L’année 2013 des blogs politiques en France


Le titre est trop vaste pour l’ambition de ce billet. Mais bon, il faut s’y coller. Ne serait-ce que pour comprendre pourquoi cette année 2013 fut merdique pour l’actualité politique en version numérique.

Je ne fais plus ici et depuis longtemps de différence entre celles et ceux qui tweetent, écrivent des billets de blogs, commentent des blogs politiques. Tout cela participe de la même démarche – exprimer son ressenti politique sur des réseaux 2.0.

Pessimiste, mon confrère Nicolas expose quelques points que je partage sur les blogs politiques stricto-sensu: (1) trop de futilité dans les sujets; (2) trop d’agressivité réciproque; (3) moins de travail dans les arguments.

Le plus grave, sans conteste, est cette furieuse impression que le pays est incroyablement éparpillé. On s’écharpe pour un rien, il faut s’en habituer. Et cela s’en ressent dans les échanges blogospheriques. L’année 2013 fut sans conteste marquée par d’innombrables mises au point de toutes natures sur le sujet.

Plus réjouissant est que le débat finalement ne se rompt pas. Certains continuent de commenter ou d’écrire. On finit par s’habituer de ces joutes trop violentes. Twitter en tant que réseau d’échanges et de découverte est déjà mort pour nombre d’entre nous. Il ne sert plus qu’à échanger entre amis, même en désaccord.

2013 a permis de clarifier pas mal de choses. Il faut parfois exprimer des désaccords avec des ami(e)s pour repartir du bon pied. Je me suis toujours politiquement engueulé à un moment ou à un autre avec un proche.

Rappelez-vous 2008 pour celles et ceux qui y étaient. Quand j’ai démarré Sarkofrance en 2007, j’écrivais tétanisé par ce que je voyais. En 2008, j’ai compris où on allait, une présidence Bling Bling, agitée mais immobile. Sarkofrance est devenu plus violent cette année-là. 2013 est similaire à 2008, une année de lucidité personnelle et collective. On comprend mieux où l’on va. On s’est dit les choses entre nous.

Nous avons chacun nos désillusions. Les miennes sont globales: Hollande est décevant, il a trahi nombre de promesses dans lesquelles je croyais. Non pas ce machin sur la séparation des banques, ni même sur le traité européen (la réussite d’une renégociation ne se décrète pas). Il m’a trahi via Manuel Valls, la réforme des retraites et l’ANI.

Mélenchon m’a déçu. J’ai cru un temps rejoindre son mouvement. Ses outrances rendent la chose impossible. Le nombre de conneries qu’il raconte aussi. Je crois en la lutte des classes, pas dans la lutte des cons.

Je sais que je ne suis pas seul. Les « blogueurs de gouvernement » ont disparu. Non pas qu’il n’y ait plus de soutiens à cette équipe gouvernementale. Il y en a. Mais ces filles et ces gars, quand ils écrivent encore, émettent des critiques plus précises et régulières que nombre d’opposants de salon. Elles/Ils sont les premiers à souffrir des bêtises de leurs patrons.

J’attends des supporteurs du FDG et d’ailleurs qu’ils s’autorisent un millième de lucidité équivalent sur le mouvement qu’ils soutiennent. Il y en a qui le sont déjà. L’exercice, s’il était plus général, serait salutaire et rafraichissant, pour tout le monde. Autrement, ils se destinent à de graves désillusions.

Bref, pour 2014, je nous souhaite tous une réelle lucidité courtoise mais animée.

 

 

 

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54 réflexions sur « L’année 2013 des blogs politiques en France »

  1. miaaaam Mélenchon m’a déçu. J’ai cru un temps rejoindre son mouvement. Ses outrances rendent la chose impossible. Le nombre de conneries qu’il raconte aussi. Je crois en la lutte des classes, pas dans la lutte des cons. J’ai un bémol sur « des classes », mais la phrase est parfaite. J’aurai pu l’écrire sur mon blog en déperdition.

    Attendons les commentaires expliquant que je suis FN et payé par je ne sais qui (esprit de noel).

  2. Je ne crois pas être agressif ni dans mes billets, ni dans mes commentaires; mais je ne laisse pas passer les commentaires purement agressifs sur mon blog, ça aide beaucoup.

  3. Certes Juan, certes. Il est effectivement plus aisé (et malheureusement accepté) de s’appeler François HOLLANDE en se la jouant gros bras face aux cartels des affairistes mondiaux, que Jean-Luc MELENCHON prenant le pouls du désastre politique du pays et de l’Europe afin de faire ressortir le mécontentement populaire dans ses discours à en choquer neuneus et bourgeois, çà.

