Comment Twitter est devenu Zombiland.


Quand nous étions sur Twitter au début, ou, plus tard, mobilisé sur une cause fut-elle négative; ou, mieux encore, pour faire élire un candidat, Twitter était comme un terrain de foot ou de basket, on s’y passait la balle, on visait les buts de l’adversaire, on parvenait parfois au but.

Finalement, nous sommes parvenus à un but. Pas forcément le bon, pas forcément le dernier, mais un but. Et le jeu, avant, en valait la chandelle.

Quelques échanges récents, des constats désabusés, et certains d’entre nous ont le sentiment de naviguer à vue et surtout dans de curieuses contrées.  Personnellement, il n’y a plus qu’ici que l’échange demeure, et donc, encore, encore une fois, merci à vous toutes et tous.

Mais ailleurs, chaque publication ressemble à ceci par les réactions qu’elle génère.

C’en est hallucinant.

 

 

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16 réflexions sur « Comment Twitter est devenu Zombiland. »

      1. J’ai des abonnéEs un peu « de partout » sauf… et on arrive à échanger. Mais c’est clair qu’avec « les ayatollahs » c’est plus difficile et souvent ça se termine à la kala. Mais pour ma part je préfère échanger sur des blogs.

  1. Juan, vous devriez lire parfois les commentaires de votre blog sur marianne.net.

    Il s’y est constitué un petit noyau dur d’habitués qu’on ne verra jamais émettre la moindre critique, la moindre contradiction, la moindre réserve (ne parlons même pas d’injures) , envers un commentaire de l’un d’entre eux (quoi qu’ils en pensent en leur for intérieur); il ne s’agit pas de courtoisie, puisqu’ils savent être d’une rare violence et d’une rare ignominie envers ceux qui ne font pas partie de leur « clan ».

    C’est donc un vrai phénomène passionnant que l’on peut observer du point de vue psychique et social, celui de la constitution spontanée d’un groupe, sur une base qui n’a aucun rapport avec leurs idées ou avec la raison, mais avec leur besoin d’appartenir à un groupe: il y a, d’une part, le groupe, « eux », envers lesquels chacu doit faire preuve d’une solidarité sans failles, et, d’autre part, « les autres », envers lesquels il leur faut être impitoyables.

    Ils l’ignorent (parce que ce qui les unit et les dirige est du domaine de l’inconscient), mais ils illustrent, à leur petite échelle, le mécanisme qui est à la base de tous les fanatismes, de toutes les intolérances, de tous les fascismes.

    1. @Elie Arié Non je ne suis pas d’accord ce n’est pas parce qu’on fait partie « d’un clan » que l’on soit totalement d’accord. D’abord qu’est-ce que « faire partie d’un clan » ? Par contre il est vrai que des affinités se créent puisque sur le fond d’un sujet nous nous y retrouvons.

      1. @ Aurore: c’est bien ce que je vous dis; je vous parle d’un petit noyau dur pour lequel l’esprit de clan passe avant leurs désaccords, qui existent mais qu’ils se croient tenus de masquer.

  2. ah enfin vous dites une vérité !! mais je vous rassure il y a un grand nombre qui peuvent vivre sans twitter ,sans facebook…….et qui lisent encore des livres papiers ! continuez Juan pour ceux de l’ombre du net !

  3. Et bien me voilà rassuré entre le billet de Guy Birrenbaum et celui ci….Enfin rassuré, ou désabusé, j’hésite.Et si Twitter est peuplé de zombies, c’est pire sur Facebook ou assez similaire au point de rendre cela inutile, du moins dans les cas qui m’intéressent.
    Je me demande, finalement, si ceux qui vont sur Twitter ou qui promotionnent des hashtag, en ont compris l’utilité. J’ai bien du mal à expliquer à mes « collègues animalistes » comment tout cela fonctionne.
    Auparavant j’avais pu observé les évolutions des forums de discussions, leur naissance, leur vie, leur clanisation, leur mort. Tout cela n’est pas très différent maintenant avec twitter et le reste. Il faudra trouver autre chose bientôt, l’inventer.

  4. @Elie Arié
    Bof, c’est pas grave ! Faut bien se défouler quelque part, et, de vous à moi, heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon le blog de Juan sur Marianne.net serait un vrai charnier !

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