Ecrire contre une entreprise


Confidence, j’ai du mal à écrire sur le monde de l’entreprise.

Il y a pourtant fort à dire. Certains le font très bien.

Mais j’imagine toujours le « job » d’après (puisqu’il faudra bosser 43 ans, hein ?!).

1. L’anonymat est une protection toute relative. La NSA vient de nous le rappeler (70 millions de communications électroniques espionnées l’an dernier, en à peine 4 semaines !).

2. les rancoeurs sont tenaces.

3. Les employeurs ont la rancune tenace, la mémoire aussi longue que Google.

C’est donc une auto-censure, parfois inefficace. Nos entreprises font partie de nos débats politiques. Pas un jour, ces derniers temps, sans qu’elles s’invitent volontairement ou pas dans le débat public: plans sociaux, droit des consommateurs, fiscalité, etc. Bref, parfois, il est difficile de s’abstenir.

10 réflexions sur « Ecrire contre une entreprise »

  1. On avait déjà eu ce débat, je crois. Je me refuse à commenter contre mon entreprise : j’ai un contrat de travail avec elle. J’ai donc un devoir moral de ne pas taper sur ceux qui me versent un salaire. Ce n’est pas qu’une question de recherche de boulot.

  2. Et il n’y a pas que l’entreprise–employeur: si vous avez n’importe quel plan d’épargne (assurance-vie, SICAV ou autre), vous avez forcément des actions d’entreprises (vous ignorez lesquelles), et il est contradictoire de taper sur ce qui vous rapporte du fric.

    1. ah non, là je suis en désaccord. je paye plus d’impot depuis que Hollande est président – donc je « perds » du fric – mais je suis d’accord avec cela.

  3. (ne) suis-je (pas) ma propre entreprise ? (y tù Juan) probablement/quelque part

    bref, la rancoeur, la rancune.. la mémoire s’échappe ? (tou fou l’camp)
    alors se défendre de l’amertume (résistance)

    est-ce un regard ‘poétique’ / tu parles d’une entreprise !
    « j’entre et je prends »
    Bravo et tant mieux à ceux qui le réussissent ! /des raisons de se plaindre ?
    le manque de compétence, d’appétence n’oblitèrent pas sa réalisation
    à moins que leurs regards, options, orientations.. /autre sujet?

    Entreprendre est une belle affaire, c’est ce que je pense
    (rien de politique/hélas-comme d’hab, dans mon propos)

    Faites ce que vous avez à faire, le grincheux est immortel (mon opinion)

  4. C’est pas tant l’entreprise qui doit être mise en cause, ce sont les dirigeants et les courroies de transmission appelées « managers  » . Ces andouiles, avec leurs méthodes, ont bousillé, dans de nombreux cas, la « conscience professionnelle » . L’axiome  » les actionnaires, les clients, les salariés » est une des causes de cette baisse de la conscience professionnelle . Remettons-le dans l’ordre suivant : les clients, les salariés, les actionnaires  » . Ca ne nuira pas aux résultats, bien au contraire, parce que des clients satisfaient et des salariés également, ça sera bons pour les actionnaires sur la durée . Bien sûr, lorsqu’on fait du court-terme ..!

  5. (par ex) « ma petite entreprise » (par ex)
    dois-je me planquer, me toto-censurer, paranoïer ou dé-googler ?
    tu sembles douter (oui) nous informer (merci) alors nous opinioner (questionner)

    « toi même » dirait l’écho

    pas employeur (alors pas espionné?) ben oui, ben non.. que sais-je,
    que dois-je penser / répondit l’écho
    tu kiffes ou tu flippes ? zut, je m’égare..

    politique: tu m’uses je t’use (la loi) le droit et gnâgnâ..

    humanique (pour la rime): tu ne m’auras pas

    moralité (y a pas de saison): résister

  6. La mode des années 80 était les fameux « bizzness plan » sur 3 ans qui s’arrêtaient au bout de 1 an parce que forcément entre la théorie et la pratique il y avait un ravin. On mettait à la tête de l’entreprise un « énarque » sorti dont ne savait d’où qui se faisait fort de redresser l’entreprise….. et qui en fin de compte mettait en place un plan social…. & c’est du vécu puisque j’étais aux 1ères loges étant déléguée syndicale et secrétaire de CE, déléguée européenne d’unnholding suisse avec succursales en Europe.
    Alors critiquer son patron oui, ça ne me gêne absolument pas puisque je le faisais lorsque je travaillais. Le tort des patrons c’est de ne pas écouter assez ses délégués car, eux, la connaissent leur entreprise, ont la culture d’entreprise et non ses planquins qui viennent se fire embaucher en négociant, non pas leur contrat de travail, mais leur « parachute » qui est fort substantiel

  7. Dans les années 80 les salariés s’inclinaient pour 12 000 francs en contestant. Dans les années 90, les mêmes s’accroupissaient pour 10 000 francs en râlant. Dans les années 2000, ils étaient à genoux en se taisant pour l’équivalent de 8000 francs. En 2010 ils étaient à quatre pattes pour le SMIC en priant que çà dure. mais dites-moi, dites-moi, jusqu’où iront-ils dans la résignation ? Mon fils ( Routier, 42 ans aujourd’hui) était « copain » (quand il avait 25 ans) avec son patron transporteur et se tutoyaient, tandis qu’à ses yeux, je restais un indécrottable révolutionnaire anti patron, pour lui répéter : « Méfie-toi, un patron est gentil tant qu’il y trouve intérêt et peut rapidement changer de braquet si ses intérêts vont contre les tiens ». En 17 ans il a eu le temps de vérifier que j’avais raison. Il est actuellement en procès avec ledit patron et avec mon aide d’associatif, il devrait gagner aux Prud’hommes… CQFD. On metterait les salariés français sous gestion des patrons allemands et tout le monde seraient mieux perçu… Les uns restants suffisamment circonspects avec les autres. ARAMIS

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