    Maintenant, je serai certainement moins désillusionné que ce dernier ne réussisse pas à remplir le tiers de ses promesses 19 mois après avoir été élu, sachant que ce tiers là, contiendra en premier lieu, les mesures sociales essentielles, combatives et prioritaires qu’il aura pris soin de placer au tout début de son mandat, en les imposant au patronnat sans faiblir, au lieu des courbettes auquel nous a habitué HOLLANDE « i am not dangerouse » avec son « social de pacotille et ses reculades à répétition, sauf pour envoyer nos jeunes dans un bourbier militaire qui se met en place, pour combler d’aise surtout les affairistes et les marchands d’armes. ARAMIS…

  4. Je suis devenu un commentateur occasionnel car j’ai l’impression de n’avoir plus rien à dire ou encore de radoter . De plus je n’aime pas commenter les faits ( d’hiver ou divers) au jour le jour car je me demande ce que l’Histoire retiendra de nos discussions de bistrot .
    Les blogs s’adressent théoriquement au plus grand nombre mais force est de constater que les commentateurs sont souvent ceux qui tiennent déjà un blog, forment la grande famille de blogueurs patentés.
    Les autres ( très peu nombreux) étant des habitués. Dans la plupart des cas leurs interventions ne sont que des monologues. Seule la parole des « copains » ou des « camarades » a l’air d’avoir de la valeur . Difficile alors de s’insérer dans un discours de techniciens ou de « spécialistes ». Il faut avoir beaucoup de certitudes et avoir fait « politique + 40 » pour le faire 🙂
    Si je viens encore ici c’est que l’agressivité est beaucoup moins forte qu’ailleurs.
    Et pourtant Juan tu dis, « On s’écharpe pour un rien, il faut s’en habituer » . Personnellement je ne m’y fais pas. Et je ne pense pas faire partie de ceux qui traient les autres de « collabo » ni qui cherchent à débusquer la faute d’orthographe ou de virgule . Quand aux « trolls » on sait ce qu’ils cherchent en déposant ce qu’on pourrait appeler leurs « boules puantes » et il ne faut surtout pas leur donner raison.
    J’attends aussi beaucoup plus de sérénité dans les échanges. J’espère qu’en 2014 on entendra plus d’arguments positifs, on entreverra plus de solutions que de problèmes et que les « chapelles » ouvriront grandes leurs portes pour que le vulgum pecus aille y admirer tous leurs joyaux .
    Bonne année à tous et que les blogs ( de gauche) vivent !.

    1. La sérénité dépend de celui qui tient le blog; dans le mien, je ne laisse passer aucune injure entre commentateurs ( celles à mon égard, je les laisse, je m’en fous et elles ne vexent personne), ni aucune digression hors sujet; du coup, l’ambiance et la possibilité d’échanges contradictoires approfondis sont tout à fait différentes.
      J’avoue que je ne comprends pas pourquoi Juan laisse les commentaires de son blog sur marianne.net (pas ceux de son blog personnel) être ce qu’ils sont, je ne connais aucun équivalent sur aucun autre blog (injures abjectes, usurpations d’identités, etc.); si je n’avais pas le temps de surveiller ceux de mon blog, je les fermerais.

      1. Elie Arié, C’est pour cette raison que je ne commente pas sur le blog de Juan sur Marianne.net . Ici c’est effectivement très différent.
        « ( celles à mon égard, je les laisse, je m’en fous et elles ne vexent personne) » certes mais sans essayer de vous défendre ( vous le faites en effet très bien vous-même) , on peut ne pas être en accord avec celui qui tient le blog sans pour autant venir l’insulter chez lui au nom de je ne sais quelle « liberté » de s’exprimer et s’insurger ensuite si jamais il vous vire.

        C’est d’ailleurs ce qui m’a dissuadé à tout jamais d’en tenir un moi-même ( parmi beaucoup d’autres raisons entre autre le manque de temps et d’intérêt pour tout ce qui est purement technique ).

        Je pense ( à tort ou à raison) que tous ces manques de respect, toutes ces injures finissent par laisser des traces chez certain(e)s. Vous avez peut-être la chance que ça vous passe largement au-dessus ( ou vous vous êtes entraîné comme chez les GI) mais certain(e)s en ressortent très blessé(e)s. C’est sans doute aussi une des raisons qui les a conduit(e)s à arrêter.
        Car les blogueurs ( et gueuses 🙂 ) ne sont pas des êtres supérieurs sur qui on aurait donc le droit de déverser notre fiel. L’agressivité n’a jamais été un argument mais au contraire une preuve de faiblesse.
        Crier haut et fort pour cacher le manque de fond, c’est ce que les mêmes souvent reprochent aux médias.

