Prague, un soir de Toussaint

L’aéroport est grand, il s’appelle désormais Vaclav Havel.

Bus, puis métro, puis la place Wenceslas. Il y a du monde, il fait nuit à 5 heures. Le Grand Hotel est en « reconstruction » mais la façade art déco est encore là.

Dîner au Café impérial, le plafond en mosaïque.

Tout me paraît plus lumineux qu’il y a 22 ans.

Mais Prague semble être transformé en centre commercial.

On visitera la caserne devenu l’un de ces temples du commerce, baptisé Palladium.

cafeimperial Tram Bata2

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Lampedusa: de Koz à mediapart

Le dernier conseil européen n’a servi à rien pour résoudre les prochains drames de Lampedusa. Mediapart s’en est indigné le 25 octobre dernier.

« Les promesses de solidarité avec l’Italie, l’Espagne, la Grèce et Malte, en première ligne, ont été oubliées. L’appel de la maire de la petite île italienne, Giusi Nicolini, à réformer les politiques d’accueil de l’UE « pour cesser de faire mourir des innocents », n’a pas été entendu. Pas plus que celui des survivants érythréens, empêchés de participer à la cérémonie en hommage aux victimes à Agrigente en Sicile, qui ont montré qu’ils étaient prêts à risquer leur vie pour fuir les persécutions ou la misère. »

En cause, l’absence d’assouplissement des règles d’accueil des immigrés en Europe. Je n’ai pas compris l’article. L’auteure s’énerve que l’objectif des Européens vis-à-vis de ces clandestins soit « de les intercepter avant qu’ils ne débarquent en Europe et, si possible, de les inciter à rester chez eux. »

Que faudrait-il ? Mediapart se lance: « La possibilité de modifier la politique d’immigration et d’asile européenne afin de la rendre plus hospitalière n’est pas évoquée. La question est renvoyée au mois de juin 2014, après les élections européennes programmées entre le 22 et le 25 mai. »

Permettez moi cette remarque, potentiellement explosive: n’y a-t-il donc que l’ouverture des frontières comme solution alternative ?

Début octobre, le blogueur Koz en appelait à une charité qu’il estimait nécessaire chez les chrétiens: « Le pape a dénoncé une « mondialisation de l’indifférence« , et il a bien fait. » Il poursuit avec la description précise d’une attitude nécessaire: « Oui, je pense que l’émotion est première, la compassion, la bienveillance. C’est le premier ressort de notre humanité. Oui, se laisser toucher, comme un doigt qui vient toucher ta poitrine, à toi. Cela ne veut pas dire que l’on a des solutions, des propositions. »

A Lampedusa, en quelques semaines, plus de 400 clandestins sont morts noyés en octobre 2013.

Koz n’est pas de gauche. La question, en l’occurrence, n’a d’ailleurs pas grande importance. Nous ne sommes pas proches, loin de là. Mais son propos résonne.

Prague, salut.

Quand vous lirez ces lignes, je serai parti.

C’est un voyage de quelques jours. Emmener les enfants, ma femme, dans une ville que j’ai connue étudiant, en 1990, quelques mois après la chute d’un Mur, et la libération d’un pays, une dictature qui se disait COMMUNISTE.

Plus de 20 ans plus tard, j’ai quelques difficultés à resituer à mes enfants, adolescents, pourquoi certains pays se dénommaient communistes alors que la moindre contestation vous envoyait dans des geôles.

A Prague, j’ai un ami, un peu plus âgé. Il a été jeune dans une dictature à quelques centaines de kilomètres de chez nous. J’ai appris sur le Printemps de Prague, la résistance et le reste.

En écrivant ces lignes, je mesure que nous sommes désormais ailleurs et sans limite ni mémoire.

Vaclav Havel fut longtemps une idole. J’ai pleuré quand il est mort.

J’ai lu, depuis, HHhH de Laurent Binet.

Les Tchèques sont si proches des Français que les Français ne le réalisent pas.

