Pourquoi le gouvernement Valls est anachronique


N’écoutez rien. Tout va bien. Circulez, tout va vraiment très bien.

1. La France vote à droite, et donc Hollande lui a choisi le premier ministre le plus adéquat dans le contexte.

2. La France vote à droite, mais le gouvernement sera bien à gauche, soyez-en sûrs. La preuve, Montebourg est à l’Economie, même si Sapin est au Budget. Hamon fera les programmes scolaires, Mosco a dégagé, Taubira est encore là.

Trêve de plaisanterie.

Je souhaite bien du courage aux ministres de gauche du gouvernement Valls. Les attentes étaient si grandes que le casting devait être à la hauteur. L’équipe Hollande n’a pas réussi à convaincre depuis 2012 sur des sujets assez simples: les retraites, l’ANi, le rapport à l’immigration, l’équilibre entre justice sociale et soutien aux entreprises, et même la réforme fiscale (rappelez-vous ce que nous écrivions sur le supplice chinois il y a quelques mois…).

Bref, j’ai du mal à considérer qu’on puisse aujourd’hui encore aujourd’hui « donner sa chance au produit » comme si c’était un nouveau départ.

Ce gouvernement, hormis son premier ministre, aurait été formidable dès les premiers jours de juin 2012. Les circonstances en ont décidé autrement. Aujourd’hui, il n’est qu’une jolie synthèse sans cap politique vraiment différent, confiée à un chef d’équipe horripilant, à un moment où la déception est grande,

Bon courage, donc.

Et sans moi.

 

64 réflexions sur “ Pourquoi le gouvernement Valls est anachronique ”

  1. Oui tu as raison ce gouvernement aurait pu être en juin 2012………..;sans Valls.
    Cela étant « les aboyeurs » de la droite se déchaînent,

  2. Tout s’accélère : Pétain vient de nommer LAVAL (S) et prépare déjà son voyage à SIGMARINGEN…La résistance est aux portes de l’hôtel du Lac… ARAMIS

  3. Sans moi, non plus : Mon cap : Les Européennes avec « Nouvelle Donne » le nouveau parti « citoyen » . Heu… vaste chantier🙂

  4. Je trouve positif que Ségolène ait été élue à l’écologie. Elle va non seulement rendre à celle-ci ses lettres de noblesse, mais à elle seule générer un bond dans l’économie. Elle a largement prouvé dans sa région que les deux étaient compatibles, génèrent du travail et des bénéfices. Elle est beaucoup plus pugnace et pragmatique dans la défense de ses projets que EELV, maîtrise ses dossiers et ne se laissera pas faire.

    Dommage que Fleur Pellerin soit sortie non ? Travailleuse, intelligente, discrète, capable de collaborer dans son domaine avec les parties prenantes, c’est une grosse perte à mon avis.

    1. Ouais, à condition que les affairistes n’imposent pas à pépère (son ex) de passer à la fracturation du gaz de schiste.. M’étonnerai que Sego ose s’opposer à çà… C’est qu’elle a mis drôlement d’eau dans son vin aussi, la dame ARAMIS.

  5. Certes rien ne va dans ce pays, mais Taubira reste à son poste et c’est tant mieux, Ségolène gagne son retour et c’est tant mieux…
    Maintenant, place au grand blabla des médiaprophètes qui vont nous touiller ça dans la gamelle, à toutes les sauces !

    ***

  6. content (…) ‘pour’ Taubira et Ségo. Ma femme à 13:00 (les infos): « et Peillon ?! »
    … Benoit à bcp œuvré pour Valls à Matignon = récompense (ce que j’ai entendu)
    donc, ‘ça marche’ encore comme ça.. depuis l’temps: je dois vraiment soigner ma naïveté
    Fleur out .. dommage (merci de l’info Jmemêledetout)
    ceci dit, mes vœux, encouragements etc. (ne sais pas faire les bénédictions) et bonne journée

  7. Comme moi.
    Possible que je vote, cette fois, aux Européennes, et écologiste, la première fois en 20 ans de votes.
    Je crois qu’ on a été patient. Très patients

  8. Même avec Taubira et Royal….difficile de trouver des raisons de se réjouir….

  9. On prend (presque) les mêmes et on continue en « gardant le cap »…

    A ceux qui semblent regretter Fleur Pellerin, je ferais remarquer que cette brave bourgeoise a déclaré: « Le milieu entrepreneurial a encore besoin de preuves d’amour (sic) ». Même les libéraux les plus hardcore ne s’abaissent pas à ce point.

    1. Il y a différentes manières d’interpréter cette phrase. Pour moi, cela veut dire que le milieu « entrepreneurial » a besoin d’être entendu. Et, au vu des réactions de celui-ci à son départ, qui la regrettent très visiblement, c’est la bonne interprétation.

