Je suis à droite


Vous êtes-vous posé la question ?

Moi pas vraiment. Depuis que j’ai du avouer à mes parents que j’aimais Charles Bronson (poke!), Steven Seagal, Jean-Claude Vandamme, Bruce Willis, Arnold Schwarzenerg et même, parfois, Sylvester Stallone, il a fallu se résoudre que je n’étais pas vraiment à gauche. « Hasta la Vista, baby » est ma phrase fétiche. « Make my day » l’autre réplique que je murmure en lisant les aigreurs twittosphériques de quelques-uns.

Je ne suis pas de gauche.  Pas de la « Vrauche« … De droite, donc. 

Soutenir Ségolène Royal, ses camps de redressement, ses sorties contre les 35 heures, entre autres, c’était déjà pas mal pour l’époque. Nous avions choqué. La taxe carbone, cette « aberration » qui taxe le pauvre pour l’inciter à cesser de rouler en diesel subventionné, était une autre hérésie.

La gauche, la vraie, c’est quoi ? Je me suis fadé le bouquin de Julliard, un autre droitiste qui m’insupportait déjà il y a 320 ans.

Voter Oui à un référendum (je voterai non aujourd’hui, mais ça, c’est trop tard), c’était aussi trop.

Bref, il fallait s’y résoudre, je suis à droite.

Sans rancune.

Sous Sarkofrance Saison 1, comme pendant la grande campagne de 2007, nous étions Bisounours. La grande alliance, de l’extrême gauche pour l’exigence sociale au centrisme modémiste et son impératif éthique. Quelle belle époque ! Elle est révolue pour certains.

Pour d’autres, que j’espère nombreux, les portes sont ouvertes pour trouver ces « voies de passage » qui nous permettent d’améliorer l’existant.

L’existant.

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12 réflexions sur « Je suis à droite »

  1. Bonjour. Je pense qu’en fait, chacun de nous peut être à la fois de gauche et de droite suivant les circonstances. Moi par exemple, j’estime être politiquement de gauche et culturellement de droite. Certains films dits « de gauche », « nouvelle vague », qui font les délices du « Nouvel Obs », me font mourir d’ennui, je ne peux tenir dix minutes, ceux de Godard en particulier, à part peut-être « A bout de Souffle ». A l’inverse, comme vous Bronson, j’aime bien, les films de Delannoy, La Pattelière etc. Un de mes feuilletons préférés est « Les Rois Maudits » d’après Maurice Druon, (version 1972), pas précisément à gauche, alors……

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  2. C’est vrai que le oui de 2005 est un bon marqueur pour savoir dans quelle auberge on se trouve . Libérale or not .

  3. Je confesse….. enfant j’ai aimé….Mireille Mathieu….et alors….çà ne m’a pas empêchée de voter non au référendum !!!!!!
    et surtout de respecter les gouts et les idées….tant qu’ils visent à toujours plus d’humanité…

  4. Alors si on n’est pas socialiste on est de droite ????
    Tu sais bien que non.

  5. Eh bien moi (qui vote à gauche depuis quelques décennies) j’ai voté oui au TCE en 2005. Si c’était à refaire, je voterais non, tant l’ordo-libéralisme allemand domine l’Europe d’aujourd’hui, ce n’était pas aussi évident à l’époque..Ceci dit, dans un monde de plus en plus multipolaire, quelque part l’Europe reste une perspective…

  6. On n’est pas obligés de tout voir à travers le prisme de la politique, il n’y a pas que ça dans la vie.
    Y a-t-il des sentiments de gauche et d’autres de droite?
    Les gens de droite seraient-ils moins sensibles, moins « intellos » que ceux de gauche? Ces derniers seraient-ils moins futiles et moins primaires que les premiers?
    Quelqu’un de gauche est-il obligé d’aimer Ozon ou Charlie Chaplin et de détester Stallone ou le heavy métal ?

    Nos goûts et nos dégoûts ne sont pas toujours liés à la couleur de nos idées, heureusement d’ailleurs sinon nous ne serions que des adeptes d’une secte ou d’une autre.

    Cela dit je n’aime ni Stalone ni Vandamme ni Schwarzenerg , et comme Viracocha11 les films de Godard m’ont souvent rasé.

  7. A ce jour et compte tenu des crispations et de la méfiance qui règnent en maîtres absolus dans notre société, il y a tout lieu de se faire du souci pour « améliorer l’existant ».
    Les réticences sont colossales pour réformer de manière importante notre modèle social pour le faire évoluer en fonction des réalités (chômage de masse et faible niveau d’activité qui tarissent les sources de financement) et non plus en fonction des besoins forcément inextinguibles d’une société habituée à financer sa santé, sa retraite, son chômage à crédit. Cela signifie faire des choix difficiles, des sacrifices peut-être. Plutôt que de croire que tout pourra se poursuivre ainsi sans conséquence, malgré le vieillissement de la population, les mutations technologiques.
    Ce qui frappe c’est l’impuissance du politique. Beaucoup d’annonces, bien des discours lénifiants pas seulement dus au manque de charisme de notre Premier Ministre, et toujours le souci de ne froisser personne, de faire perdurer en aménageant à la marge des systèmes dont tout le monde voit qu’ils arrivent en bout de course. Combien de temps encore jusqu’au collapsus ?

  8. Comme être de droite c’est défendre à maxima ses intérêtes propres
    Il est nécessaire que la parole des gens de gauche soit solide précise fiable et pragmatique.
    C’est trés loin d’être le cas pour la plus part d’entr »eux à commencer par le « premier »
    d’entr »eux, le Présiden de la république et donc la solidarité n’est que simulée.
    Alors c’est normal que chacun ne soit porté à défende ses intérêts propres plutôt que de jouer
    collectif et se faire avoir.

    1. Avec un tel raisonnement il est clair qu’on ne va pas sortir du marigot par le haut. Mais nous resterons donc attendre tranquillement que le système social français dont nous tirions grande fierté s’effondre sur lui même par notre propre stupidité.
      Car la réalité est telle que la défense des intérêts particuliers est la pire manière d’aborder ce sujet. Comment encore par exemple justifier les allocations familiales versées sans conditions de ressources ? alors qu’à compter de la nouvelle loi de finances la majoration de retraite de 10 % pour 3 enfants et plus sera fiscalisée ? Quelle est la cohérence ?
      On la cherche en vain. A force d’empiler les règlements sur règlements la lisibilité des systèmes devient moindre.
      Ainsi le premier ministre a annoncer la création d’un simulateur pour calculer la retraite en ligne, mais il existe déjà et s’appelle m@rel.

  9. C’est assez intéressant que tu ne poses pas l’éventualité d’être centriste. Est-ce que « le centre » n’existe pas dans ton espace conceptuel ? Ou est-ce parce que tu penses qu’il n’existe pas chez la Vrauche que tu te dis « de droite » ?

    1. Ce billet n’est pas exhaustif de mon « espace politique ». Mais je t’accorde que j’ai quelques difficultés à le « placer » : les centristes gouvernent rarement ensemble, mais plutôt avec des forces plus à gauche ou plus à droite qu’eux.

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