La haine tranquille


Tarzan: « Dis papa, tu t’es déjà fâché avec un ami ? »

Juan: « Euh, non, je ne crois pas. »

En réfléchissant après, j’ai réalisé que j’avais oublié.

C’est un truc curieux. Mais il est venu. On devrait dire « Elle ».

Elle est venue.

La haine, mais tranquille.

Elle est venue à distance, sans contact, ni échange physique.

Pas de dialogue très soutenu. Ce n’était pas forcément ce que d’aucuns qualifierait d’ami puisqu’on ne s’était jamais rencontré. Mais c’était certainement un proche, une relation régulière et agréable née de ces échanges numériques qu’on a sur les « rezossocio« . Une fâcherie sur un sujet forcément politique, puis une autre, puis une autre. Et encore un autre. Etc, etc…. Puis simplement quelques tacles, à distance. Puis, à force d’entendre cette haine qui grossit là-bas, chez l’autre, elle se nourrit aussi ici, au coeur.

La haine tranquille est venue ainsi.

Ce n’est pas la première fois. Mais c’en est une bonne.

Le plus étrange, presque inquiétant, est que cette haine tranquille peut réchauffer le coeur.

 

5 réflexions sur “ La haine tranquille ”

  1. Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire.
    Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant […] cet adversaire, c’est le twittos sur son canapé !

    #HuHuHuHuHu

  2. Faites gaffe avec la haine.

    C’est le seul cancer qui s’attrape volontairement.

    Tous les autres sont liés à des facteurs de risques. Mais la haine est le seul qui nous demande notre avis, notre approbation. Et, on la lui donne. Une fois que c’est fait, très difficile de rompre le contrat: on l’aime trop pour ça.

    Elle réchauffe le cœur, comme vous dites. Mais en fait elle l’assèche.

    C’est à dire qu’au début, elle se fait passer pour la sainte colère, elle se fait passer pour quelque chose de grand et qui pourra faire accomplir de grandes choses (on dit d’ailleurs que rien de grand ne se fait sans colère).

    Ensuite, elle devient une sorte de jalousie. Et à, on est cramé. C’est la phase terminale.

    Perso, je lui préfère sa petite sœur: la colère. Elle ne fait faire que des conneries, mais l’énergie qu’on dépense à les rattraper nous renforce. C’est pour ça que rien de grand ne se fait sans colère.

    1. j’aime bien la colère. Je la pratique depuis les premiers jours de mon bloguing. Mais parfois, elle dérape… En l’occurrence, je crois que dans le cas présent, il s’agit d’une vraie haine;

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