Politique: les cons, les pitres et le pire.


Il y a les cons, les pires. Ceux que tu ne voies pas venir, que tu croyais proches, que tu imaginais à côté de tes combats même si tu pressentais des débats. Au premier désaccord, ils partent, coupent, tirent encore plus fort contre leurs « alliés » d’hier. Ils peuvent t’insulter, même au nom de la justice. Ils peuvent te crier leur haine au nom de leurs idées.

La démarche n’est pas nouvelle. Depuis 14 mois, ici et ailleurs, nous avons rencontré cette violence qui ne reste que verbale ou écrite grâce à la distance « décomplexante » de nos réseaux sociaux.

Ce sont les cons, les pires.

Les pires sont souvent des pitres, car ils ne comprennent rien, n’apprennent rien, ne changent rien.

Ils vivent ailleurs, restent dans leur aigreur.

Ils savent être dangereux car ils pensent que leur rage excuse tout.

Ils oublient que la vie, la moindre parcelle de vie, est un compromis permanent sans que cela soit infamant. Qu’il faut savoir discuter pour échanger. Qu’il est plus difficile d’assumer un désaccord que d’ignorer un échange.

Il y a les cons, les pires.

Qu’ils s’imaginent que leur violence effraie ou décourage est presque drôle.

——

Et puis il y en a d’autres, des citoyens qui écrivent, assument, osent te disputer mais sans rompre le fil. Ils tentent de rester « purs » mais aiment à convaincre.

Il y en a d’autres encore qui te voient t’éloigner mais qui comprennent sans approuver, qui dialoguent encore sans applaudir.

Merci à elles et eux, ils se reconnaîtront.

L’échange est l’une des choses les plus compliquées qui soient. On est vite sur le fil, on est rapidement sur le gril. Une phrase de trop, un mot qui vexe, une expression qui tâche, et cela peut être la rupture. Il faut être patient, se donner le temps de comprendre.

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15 réflexions sur « Politique: les cons, les pitres et le pire. »

  1. Les désaccords forment souvent un puzzle qui nous permet de mieux placer notre pensée….il suffit qu’ils soient constructifs et surtout bienveillants….
    Pour le reste contre la c……rie on ne peut rien faire…..dommage parfois ça fait mal !
    Un bisou d’encouragement 🙂

  2. Tout a fait:qui ne dialogue pas intelligemment ne fait pas de politique, c’est un camelot: il crie sur tous les tons que sa marchandise est la meilleure, ce qui l’intéresse, c’est de fourguer sa camelote.

  3. D’accord, c’est aussi une des raisons qui fait que je m’oblige à ne pas faire de longs textes car j’ai peur de choquer des gens que je ne connais pas, sauf quant je les ai rencontrer au moins une foi , je fais la même chose pour la photo, trop facile devant son écran.
    Bonne journée à toi

  4. La politique ce n’est pas seulement un raisonnement à froid, un discours de techniciens supérieurs, les autres n’ayant pas leur mot à dire. Il y a aussi des gens qui osent dire ce qu’ils ont sur le coeur, même si cela ne nous fait pas toujours plaisir.
    Si les échanges ont pris une tournure si brusque et si agressive c’est que face à une crise chacun se doit de démontrer qu’il aurait fait beaucoup mieux si…..si…si…
    Mais bien évidemment c’est toujours plus facile de défendre ce qui n’a jamais été démontré. C’est un peu pareil pour tout d’ailleurs . C’est aussi pour cette raison que les sectes pullulent, que les charlatans se reproduisent à la vitesse de la lumière et que les théories les plus obscures peuvent passer pour de la pensée géniale alors qu’elle n’est que « magique ».
    Si les forums s’épuisent, si les blogueurs ne parlent plus qu’entre eux c’est que les éventuels commentateurs hésitent à y mettre un témoignage un peu personnel sous peine de se voir traiter d’imbéciles, de naïfs ou d’incompétents par les « sachants » , les « spécialistes » en politique politicienne ou en économie capitaliste ou anti-libérale aussi d’ailleurs.

    J’ai d’ailleurs failli arrêter définitivement de commenter mais c’est plus fort que moi il faut bien que je dise ce qui me chagrine mais aussi ce qui me ravit . Et même si je fais des commentaires « un peu longs » 🙂 je pense qu’on ne me prendra jamais en défaut de mépriser qui que ce soit.

    @ammon1945, on a quelquefois été en désaccord, notamment sur « l’affaire » Royal-Fallorni » . Si vous aviez fait de plus longs textes sur le sujet, nous aurions peut-être mieux compris .Les textes les plus courts laissant souvent planer beaucoup plus d’ambiguité .
    Mais il est vrai que cela vient de la part d’un bavard impénitent ..il faudrait peut-être que je me corrige 🙂

  5. Mais il n’y a pas de débat Juan, ils ont raison, encore raison et toujours raison, et forcément les idées différentes des leurs, que l’on pourrait avoir, sont forcément mauvaises puisque l’on soutient le PS.

    Si l’on ne pense pas et ne véhiculent pas les thèses communistes revisitées par Mélenchon avec une dose d’altermondialisme et une pincée d’anticapitalisme, nous sommes des sociaux-traîtres, des libéraux etc…, bref sans doute les suppos du grand capital.

    Donc basta pour moi, marre des pseudos révolutionnaires en carton (Politeeks les surnomme les ventilateurs) qui passent leur temps à taper sur la gauche (et oui le PS est bien de ce côté de l’échiquier politique) en se répétant à longueur de billets, puisque mis à par la forme, la même rengaine figure dans tous les billets publiés.

  6. Un coup de mou.! Une nouvelle envie de décrocher, comme je vous l’ai déjà écrit:
    « Laisser pisser le mérinos » prenez des vacances en famille, et revenez-nous en forme.

  7. @ Juan: Dans quelle catégorie vous me rangez: les cons, les pitres ou le pire ? (sachant qu’on peut très bien être les trois à la fois).

  8. Oui, le compromis n’est pas infamant, surtout quand il reste l’espoir de poursuivre le dialogue. Mais encore faut-il se montrer capable de dialoguer. C’est sans doute cela que « les purs » n’ont pas compris…
    Beau billet Juan.

  9. Juan! Je te suis aveuglement.
    Je me rappelle une punition que j’avais eue à l’école primaire, il y a quelques décennies: écrire 50 fois « suivre un âne », à la première personne de l’indicatif présent, donc je suis un … », au stylot à bille, chaque lettre sa couleur et faire signer par son père (l`époque, où il y avait de stylot à bille de 4 couleurs (bleu, rouge, vert et noir) ou bien cent fois la même phrase, mais sans signature du père: c’est cette punition, que je leur collerai. A defaut: « qui lit ceci, est un idiot. » Je me regale de ton texte.

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