La France crétine


Quand je suis optimiste, je pense que ces gens-là sont simplement paumés. Quand je suis réaliste (gros mot!), je suis persuadé qu’ils sont convaincus, et néfastes.

Néfastes.

Sommes-nous en guerre ?

Quand j’ai lu cette affaire de parents qui retiraient leurs enfants de l’école, j’ai pensé à des voisins, par ailleurs sympathiques. S’agit-il de trouille à l’égard d’une vie qu’ils ne comprennent plus ?

Mais ils sont bêtes, a simplement commenté ma chère et tendre.

Elle a raison. Il faut parfois revenir aux fondamentaux.

 

 

 

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10 réflexions sur « La France crétine »

  1. Les gens sont méchants parce que la méchanceté protège de la peur face à un monde qu’on ne comprend pas …..
    La méchanceté c’est comme une armure et une arme contre ce monde si dangereux ……
    La haine est l’ultime refuge des faibles : La haine ça rend si fort ! …..
    Non bien sûr , mais ça crée l’illusion d’une toute puissance pour échapper à la dangerosité du monde …..

  2. Si ces gens-là n’étaient pas aussi manipulables, ils se renseigneraient plus sérieusement, afin de ne pas avoir à avaler toutes les fadaises que les manipulateurs entendent leur faire avaler. mais « manque de temps » ils font dans le simple à comprendre et çà donne çà, des neuneus prêts à tous gober et marchant au stimuli de la peur. Ils prétendent éduquer leurs enfants et ‘ont pas une once de conscience politique, des grands enfants quoi. Attention : Mélenchon = communiste avec gros couteau entre les dents… Voir comme disaient nos braves camarades socialos : dangereux extrémiste… Et voilà où nous en sommes. ARAMIS

  3. Moins que de la bêtise, ces gens ont tout simplement perdu la confiance dans tout ce qui représente l’Etat, les institutions à commencer par l’école. Il n’est pas improbable que vos voisins n’aient plus confiance en vous, de même que votre confiance en eux est plus que limitée, depuis longtemps ils ont abandonné l’idée que leur entreprise pouvait les aider au travers de la formation, d’un travail plus intéressant et valorisant (à juste titre bien souvent). S’ils votent ils se sentent constamment trahis, il suffit pour cela de lire les journaux, et quelques blogs dans lesquels on se lamente des incessants changements de direction imposés par la réalité sur laquelle se fracassent les promesses de grand soir. Or sans confiance pas de sécurité et le sentiment de sécurité qu’apporte la confiance est minimal dans notre société.
    Chaque décision est mesurée à l’aune d’une trahison possible. Le doute est permanent sur les motivations « profondes » des décideurs (mais quand, où et par quel orifice vais-je me faire enfler ? à moins que ce ne soit déjà fait).
    Alors quand en plus il s’agit des enfants, des prunelles de nos yeux… Pfiou… ça part en vrille vite fait.

  4. Ca fout les jetons de voir à quel point une rumeur lancée sur internet est pris pour argent comptant par de ( trop) nombreux citoyens ;
    Il faut dire que tant et tant de conneries sont proférées à longueur de journées par des politiques  » de gouvernement » déboussolés que ça étonne moins

  5. Il faut dire aussi que du fait que les médias portent la langue de bois, bien souvent on va sur internet avec l’intime conviction que là « il y a la vérité qu’on nous cache », alors que bien des fois on nous lave le cerveau et si on est dans une période « fragile »…

  6. Je ne saurais trop encourager mes concitoyens à l’herméneutique. Mais je souhaiterais aussi vous mettre en garde contre les interprétations trop rapides. Nous ne savons pas grand chose des voisins de Juan, sauf ce que son épouse en a dit: « mais, ils sont bêtes ».

    Soit. Partons de l’hypothèse que c’est vrai. Dans ce cas, l’effort intellectuel produit par les analystes qui s’essayent à l’herméneutique tend vers l’analyse causaliste: dire pourquoi ils sont bêtes.

    Ainsi:

    Aramis propose la naïveté: « Si ces gens-là n’étaient pas aussi manipulables, ils se renseigneraient plus sérieusement, afin de ne pas avoir à avaler toutes les fadaises que les manipulateurs entendent leur faire avaler. »

    Brucolaque propose la perte de confiance: « Moins que de la bêtise, ces gens ont tout simplement perdu la confiance dans tout ce qui représente l’Etat, les institutions à commencer par l’école. »

    Alain Bobards propose l’attrait pour la rumeur: « Ca fout les jetons de voir à quel point une rumeur lancée sur internet est pris pour argent comptant par de ( trop) nombreux citoyens ».

    Aurore propose la manipulation par les média de la personne dans un état vulnérable: « Il faut dire aussi que du fait que les médias portent la langue de bois, bien souvent on va sur internet avec l’intime conviction que là « il y a la vérité qu’on nous cache », alors que bien des fois on nous lave le cerveau et si on est dans une période « fragile »… »

    Conclusion: tous les locuteurs de ce fil de dial ont recherché spontanément une explication causaliste au phénomène « ils sont bêtes ». Ils l’ont fait sans que Juan le leur demande. Par programmation. Tous, sauf le premier.

    Alors, je donne la mienne: ils n’ont pas bouffé de corn flakes quand ils étaient enfants, ils ont une carence en machin-truc qui fait que leur cerveau a morflé. C’est une explication causaliste pas plus conne que les autres.

    Mais, à la réflexion, le pourquoi, on s’en fout. Ce qui compte c’est « ils sont bêtes ».

    Maintenant, le plus intéressant: ils sont bêtes comment? La modalité de la bêtise.

    Et après, on ouvre vers la signification de la bêtise. Et ses conséquences.

    Si on continue à se concentrer sur la cause, on va avoir sous ce fil de dial 6, puis 7 puis 8 et etc, personnes qui vont nous donner leur explication de la bêtise de leur prochain, sans se rendre compte que ce qu’ils montrent, c’est leur bêtise à eux.

    Une collections de sujets programmés à rechercher du pourquoi et pas du comment. On va tomber dans la doxologie.

    Allons!

    PS: remarquez bien que je donne moi aussi mon explication de la bêtise, donc que je verse mon obole.

    1. Ca va vous paraitre curieux, mais je connais un tas de personnes, aussi intelligentes que vous, qui vérifient les informations qu’ils reçoivent, avant de grimper aux rideaux et de remplir de joie les zigotos qui balancent ce genre d’iinfos . Ce n’est pas de la bétise, c’est une forme de superficialité qui est en cause

  7. symbole de trop de temps passé devant la télé et sur les blogs…habitués à manger des couleuvres à longueur d’années, nous sommes parfois enclin à ouvrir la bouche pour une de plus …

    il y en a comme ça qui prennent le train qui vient parce que d’autres sont montés dedans, et ceux qui restent sur le quai se demandent d’abord où il va, avant de monter….

  8. Des benouilles, des moutons ! Les « méfaits » d’internet : où les gens sont comme les voitures téléguidées. Incapables de reprendre les commandes en main, ils se laissent guider et aller droit au fossé. Demain, on leur dit qu’il n’y a plus d’essence, qu’aussitôt des queues de voitures se formeront pour faire le plein. L’important n’est pas de savoir, mais de croire.

    Un canular, ce n’était qu’un canular : souvenez-vous comment Orson Wells avait conditionné des américains à fuir leur ville au prétexte d’une invasion d’extra-terrestres. Ils s’en étaient trouvés de nombreux à le croire et, donc, à le faire. Des benouilles, des moutons !

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