Trois résolutions politiques


« Papa, quelles sont tes résolutions ? »

Je n’ai pas répondu si facilement. Diverses personnalités politiques se sont livrées à l’exercice publiquement. Comme Guillaume Garot, un ancien proche de Ségolène Royal, ministre délégué à l’Agroalimentaire:

J’ai du chercher les miennes, ça peut servir de « guidance » pour le reste du temps, comme disent les Américains. La lecture des commentaires ici est également très utile. Et comme un appel du destin, mon ami Nicolas a livré les siennes et appelé les nôtres.

(1) Cesser de débattre de « vrauchitude » (« vraie gauche », « fausse gauche », etc) . Préférer les vrais sujets aux querelles d’étiquettes. J’en ai suffisamment raconté ici et ailleurs pour juger inutile d’y revenir.

(2) Critiquer quand c’est nécessaire, critiquer pour améliorer ou comprendre ce qu’il faut améliorer. Donc critiquer Hollande car on a voté pour lui, et qu’il est aux commandes. Critiquer son opposition de gauche parce qu’on aimerait qu’elle se réforme. Critiquer la droite classique et extrême parce qu’on ne peut se résoudre à leur retour. Réévaluer l’échange, c’est-à-dire la recherche du compromis acceptable.

(3) Conserver tous les liens nécessaires au débat tant qu’ils sont acceptables. Couper les ponts avec l’équipe Hollande serait inutile puisqu’elle est aux commandes. Couper les ponts avec l’opposition de gauche serait absurde puisque nous partageons des valeurs. A chaque billet, tweet ou commentaire critique, depuis mai 2012, je m’attends à une volée de bois vert venant d’anciens amis, proches ou sympathisants. C’est ainsi. Il faut résister à deux attitudes – celle de la riposte agressive (j’y ai cédé parfois, j’avoue); à celle de l’auto-censure (ie éviter d’écrire de peur de vexer ou choquer).

8 réflexions sur « Trois résolutions politiques »

  1. Il faudra attendre Mardi prochain pour que j’en parle à travers une illustration dans la vraie vie. Politique ou concret, c’est toujours une frontière floue. La vrauchitude ? Je me fiche de l’étiquette, mais moins de l’esprit. Or, je ne vois que beaucoup de com et peu d’actes. S’il y a une résolution à conserver, c’est un mélange de la 2 et la 3 : Permettre le débat, le réstaurer, même avec son opposant le plus borné et obtus. Ne jamais couper les ponts mais ne pas sombrer non plus dans le trollisme…

  2. Les gens commencent (enfin) à faire la différence entre vraie et fausse gauche (je m’y emploie sur le terrain dans mes œuvres associatives) et on ne peut plus, désormais, dire qu’on est de gauche et continuer malgré tout à faire une politique résolument de droite. A part pour les contristes qui se cherchent encore et les « socialistes » de gouvernement qui font encore semblant d’y croire, la majorité des gens o compris ou commencent au moins à se poser sérieusement la question… ARAMIS

  3. @ Aramis: quand tu auras convaincu que le PS n’est pas de gauche, qu’est-ce- que cela changera ? Rien. Ce qui importe, ce sont les décisions qu’il prend (ou ne prend pas) quand il est au pouvoir, non ?

    1. Çà changera que les gens des quartiers arrêteront de se tourner vers le FRONT NATIONAL en arguant que la « gauche » les avait trahi en distinguant la différence entre la fausse gauche qui promet du social et qui fait une politique de droite, la vraie droite et son extrême prêtes à les renvoyer aux années trente, si ce n’est au 19 e siècle, par rapport à une vraie gauche capable de reprendre les rennes du combat de gauche pour changer radicalement la donne… ARAMIS

  4. En fait, il en s’agit pas tant de faire ressortir les reniement du PS pour se contenter de descendre ce parti de « patafioleurs » de social, mais surtout de s’en démarquer totalement, pour recréer de l’espoir à gauche en démontant une réelle volonté de faire de la politique autrement :. 1/ on dénonce, 2/ on propose, 3/ on prouve. ARAMIS

Les commentaires sont fermés.