  10. j’avoue, Johnathan, mon ‘affection’ pour Fleur est subjectif (mon côté philo-femme ?) et sémantiquement (je fais court) sa fonction, Economie numérique, a une tolérance (# libéral) limitée (que libertarien m’effleure ne changera rien)
    sa p’tite phrase ? je ne connaissais pas, sympa non.. on a connu pire n’est-ce pas.. on peut entendre ‘confiance, support’ et même, pourquoi pas, au 2° degré.. ? cordialement

  11. Je constate encore une fois qu’il y a autant de sélectionneurs que de commentateurs …Fatiguant tous ces rabachages entre initiés…Et on se raconte des anecdotes, cela rassure, et on refait la guerre de 14/18 quand ce n’est pas celle de 1870.
    Quel intéret à gaspiller autant d’énergies ? Encore des querelles sur les grenouillages et les enfantillages…Navrant

  12. C’est à dire qu’un libéral, du moins lorsqu’il est bien né, ne sollicite pas de preuve d’amour de l’Etat.

    Eurk! Rien que d’y penser, ça me colle des frissons.

    Maintenant, si l’Etat pouvait, spontanément, comme ça, de son plein gré, donner de lui-même des petites preuves d’amour aux entreprises, en tout bien tout honneur, ce serait comme un rayon de soleil qui viendrait éclairer le doux visage du libéral.

    Mais bon, de telles choses ne se produisent pas en France, où les entreprises sont fortement carencées en amour étatique. C’est pas plus mal.

  13. Content pour Ségo. Sapin parait mieux à sa place.

    Plus de justice (et de possibilité d’avenir « enchanté »)
    me parait obligatoirement lié à une progression économique
    recherchée au jour le jour.

    Qu’on le veuille ou non la France et l’Europe sont dans une compétition
    même si surtout cela ne doit pas être une guerre économique..

  14. Et le coup du commerce extérieur confié à Fabius (affaires étrangères) au lieu de rester logiquement avec l’économie, me semble être l’image de la volonté de Hollande de faire signer le TTIP !

  15. aurais je senti comme une pointe de découragement chez le taulier ?

    on peut imaginer n’importe quelle autre composition à l’infini, c’était plié..
    c’est Bruxelles qui siffle et les collaborateurs français qui obéissent.

    il faut quand même noter un bon point quand il existe, pour décrocher le téléphone direct avec Bruxelles, il n’était pas nécessaire de se doter de beaucoup de ministres…pour exécuter des ordres, la qualité d’obéissance suffit, la quantité importe peu….

    allez JUAN, il faut nommer le blog BRUXELLESFRANCE et lancer le sujet qui fera prendre conscience aux heureux élus des maroquins qu’il ne sont pas à la tête de Monaco mais de la 5eme puissance mondiale…..

      1. merci, mais avec les conneries que les crânes d’œuf non élus de bruxelles nous font subir, il y aurait de quoi alimenter tous les jours. et à décortiquer le fonctionnement de l’usine à gaz, on aurait au moins de quoi se poiler

      2. merci, avec les conneries que nous font subir les crânes d’œuf non élus de bruxelles il y aurait de quoi fournie tous les jours.
        Et A décortiquer le fonctionnement de l’usine à gaz, nous aurions de quoi nous poiler

        1. On pourrait aussi dire chez nous Bruxellessuisse, c’est du pareil au même, même en étant hors UE ! Ils décident de tout, des médicaments auxquels nous avons droit, des additifs et pesticides dans notre alimentation, jusqu’à la race de pommes que nous avons le droit de manger, etc… etc… dès lors qu’il y a des accords commerciaux.

          Y être ou pas, ne change pas grand chose. C’est une dictature que personne n’a choisie. Ni vous, ni nous.

  16. Sans doute s’est-on habitué à des méli-mélo gouverne-Porte-Mentaux inefficaces au fil des gouvernances pour avoir cette violence anticipée dans la critique de ce remaniement. Je comprends.

    Je suis content que Mme Taubira soit toujours « en poste ».
    Je suis déçu des écologistes qui ne sont finalement que des des zébres-colos à rayures variables. Dommage.Un putain de ministère dédié (un vrai) aurait eu de la gueule et aurait aidé Pépère pour la suite.

    Suis pas un spécialiste, je donne juste un avis que je le pose là,

    1. Ségolène et Mélenchon avaient tous deux des programmes écologiques bien plus aboutis que les écolos. Si ces derniers les avaient repris et avaient des c…. suffisamment pour reconnaître leur insuffisance, ils n’en seraient pas là aujourd’hui. On peut enfin espérer un programme écologique qui tient la route.

      1. « On peut enfin espérer un programme écologique qui tient la route »

        Autant jouer à la roulette russe avec un automatique.

        Ce genre de chose n’est simplement pas possible dans notre monde.

        Vous l’avez attendu dans le passé? Vous désespérez de le voir dans le présent? Vous le souhaitez pour l’avenir?