    2. @CdG: Je suis désolé si certains de nos échanges paraissent nombrilistes. Il est vrai que ces coulisses servent aussi à cela mais que l’année 2013 fut davantage secouée que les précédentes par des débats intra-initiés.
      Au-delà de ces confessions parfois lassantes de notre part, il me semble toutefois que l’on peut individuellement expérimenter la même chose dans la vraie vie. Bonne année 2014 en tous cas!

      1. @Juan, tu n’as pas à être désolé . Je ne vous reproche pas de parler entre vous, je me pose juste la question « pourquoi n’y-a t-il pas plus d’intervenants? ». Ce n’est pas spécialement une critique de ton blog qui est un des plus « fournis » en commentateurs mais aux blogs « de gauche » en général ( les autres je m’en fous un peu) . Ce n’est pas nombriliste et c’est sans doute normal puisque pour la plupart vous vous connaissez « en vrai » .

        Mais qui a envie, à part quelques militants quelque peu masochistes qu’on lui tombe sur le râble si par malheur il n’a pas utilisé les bons mots qui plairont forcément à certains et déplairont aux autres ou réciproquement?

        Contrairement à Haw Eye ( commentaire plus loin) que je comprends en partie je ne recherche jamais à qui est « la faute ». Si je ne suis pas d’accord j’essaie d’expliquer pourquoi et je pense que s’il y a faute c’est 50/50 , comme dans la plupart des divorces.
        Comment s’expliquer si en permanence vous êtes mis dans une boite : là les bons et là les méchants , et réciproquement là aussi ,
        Si le jeu consiste à prouver qu’on est meilleur que l’autre je comprends pourquoi beaucoup de la « France d’en bas » ne participent pas , découragés à l’avance pour n’avoir pas la parole ou l’écriture facile et pas assez « qualifiés » aux yeux des autres pour parler de quoi que ce soit.

        Rassures-toi, je visite les Coulisses tous les jours, mais les sujets polémiques sur Mélenchon ou même Hollande, sincèrement je m’en fous, les luttes de chapelles aussi d’ailleurs. Je n’y comprends plus rien ( ou trop bien c’est selon) . A quoi sert de savoir si en telle année untel a déclaré le contraire de ce qu’il affirme aujourd’hui. A part ceux qui pensent que les choses doivent être immuables, nous sommes presque tous aujourd’hui des traîtres aux idées que nous avions hier .

        J’essaie péniblement de survivre avec mes 660€/mois de retraite et j’aimerais juste qu’on aborde un peu les sujets qui intéressent beaucoup de cette Frange là de la population.

        A part les quelques puristes ou les religieux qui veulent que tout doit être immuable nous sommes presque tous des « traîtres » aux idées que nous avions avant ne serait-ce que par notre mode de vie .
        Alors quand on se dit de gauche on croit en une évolution donc plutôt que de traiter les autres d’imbéciles ou de collabos on ferait mieux d’essayer tranquillement de convaincre . Ceux qui aiment l’agressivité ou les combats de coqs peuvent toujours aller essayer de se battre avec les commentateurs des blogs de droite.

        Bravo juan de continuer tel que tu es. Et bonne année 2014 aussi ainsi qu’à toute ta famille, tes racailles, et j’en oublie forcément. Bonne année à tous également.

  5. Belle lucidité ;-), Espérons que 2014 ne soit pas trop dur pour les plus pauvres , les rayés du système. A propos de l’intolérance que l’on retrouve aussi bien sur les blog que dans le quotidien, faut faire avec…..sur les blog il existe les filtres :-))) Bonne année

  6. …. un peu dans la même veine que cdg, je suis devenue plus un intervenant occasionnel qu’un commentateur assidu, pourquoi !
    Parce que les sociaux-démocrates, discrets et modérés de gauche, oui de gauche, n’ont plus ou non pas l’agrément de nos camarades plus ancrés à gauche, ce qui est parfaitement leur droit !
    La démolition systématique des initiatives de FH, et de son gouvernement, ne devrait parvenir que de la droite ou de l’extrème droite, ce qui semblerait logique, mais en plus, une frange, ( donc minoritaire ) qui se dit de gauche, donc de progrès, s’ingénue à saborder, à minorer, à ridiculiser tout ce que peut améliorer JMA et son équipe !
    Dans mon quartier j’entend souvent chez les commerçants ; vous vous rendez compte, même la gauche n’est pas d’accord avec la gauche !
    Alors ceux de droite : voyez on vous l’avait bien dit que cela ne marcherait pas !
    Ceux de gauche de maugréer ; oui bin Mélenchon ferait mieux de fermer sa gueule !!
    Voila l’image de nos valeurs ridiculisées, voila comment on formatise les esprits simples et sains qui ne manquerons pas de répandre la bonne parole a qui mieux mieux, et comme nous le savons tous, c’est celui qui crie le plus fort, qui à raison !!

