Ma retraite à 65 ans


C’est un document assez ennuyeux, comme toujours dans pareil cas. La présentation de la réforme des retraites de Ayrault tente la pédagogie. Je me suis précipité sur ce tableau, très concret.

Né en 1970, au boulot depuis 1993, je cherche à connaître mon âge de départ à la retraite.

La réforme Fillon de 2003 m’avait placé à 63 ans.

Celle de Sarkozy en 2010 avait porté mon départ à 64 ans et 3 trimestres (41 ans et 3 trimestres de cotisations). La réforme Ayrault annoncé hier m’ajoute une année pleine de cotisations à assurer.

65 ans et 3 trimestres…

Mon dieu.

Sans chômage ?

 

duree

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27 réflexions sur « Ma retraite à 65 ans »

  1. J’ai bien commencé à bosser en usine à 14 ans et on ne reconnaît que l’age de 16 ans comme point de départ général, alors. Le pire c’est qu’on me compte deux trimestres assimilés en trop et je n’en veux pas. Moi non on me force à les prendre comme « acquis » vacherie de faux social… ARAMIS

    1. Je crois que je vais racheter des trimestres pour ma femme. Avec toutes ses périodes de chômage, congés parentaux et autres …
      Mais 16 ans… La, chapeau bas et respect, Aramis.

      1. « Je crois que je vais racheter des trimestres pour ma femme. »
        Je ne sais pas si on peut encore le faire. En tout cas, si cela reste possible, le coût est exorbitant, de quoi faire reculer plus d’un, notamment des bas salaires. De toute façon, on va vers la fin de la retraite par répartition. Racheter des trimestres, prendre un plan épargne, investir dans l’immobilier, voire toutes autres solutions, va devenir quelque chose d’inéluctable. Sauf que l’on n’oublie qu’il faut bien gagner sa vie pour cela. Sinon ce ne sera pas le refuge pour SDF, mais carrément le carton.

      2. Mais alors quoi Juan, j’en fais quoi de ces deux années où je me suis levé de bonne heure pour aller marner pour la France qui ira mieux « demain » ? En 65 j’avais 14 ans et que font les mômes de 14 ans de nos jours, ils rêvent à demain, oui o k, mais lequel ? Le même que le mien, celui qui sera toujours mieux plus tard que celui qu’ils auront à vivre quoi… Tu parles d’un bean’s. Le sérieux, on le commence quand, bordel? ARAMIS, Poussez vos pieds, j’envoie le bouzin

        :http://claudecarronromancier.over-blog.com/ Oussssss que çà fait du bien

  2. Moi, née en 1947, j’ai commencé à travailler à 18 ans, je ne me suis jamais arrêtée de travailler même avec trois enfants (mari au chômage oblige) jusqu’en 2003 où ma boîte a été rachetée et je n’ai pas voulu suivre. Donc chômage avec dispense de recherche d’emploi jusqu’en 2006 puis en AER jusqu’à ma retraite en 2008. Ma période de chômage a vu les trimestres validés mais pas cotisés (sauf pour la retraite complémentaire) ce qui m’a valu une perte assez substantielle de ma pension… mais bon, je ne suis pas la plus à plaindre au niveau montant de pension.
    Mais, la Gôche, quand elle était dans l’opposition avait fait la proposition que les chômeurs verraient leurs trimestres validés et cotisés. Il ne faut quand même pas oublier que les chômeurs cotisent.
    Où est cette proposition maintenant qu’elle est au pouvoir ?

    Juan tu as bien défini avec ton tableau….. qui est le même que celui de la droite quand elle était aux Affaires.

    De plus, il ne faut pas non plus oublier que l’âge LEGAL de départ à la retraite est toujours de 67 ans. On ne peut partir avant que si les trimestres sont acquis et selon l’année de naissance. Apparemment cela est sorti de l’esprit.

  3. Juste une précision, pour que tout le monde parle bien un langage clair: « La réforme Ayrault annoncé hier m’ajoute une année pleine de cotisations à assurer: 65 ans et 3 trimestres »: OUI pour le taux plein, NON pour le départ à la retraite qui, si j’ai bien compris, reste à 62 ans. Donc toujours pas impossible de partir à 62 ans, mais avec une retraite « réduite »…
    Donc en 2035 tu pourras mettre les doigts de pieds en éventail (dans un refuge pour SDF)

  4. Vu que beaucoup de personnes connaissent ou connaitront le chômage….allonger la durée de cotisation réduit à coup sur les déficits…..car combien de personnes pourront prétendre à un taux plein ?
    Et …. à quand la prochaine réforme ?

