Pourquoi les municipales sont d’abord des élections locales


Dans mon coin, la liste à laquelle EELV s’est associée, fortement, a fait une campagne locale presque sans étiquette. En 2012, Hollande a gagné la majorité, mais le député sortant, de droite, a été réélu aux législatives.

1. Je me lamentais il y a quelques jours sur Twitter, de cet apolitisme municipal. Le candidat soutenu par EELV n’est pas d’EELV, et il faut chercher dans le programme pour trouver une référence du soutien d’EELV. Je pensais qu’il fallait assumer ses étiquettes, ce qui n’empêche pas une attention locale.

2. Cette liste semble a-politique, mais avec un ancrage gauche/écolo. Le candidat se dit « honnête », « proche », « gestionnaire », « compétent ». Cela fait rêver.

3. Le programme est plus réjouissant. On parle d’éco-solidarité et d’autres choses. L’apolitisme n’est finalement pas si présent, quand on regarde de près. C’est un affiche de campagne, un raccourci pour éviter l’impact national.

4. Localement, la gauche part divisée puisqu’il y a aussi une liste socialiste et une autre du Front de gauche (*). Il paraît qu’on ratissera plus largement contre le maire sortant. Effacer les affichages de politique nationale trop visible, peut-être est-ce finalement un judicieux pari. Après tout, les enjeux dans une commune sont locaux: logement social, espace vert, école et crèche, sécurité, etc. La droite et la gauche peuvent faire la différence. Mais les oppositions nationales peuvent brouiller les recompositions et les alliances.

 

(*) pour des raisons de confidentialité personnelle, je tairai le nom de la commune, là n’est pas l’important.

16 réflexions sur “ Pourquoi les municipales sont d’abord des élections locales ”

  1. CONFIDENCE POUR CONFIDENCE, voici l’appel à constitution de liste que j’avais déposé dans les boites aux lettres de notre village d’environ 400 h, où ma grand-mère est née en 1876 (le maire évite de donner les chiffres exacts et se contente du dernier recensement précédé de la construction d’une dizaine de maisons); Cet appel à été fait il y a deux mois. C’est une mairie sans étiquette, mais le maire est connu en tant qu’encarté UMP et les gens savent que je suis de gauche) A ce jour, Aucune réponse ne m’est parvenue.. A croire que le bétonnage plaît. Du coup nous ne sommes que deux (il aurait fallu être au moins six pour emporter la mairie où le nombre de conseillers est de 11). Je suis écœuré, bien que m’y attendant. Je ne vais même pas aller voter et mon épouse non plus, vu qu’il n’y aura finalement que la liste du maire bétonneur… Un bon vrai bled de droite rurale où les deux premiers partis en tête lors d’élections nationales, sont l’UMP et le PS (3e le FN)…

    APPEL A CONSTITUTION DE LISTE POUR LES MUNICIPALES 2014

    Soucieux du devenir rural et de la tranquillité de ………………….., nous avions monté une liste de six personnes lors du précédent mandat, dans une logique de Comité de Sauvegarde …………… (CSV), en vue de garantir ces deux qualités indispensables à la quiétude de notre village. Nous avions surtout décidé de réagir en urgence, face aux dernières constructions et au projet de lotissement envisagé par notre maire. Constatant qu’aucune autre liste n’avait été présentée face à ce bétonnage qui semblait devoir s’amplifier, nous avions présenté cette liste à la dernière minute. Si notre score n’a pas permis de modifier suffisamment les perspectives envisagées par l’équipe en place, il reste néanmoins intéressant de constater que nombreux sont ceux qui ont souhaité porter leur suffrage sur une nouvelle équipe prônant avant tout la sauvegarde du village.

    Les personnes qui s’étaient jointes à nous n’ont pas souhaité se représenter ou n’ont pas pu le faire. Nous restons donc, ma femme et moi-même, apparemment à ce jour, les seuls opposants déclarés aux constructions en nombre et aux lotissements en préparation, les seuls restant en lice pour changer cette logique de bétonnage excessif pouvant à terme saturer rapidement le parc de construction du village et gêner ainsi notre projet de privilégier le rapprochement familial des ……………., tel que nous l’avions défini et mis en avant dans notre profession de foi précédente.

    Nous vous proposons donc de monter une liste visant d’abord au renforcement de l’expression démocratique locale, en impliquant au maximum la population du village lors de décisions importantes à prendre pour le devenir de la Commune. Une liste qui aurait pour but principal, de changer radicalement de perspective pour ce prochain mandat, par la mise en place d’un programme optant pour un objectif minimum de constructions sur le village (Hors rapprochement familial sur un même terrain, agrandissement ou de constructions agricoles, souhaitables et nécessaires), les autres modalités contenues dans la profession de foi pouvant être discutées une fois l’équipe constituée, et dès que la tête de liste aura été choisie.