  7. La véritable question est : pourquoi cette agressivité ? Pour ma part , étant sympathisant du PG , la raison est très simple : c’est l’incompréhension totale envers ceux qui critiquaient à juste titre la politique économique de Sarkosy et qui aujourd’hui approuvent la même politique , mais orchestrée par Hollande . Et les traiter de  » solfériniens » n’est quand même pas aussi insultant que d’écrire :  » Mélenchon éructe  » .
    Et c’est la raison pour laquelle je préfère m’abstenir de commenter , ici ou sur ton blog .

    1. Mélenchon a choisi un style oratoire qui, à mon avis, lui nuit; mais c’est vraiment accessoire; je lui ai consacré un long article politiquement critique, sans parler de ce point.

  8. @ Juan

    J’aurais quand même aimé que vous me parliez de votre gestion incompréhensible (pour moi) des commentaires de votre blog sur marianne.net, où on assiste, en ce moment, à un festival d’injures les plus abjectes, et où tout le monde usurpe l’identité de tout le monde; dans un article sur l’agressivité dans les blogs, ça ne me paraît pas hors sujet -et il y a là, de votre part, une contradiction qui me dépasse.

      1. @ Nicolas Appelez-le comme vous voulez, c’est un « machin » où il écrit les articles et dont il est le seul à gérer les commentaires.

  9. 2013 a au moins éclairci un point : Juan n’est pas un suppôt de Pépère !
    J’ai été très attentif à l’évolution de vos sentiment cher Juan. Comme tous les amoureux déçus vous êtes violent .
    Le sentiment reviendra t’il ?
    Je le souhaite pour au moins 2015.
    Nous n’avons pas d’autres solution.
    Prions mes frères pour que pépère voie la Lumière.
    :-))

  10. Deux questions @ Arié concernant le blog SARKOFRANCE relayé par Marianne, et sur lequel il fait une vraie fixation :

    Pourquoi donc continuez-vous à y lire les commentaires puisqu’ils vous répugnent autant ?
    Pourquoi y intervenez-vous aussi régulièrement avec votre ton de censeur provocateur ?

    Il ne me semble pas être hors sujet.

    ***

    1. @ petite plume perdue…

      Parce que vous ne vous rendez pas compte à quel point ce qui s’y passe constitue un phénomène humain et social fascinant (même si n’incitant guère à l’optimisme sur l’humanité).

      1. Là, vous répondez sans doute à ma première question : J’en conclus que vous êtes dépassé par une mauvaise gestion des commentaires, que vous suggérez souvent à Juan de les supprimer du blog… mais que leur lecture vous fascine et semble même vous être utile. Cherchez l’erreur…

        Maintenant, qu’auriez-vous à répondre à ma deuxième question ?

        ***

        1. @ petite plume perdue

          Ah oui, deuxième question; la plus intéressante.

          Si les commentaires de ce blog sont fascinants, c’est parce que c’est devenu un lieu de régression: où, chacun dans son style (je ne vais pas donner de noms ici) , se vautre dans la régression, dans ce qu’il y a de pire en lui.

          Et, comme tout le monde, je prends aussi plaisir à régresser.

          Et vous aussi, en me tombant sur le poil chaque fois je finis par oser répliquer à quelqu’un qui m’injurie depuis une heure (mais jamais sur son poil à lui) : vous participez à un « phénomène de meute », qui fait partie des mécanismes collectifs de régression.

          L’ennui, avec la régression, c’est qu’on ne sait jamais où ça va s’arrêter.

          Quitte à tomber dans le point Godwin: on peut voir le nazisme comme un énorme phénomène social de régression collective d’un des peuples pourtant les plus civilisés et les plus cultivés d’ Europe.

          Pourquoi ce blog-là, et pas un autre, est-il devenu comme ça? Sans doute parce qu’il s’est construit sur les attaques systématiques, absolues, ne prétendant à aucune objectivité, contre un homme politique (Sarkozy) qui ne mérite même pas, pour certains, d’être nommé (« GG »), ce qui est la forme suprême de la déshumanisation d’un individu, et que cette démarche a agrégé tous ceux qui voulaient se livrer collectivement au lynchage de celui qui représentait « le mal absolu »: phénomène du bouc émissaire.

          « Vous qui entrez dans ce blog, laissez ici toute humanité » …

          .

