Si j’étais au Parti de gauche…

… je n’aurais pas axé ma fronde anti-fiscale sur les thèmes retenus l’automne dernier. Comme c’est la nouvelle année, les bonnes résolutions, toussa toussa, je vais donner un conseil, gratuit, cadeau, la maison offre.

Rappelez-vous.

Contre les Bonnets Rouges, Mélenchon et d’autres tentent de mobiliser pour expliquer que l’impôt c’est bien. Puis, quelques semaines plus tard, tente de faire croire que la hausse de la TVA va augmenter d’autant les prix, surtout pour les ménages modestes. L’arnarque en a convaincu plus d’un, malgré de nombreuses tentatives pédagogiques.

Mon propos n’est pas de critiquer le fond de ces deux arguments: oui, l’impôt est une bonne chose pour qui souhaite de la redistribution et des services publics de qualité (entre autres). Oui, la hausse de la TVA est injuste.

Mais tout occupé à son parler dur, cru et je-ne-sais plus quoi, Mélenchon a caricaturé un débat qui pourtant pouvait se résumer autour d’un chouette slogan: les classes populaires vont supporter un tiers des hausses d’impôts !

C’est lourd, injuste et économiquement contreproductif.

Je ne sais pas pourquoi le FDG ne s’est pas sais d’un slogan pareil. C’est plus simple. On s’identifie facilement. On comprend facilement. Au lieu de quoi, il a fallu lire des âneries (pardon) telles « Le 1er janvier prochain, tout va augmenter », 100 euros par Français, etc.

Ce tiers de hausse d’impôts est même sous-évalué, puisqu’il ne prend pas en compte les effets indirects des augmentations de taxes et cotisations sur les entreprises (déflation salariale, hausse de prix, etc).

A bon entendeur…PS: Ne croyez pas que je cherche à personnaliser le problème sur Jean-Luc Mélenchon. Il m’agace autant que Mosco, moins que Valls, et, de toutes façons, je ne crois pas dans les hommes providentiels. J’évoque Mélenchon avec régularité car c’est lui qui parle le plus fort, est le plus invité, fait davantage parler de lui que d’autres au FDG.

 

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Quelques secondes dans 2014

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L’entracte dans un spectacle, les enfants ravis alors que déjà ils voulaient sécher la Saint Sylvestre de leurs parents. Le mauvais réflexe de vérifier ce que l’on dit sur Twitter de l’intervention prévisible de Hollande.

La soirée plus tard chez des voisins de banlieue, simplement généreux. Un copain qui fera campagne municipale pour EELV. Le sentiment que nos disputes numériques sont aussi futiles qu’elles sont violentes.

Allez.

Prochaine étape.

Bienvenue en 2014

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Qui regrettera cette année 2013 ? Je cherche quelques arguments. Il y a toujours des satisfactions, évidemment. Mais bon, pour une fois, comme en 2008 ou 2011, j’attendais avec impatience cette nouvelle année.

A tort à à raison.

Tout va changer, dans nos têtes au moins. Le passage de l’an est un repère comme un autre, comme un cap que tu te fixes devant en courant ton jogging.

Bonne année à toutes et tous, à vous et à vos proches.