Le faux coming out de Mosco

Nous devrions lire cet ouvrage, écrit par le ministre de l’Economie.

Ou pas.

Il s’appelle COMBATS.

Sans le réaliser, Pierre Moscovici est devenu l’une des têtes de turcs les plus fameuses de ce gouvernement. Il le sait, peut-être s’en fiche-t-il. Certes, on ne gouverne pas en suivant les cris de quelques twittos ou gauchistes désespérés. On le sait. Du temps de Sarkozy, on ne peut pas dire que l’ancien monarque tenait compte de ses critiques.

De toute façon, Pierre Moscovici était l’un de ces suspects idéaux de la trahison promise, l’ancien strauss-kahnien en rupture de ban, que l’on imaginait pédagogue. Il incarnerait aujourd’hui l’autre volet des renoncements droitistes de l’équipe Hollande (Manuel Valls étant bien sûr l’autre volet de cette même « trahison« ).

Les caricatures contre Mosco vont donc bon train. Certaines ont déjà dépassé le stade de l’outrance.

A quoi bon charger la mule ?

Peut-être pour rire ou sourire, si les sujets n’étaient si grave.

En fait, si, il faut l’écrire et le rappeler, ce ministre n’a peut-être pas compris.

Car le gars est politiquement très maladroit. Il s’échine encore à nous convaincre que seuls comptent le socialisme de l’offre, la compétitivité et de bonnes relations avec le patronat.

En période de crise et de « résignation rageuse« , c’est curieux, sans doute suicidaire.

Je partage finalement largement ce constat du blog des Cordons de la Bourse, hébergé par Libération.

« Le résultat est totalement contre-productif. Et, franchement, si on avait un conseil à donner à Moscovici, ce serait de se taire tellement il donne des raisons de penser que, oui, il parle bien dans la langue de la finance internationale. « 

Oui, s’il vous plaît monsieur le ministre, pensez-y.

 

 

Publicités

Hollande contre Valls ?

AYRAULT PUNCH SONDAGE

De quoi parle-t-on ?

De rien.

Une analyse du FigMag qui, se basant sur un sondage et cette période tétanisée, en conclut que l’avenir politique de François Hollande se serait joué, peut-être, cette dernière semaine.

Car voyez-vous, Manuel Valls serait préféré par les Français comme candidat de la gauche à la présidentielle de 2017.

« 33% des Français souhaitent que Manuel Valls soit le candidat du PS à la présidentielle, loin ­devant François Hollande (9%). Les sympathisants PS ne font pas encore la bascule, qui placent toujours le ­Président en tête (37%) mais mettent son ministre de l’Intérieur en deuxième position (24%). »

On ne sait pas quand la presse a sombré avec nous. Quelque part au coeur de la période sarkofrançaise sans doute. Car il faut bien avoué qu’elle a sombré pour écrire pareille bêtise.

1. je ne sais pas si je voterai Hollande en 2017. On ne sait pas s’il sera candidat. Je serai lui, je ne me représenterais pas. Pour les faire chier, tous.

2. Les sondages « nationaux » pour départager les candidats potentiels d’un même camp sont aussi utiles que les prévisions météo à 60 jours.  Nuls, simplement nuls. Démagogues aussi.

3. Nul besoin de ces bêtises pour défendre Hollande. Le président est mal en point. Ces conseillers sont mal en point. L’époque est terrible. Cette équipe a choisi de gouverner trop à droite pour mon goût.

4. Certains s’imaginent que Manuel Valls n’a aucune chance à gauche. Ils se trompent aussi sûrement que Mme Irma. A gauche, le réflexe du vote utile, en cas de présidentielle, existe encore un peu. Hollande a été élu comme ça. Tout ça pour dire qu’il faut attendre. Et en attendant, exprimer ses convictions avec sincérité.

 

 

Crédit illustration: Do-Zone Parody

Y a-t-il un autre réseau plus social que Twitter ?

 

C’est la question que je me suis posé en commettant l’erreur de regarder ce weekend ce qui se passait sur ma Tweet-Line, ce fil d’info de la twittosphère que je suis.

Des amis blogueurs se disputaient au point de clasher sans doute définitivement.

D’autres « complotaient » pour fustiger l’un des nôtres au point d’envisager d’y créer un blog parodique et méchant.

Des néo-frontistes insultaient une ministre.

On m’a traité de con, comme souvent.

Un blogueur du FDG que j’aimais bien m’a quitté.

Un autre, que je n’aime pas, m’a donné des leçons.

Où avez vous que la chose était un réseau « social » ?

J’ai demandé si quelqu’un d’autres connaissait un vrai réseau social. J’ai eu quelques suggestions: Google+, que je me suis empressé de mettre à jour. Change.org, un site collaboratif; Mouvement.colibris, un autre, joyeux et solidaire dans sa présentation. Il y a bien sûr Google+.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, c’est simple. Il faut s’inscrire via Google.

 

Enfin, et surtout, il y a les zones commentaires des blogs, rafraichissantes même quand les commentaires sont contradictoires.

 

Enfin.

 

 

« No woman, no drive »

Ce sera la seconde chanson du dimanche.

Merci à Polluxe.

Chanson du dimanche: Katie’s Tea, de Camille

Vous la connaissiez pour TA DOULEUR, il y a quelques temps déjà. La chanteuse Camille a livré bien d’autres choses depuis, avec moins de succès commercial. Quand soudain, hier, au fond de mon iPod, je suis retombé sur ceci.

 

 

On t’avait dit de ne pas tweeter…

J’avais pris quelques précautions: je ne lisais plus les tweets comme avant; j’ai « bloqué » purement et simplement quelques habitués du mode rageux.

Et je m’étais promis de ne plus y toucher.

De rester en mode « calme », « zen » et souriant.

D’éviter de plonger dans les polémiques comme avant, sauf pour y apporter un raisonnement circonstancié.

D’éviter le bon mot contre des camarades, ou prétendus tel(le)s.

Et puis j’ai replongé, une fois, vendredi. Un tweet de trop, encore un. Comme ce verre d’alcool que tu te ressers alors que tu avais dit que le précédent serait le dernier; ou cette clope qui te fait replonger.

Car de quoi s’agit-il ? De réactions négatives de twittos très actifs à gauche qui reprenaient en refrain rageur les accusations souvent fausses propagées depuis 24 heures par quelques éditocrates neo-lib sur un relèvement des taux d’imposition (à15,5%) des revenus de l’épargne.

Ce fut un festival.

1. mensonge numéro 1: la prétendue rétroactivité de la mesure. Une rétroactivité signifierait que les revenus perçus lors des années précédent l’entrée en vigueur de la mesure seraient taxées. Il n’en est rien: le nouveau taux s’appliquera aux revenus des années à venir.

2. Mensonge numéro 2: il y aurait la belle épargne, noble. Et la méchante, sale et spéculative. L’épargne en PEA ou autre assurance vie est placée dans des fonds qui spéculent pour générer la rémunération proposée.