BD dont le livre s’inspire, Julie Maroh.

 

9 réflexions sur « Ces gens qui n’aiment pas La Vie d’Adèle »

  1. Bizarre, moi, j’y ai vu un cinéaste américain de renom international président du jury de Cannes qui a récompensé un cinéaste, auteur de la Vénus Noire, pour un film qui traite d’un problème d’actualité et qui a paru, au Jury, exceptionnel.

  2. Étonnant, le nombre de gens qui ont un avis catégorique sur ce film sans l’avoir vu !!!

    Pour ma part, je n’irai sans doute pas le voir, parce que je ne suis pas très sensible aux films d’histoires d’amour; mais je ne trouve rien d’anormal à ce qu’un metteur en scène recrute deux jeunes filles pour raconter une histoire d’amour entre deux jeunes filles, qu’il recrute un homme et une femme pour raconter une histoire d’amour entre un homme et une femme, qu’il recrute deux adolescents pour un film sur Roméo et Juliette (rappelons que Juliette avait 13 ans, et Roméo environ 15 ans).

  3. Et gràce à cela Mme Boutin l’éternelle a pu s’exprimer de nouveau sur le monde gay (elle ne semblait pas l’être gaie ) …pourtant ce film a triomphé au festival de canes

    1. ….et oui, même qu’elle à faillit s’étrangler de rage quant un interlocuteur lui à rappelé son mariage consanguin avec son cousin germain !!
      Mariage pour tous, oui ou non ??
      Gaffe aux poursuites en justice, a t elle menacé !! Encore une qui aurait dû tourner sa langue sept fois dans sa bouche, avant de parler !!

  4. Mettre dans le même sac des salariés se plaignant de leurs conditions de travail et de rémunération lors du tournage (l’article du Monde
    http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2013/05/23/une-manifestation-contre-les-conditions-de-tournage-de-la-vie-d-adele_3416426_766360.html
    est assez édifiant sur le comportement particulier du réalisateur et de la production) et les abrutis-réactionnaires ne tolérant pas l’homosexualité est quelque part indigne.
    Que les travailleurs profitent du festival pour faire pression dans le cadre de la discussion d’une convention collective est normal, ils peuvent aussi nous parler de l’envers du décor et nous expliquer que les personnages médiatiques sympathiques et qu’on a envie d’aimer peuvent être dans le travail quotidien beaucoup moins faciles à vivre … Parce qu’ils travaillent pour un « génie », ils n’auraient pas le droit d’avoir une vie professionnelle normale ? Mais un grand cinéaste dont le talent est justement de nous montrer la profondeur et la complexité des rapports humains ne peut pas avoir de mauvaises relations de travail avec ceux qu’ils l’aident à construire son œuvre … ou bien, il n’est pas si doué que çà ! ! !

  5. Il n’y a justement rien de gai à voir un comportement déviant portée aux nues dans notre société.

    Que les « pourtous » arrêtent un peu de prendre le cas pour une généralité.

    On s’en fout de votre « cuisine du derrière »; gardez-là pour vous, et entre vous.

  6. Qu’un Juif récompense un Arabe qui filme l’amour de deux lesbiennes ne pouvait laisser indifférent.

    Et sinon, le film ?

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