Rroms – précision méthodologique


Qu’on ne s’y trompe pas. Cela qu’il y a de plus désagréable, voire de franchement ignoble ces derniers jours, est que le « sujet » Rrom est donc installé dans cette campagne municipale.

Le sujet importe peu, en fait. Le sujet est que les Rroms s’invitent malgré eux dans une campagne électorale.

Nous aimerions que nos responsables politiques s’abstiennent de relancer le sujet quand d’improbables journalistes les questionnent. Nous souhaiterions que Manuel Valls ose enfin ajouter cette correction – oui, il y a des sujets plus importants que 20.000 Rroms mal installés en France à traiter dans cette campagne.

Ecole, voiries, gardes d’enfants, commissariat, impôts locaux, entretien, environnement, logement social, que sais-je ?

Qu’avez vous envie de parler pendant ces municipales ?

Si vous avez un campement Rroms à proximité, bien sûr que le sujet est local.

Mais est-ce un sujet de débat national ? A qui profite le crime ?

Et après ?

Qui est le prochain ?

 

 

 

 

PS: Rroms, avec deux R, comme là-bas.

32 réflexions sur « Rroms – précision méthodologique »

  1. Moui… chez nous aussi, nous avons des votations prochainement.

    Et j’observe ce qui se passe des deux côtés. Je vous conseille de rester en France LOL

  2. « Si vous avez un campement Rroms à proximité, bien sûr que le sujet est local. »
    Mais ceux qui sont concernés par le problème, arrivent-ils seulement à s’exprimer ?

    1. localement, si le sujet est réel, il s’impose, non ? Ce qui m’étonne et m’effraie est cette appétence médiatico-politique pour en faire un sujet politique national

  3. Il est bien là le problème.

    Normalement ce sont des élections locales, je ne vois donc pas en quoi ça concerne la politique nationale.
    Or en effet, ce que l’on constate c’est que la bataille a lieu à l’échelon national et ce, sur tous les sujets (pas seulement les roms). Tout est bon pour déstabiliser le camp d’en face.

    Est ce que l’on croit les gens assez stupides pour voter contre un maire qui leur convient ou contre un candidat qui leur semble répondre à leurs attentes locales, en suivant les échanges qui n’ont plus rien à voir avec cet enjeu ?

    Vraiment il serait temps que les politiques descendent sur terre.

    A moins qu’on ne prépare déjà les européennes … allez savoir, ils sont tellement décalés.

  4. Comme je twittais hier, autrefois on a montré du doigts les « ritals », « pollacks », « youpins », « bougnouls », pour justifier les crises, etc… Maintenant les Roms mais le procédé reste le même.
    Mais qui sont ils au juste ? http://icezine.wordpress.com/2013/07/08/roms-qui-sont-ils-vraiment/
    En rigolant hier (jaune…), je me disais qu’un épisode de Rendez vous en terre inconnue avec Manuel Valls chez les roms, ça n’aurait pas été du luxe.

  5. Ce qui m’étonne c’est de voir que certains s’étonnent encore d’entendre Valls tenir des propos de droite !

  6. Écrire Rom avec deux r initiaux est d’une profonde stupidité, assortie d’un léger fumet de snobisme. C’est en tout cas une chose rigoureusement impossible en français.

  7. PRECISION REALISTIQUE :
    Les Rroms s’invitent dans la campagne des municipales ?
    Ce qu’on ne dit pas :
    – les Rroms s’invitent dans nos immeubles désaffectés
    – a la tombée de la nuit, les Rroms s’invitent dans nos poubelles
    – le soir les Rroms s’invitent dans nos cours intérieures et repartent avec nos vélos.
    Ca, c’est le vécu quotidient dans mon quartiers…
    C’est vrai qu’il y a des sujets + importants, mais là, dans mon quartier, c’est le ras le bol !