  5. Moi j’ai commencé à travailler a 16 ans donc a 58 ans j’ai le nombreux d’années. Mon frère lui a 21 donc a 63 ans, j’ai jamais était au chômage mon frère oui.et ma sœur j’en parle même pas elle a tous connu dans le travail chômage temps partiel interruption pour maternité etc. moi j’espère pouvoir partir en retraite a 60 ans, mais eux ?

  6. Ne vous plaignez pas,Mr « Sarkofrance »,il y en a qui travaillent a la chaine en usine,pour bien moins d argent que vous

    1. @ GANDIL

      Combien de gens travaillent-ils encore « à la chaîne en usine » en France?
      Bienvenu au XXI ème siècle.

      1. Elie Arié, je veux bien répondre également à la question que vous posez à Gandil .
        S’il y a un domaine que je connais par coeur c’est bien celui de l’industrie agro-alimentaire.
        Vous devriez faire un petit tour d’abord dans les abattoirs et là je ne vous fais pas de dessin, puis il y a aussi les usines où la spécialité ce sont les plats préparés, (ex: la marque où la Bretagne est mise à l’honneur) .
        Les chaînes sont bien réelles, dans le froid toute la journée, à la lumière artificielle des néons qui scintillent et qui rendent fous.
        Pas le droit d’aller pisser, il faut demander à la « cheffe » qui prend un malin plaisir à retarder sa réponse car il ne faut pas arrêter la chaîne. Une chaîne qui augmente de vitesse au fur et à mesure que les heures passent .
        Il y a toutes les boulangeries industrielles, les pâtisseries aussi , celles qui pré-cuisent les pains où les croissants pour que les boulangers finissent de les cuire devant les clients qui s’imaginent qu’ils ont été fabriqués là où ils les achètent.

        Dans l’agro-alimentaire il y a aussi la base, le ramassage des pommes ou du raisin, des fraises, etc…et puis surtout le tri et la mise en caisses., les expéditions, etc…
        On pourrait ainsi en écrire des pages de ces boulots répétitifs où les cadences sont telles que certain(e)s ne peuvent même pas tenir plus d’une journée.
        Mais il est vrai que dans notre monde « civilisé », la nourriture c’est secondaire et ceux qui travaillent dans l’agro-alimentaire sont souvent considérés comme des demeurés, des sous-prolétaires, donc ça ne compte pas. Et pourtant on est bien toujours au XXIème siècle.

        1. @ coup de grisou

          Bien vu, je n’avais pas pensé à l’agro-alimentaire (les chaînes, ça fait toujours penser à l’automobile, à Chaplin dans « Les temps modernes »: à tout ce qui a disparu); mais quelle est la proportion de salariés qui travaillent dans l’agro-alimentaire? Et pourquoi ces chaînes-là ne finiraient-elles pas, elles aussi, à être automatisées un jour, comme les autres? Et, surtout: par rapport à il y a 50 ans, quelle est la proportion de salariés qui travaillent encore dans des chaînes?

          1. Les industries agroalimentaires sont le premier groupe industriel français!
            « Les IAA françaises comptent en 2010 environ 13 500 entreprises, dont 98 % comptent moins de 250 salariés. Avec 147 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 29,5 milliards d’euros de valeur ajoutée (respectivement 17,4 % et 13,9 % de l’industrie manufacturière), elles constituent le premier secteur industriel national. »
            http://agriculture.gouv.fr/espace-pro-IAA
            Mais bien évidemment les 2% restantes sont des énormes groupes dont certains sont bien connus entre autres pour leurs yaourts. celles-ci sont automatisées à outrance mais il y a quand même des salariés pour contrôler et éviter les « embouteillages ». D’ailleurs à propos d’embouteillages, il faut y avoir bossé por comprendre ce que veut dire « travail à la chaîne » . Le bruit , les odeurs, les cadences même si elles sont également très automatisées.
            Les 98% qui restent représentent les PME dont certaines sont très petites , avec des marges frisant le 0%. Il est donc très difficile pour elles d’investir dans des machines automatiques faites sur mesure qui coûteraientt des fortunes colossales.
            Elles embauchent donc avec des contrats en CDD, à temps partiel , au coup par coup en fonction de l’activité ( qui varie souvent d’une saison à l’autre) , des intérimaires, au SMIC évidemment, et avec très peu « d’avantages » .
            La Bretagne si fière de son industrie agroalimentaire est presque la championne toutes catégories pour ces activités.