        Le programme écologique qui tient la route, c’est… pas maintenant ni ici. C’est une utopie actuelle. Comme le diesel qui ne pollue pas.

        Bref, ces trois efforts sont inutiles.

        Les écolos ne sont pas calibrés pour produire du résultat efficace. Sinon, ça se saurait. Il y aurait la petite lumière au bout du tunnel, qui fait espérer à travers le brouillard et l’obscurité quelque chose de meilleur, au bout du compte. Mais ça ne marche pas comme ça. Leur cerveau n’est pas équipé pour produire des solutions. Mais, il faut leur reconnaitre ça, il est très bien équipé pour produire des problèmes. Le plus souvent insolubles.

        Ce que savent faire les écolos: le compost domestique avec nos épluchures de légume. Ca oui, ok. Dès que ça devient compliqué, ça sort de la route. Ils ne sont pas calibrés pour obtenir du consensus solide hors du périmètre de leur idéologie.

        Ils viennent de le prouver: pas d’écolos au gvt.

        Keski les fait chier? Oh, trois fois rien. Un détail: le premier ministre.

        Arf.

        Bon ben l’opposition leur va bien, finalement. Et s’opposer, ce n’est plus agir, si j’en crois leurs propres constats.

        Ok, on vient de gagner une nouvelle collection de cons inutiles et couteux. Prétentieux et à l’honneur sourcilleux. Incapables de compromis, donc de progrès.

        Eh ben on va les rajouter sur la listes des gens à problèmes, c’est pas ça qui manque.

          1. @ JMMDT,

            Je vous suis sur ce coup là.

            Mais il faut bien percevoir les grosses lacunes de l’action écologique locale: d’abord elle n’est que localisée, alors que l’écologie renvoie au global. Il y a donc un hiatus: la différence d’échelle. Ensuite, cette écologie est politisée, alors que l’écologie qui marche est une écologie scientifique. L’écologie, c’est un agrégateur de technologies, par la science et la technique, avec une question: on le fait dans le marché (approche libérale) ou dans l’interventionnisme d’Etat (approche étatique), ou le panachage des deux?

            Du coup, quel est le point de sortie d’une Ségolène Royal, femme politique et technocrate de formation?

            Devenir ministre: passer du local au national, en restant dans le politique. Elle est dans son karma.

            Question nature de l’écologie, je ne pense pas qu’elle innovera: elle restera dans le modèle de l’écologie politisée (sa nomination sert à calmer les écolos) et question méthode, elle restera dans le modèle technocratique du dirigisme (on peut s’attendre à une grosse production de normes, comme avec Duflot, la pondeuse de lois).

            C’est une technocrate, c’est à dire un être humain éduqué et sélectionné dès son plus jeune âge pour acquérir la maîtrise d’une situation donnée et correspondant à une mission en secrétant du texte normatif et en arbitrant des décisions dont les termes ont été élaborés par une administration, avec essentiellement deux options: oui ou non.

            Compte tenu de sa personnalité et de son cursus, j’ai du mal à imaginer qu’elle sera en rupture par rapport à ça.

            1. J’ai moins de peine que vous à l’imaginer, car elle a travaillé ce sujet sur le plan international, justement et son programme démontrait une vision très holistique de la chose et du reste aussi. Ce qui pourrait la freiner, à mon avis, n’est pas son côté technocrate, mais plutôt celui des autres. Elle n’aura évidemment pas les mains aussi libres d’action que si elle avait été présidente et chacun de ses projets nécessitera un combat dans ce monde là.

              1. Eh ben pourquoi pas?

                Voyez, chuis facile à convaincre: faire un pari positif, sur une personne, ça me botte.

                Donc, à voir.

                Juste une remarque: un ministre a bien souvent les mains bien plus libres qu’un prèz. C’est pas au sommet de la hiérarchie que l’air est meilleur, c’est souvent juste à la bonne place, genre au milieu, à un carrefour.

                Vous savez, the right person, in the right place, at the right time. Et sa se passe statistiquement plus souvent en milieu de structure qu’en bas ou en haut.

                Ok, c’est un bon jeu. On va s’amuser.

  17. Un libéral bien né ne sollicite pas de preuve d’amour de l’Etat . Non, il privatise les profits et socialise les pertes et ça fait longtemps, trrrrrrrés longtemps que ça dure . La preuve : nos socio-libéraux du gouvernement avec leur CICE, leur ANi et leur pacte de responsabilité qui fait rigoler Gattaz et ses copains du MEDEF

    1. yes sir, l’état est devenu l’assurance en dernier recours de toutes les casseroles et les échecs des privés internationaux et sous toutes ses formes
      PPP et vente des bijoux d’états compris

    2. Quand vous absorbez de la bouffe et que vous la chiez, vous privatisez du profit (sous diverses formes dont des graisses, de l’épargne quoi) et vous socialisez une perte, sous forme d’eaux usées remplie de matières fécales assez dangereuses, figurez-vous, avec toutes les dépenses que cela suppose pour les traiter.