    Pour terminer cet appel citoyen, nous citerons en partie une phrase émanant de JFK : « Ne vous demandez pas ce que votre Commune peut faire pour vous, mais posez-vous avant tout la question sur ce que vous pouvez faire pour elle, en conservant à l’esprit que ces bienfaits rejailliront forcément sur l’ensemble de sa communauté et sur votre propre descendance ». …………….. est encore pour l’instant, un charmant petit village où la majorité des habitants se saluent courtoisement, il ne tient donc qu’à vous qu’il le demeure.

    Recevez mesdames et messieurs, nos salutations cordiales et citoyennes.

    Claude & Danielle ………….. pour le CSV

    1. Le bétonnage, ce n’est, malheureusement pas une exclusivité de droite . Dans la commune ou j’ai résidé avant d’en partir à cause d’une urbanisation galopante et mal maitrisée, la municipalité était PS

      1. C’est malheureusement vrai en ce qui concerne PS et UMP et dans la mesure où l’on considère encore le PS comme étant de gauche… J’aimerai bien connaître cependant le mode de gestion Front de gauche pour des villages et des gros bourgs, histoire de comparer. ARAMIS

      2. @Alain Bobards

        Faut bien loger les gens. Chaipas si vous êtes au courant, mais la population française augmente. Bah! Tant pis, ils coucheront dehors à la belle étoile. Les hivers sont moins froids en plus.

    2. Ah ouais, vous vous opposez à la construction de nouveau logements dans votre bled?

      Et chuis sûr que si Juan fait un post sur le mal logement en France vous aller nous faire votre diatribe habituelle sur la société libérale, les salauds de patrons, blabla.

      Mais monsieur tient au paysage de son petit village à sa mamie chérie. C’est trop mignon. C’est con, mais c’est mignon.

  2. La réfelexion sur la guache divisée est en contracdiction avec le fait que les municipales sont des élections locales . Pourquoi vouloir politiser la seule élection où les citoyens sont en prise directe avec les élus ? Dans mon bled ( de moins de 1000 habitants ), il n’y a qu’une seule liste et ceux qui y figurent ont tous des sensibilités politiques différentes . C’était déjà le cas sous la mandature qui s’achève et ça marchait plutôt bien .
    Que les villes de 10 000 habitants et plus servent de tremplin à des ambitions politiques, ça peut se comprendre, à la condition de d’abord respecter les engagements municipaux pris par l’équipe élue . Sinon, ça ne sert qu’à décridibiliser plus encore une classe politique qui l’est déjà suffisament

  3. dans ma commune ça sera vraiment local, il y a une liste de droite (sans carte) et une autre liste dont le chef se dit à gauche parce que la droite est prise . Sur les 2 listes il y a des habitants choisis en fonction de l’énervement suscité par les futurs conseillés de l’autre liste….
    plus clairement une personne de droite peut être sur la liste de gauche si une personne de gauche de la liste de droite l’a énervé dans le passé…
    et chacun boit un canon à la fin de sa réunion respective sans faire de mélange….

    ma question est la suivante : Comment comptabiliser politiquement la victoire qui sortira vainqueuse (oui je me permets au nom de la parité) ?

    merci de me répondre doucement que je comprenne bien
    .

    s’en fichent royalement puisqu’à la fin de chaque réunion, un pot est prévu

    1. Je ne comprends pas le sens de la question. L’équipe gagnante ou les différents conseillers retenus se réunissent et élisent le maire ou la mairesse. Donc, vous pouvez répéter la question ? ARAMIS

      1. pardon je n’ai pas pu répondre avant. Je voulais blaguer un peu en disant que les deux listes de la commune sont inclassables tant les sensibilités se recoupent dans une même liste.
        alors je me demandais comment la liste gagnante pouvait être classée dans les stats finales au niveau national (si elles le sont)

  4. dans le précédent, j’avais perdu la dernière phrase et je ne la trouvais plus……et soudain je la vois devant mes yeux avec le clic envoyeur…

    je voulais éviter de montrer que les réunions politiques de travail étaient festives, c’est raté…..pardon.

    1. Et tout ça, ça fait
      d’excellents français …
      ( chanson interprétee par Maurice Chevalier, pendant la drôle de guerre ) . Je ne me rappelles plus exactement la suite mais il me semble que les paroles, chambrant les militaires, pouvaient s’appliquer aux élections municipales dans les petites communes

  5.  » Par un communiqué ce mardi matin, Jean-Marie Brom a annoncé qu’il quittait EELV, Europe Ecologie-Les Verts.
    Il quitte le parti « par fidélité a certaines convictions qui ont été bien oubliées au profit d’un électoralisme de bas étage… En tout cas, je ne me reconnais plus dans le parti que j’avais rejoint il y a près de 30 ans », selon lui.
    Jean-Marie Brom, adhérent des Verts de la première heure, est un ancien conseiller municipal de 2001à 2008, Il fut candidat à de nombreuses reprises aux élections à Strasbourg.

