#Pitre, #Raté, #pute : what else ?

On en lit toujours des belles et des pas mûres sur les réseaux. J’avais zappé celles-ci. Je fais cette « incise » car votre serviteur y est visé.

« Pitre, taré et pute à clics. »

Les désaccords n’expliquent pas tout. Parfois ils conduisent à quelques déceptions. Lire ceci en est assurément une.

Pute

On pourrait s’attarder sur le fond – Hollande, Ragemag, et tout le toutim. Je n’aime pas les méthodes staliniennes, l’amalgame facile. Ecrire ces quelques lignes est sans doute déjà trop.

Ce billet est provisoire.

Chanson du dimanche: Laisse béton

Allez, sans rancune et pour le souvenir. L’idole de ma jeunesse.

Gay Pride, overdose ? Joie !

En écoutant ce matin que la Gay Pride se déroule aujourd’hui, j’en étais déjà  fatigué. La difficulté avec laquelle la légalisation du mariage gay et de l’adoption homosexuelle est devenue réalisée a laissé des traces. Je n’en peux d’entendre parler de Civitas, Frigide Barjot ou les autres, d’entendre les journalistes poser l’exacte même question à chacun des députés-maires – et ils sont nombreux, vu l’ampleur du cumul des mandats – « Allez vous célébrer des mariages homosexuels ? »

Mais relire les quelques billets rédigés dans ses colonnes sur cette manifestation festive les années précédentes m’a fait réaliser combien ce chemin vers l’amélioration des droits avait long, combien la violence des oppositions ne datait pas d’aujourd’hui.

Ainsi le 29 juin 2008,

« Vendredi 27 juin au soir, ils parlaient de la gay pride du lendemain. Un intervenant s’exclamait contre le prosélytisme homosexuel puis, dans la phrase d’après, se réjouissait que Nadine Morano attaque la pédophilie sur Internet.

Rapprocher l’homosexualité de la pédophilie à deux phrases d’intervalles, voici la saloperie ultime de Radio Courtoisie. La même émission célébrait le détestable Vanneste. »

Puis le 27 juin 2010,

« Samedi donc, je me suis retrouvé au milieu de cette Gay Pride, quelque part près du parc du Luxembourg. J’avais oublié qu’elle se déroulait aujourd’hui. On était venu avec les Ptites Racailles retrouver des amis. Cette manif était joyeuse, gay- et hétéro-friendly. Cela fait du bien de manifester au milieu d’autant de joie de vivre. »

avec cette video:

 

 

Ménage d’été

Il pleut, c’est l’été, ce blog et d’autres vont subir des changements.

J’ai ré-ouvert un autre coin. Il est ici.

Les cartons ne sont pas déballés. C’est mal rangé. On n’a même pas choisi la couleur des murs.

Les EXPLICATIONS viendront plus tard.

Soyez indulgents.

 

Ils n’ont pas oublié les Roms

Attention, sujet dangereux.

Parler des Roms dans ces colonnes en ces temps précis est la plus sûre des façons de se prendre des critiques de toutes parts. Car ce fut l’un des sujets qui cliva plus violemment que rapidement une fraction de la gauche contre une autre depuis que Nicolas Sarkozy est parti du pouvoir.

Je le sais bien, j’en ai fait l’expérience.

Pourquoi donc reparler de ce sujet ? Parce qu’il se passe quelque chose qui me révolte encore, une injustice discrète mais longue et grave. Dans les coulisses de notre République dont la dé-sarkoïzation est donc incomplète, la pression contre les campements Roms se fait paraît-il sentir. Caroline Fouteau, pour Mediapart, relate une accumulation de faits.

Nous avions écrit ici, il y a longtemps, combien les attaques ciblées, concertées, et exclusives de l’ancienne équipe gouvernementale contre les Roms nous avaient choqué.

Il faut toujours se relire, et s’interroger si les jugements d’hier valent toujours aujourd’hui. Hier donc, le 30 août 2010, j’écrivais en réponse à un socialiste – Julien Dray – que le pouvoir sarkozyste « veut se donner les moyens de balayer les étrangers qui le dérangent hors de ses frontières sans se soucier de leur sort. »

En mars 2012, j’applaudissais comme d’autres à l’élection de la meilleure apprentie de France, une jeune Rom. Puis Sarkozy fut défait en mai 2012. Une polémique reprit dès l’été, fin juillet, comme une malédiction humanitaire et politique estivale. Le ministre de l’intérieur expliquait à quelques sénateurs que les services de police continueraient de détruire les campements illicites. A nos yeux, il y avait une différence avec les anciennes pratiques. Nous écrivions ainsi que « nulle autorité n’a convoqué de caméras pour instrumentaliser une quelconque « chasse aux Roms ». »

En septembre, nous espérions un retour à l’analyse censée, sereine, concertée. Mission impossible, ça braillait dans tous les sens. 

Puis ma patience indulgente a disparu.

« Les bornes de Monsieur Valls sont-elles encore les nôtres ? » Juan, 19 mars 2013.

Cité par Mediapart (*), le collectif Romeurope recense « plus de 100 évacuations depuis septembre« , dont moins d’un tiers n’aurait été suivie de propositions d’hébergement. Il s’inquiète aussi d’une recrudescence de destructions depuis mars dernier, et évoque même des « abus » de la part des pouvoirs publics, également constatés par le Défenseur des Droits  Dominique Baudis: la circulaire de Jean-Marc Ayrault du 26 août 2012 n’est mal ou pas appliquée. Et, relève le collectif, «  l’accès aux droits (santé, logement, travail, scolarisation) relève d’un parcours du combattant. »

Pire, l’approche des scrutins municipaux laisse craindre une sorte de « chasse aux Roms » discrète. Il faut faire l’abject « ménage« .

Pas plus qu’hier, je n’ai trouvé de solution miracle à la situation humanitaire dramatique des campements sauvages. Mais davantage j’attends la preuve d’une concertation réelle avec les associations qui les représentent, une attention particulière aux mots et aux actes, une différence dans le jugement et la méthode.

 

 

(*) article payant.

La nouvelle droite fait peur

Julien Dray tire d’habiles et réfléchies conclusion sur ce nouveau bloc droitier qui menace la République. L’UMP est devenue trop poreuse avec le Front national, notamment lors des dernières manifestations contre le mariage gay, pour pouvoir conserver des digues étanches avec le rassemblement Bleu Marine.

La porosité entre électorats de droite et d’extrême droite se mesure, paraît-il, chaque jour un peu plus. C’est l’une des nouvelles les plus terrifiantes que notre démocratie ait connues.

Quand elle s’exprime calmement sur France inter mercredi 26 juin, l’héritière du FN explique pourquoi un immigré travaillant légalement en France, malgré des années de cotisations et impôts, devrait être exclu de l’assurance chômage dans les 6 mois. Ce genre de pourriture est exactement ce qui détruit notre lien social.

La même Le Pen fait mine d’oublier que son paternel traitait Nelson Mandela, qu’on ne veut décidément pas laisser mourir tranquille, de « terroriste« .

Le Front National n’est pas notre adversaire.

Il est notre ennemi.