      (guerre du Vietnam, piège à soldats US: un trou, un pieu enduit de merde. Soldat US met son pied dans le trou, le pieu perce la ranger, le climat et les microbes font le reste. Blessé, amputation, évacuation sanitaire par hélico, chaine logistique surchargée, allocations handicapé pour vétéran, divorce, exclusion sociale, etc)

      (plus proche de nous: essayez de mettre votre fosse septique près d’un point d’eau, vous verrez ce que les services d’hygiène en pensent)

      C’est la vie.

      Vous le faites. Je le fais, on le fait tous.

      Parce que votre tube digestif, comme le mien, est une surface d’échanges. C’est affreux, je le sais bien. Maintenant vous pouvez essayer de vous mettre un bouchon. Dans les 48 heures, c’est un séjour garanti au service des urgences, avec engagement du pronostic vital si complications.

      Alors, vous allez demander à votre corps de cesser de privatiser les profits et de cesser de socialiser les pertes par convictions idéologiques?

      Allez! Prenez pas les gens pour des cons. Vous êtes une surface d’échanges, comme moi, comme nous tous. Et pas que pour la bouffe. Pour tout.

      1. je trouve drôle mais c’est impropre (si je puis me permettre ) bouffer et chier n’est pas ce que vous en dites, bien au contraire même c’est une opération désintéressée à but humanitaire..

        en réalité notre corps fait ce qu’il a à faire avec le plus profond désintérêt ; tout au plus, l’action de bouffer respecte toutefois la notion de propriété privée puisque personne d’autre que vous ne peut vous remplacer pour cette opération

        l’énergie tirée de l’alimentation et de la transformation des aliments, n’est pas du profit mais tout au plus une forme d’association à but non lucratif qui transforme sans bénéfice un bien en énergie. Quant aux déchets, ils ne sont que le résultat de la transformation. Dans aucun des processus que vous citez, il n’y a échange de valeur.

        ceci étant dit, il y a quand même des notions justes, mais concernant les risques de dysfonctionnements…

        si vous bouffez trop vous pouvez crever
        si vous ne chiez pas, vous pouvez crever aussi…

        au final, amasser plus que de nécessaire, par un bout ou par un autre, finit par créer un problème. Quand le problème apparaît, il faut vite se préoccuper de le rééquilibrer…….

        1. @ Stanislas,

          Je vous cite: « au final, amasser plus que de nécessaire, par un bout ou par un autre, finit par créer un problème. Quand le problème apparaît, il faut vite se préoccuper de le rééquilibrer……. »

          Tout à fait.

          La formule « privatiser un profit/socialiser une perte » est un bon modèle pour penser avec en ce sens qu’il est une clé de réflexion qui permet de synthétiser un problème d’ordre général en termes économiques.

          C’est un peu théorique, mais voilà le système: lorsque le chasseur cueilleur des temps anciens, par exemple, tuait du gibier et récoltait les fruits de sa cueillette, il faisait deux choses:

          – Il privatisait une ressource alimentaire pour en jouir (en tirer une utilité quelconque par son usage, sa consommation ou sa simple possession) : ici, se nourrir, donc renouveler son stock d’énergie.

          – Se faisant, il en privait mécaniquement le clan voisin, car un gibier ne peut être tué et mangé qu’une seule fois. La perte, autrement dit la privation de jouissance imposée aux autres chasseurs cueilleurs du fait de la privatisation de la ressource alimentaire, est ainsi socialisée. C’est le principe de la comptabilité en partie double: un profit pour l’un est une perte pour l’autre.

          Si le prélèvement opéré pas ce chasseur est trop important, la reproduction naturelle de la ressource devient insuffisante: l’accaparement génère un effet d’éviction auquel on peut trouver des solutions, plus ou moins bonnes: le clan voisin doit soit déclarer la guerre, pour s’approprier par la force la ressource dont il est privé, soit faire du troc en échangeant des poteries par exemple contre du gibier, soit contracter des alliances, par l’échange des femmes ou des hommes (le mariage), soit migrer vers des contrées plus giboyeuses. Ou bien disparaître par l’effet de la famine.

          A partir d’une situation simple (Rahan, fils des âges farouches tue un mammouth et cueille une banane), le modèle pour penser avec « privatiser un profit/socialiser une perte » nous fournit une explication de phénomènes qu’on connait (la guerre, le commerce, le mariage, les migrations, par exemple) et nous donne une illustration comptable d’un phénomène naturel: la vie.

          On comprends aussi que si la privatisation d’un profit et la socialisation d’une perte était un mécanisme marqué du sceau de l’infamie, alors ce serait l’ensemble de l’humanité qui, depuis son origine, serait marquée du sceau de l’infamie, parce que c’est le principe même de la vie.