          1. Sarkozy était seulement le représentant d’une certaine société ( il a bien fallu des électeurs pour voter pour lui) ,d’une certaine droite devenue tout à coup « décomplexée », celle qui n’avait plus peur de crier haro sur les « assistés », celle qui se donnait le droit de dire qui doit vivre ou mourir ( de faim) , qui désignait chaque jour l’ennemi à la vindicte populaire..

            Conscience populaire qui a d’ailleurs dévié tout doucement de sa trajectoire au cours des dernières décennies, qui a pris à son compte les « valeurs » de ceux qui les exploitent, qui a encensé l’argent donc la réussite, le « dur » labeur, celui qui consiste à gagner le maximum en essayant d’en faire le minimum tout en trouvant cela « normal » puisque les « puissants » le font bien!

            « Travailler plus pour gagner plus » , symbole du tout égoïsme où on se donnait le droit de monopoliser les heures de travail au détriment de ceux qui en cherchent . Bel exemple de solidarité ! Comment ne pas lutter contre ça?
            Et d’ailleurs certains ont remis le couvert en demandant récemment de travailler le Dimanche pendant que des chômeurs voient de mois en mois leurs indemnités se réduire comme peau de chagrin.
            N’oublions pas que nous vivons dans une société où celui qu’on admire est celui qui fait des « bons coups », quitte à les faire sur le dos des plus faibles . Et malheureusement les plus faibles il y en a plein la planète et aussi chez nous.

            Le boucs-émissaires c’est Sarkozy lui-même qui les a remis en vigueur . Juan n’a fait que décrire et surtout accompagner ceux et celles qui ne supportaient plus cet apprenti-dictateur .
            Cinq ans de Sarkozysme, notamment les derniers mois nous ont durablement stimulé nos réflexes pavloviens.

            Ce qui en partie explique qu’aujourd’hui on assiste exactement au même phénomène ( peut-être même pire) avec Hollande, y compris d’ailleurs sur ce blog.
            Une des raisons à mon avis est qu’il n’y a plus d’idées mais seulement des croyances , que la « classe ouvrière » n’existera bientôt plus car elle est émietté, pulvérisée, abandonnée, sérieusement divisée et paupérisée pour une bonne partie, qu’elle est de moins en moins une force de contre-pouvoir de l’argent mais au contraire un de ses plus puissants moteurs .

            Ne réclame -t-on pas tous cette « fameuse croissance », celle qui ferait de chacun d’entre nous un consommateurs forcené et qui renforcerait au passage encore un peu plus les portefeuilles de ceux qui ne foutent rien?

            Comment ne pas être découragé et désorienté quand on a espéré depuis très longtemps plus de justice alors que les inégalités se creusent ? Comment continuer à fréquenter les blogs politiques ou politisés quand on a du mal à croire en une politique vertueuse ?

            1. @ coup de grisou

              Et vous croyez que c’est en transformant un adversaire politique en bouc émissaire que l’on peut réfléchir aux problèmes d’une société?
              C’est exactement l’inverse: le rôle du bouc émissaire est d’être chargé de la responsabilité de tous les dysfonctionnements d’une société, de façon à éviter à celle-ci de s’y attaquer (lisez « Le Bouc Emissaire », de René Girard)

              1. @Elie Arié, sans vouloir vous offenser je pense qu’il y a une contradiction lorsque vous affirmez que seul le blog de Juan sur Marianne2 serait le lieu où on pourrait se déchaîner puisque par définition tous les autres blogs « filtrent », y compris et surtout le vôtre. Ce qui veut dire en gros, on met la poussière sous le tapis donc c’est propre , seul celui de Juan resterait sale.
                Allez donc faire un tour sur les commentaires d’Orange , de Yahoo, et d’autres forums dits « populaires » et vous aurez un échantillon de ce que veut dire racisme, machisme, vulgarité, j’en passe et des plus tristes. Je pense que tous ceux là n’ont pas été inspirés par Juan.

                Et puis , après avoir pris connaissance sur Wikipédia des définitions de René Girard et notamment de ce « triangle mimétique », je ne vois vraiment pas ce qu’un type comme Juan pourrait envier à Sarkozy .
                J’ai vraiment du mal à considérer ce dernier comme un bouc-émissaire , lui qui a tout fait au contraire pour désigner chaque jour les ennemis sur qui il fallait taper, lui qui s’est flatté d’avoir réduit le FN à zéro ( mais pas ses idées) , lui qui voulait éliminer les « racailles » , qui tapait sur les fonctionnaires, les instituteurs ou les assistés…..

