Quand des Roms sauvent une vie


… Pas une ligne chez certains, un bel article dans les colonnes de L’Humanité. Nulle envie de remonter sur des polémiques de bas étage. Mais la nausée nous a pris, ici, sur notre incapacité collective à parler des Roms sans caricatures médiatiques.

« C’est le genre d’histoire « qu’on n’a pas l’habitude d’entendre dans les médias ». Ce lundi matin à Palaiseau (Essonne), aux alentours de 8 heures, un incendie se déclare dans un pavillon en meulière, rue George Sand. Une femme, bloquée à l’étage par les flammes, alerte les secours par tous les moyens. Ses cris font réagir quelques passants, qui n’hésitent pas un instant à intervenir, et qui parviennent à sauver l’habitante. Un fait divers comme on pourrait lire dans la presse régionale, sauf que cette fois, les sauveurs sont des Roms, qui devraient être expulsés de leur terrain dans les deux semaines. »

(source: L’Humanité)

Il suffit, parfois, de traiter et/ou relayer au quotidien toutes les facettes d’une réalité, désagréable ou agréable, pour s’en faire une idée dépassionnée et loin des clichés.

J’attends évidemment l’article du Figaro, de Valeurs Actuelles et des autres.

Evidemment.

 

9 réflexions sur “ Quand des Roms sauvent une vie ”

  1. J’avais déjà lu cet article avant de vous lire. Bel exemple de courage de la part de personnes tant de fois fustigées par une certaine presse. Bonne journée.

  2. …v’la encore un acte de courage et de civisme, qui passera complètement à la trappe des jités nationaux et des unes de la presse  » bien informée  » !!
    Orpe roma !!

  3. J’avais aussi lu cette histoire….un bel élan de solidarité et de courage….il y a tellement de belles histoires à raconter plutôt que d’entretenir cette haine qui nous guette à tous….

  4. À ma connaissance, personne n’a jamais prétendu que les Roms manquaient de courage. Vous tentez d’amalgamer des choses n’ayant strictement aucun rapport entre elles. À ce compte-là, on peut très bien imaginer la Résistance déposant les armes, sous prétexte qu’on a vu un officier SS faire traverser la rue à une vieille Parisienne. (Et hop ! un point Godwin !)

    1. je cherche l’amalgame dans l’article de Juan….je n’en vois pas….. »relayer toutes les facettes d’une réalité » ….tout simplement !

    2. Comparer un officier SS à des Roms, quelle grandeur d’esprit… Le fait est « cher » individu que ce fait a été seulement soulevé par un seul média, alors que d’autres fait négatifs le sont sans cesse par des dizaines de médias… Résumé dans ce pays le négatif prime… Mais cela est certainement loin de votre portée d’esprit… !

  5. Les commentaires sont rigolos. On dirait qu’ils sortent d’un distributeur automatique. Je mets un euro dans la fente et, oh, moi aussi j’en ai un:
    Ces hommes stigmatisés, ostracisés, victimes d’un racisme qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire, donnent une belle leçon d’humanisme et de courage à leurs détracteurs nauséabonds. Grattez les préjugés, et vous aurez sous leur croûte putride l’homme, tout simplement l’Homme, qui sait se porter au secours de son frère en détresse.

    Sans déconner, ce genre de billet sous entend qu’il y a quelque chose d’extraordinaire à ce que des hommes en sauvent d’autre au péril de leur vie. Non, cela s’est toujours fait. On pourrait dire que Dimitri Yourref et Django Charhar ont eu une conduite héroïque sans dire qu’ils sont Roms, ou Alsaciens… Appuyer lourdement sur le fait que ce sont des Roms, c’est dire « vous voyez, pour une fois…. » Quant à demander qu’on en fasse davantage de pub, pour compenser… hum, c’est…comment dire, contre-productif.

    Il me semble qu’autrefois on honorait davantage les héros, c’est dommage qu’on ne les célèbre plus autant.

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