  8. Local pour moi, qui ai vu débouler une vingtaine de caravanes dans mon eptit village de 400 h et s’intaller de force dans le secteur où le maire a envisager de faire un lotissement de 8 baraques. Cà fait quinze jours qu’ils sont là et les vols n’en finissent pas tandis que je dors peu chaque nuit depuis qu’ils sont venus tester la carane que j’ai dans ma cour, et où mon grand fils dormait avec sa copine qui a eu le peur de sa vie quand ils ont jeté des morceaux de bois pour voir s’il y avait du monde. En fait Valls a raison (peu de Roms souhaitent vivre comme nous et s’intégrer) mais il ne faut pas le dire. Il faudrait que tous les travailleurs pauvres,les chômeusr et les érémistes en fasse autant pour voir… ARAMIS qui n’est pourtant pas de droite…

  9. local ou national ?

    le seul sujet à discuter est le chômage
    et ça c’est une histoire personnelle qui concerne 3.200.000 chomeurs déclarés
    + 9.000.0000 de personnes vivants dans la pauvreté, + tous les Smigards
    et sans oublier tous les salariés chargé d’assurer la compétitivité
    des entreprises pour assurer de bons dividentes.

  10. Si les gens ayant franchi le seuil de pauvreté pouvaient circuler en caravane dans leur secteur, il n’y aurait plus de SDF dans la rue, mais je doute que les roms les acceptent su les terrains de voyageurs mis gracieusement à leur disposition.

  11. L’Europe fait preuve d’une immense lâcheté vis à vis des roms….qui peut croire » que ce « style de vie » est un choix pour eux…….pour autant cela ne veut pas dire que je ne comprends pas la colère d’aramis ayant été moi même témoin de plusieurs vols commis par des gamins ou des ados ….mais nous devons ensemble trouver une solution à leur situation et surtout ne pas généraliser et ni diaboliser.

  12. Juste dire la vérité en vue de changer positivement la donne pour tout le monde, exactement. Dire qu’il ne se pase rien comme le font les politiciens planqués dans leurs châteaux comptant des centaines d’hectares ceints hauts murs (çà il est sûr qu’en cete France là, il n’y rien à signaler) et les hypocrites préfèrant éluder le problème pour ne pas se faire taxer de racistes. Il n’y a évidemment pas lieu de « diaboliser » mais de dire simplement ce qui ne va pas en ne se laissant pas récupérer,. sans plus. ARAMIS

    1. @ Aramis
      Et vous avez raison de le dire ainsi…les politiques diabolisent et ensuite nous laissent nous débrouiller ….

      1. C’est effectivement l’un des problèmes récurrents de ce genre de gestion sociale. Quant ils ne jouent pas la carte du « tout le monde il est beau, tout le monde IL est gentil » ils cherchent à amplifier les peurs pour mieux s’en servir électotalement. ARAMIS

  13. Si on commet une confusion fréquente entre les Roms et les bandes de voleurs Roumains qui opèrent en France, en utilisant des gamins, et qui ne sont pas des gens du voyage, il ne sert à rien de retomber dans l’angélisme cher à la gauche, et à son habitude de nier la réalité ( » il n’y a pas d’insécurité, juste un sentiment d’insécurité »), qui lui a coûté si cher dans le passé – et à juste titre; si elle continue dans le « cachez cette vérité, parce que je n’aime pas les réponses sécuritaires et répressives », elle se retrouvera de nouveau devant « le sentiment de s’être pris encore une branlée bien méritée aux élections ».

    1. La différence m’importe peu et je ne suis pas aller demander les papiers de ces voyageurs. Ce que je sais c’est que chaque nuit les chiens hurlent dans la campagne et chaque matin ce sont de nouveaux habitants de cette petit commune de 400 h habituellement calme, qui viennent se plaindre au maire qui ne peut que constater les vols. Sinon, vous en avez beaucoup vous, Elie, dans votre résidence, de ce genre de voyageurs là ? ARAMIS

      1. Ah! Nous assistons là à la construction d’une légende urbaine, mais bizarrement l’action se passe aussi à la campagne, et – point fondamental – nuitamment:

        « Ce que je sais c’est que chaque nuit les chiens hurlent dans la campagne et chaque matin ce sont de nouveaux habitants de cette petit commune de 400 h habituellement calme, qui viennent se plaindre au maire qui ne peut que constater les vols. »

        Le Rom nous volent pendant notre sommeil, la nuit. Dixit Aramis le troubadour.