                Un bouc-émissaire est souvent quelqu’un sur qui on tape sans qu’il puisse vraiment se défendre et là ce n’était pas vraiment le cas. Et puis ce n’était pas tous contre un puisque même des personnes comme vous lui ont trouvé des excuses, ce qui était d’ailleurs votre droit.
                Au moins avec Sarkozy on a compris ce qu’il ne fallait pas faire . C’est aussi sans doute pour cette raison que ceux de gauche qui voient des analogies aujourd’hui dans le programme de Hollande crient si fort .

                Je vous donne par contre raison sur le fait qu’on ne construit pas une politique sur la démolition de « l’autre » et c’est d’ailleurs ce que je reproche aujourd’hui à tous les acteurs et même aux commentateurs politiques . C’est ce que j’essaie de démontrer depuis longtemps, nous sommes tous responsables de l’état de cette société. On a sans doute les dirigeants qui nous ressemblent ( et je me mets aussi dans le « tas »)

                1. @ coup de grisou

                  Dans la théorie de Girard (qui est catholique) il faut , pour que ça marche

                  -que le bouc émissaire soit innocent des crimes dont on le charge,

                  -que la communauté qui désigne un bouc émissaire sache qu’il est innocent : c’est la complicité d’un crime commis en commun qui soude une communauté (s’il n’est pas innocent, ce n’est plus un crime, c’est simplement une justice très sévère qui a la peine de mort facile).

                  Bien entendu, le bouc a remplacé les sacrifices humains, que toutes les sociétés ont pratiqué.

          2. les bras m’en tombent.
            L’homme victime de ses propres excès qui donne des leçons de morale….

            qui emploie souvent cette phrase sur le blog public de JUAN; allez je vous laisse deviner
            « tout ce qui est excessif, est insignifiant »

            reste la bonne question de Petite PLume qui n’a pas eu sa réponse.
            Pourquoi revenir régulièrement sur un blog considéré comme le mal absolu alors qu’il est si facile d’y échapper (au moins aux commentaires).?

            Je vous donne la recette ARIE

            vous cliquez sur le blog de JUAN sur M2, vous lisez ses interventions et surtout, vous ne cliquez en aucun cas sur « commentaires »……ou vous restez sur son personnel….ce qui fait quand même un choix raisonné

            je prends un risque norme en donnant cette notice d’utilisation car ne dit on pas « un homme prévenu en vaut deux ? » et franchement un seul suffit.
            Mais bon ……

  11. Des commentaires sincères et donc intéressants.

    Le problème des convictions politiques et donc des polémiques inhérentes est légèrement différent des adhésions à une personne.
    Très honnétement comme pour Fillon, Copé, Xavier Bertrand, Pécresse, Lemaire comme pour Hollande, Fabius, Moscovici, Sapin, ou même Vall ou Montebourg ou Aubry la différence tient dabord à l’étiquette UMP ou PS; la personne politique à quelques nuances près n’est pas une incarnation mais une représentation.

    Avec Sarkozy, Mélenchon ou LePen, la personnalisation joue à plein et, pour ou contre, les échanges sont évidement plus incisifs, les convaincus plus suceptibles.
    D’un coté ça anime les blogs, de l’autre coté ça élude un peu toute proposition non inscrite parceque constructive.

  12. Il faudrait déjà qu’on débatte sur la même chose : lorsqu’un intervenant FdeG parle du creusement des inégalités entre classes sociales, on lui répond PIB . Lorsque le même pose la question : qu’est-ce qu’on fabrique au Mali, en Centrafrique ou dans un autre coin du monde et qu’on vous dit  » défendre nos intérêts », sans se poser la vraie question, à savoir les intérets de Bolloré ou d’Areva sont-ils vraiment ceux du citoyen lamda, Lorsque l’intervenant, toujours de gauche, constate que le chiffre global du chômage est supérieur en novembre à ce qu’il était en Mars et qu’ on lui ressort les contorsions de Sapin avec ses catégories A,B ou C, ça limite forcément le débat .

    1. « lorsqu’un intervenant FdeG parle du creusement des inégalités entre classes sociales, on lui répond PIB »

      On n’a pas tort de lui répondre PIB, mais ce n’est que la moitié de la réponse.

      Le PIB, c’est la richesse, et il faut qu’elle augmente; ensuite, se pose la question de sa répartition. Mais si le PIB n’augmente pas, il n’y a rien de plus à répartir (on peut, certes, répartir de façon plus équitable un PIB fixe, mais l’exercice atteint vite ses limites, car il y a malheureusement trop peu de très riches).

