Chanson du dimanche: « hallelujah », par Jeff Buckley

Ce n’est pas parce que certains grincheux de la religion voudraient occuper le pavé qu’il faut renier quelques-uns de nos coups de coeurs musicaux. Celui-là en fait partie.

Jeff Buckley, parti trop vite.

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Julie Gayet, François Hollande et nous.

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En écrivant ce billet, je transgresse mon appel. Oui, j’en parle aussi. L’affaire va se calmer, se tasser, s’oublier … si évidemment on nous épargne d’autres rebondissements.

Sur le sujet, il ne nous reste qu’une attitude.

1. Il est difficile de zapper totalement l’affaire quand on commente l’actualité quotidiennement. C’est un peu comme si vous ne parliez que du film que personne ne regarde. Vendredi, Julie Gayet sort dans les nommés des César 2014, le fruit d’un vote des milliers de membres de l’Académie. cela suffit à quelques grincheux de railler un complot. Vendredi encore, Hollande ne répond pas à un journaliste anglais qui lui demande si Gayet remplace Trierweiler. Cela suffit à susciter quelques brèves dans TOUS les journaux.

2. Il est sans doute utile de rabâcher combien les médias sur-abusent du sujet. Car l’affaire Gayet, au-delà de l’histoire intime, est d’abord pour nous autres citoyens un drame médiatique. C’est la première leçon, la seule, la vraie. Elle n’est pas surprenante. Elle est décevante.

3. Qu’Hollande soit avec Julie Gayet ou quelqu’une d’autre n’a aucune espèce d’importance pour le citoyen que je suis. On s’en fiche. Oublions les réacs qui confondent la République avec une Monarchie chrétienne. Négligeons les médiocres qui tirent des interprétations capillo-tractées sur le caractère de François Hollande à partir de cette histoire pour expliquer son action politique.

4. Je ne sais pas avec qui couche Jean-Luc Mélenchon. C’est sa vie. De même que la vie privée de NKM, d’Anne Hidalgo, de Nicolas Sarkozy, de Marine Le Pen, etc, ne m’intéresse pas. On nous rétorquera que la Transparence généralisée est la nouvelle exigence. Qu’il est curieux de voir des citoyens s’inquiéter de l’espionnage de leur vie par Facebook ou la NSA et réclamer le droit au voyeurisme républicain le plus absolu quand il s’agit de nos dirigeants.

5. Nos dirigeants sont humains et proches quand ils nous ressemblent. Avec nos failles aussi, du moment que ces dernières n’emportent aucune conséquence sur l’action publique. Un député UMP, cousin de Nicolas Sarkozy, s’est interrogé sur un déplacement de Hollande dans la famille Gayet l’été dernier, dans le Gers. Non, confirma Matignon, les moyens de la République n’ont pas été mis à disposition pour cette affaire-là. Le même Christian de Ganay, en 5 années de Sarkofrance, n’a jamais posé une question sur les nombreux voyages publics/privés de Nicolas Sarkozy aux frais de la Présidence.

 

L’appel du 1er février 1954

L’hiver est doux. A l’époque, il y a 60 ans, il ne l’était pas. Il était glacial.

A l’époque, il y a 60 ans, on mourrait de froid dans les rues de Paris et ailleurs. La moitié du pays était encore mal logée.

Hier, le 31 janvier, la Fondation Abbé Pierre a publié son habituel et terrifiant rapport sur le mal logement. C’est l’un de ces constats, massifs, que j’affectionne car il nous rappelle la réalité, la vraie, au-delà de l’anecdote et du vacarme.