        Au petit matin, le maire, officier de police judiciaire, ne peut que « constater les vols », commis de nuit à l’ombre de nos vieux clochers (ça réclame un certain entrainement d’agir de nuit à l’ombre de

        Saisi par la foule des plaignants de son village (400 âmes qui dorment à poing fermé, ce qui n’est guère étonnant vu la quantité d’anxiolytique très légalement absorbée en toute légalité dans l’intervalle) le maire, impuissant mais pourtant expression de ce qu’on appelle la « démocratie communale », ne peut que constater les délits nuitamment commis sur le territoire communal et en aviser de suite le procureur de la république, plus le préfet pour faire bonne mesure.

        De tout cela il dresse procès verbal, c’est ce à quoi la loi l’oblige, ce qui fait qu’en principe on devrait savoir de quoi on parle. Et ce procès verbal, il le signe, joignant à l’acte juridique ainsi formé le sceau de sa fonction, l’énergie de son bras et la foi de son être.

        Mais, tout cela, nous n’avons point sauf des éléments de mise en scène: « les chiens hurlent ». Les chiens, braves bêtes, ne mentent pas. Témoins animaux, mais convoqués à un procès d’hommes, ils déposent par ouïe dire.

        Ces Roms, décidément, il faudrait en faire quelque chose! Et pourquoi pas… non pas les chambres à gaz, bien sûr, mais quelque chose, quoi! Oui, il faudrait les transformer en « chose », c’est indispensable et je crois que nous sommes tous d’accord là dessus. Mettons, oui, une ordure -pourquoi pas? On pourrait les recycler. Ils pourraient faire de très bons pots de chambre, par exemple. Ou des abats jours. Ah non! Déjà fait. Par les nazis. Bon, trouvons autre chose.

        Des mendiants qui redonneraient aux vieux mûrs de Paris ce supplément d’âme qui lui manque et qui attire tant le touriste, qui nous fait vivre! Oui, bonne idée!

        Et pourquoi pas les salarier? Mendiants pour le compte de la ville de Paris, par exemple, affectés au maintien de la couleur locale. On leur demanderait de tendre leur sébile à la sortie de la messe et de nous faire quelques danses, comme Esméralda, pour le badaud de passage et puis voilà. A la rigueur, s’ils ont un violon, on leur dirait « joue pour moi, tzigane », ce qui serait un peu confondre, à vrai dire le Rom et le tzigane (qu’on a jamais su départager, mais il suffit de leur filer un violon).

        Aramis, imbécile et triple buse, il est inutile d’en faire des couches. Vous ne les aimez pas ces gens-là. Bon très bien. Mais, faut-il crier pour autant au voleur à chaque fois que vous entendez votre voisin parler du voisin de l’autre village qui a entendu qu’un Rom pouvait à voir avec la disparition des trois œufs, précautionneusement calfeutrés dans la paille de son poulailler par une poule scrupuleuse, et qu’il lorgnait depuis la veille pour s’en faire une omelette?

        Hum? Est-ce bien raisonnable?

        N’êtes vous pas en train de créer un Clochemerle, sans l’édicule public adossé aux flancs d’une église qui provoqua dans une France désormais ancienne des remous suffisamment littéraires pour nous faire comprendre qu’il n’est nul besoin de s’inventer une pissotière pour avoir envie de pisser.

    2. C’est vrai.

      Mais ce dont on parle c’est de la stigmatisation en prévision des municipales.

      Et ça c’est nul !

      Ce sujet mérite un grand débat, mais pas une grande manipulation.

    1. « la stigmatisation en prévision des municipales »

      On avait déjà dit ça avant les présidentielles; et comme il y a environ une élection tous les ans en France (municipales, cantonales, régionales, européennes, présidentielle et législatives), avec cet argument-là, on ne pourrait jamais en parler.

  14. @Elie Arié

    Ben non.
    On peut en parler pour des élections européennes, législatives, présidentielles etc. mais pour les municipales c’est aux candidats de la commune d’en parler, par au ministre de l’intérieur.

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