      À noter que, lorsque le PIB augmente de moins de 1 % par an (comme actuellement), le PIB par habitant diminue, puisque la population s’accroît d’environ 1 % par an…

      1. Le PIB (produit Intérieur Brut) n’est jamais que la résultante des règles imposées par les financiers internationaux depuis les années 50 (agrégat calculé par la Comptabilité Nationale de chaque pays depuis les années 1950 ) où seule la valeur marchande est considérée, alors évidemment quand on parle de besoins humains et de reconnaissance du travail accompli au profit de la collectivité, çà ne colle pas.

        Nous (dans la vraie gauche) ce qu’on veut c’est que les peuples se réveillent et balancent un gros coup de pompe dans cette fourmilière à produire surtout de la misère à leur encontre. Ce que j’aimerai bien qu’on évalue un peu, c’est combien il faut de nouveaux pauvres pour un nouveau millionnaire en France, en Allemagne, En Belgique, En Espagne ou en Grèce… Allez on calcule mister Arié. ARAMIS

        1. Pour info: le PIB intègre la production non marchande.

          Ne pas confondre (c’est votre spécialité la confusion): dans l’économie, vous avez le secteur marchand et, à côté, le secteur non marchand. L’un et l’autre peuvent produire de la richesse. Le PIB sert à mesurer cette production de richesse.

          Jadis, on distinguait le PIB marchand du non marchand et on continue à le faire, d’ailleurs. J’ignore si la distinction présente encore un énorme intérêt.

          Mais, comme c’est les fêtes, et pour vous faire plaisir, je suis prêt à dire du mal de ces putains d’enculés de financiers internationaux, vils serpents visqueux, immondes séides du capitalisme mondialisé à la solde de… euh Wall street. Ou de la City? Chaipu…

          1. Dans les blogs, en 2014, il serait bien que l’on puisse foutre sur la gueule des connards comme Tschok qui pourrissent régulièrement la vie des blogueurs sans la moindre valeur ajoutée. Je suis particulièrement sérieux. C’est le type même de connard qui ne pense qu’à balancer sa science tout en donnant envie à ceux qui se crèvent le cul d’arrêter.

            Je souhaite que ces débiles sans savoir vivre crèvent dans d’horribles douleurs en 2014 afin que chaque citoyen puisse avoir envie d’ouvrir un blog, pour que la parole se libère.

            Je veux bien participer aux souffrances. Je pourrais par exemple lui vider une boite de poivre dans le trou du cul mais je doute qu’une seule boite suffise.

            1. Je pensais me faire le paratonnerre de l’Elysée – oui, je sais, c’est de la gourmandise – mais après tout le poivre peut être aussi une expérience intéressante.

              Cela dit, ne croyez vous pas exagérer ma capacité de nuisance? Vous seriez un bien fragile petite chose si j’avais le pouvoir, par ma simple parole, de vous pourrir la vie.

              Quand même…

              PS: on a dit qu’on était poli en 2014. Faut dialoguer.

  13. @ Arié
    Vous éludez ma question en détournant l’attention sur les réactions de certains intervenants du blog de Juan relayé par Marianne, réactions que je juge n’être que les conséquences de votre seul comportement de censeur provocateur omniprésent.
    Mon interrogation ne concerne que VOTRE comportement.
    Vos attaques sont souvent si sournoises et méprisantes qu’elles provoquent colère et indignation, ce qui ma foi est fort compréhensible. Cela ne relève bien évidemment pas de ce que vous appelez un « phénomène de meute ».
    Quant à l’injure, vous la pratiquez régulièrement, mieux que quiconque, comme ne serait-ce qu’hier où vous traitiez un intervenant d’« enculé ». Et surtout, ne me parlez pas de régression, pas de vous ! Puis, aller jusqu’à vous prendre pour un bouc émissaire est stupéfiant.
    Ce qui me paraît contradictoire donc incompréhensible est que vous attisiez le feu que vous-même avez allumé, puis aussitôt que vous alliez vous plaindre auprès de Juan des attaques en retour que vous subissez en lui demandant régulièrement de fermer les commentaires de son blog.
    Les blogueurs se déchaînent parfois avec virulence sur certains de leurs commentateurs, mais ils le font généralement chez eux, sur leur propre blog. Pour ce qui vous concerne, vous ne vous déchaînez de manière virulente et récurrente que chez Juan, ce que je ne trouve pas très respectueux. Vous n’êtes donc pas un blogueur.
    Pour ma part, je ne vous tombe pas sur le poil, je ponctue en dérision quand vous dépassez les bornes de la décence. Posez-vous la question de savoir pourquoi je juge que vous êtes le seul à vous comporter de la sorte…

    Bref, aujourd’hui l’état-civil m’offre gracieusement une année de plus et je n’ai aucun moyen d’y échapper… Donc, je vous laisse à votre écran.