 

 

Tu voteras pour Valls ?

Scoop: écolos et socialiste ne sont pas d’accord sur tout.

Nous les connaissons, ces sujets qui divisent écologistes et socialistes au sein même de l’équipe gouvernementale.

Il y a le nucléaire et la fiscalité écologique.

Des compromis ont été signés à l’automne 2011.

Sur le nucléaire, ce compromis fut minimal, la fermeture d’une centrale. Il y avait d’autres choses, mais voyez-vous, je suis un écolo paresseux: à l’époque, je pensais qu’il fallait nous débarrasser de Nicolas Sarkozy avant tout (Ben oui, 5 ans de Sarkofrance toussa toussa).

Aujourd’hui, certains ont encore (et toujours oublié) cette objectif initial. Ils me sortent  le motif fallacieux qu’Hollande n’est pas assez à gauche, pas assez ceci, pas assez cela, pour prétendument regretter leur vote de 2012. La vérité n’est pas celle-là. La vérité est qu’ils sont déçus (et je les comprends) qu’il n’y avait que Hollande pour gagner en 2012.

Pour l’échéance d’après, c’est-à-dire 2017, je ne sais pas qui sera mieux à même de gagner contre l’Autre. On ne connait pas l’Autre. Réfléchissez dans votre coin, on s’en parlera ici ou ailleurs plus tard.

Valls-Le Pen, tu votes pour qui ?

La politique ne vaut que lorsque les choix sont difficiles.

Bref.

Diversion.

Désolé.

En 2017, tout est possible et on verra le moment venu.

Pour l’heure, j’aimerai, j’espère, je préfère que mes amis, confrères et consoeurs de EELV se barrent du gouvernement.

C’est dit.

A plus.

 

 

Ailleurs sur Twitter

Voilà, la solution était peut-être à portée de main. On verra.

Pour celles et ceux que cela intéresse, j’ai ré-activé un autre compte twitter, il n’y sera jamais question de se tacler.

On verra si l’aspect social de ces réseaux sera tenue.

l’adresse, c’est ici: http://twitter.com/sarkofrance2017

Ce compte est privé, ce qui signifie plusieurs choses: (1) on se parle aussi vite que sur Twitter; (2) ne sont dans le cercle que ceux qui le veulent et le demandent et que j’accepte; (3) ce qui s’écrit n’est pas re-tweetables, sauf à tricher.

J’utilise la chose en milieu professionnel, cela rassure.

L’autre compte @Sarkofrance restera, pour les autres « échanges » et le flux.

A bientôt.

Quand Mosco avait raison

Finalement Moscovici avait raison.

Toi aussi, tu as les dents qui saignent en prononçant cette courte expression, n’est-ce pas ?

Car, finalement, Moscovici avait raison quand il évoquait un possible ras-le-bol fiscal. Nous retracerons ce feuilleton plus tard, sur le blog principal.

Allez, avoue. Avoue comme moi.

Pour l’heure, nous avons tous les dents qui saignent.

Comme si l’on avait dû mâcher quelques morceaux de verre.

En août, je vous le rappelle, je me joignais bien volontiers à cette cohorte de critiques de gauche, ou de « gauche de la gauche » qui raillaient ces « couineries » et autres babillages jugés inspirés par le Medef ou je-ne-sais-quelles nouvelles 200 familles.

Mais aujourd’hui, force est de constater que le ras-le-bol fiscal est général.

Une micro-ecotaxe, promise depuis longtemps, ou quelque 200 autres millions à prélever en cotisations sociales sur l’épargne (pour la Secu nom de Dieu !) sur l’épargne populaire, et c’est la révolte des bas-de-laine.

Soit.

Moi aussi, j’ai les dents qui saignent.

J’imagine qu’au prochain tour de vis, de gauche ou de droite, nous aurons les barricades, on franchira chacun tous les points godwin nécessaires, ce sera la révolte et la contre-révolution.

Bref.

On s’amuse.