          Mais on sait aussi que ce mécanisme est générateur d’effets qui peuvent être excessifs. Parlons de l’homo œconomicus, qui se procure un bien de consommation, mettons une paires de baskets fabriquée en Indonésie et achetée en France. La comptabilité du profit et de la perte se présente alors ainsi:

          – Privatisation du profit: c’est la jouissance de la paire de baskets pour son propriétaire (elle est confortable, elle est belle, elle autorise la pratique d’un sport, etc). C’est une paire de godasses, quoi.

          – La socialisation de la perte se subdivise en plusieurs postes:

          Le propriétaire de la paire de baskets prive les autres consommateurs de l’usage de sa paire de baskets (effet d’accaparement), mais s’agissant d’un bien industriel produit en grande quantité, rien n’empêche ces autres consommateurs de s’en procurer un, identique ou semblable et conforme à leur goût personnel: la socialisation de la perte est dans ce cas infime. Elle existe, mais elle est non-significative en raison de l’abondance de biens interchangeables.

          Mais ces baskets ont été produites en Indonésie dans un atelier où l’employeur impose à ses salariés des conditions de travail indignes et pénibles en contrepartie d’un salaire ridicule: la perte qui est socialisée consiste dans l’atteinte à qualité de vie imposée à des personnes que le consommateur du produit en France ne voit pas: la socialisation de la perte est délocalisée. L’atteinte à la dignité de la personne ne se fait pas là où le bien est consommé. Elle semble inexistante, alors qu’elle existe, mais ailleurs, loin, hors de la vue du consommateur.

          Par ailleurs, la production puis le transport de cette paire de baskets a nécessité l’extraction de pétrole, sa transformation en produits divers (plastic, colle, tissus, etc) ce qui a généré de la pollution et une dépense d’énergie, partout à travers le monde. Cette pollution et cette dépense d’énergie est structurante d’un ordre social mondial, avec des pays dominants et des pays dominés et a un impact négatif sur l’environnement, donc au final un impact négatif pour l’être humain dans son ensemble et sur le temps long: la socialisation de la perte est ici diffuse. Là encore, elle semble inexistante, pourtant elle existe, mais partout en doses plus ou moins fortes.

          On est bien en face d’effets négatifs.

          Cela étant dit, on peut les prendre en compte. Le titulaire de la marque de baskets peut, par exemple, imposer à son sous-traitant indonésien des normes de production lui prescrivant de payer correctement ses salariés et de ne pas les faire travailler dans des conditions indignes. Et, les Etats du monde peuvent passer des traités pour fixer des normes internationales relatives au commerce des matières premières et à la pollution.

          De fait, et même si ça ne marche pas toujours, c’est bien ce qui se passe: l’humanité est bien consciente que la privatisation d’un profit et la socialisation de la perte correspondante engendre des effets négatifs qu’il faut rééquilibrer.

          On peut terminer ce tour d’horizon sommaire en parlant d’un bien matériel non industriel et non mobile: l’habitat. Soit un jeune couple fortuné avec trois enfants qui s’offre en centre ville un appartement de 500 m2. Comptabilité de l’opération:

          – Privatisation du profit: c’est la jouissance de l’appartement par cette famille et elle seule, par l’effet du droit de propriété ou du droit au bail, si elle est locataire.

          – Socialisation de la perte: la surface en centre ville n’étant pas extensible à l’infini, le prélèvement opéré par cette famille sur la surface disponible crée un effet d’éviction pour les autres familles ou personnes non seulement en quantité de surface, mais aussi par l’effet prix (la raréfaction de la surface entraine une augmentation de son prix sur le marché) qui chasse les moins fortunés du centre ville. Ici, on a un bel effet d’accaparement/éviction en raison d’une privatisation excessive. En effet, notre jeune couple pourrait vivre aussi confortablement dans un appartement de 250 m2 ou de 180 m2. Mais, en définitive, cet exemple est volontairement excessif, car en réalité le problème n’est pas qu’un couple accapare 500 m2 plutôt que 180 m2 qui génère un déséquilibre, c’est l’éventualité qu’il n’y ait pas assez de surface disponible pour tout le monde en centre ville.

          L’effet négatif sur le marché peut être rééquilibré de plusieurs façons: soit légiférer, soit construire de nouvelles habitations, soit faire les deux ensemble.

          En France, c’est d’ailleurs ce qu’on fait, en privilégiant l’option législative (on ne se refait pas) au détriment de l’option 2 (on aime bien entretenir le drame social en organisant la pénurie).

          En conclusion de ce looooong com: privatiser un profit et socialiser une perte correspond à une approche comptable d’un phénomène appelé « vie ». En soi, ce n’est ni mal ni bien, c’est juste de la comptabilité.

          Dans la bulle de gauche, l’expression « privatiser un profit, socialiser une perte » renvoie à un traumatisme: les nationalisations suivies par les privatisations et la politique de soutien aux banques Too Big To Fail. Le mécanisme lui-même est donc perçu comme un mal, alors que c’est ce qu’on fait tous constamment dès que l’on consomme la moindre chose, y-compris l’air qu’on respire.