    Voici son communiqué :

    « J’ai pris la décision de quitter Europe Ecologie – Les Verts. Ce parti qui aujourd’hui, ne produit plus d’idées neuves, préférant se soumettre à l’appétit de pouvoir, ou de l’apparence du pouvoir, de quelques-uns de ses dirigeants.

    Ce n’est pas facile de quitter le parti que j’ai rejoint en 1988, après avoir été candidat aux municipales de Strasbourg en 1977, aux élections législatives dans le cadre de « Ecologie 78 », à la première élection européenne en 1979, après avoir été le président bas-rhinois de « Ecologie et Survie », prototype de ce qui devenu « Les Verts ».

    Je quitte mon parti parce qu’il ne produit plus grand’chose, parce que, pour reprendre les termes de Noël Mamère, nous sommes devenus « un syndicat d’élus ». Que reste-t-il de nos projets de transformation de la société ?
    Sur le plan national, et quel que soit le regard que nous pouvons avoir sur l’action des ministres EELV, il n’en reste pas moins que l’action du gouvernement est trop loin des termes ou même de l’esprit de l’accord passé entre EELV et le PS : l’appel à la croissance, vue comme unique solution à tous les problèmes de société, le soutien réaffirmé au nucléaire (et pourtant, dans l’accord, EELV acceptait sans broncher le fait nucléaire après 2025…), une politique sécuritaire digne de la droite, la poursuite de la remise en cause des retraite, qui montre le peu de confiance qu’ont nos actuels dirigeants dans leur politique à long terme, la réforme territoriale initiée par la droite et reprise par la gauche … La liste serait trop longue des promesses non tenues, des renoncements successifs, des lignes rouges franchies sans que nos ministres ou nos élus n’en tirent aucune conséquence. Aujourd’hui, les écologistes continuent d’accepter des décisions contraires à leur projet. Si encore c’était pour faire avancer d’autres dossiers, mais lesquels ?
    Le congrès de Caen s’est terminé sur un parti meurtri, divisé, avec un exécutif ne représentant qu’à peine la moitié du parti. La dernière réunion du Conseil Fédéral de ce week-end a replongé notre parti dans l’absurde, avec un exécutif quasiment absent et préférant les réunions discrètes aux explications franches… pour finir par choisir de « ne pas désapprouver » les orientations budgétaires du gouvernement (on appréciera la sémantique).
    Sur le plan local, la triste expérience du référendum manqué de 2012, où Europe Ecologie avait choisi de soutenir une réforme sans savoir ce qu’elle pourrait contenir, nous a placé dans un rôle de supplétif du pouvoir, quel qu’il soit. Dernier avatar : la motion votée au Conseil Rhénan qui certes acte la décision de fermer la centrale de Fessenheim, mais appelle de ses voeux un « centre de démantèlement européen » (le seul projet existant étant celui de M. Rol-Tanguy) qui risque de faire converger à Fessenheim des milliers de tonnes de ferraille hautement radioactives de toute l’Europe en voie de dénucléarisation. A force de vouloir exister, on finit par se compromettre sans mesurer l’avenir…
    Et la situation strasbourgeoise n’est que le reflet d’une bien triste évolution, l’illustration d’un parti qui est devenu capable d’assourdir son discours contre la promesse de quelques postes. Le bilan du mandat écoulé montre que bien peu de ce qui avait été évoqué dans l’accord de fusion de 2008 a été respecté. L’histoire de ce mandat est pleine de renoncements – sur la démocratie, l’énergie, les ondes électromagnétiques, la sur-densification urbaine…– que nous avons accepté trop souvent sans broncher, ou à peine. Dès lors, il est normal de faire campagne sous nos couleurs, avec nos idées, pour forcer l’entrée de l’écologie dans la politique strasbourgeoise autrement que par des discours sans propositions. Mais peut-on mener campagne sur nos idées en restant liés jusqu’au dernier jour à un exécutif qui ne les a pas porté ? Je ne le pense pas, je l’ai dit. La réponse qui m’a été faite a été qu’il ne fallait pas indisposer d’avance nos futurs partenaires du 2ème tour. Et aujourd’hui, le vote du budget de la Ville de Strasbourg a illustré cette réponse. Je crains qu’aujourd’hui, il ne reste plus qu’à faire la campagne la moins gênante possible pour être en mesure de quémander quelques places… Ce sera sans moi.
    Ce n’est pas ainsi que je voyais la politique lorsque je me suis engagé voici bientôt trente ans au sein des Verts. Ce n’était pas pour me retrouver dans un parti-supplétif, un parti-alibi qui ne sert qu’à mettre une touche de vert sur une politique trop loin de nos idées.

    Jean-Marie Brom »

    http://alsace.france3.fr/2013/12/17/jean-marie-brom-je-quitte-europe-ecologie-les-verts-379209.html

  6. Parti supplétif : Oui c’est qui attendait le Front de Gauche s’il avait eu deux ou trois strapontins pour cautionner une politique de droite… Les verts ont voulu le faire, ils vont en payer le prix électoral. ARAMIS

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