Se desocialiser sur Twitter


«Twittus Politicus» paru en janvier aux éditions Fetjaime, Antoine Dubuquoy et Nico Prat
«Twittus Politicus» paru en janvier aux éditions Fetjaime, Antoine Dubuquoy et Nico Prat

Le grand bistrot numérique qu’est Twitter évolue. On se « follow » et « s’unfollow« . Mais surtout, on se bloque. C’est même un grand jeu, parfois une mesure d’hygiène personnelle. « Bloquer » quelqu’un sur Twitter permet, au « Bloqueur« , de plus voir les messages tweetosphériques du « Bloqué« , et réciproquement.

Twitter a failli changer la procédure, avant de revenir sur sa décision. Le réseau avait choisi de laisser les tweets des bloqueurs visibles et re-tweetables par les utilisateurs pourtant bloqués. Un monde a l’envers.

Le site Arrêt Sur Images a relaté l’affaire. Pour un « Twitto« , ce revirement est une bonne solution. Mais l’important n’est pas là: la bronca des utilisateurs, suffisamment forte pour faire reculer Twitter, témoigne de l’ampleur qu’a pris l’écoeurement de certains devant ce qu’est devenu ce réseau social. D’où la nécessité de nettoyer, bloquer, contingenter, séparer, discriminer, écarter, ignorer. N’est ce pas un comble pour un réseau dit social ? Et bien non.

Ce cloisonnement progressif, et visiblement essentiel pour nombre d’utilisateurs, était quelque chose d’inéluctable.

La socialisation commence par un choix.

PS: Au passage, qu’Arrêt Sur Images s’attarde régulièrement sur Twitter témoigne de la place qu’a pris le site dans l’espace médiatique.

 

6 réflexions sur « Se desocialiser sur Twitter »

  1. J’y suis souvent et c’est vrai qu’il y manque quelquefois de la pondération et si points de désaccord alors là c’est fleurissement d’insultes….. mais ça vient surtout des « ayatollahs » commje me plais à les appeler

  2. A mes yeux de profane (qui n’a va que très rarement), le tweet sert surtout plus (en fin de compte) à celui qui venait sur les forums pour faire état de son « opinion » en balançant laconiquement un bobard quand ce n’était pas juste une onomatopée Une sorte de chambre d’enregistrement pour les furtifs du débat ou les éjaculateurs précoces de la réflexion… ARAMIS

  3. On sait qu’un argumentaire construit est compris à 80% par le 1e rdestinataire et qu’au fur et à mesure que le diffuseur change, la compréhension diminue au point que c’est, très souvent, le contraire de l’argument de départ qui est saisi par le dernier destinataire . Alors, en 140 mots jetés à la volée…!

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