    ***

    1. @i petite plume perdue

      « ne serait-ce qu’hier où vous traitiez un intervenant d’« enculé » »

      Excellent exemple de ce que je vous reproche; j’ai traité ainsi un type après qu’il m’ait qualifié de « faussaire » à cause d’une erreur me concernant du NouvelObs que j’avais fait rectifier de moi-même: mais seule ma réaction vous a fait réagir.
      Inutile, en effet, de continuer.

      1. @ Arié
        Rien ne justifie que l’on traite quelqu’un d’« enculé ». Nous n’avons tout simplement pas les mêmes valeurs.

        ***

        1. J’ai écrit une longue réponse en début d’après midi.. que j’ai supprimé.
          Le cas est désespéré : monsieur Arié ne sent rend il pas compte du mépris « aristocratique » qu’il émet ?
          S’il s’en rend compte et le cultive c’est insoignable.
          et le « enculé » ici n’est pas un bon exemple – il pouvait se justifier !
          Quel gâchis d’intelligence.

  14. @Elie Arié
    Certains économistes considèrent le PIB comme une donnée inexacte . Pour mon compte, le PIB me gonfle parce que c’est une donnée abstraite qui n’a aucun rapport avec le creusement des inégalités . Durant des années ( bizarrement celles de la guerre froise ) la production et le niveau de vie général se sont élevés . Depuis 1974, l’ecart salaires/profits se creuse et le chômage de masse s’est installé, le phénomène s’étant accéléré depuis l’effondrement de l’URSS . Si on y rajoute le seuil de pauvreté exponentiel, y compris chez les Allemands, vous m’excuserez, mais les belles théories des économistes de tous poils avec le PIB et autres fadaises sont à des années lumières du quotidien des citoyens moyens .

    1. Il est normal que vous trouviez le PIB décevant: c’est un indicateur de production de richesse, pas de répartition de richesse. Pour connaître la répartition, le PIB sert à… rien. Oui, c’est à peu près ça, je pense. A rien.

      Même le PIB par habitant ne donne qu’une valeur théorique moyenne.

      Cela dit, un PIB, c’est très concret: par exemple, pour la France, un PIB dont la valeur à l’année N est inférieure à celle de l’année N-1 correspond à plusieurs centaines de milliers de gens avec des fins de mois plus difficiles, notre système de répartition des richesses pénalisant plus rapidement les plus précaires.

      Faites pas comme Aramis: confondez pas tout. Le PIB, c’est l’équivalent d’un ampèremètre en électricité. Il vous donne un ampérage et il le fait relativement bien, compte tenu de la complexité du circuit. Maintenant, si vous voulez voir de quelle façon le courant électrique se répartit dans le circuit, c’est autre chose. C’est plus compliqué.

      Là, on peut prendre notamment des indicateurs de précarité (donc pas forcément des indicateurs de revenus) pour mesurer à partir de quelle quantité de richesse non perçue quelqu’un « dévisse ». Par exemple, on sait qu’un foyer dont l’un des membres est licencié divise par deux sa consommation, dans l’instant où la lettre de licenciement est notifiée.

      Mais être licenciée, ça veut pas forcément dire qu’on dévisse et qu’on se retrouve SDF. D’où question: à partir de quelle quantité de revenu non perçu quelqu’un, à l’intérieur de telle CSP, dévisse ou non.

      Je pense que ce type d’indicateurs vous intéresserait plus que le PIB pur et dur, qui est assez bête, dans le fond.

  15. @Elie Arié
    L’IDH est une formulation à vocation mathématique qui, comme le PIB et d’autres indices plus ou moins bateaux, est à coté de la plaque en ce qui concerne les préoccupations des citoyens . Pas besoin d’indice pour comprendre que les écarts se creusent entre classes sociales, il suffit de voir certains chiffres, par exemple, d’un coté l’augmentation du budget consacré aux fètes de fin d’année par les français ( enfin, certains français ), la baisse des dons au téléthon et l’augmentation des repas servis par les restos du coeur . Ca, c’est du concret et pas des indices qu’on peut interpréter en fonction de la com’ qu’on veut faire passer .

  16. @Elie Arié
    Et alors ? D’autant que l’IDH a été modifiée en 2011 . Quand au pouvoir d’achat, c’est encore une phraséologie d’économiste . Vous pouvez vous ccréez du pouvoir d’achat par le biais du crédit révolving, mais vous aggravez votre situation( d’ou les commissions de surendettement ) . La théorie ne tient pas une seconde devant la réalité

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