          Du coup, deux choses sont oubliées: d’une part que le mécanisme de privatisation d’un profit et de socialisation d’une perte en lui-même est profondément naturel et d’autre part que dans sa formulation verbale, ce n’est jamais qu’une approche comptable. Les mots « profit » et « perte » expriment une notion d’unité de compte, comme 1, 2, 3, 4 fois un x appelé euro ou dollar, ou watt, ou calorie.

          Mais rien n’empêche d’autres approches, ce d’autant que cette approche comptable porte une culpabilité: quand j’achète un smartphone, un écran TV, un ordinateur ou tout autre bien produit ailleurs dans des pays à bas coût, je me rends bien compte que je socialise une perte et que je ne me contente pas de privatiser un profit.

          Or, nous ne sommes pas tous égaux dans notre aptitude à assumer ce genre de réalité. Dans la bulle de gauche, où l’on aime bien avoir les bonnes intentions pour soi, on n’aime pas trop l’approche comptable pour ça. Elle est un poil trop décapante.

  18. Un truc me turlupine….Hollande évoque la santé dans son discours puis la « dilue » sans la nommer dans le ministère des affaires sociales…..surprenant

    1. faut pas se turlupiner pour ça, avec 25 milliards de réduction de dépenses en vue sur ces postes, un seul ministre suffit

      laisser vous mener, c’est une valls

      1. ♫♪♫C’est la Valse à un temps, c’est la Valse à deux temps, c’est la Valse à mille temps, c’est tellement plus marrant que la Valse à…..♪♫♪♫♪

  19. Si Hollande n’arrive pas à faire passer les réformes Bruxelloises, la droite s’en chargera.

    Du coup je ne saisis pas bien cet accablement : peut être préfère t-on que la droite fasse le travail, celui-ci étant plus conforme à sa couleur.

    En réalité, ce qui m’accable moi, c’est ce panurgisme politique général, incapable d’inventer un destin pour notre pays, autre que celui que l’Allemagne impose.

    … Alors que la majorité des Français demandent autre chose.

    1. Hélène, s’il vous plait, l’Allemagne ne nous impose rien.

      Si elle nous imposait quelque chose, on serait déjà en guerre. Enfin, disons que ça fait partie des possibles possibles.

      L’Allemagne nous abjure d’être à la hauteur du dernier bon et vrai souvenir qu’elle garde de nous: une puissance capable de la contredire. Il nous a tant coûté à tous qu’elle demande juste qu’on ne le dilapide pas trop vite.

      Sur votre sortie: « les Français réclament autre chose ».

      Oui, mille fois oui.

      Mais deux précisions s’imposent:

      Quand ils réclament autre chose, ce petit rien qui leur manque est en général une grande punition infligée par leur destin à leur destinée. Il ne faut donc pas être trop prompte à affirmer que « les Français réclament autre chose ». On est toujours un peu surpris par le prix à payer.

      L’autre précision, plus banale et moins mystique, veut vous interroger sur votre propre pouvoir: dire que « les Français réclament autre chose » est une phrase qui fait de vous un prophète. Ne croyez pas que je me moque de ce genre de choses. Il se trouve que j’y crois profondément, surtout quand ces prophéties sont articulées par les êtres les plus improbables.

      Et je crois que vous êtes un être improbable.

      Or, il est assez improbable de dire que « les Français réclament autre chose » alors qu’il est absolument clair à tout observateur un tant soit peu doté de raison qu’il veulent tout, tout de suite, et son contraire, ce qui est en général un assez mauvais guide de la volonté.

      Alors, cet « autre chose » qu’ils sont censés vouloir, c’est quoi?

      Là-dessus, le mystère le plus épais plane, avec l’insistance borgne qu’un curée pédophile éprouve pour les cuisses d’un bel enfant de chœur. Nous ne sommes pas très au point sur les sentiments qui doivent animer l’action que nous imaginons entreprendre pour nous sortir du mauvais pas où nous nous trouvons.

      Mais il ne faudrait pas que ces sentiments nous plongent dans pire, du moment que nous les imaginons bons.

      1. Comment voulez-vous que je puisse accepter cette phrase : « l’Allemagne ne nous impose rien. » dès lors que dans toutes tentatives de négociation sur une inflexion de la politique d’austérité, la réponse est : « non ».

        Vous pensez que l’Allemagne est dans son bon droit « d’abjurer » sur le simple fait qu’elle aurait la vérité infuse.
        Non.
        Seule sa position économique dominante lui donne la puissance d’imposer, et n’oubliez pas que cette puissance économique s’est formée sur l’apport commercial des autres pays européens dans les années passées.
        Aujourd’hui, elle s’en sert c’est tout.

        Quant à ce que réclame les Français, ils l’ont clairement exprimé en 2005 et il n’y a aucune raison que ce choix se soit inversé, du fait de la catastrophe qu’ils vivent depuis cette date.