            Mais il n’y a pas que les IAA où on travaille à la chaîne. Il y a surtout celles dont on est également si fiers, les usines de tri de nos déchets.
            Si vous avez eu l’occasion d’en visiter , vous remarquerez qu’on ne parle même plus là de sous-prolétariat mais de sous-sous-prolétariat , c’est à dire des gens à qui on a bien souvent donné le statut de « remise dans le circuit de l’emploi  » et qui trient dans une odeur quelque peu nauséabonde, debout toute la journée, nos déchets les plus variés sur une chaîne qui trie le plus gros mais ne s’arrête jamais . C’est notre bonne conscience, on leur a donné du boulot!

            1. @ coup de grisou

               » 13 500 entreprises, dont 98 % comptent moins de 250 salariés »: ben oui: donc, ça représente combien de salariés, au total? 3 millions au maximum ( 13 500 x 98% x 250), soit moins de 12 % des salariés français.
              Je ne dis pas que des gens qui travaillent à la chaîne, ça n’existe plus: je dis que c’est devenu très minoritaire.

              1. Elie Arié , 12% c’est peu et beaucoup à la fois mais on ne considère uniquement que l’agroalimentaire.
                Il y a aussi les milliers de soudeurs dans l’industrie métallurgique, les tourneurs, les fraiseurs,les monteurs en automobile ou en appareils ménagers , les couturières, les industries textiles ( même s’il en reste peu), L’inventaire est difficile à faire car on ne connaît pas tout. Même la caissière de supermarché « enchaîne » les mêmes gestes toute la journée.
                Ce que je veux dire c’est que « travail à la chaîne » est un terme global qui comprend tous ceux qui font un travail pénible et répétitif, un travail parcellaire car ils ne sont qu’un simple maillon…de la chaîne

                Les kinés et les ostéopathes soignent de plus en plus de maux de dos notamment chez ceux qui sont « postés » toute une journée derrière leur PC. Les maux de reins, les maux de dos, les tendinites,..sont très courants chez ceux qui font les mêmes gestes tout le temps.
                Les femmes de chambre également font partie de leurs patientes régulières (on n’a encore pas trouvé de machines pour faire leur boulot) . La liste est longue et pourtant nous sommes au XXIème siècle.et tout le monde n’a pas la chance ou les capacités de faire un travail créatif , varié et agréable même si quelquefois ces travailleurs ne lâcheraient leur boulot pour rien.

                1. à coup de grisou: là, il ne s’agit plus de « travail à la chaîne », mais de métiers pénibles ( journée devant un ordinateur, etc.) ; on ne parle plus de la même chose; mais existe-t-il beaucoup de métiers qui ne le soient pas du tout, physiquement ou psychiquement?

                  (à propos de  » Les femmes de chambre également font partie de leurs patientes régulières, on n’a encore pas trouvé de machines pour faire leur boulot »; mais si, ça vient : http://tinyurl.com/nw474t5 )

                  1. Elie Arié, vous m’avez faire rire! Ces robots ne sont que des gadgets et ne sont jamais utilisés dans les hôtels .Vous avez trouvé des robots qui changent les draps ou les couettes, qui font les lits ou qui nettoient les douches ou même les WC ?

        2. + 1000 coup de grisou
          je pense aussi aux nombres de personnes qui travaillent dans des entrepots….car derrière les sites dans tous les domaines librairie, vêtements etc….et à présent la pharmacie les gens préparent nos commandes dans de grands entrepots…..de même pour les supermarché drive. Et j’imagine que les cadences doivent être infernales

  7. Ah , cette « vivement la retraite à 60 ans( ou à 65, peu importe) ! Avez-vous pensé, Juan, à ce que vous feriez alors que vous ne pouvez vraiment pas faire aujourd’hui?

    Je trouve dommage que notre société soit incapable de faire faire des choses intéressantes (rémunérées ou pas) à tous ceux qui ont atteint ou dépassé cet âge et qui en sont capables; heureusement, beaucoup n’attendent pas que la société les prenne par la main pour les trouver eux-mêmes; mais beaucoup, par manque d’informations et de formation, s’enferment dans la passivité (télé, etc.) et se coupent du monde réel.

    Ce qui est dommage, c’est de continuer à entretenir le mythe selon lequel la fin du travail, c’est le bonheur; quand on voit la façon dont certains l’utilisent…Je crois que l’homme est un animal social, plus libre et heureux même dans une prison que Robinson Crusoë sur son île déserte.

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