        Aujourd’hui la seule question qui vaille est la suivante : que pouvons encore nous faire dans ces ruines occasionnées par cette politique ultra libérale Européenne ?

        1. Oups, excusez-moi Hélène, pas vu votre com, dans le fil de dial (ma vue baisse).

          Juste quatre choses: me suis gouré. C’est pas « abjurer », c’est « adjurer ». Ma fôte.

          Abjurer: renoncer publiquement à sa foi. Adjurer: supplier.

          Glup!

          Sinon: vous voulez bien me dire où vous voyez des ruines en Europe? C’est la zone du monde la plus prospère, la plus exigeante question normes d’hygiène et de sécurité et aussi question droits de l’homme. Côté protection sociale, l’essentiel est préservé, alors que la première fois que l’Europe a été confrontée en 1929 à un choc économique d’ampleur comparable à ce qu’on vit aujourd’hui, toute la zone a basculé dans la guerre et le fascisme dans les années qui ont suivi.

          Je veux bien que vous soyez des dépressifs chroniques, à gauche, m’enfin quand même vous pourriez faire la différence entre un navire qui sombre et une voie d’eau. C’est pas tout à fait la même chose. Ca met en alerte dans les deux cas, chuis d’accord avec vous.

          Mais c’est pas la même situation. A force d’amalgamer les deux, on se croit dans un naufrage alors qu’on est en urgence. Ce type d’erreur est fatal: le naufrage invite au lâcher prise (comme Leonardo Dicaprio dans le Titanic: à la fin, il lâche prise) donc à la mort. La voie d’eau doit être colmatée, ce qui exige efforts, matériels adéquates, méthode, courage, etc. C’est la survie. Rien à voir.

          Troisième truc: les Allemands sont les plus forts. C’est comme ça. Mais c’est pas pour autant qu’ils sont les meilleurs. Ils nous laissent une énorme place: celle qui normalement devrait être la leur s’ils acceptaient totalement l’idée d’être eux-mêmes. Notre problème, c’est que nous, on n’est pas du tout les plus forts et encore moins les meilleurs. Mais on veut être les premiers et aussi les seuls.

          Ce qui nous amène au quatrième truc: le refus de l’Europe par la France en 2005. Dans notre Europe imaginaire, on veut être « primus inter pares »: premier parmi ses pairs, ses égaux » dans un monde idéal de bisounours. Comme l’Europe a pris une tournure qui nous dépasse, on lui a dit non en 2005. Depuis, elle se casse la gueule (du moins elle se transforme, de moins en moins avec nous et de plus en plus contre nous), alors que la création de l’Europe, c’était notre geste stratégique. C’était notre volonté, notre intérêt, notre projet. On a perdu la maîtrise du truc parce qu’on est des gros egocentrés égoïstes infoutus de négocier avec des partenaires et d’accepter un tant soit peu que le projet européen diverge de notre vision de l’univers.

          C’est à dire que nous avons été des petits bourgeois de gauche. Infoutus de partager, et claquemurés dans la bonne conscience fière d’elle-même et sure de son bon droit, comme avec le Traité de Versailles.

          Alors, l’Allemagne prend le dessus. Que voulez vous qu’elle fasse d’autre? Elle nous renvoie à notre médiocrité française, comme en 1940 où, en une centaine d’heures de combat, elle a vaincu, à Sedan, cette France éternelle qui croyait en sa splendeur. Bon, il y a eu trois semaines de combat pour expédier les conséquences de la percée, mais l’essentiel a été fait en une centaine d’heures. Comme les Amerloques en Irak: guerre pliée en une centaine d’heures.

          On connait le prix de la défaite. Pourtant on a encore envie d’être des médiocres. Alors, on verra bien. L’avenir est peut être souriant pour les médiocres. Pourquoi pas?

          C’est peut être un truc qui, politiquement, se vend bien: dans un monde concurrentiel, payons nous le luxe d’être médiocres.

          Eh ben figurez-vous que ça se vend très bien!

  20. Hollande fait comme si sa politique était rejeté par ses électeurs pour un simple problème de com’. Les français sont-ils prêts à la sociale démocratie ? J’en doute.

    1. @Miguel,

      La sociale démocratie, c’est pas le truc qui a plus d’un siècle?

      Au bout d’un siècle, vous doutez qu’on n’y soit pas prêt? Voire, qu’on l’ai pas dépassée, même légèrement, dans le faux plat, contre le vent, à la suite d’un coup de pédale aussi hardi qu’inattendu?

      Grand prince, je vous donne deuxième siècle pour douter encore, tant le temps nous manque quand on doute.

      En contrepartie, donnez-nous donc l’état civil complet de vos enfants, pour qu’on puisse suivre le sujet sur le temps long, dévolution successorale à l’appui.

      Et pardonnez-moi de vous dire que s’ils sont aussi cons que leur père, on n’est pas près d’avancer.

      Andouille!

      La SD on la connait. Ma grand-mère la connaissait. La vôtre aussi.

      C’est les piliers sur laquelle elle repose qui se cassent la gueule!

      1. @tschok : vous avez un problème de digestion pour insulter ainsi des inconnus et leur progéniture ?

        1. @ Miguel,

          Ben, c’est à dire que votre question et sa réponse (« Les français sont-ils prêts à la sociale démocratie ? J’en doute. ») m’ont paru effectivement assez indigestes.

          En ce sens qu’on vit en Europe continentale, mais aussi en France, dans un modèle de société qui est social-démocrate depuis… bon, on peut chipoter sur les dates, mais en gros, ça date pas d’hier. Il serait peut-être temps de s’en apercevoir, quand même.

          D’autant plus que si le modèle social-démocrate est parvenu à imposer ses valeurs idéologiques comme des normes, ce qui l’incarne dans la pratique se casse la gueule, sous notre pif, là, en ce moment:

          – Un Etat providence qui fait de la redistribution des richesses un outil de la protection sociale à des fins de justice sociale

          – Des services publics qui se voient confier des missions de service public, théorisée à partir du concept d’intérêt général, au delà du périmètre traditionnel des fonctions régaliennes de l’Etat, limité à la police, l’armée, la justice et la monnaie

          – La gestion des caisses sociales organisée de façon paritaire à travers le dialogue social, par des corps intermédiaires représentatifs: les syndicats

          – Un système de représentation politique de type parlementaire au niveau de l’Etat central et des collectivité territoriale fondé sur l’élection et organisé là encore par des corps intermédiaires: les partis politiques

          Si on mesure l’état de santé de la société sociale démocrate au niveau de ces quatre piliers-là, mais il y en a d’autres, on constate que que ça s’effrite et se casse doucement la figure, comme une vieille masure dont le toit s’effondre progressivement, puis c’est le tour du faitage des murs, puis de l’ossature des murs, etc.

          Sous notre pif, en ce moment même. C’est un truc historique que vous pourrez raconter à vos petits enfants quand vous serez vieux. Comme le vieux grognard qui était à Waterloo, quoi.

          Tenez, un exemple parmi tant d’autres: la CJUE vient de rendre une décision qui rend le statut juridique des EPIC encore un peu plus difficile à justifier dans le cadre du droit de la concurrence tel qu’on le conçoit aujourd’hui dans l’UE.

          Là-dessus vous vous radinez et vous jetez dans la conversation: « Les français sont-ils prêts à la sociale démocratie ? J’en doute. »…

          Mais je rêve!

          C’est pas ça qu’il faut dire. On va reformuler la question plus poliment: « Les français sont-ils prêts à l’effondrement de la sociale démocratie ? J’en doute. »

          Là oui, c’est une question qu’on peut jeter dans la conversation. Cette question-là, elle est actuelle et pertinente. Il faut être sacrément à la ramasse pour poser la sociale démocratie comme quelque chose qui est en devenir et à laquelle les Français ne seraient pas encore prêts, comme si cela n’avait pas encore existé. Il faut être d’un aveuglement coupable pour ne pas s’en rendre compte.

          Mais, et à votre décharge, on peut vous accorder le bénéfice d’un paradoxe, qui peut troubler la vision qu’on se fait du phénomène: c’est au moment historique où les valeurs portées par la sociale démocratie triomphent en Europe que le modèle lui-même se casse la figure.

          Les valeurs de la sociale démocratie sont devenues des normes socialement admises au moment où le truc se casse la figure.

          Bon, ça, je suis d’accord, c’est la petite subtilité qui rend la chose un peu difficile à comprendre et qui peut faire commettre des erreurs d’appréciation. La courtoisie oblige à vous en accorder le bénéfice.

          Mais sinon, ce que vous avez dit est d’une profonde bêtise et j’en suis navré. Indigestion si vous voulez.

  21. Bruxellessuisse merci (encore) jememèledetout, mais n’est-ce pas leur faire trop (bcp) d’honneur, ça fait tjs plaisir.. et la roulette russe avec un Beretta « ça a de la gueule » dirait le programme (s’il voyait, mais trop tard..)
    aussi l’écolo, tous les reflets de leur charge ou décharges, enfin: tout et jusqu’au système digestif (c’est vrai qu’il fait 6 m l’intestin ?)
    pourquoi je pense au gros sel ? cette neige molle et chaude ni poudreuse, glacée ou damée.. ah oui le faux plat, pente inattendue..

    tiens le sport (vive lui) qql compétence en tous cas de l’intérêt, happy de voir Najat Vallaud Belkacem, en plus du truc subjectif, elle et ici.. humm la voir au Brasil et ‘nous’ avec la copa del mundo.. soyons gourmand !
    présente au stade, Psg/ victore, chic! alors: « .. énergie, enthousiasme donne envie aux jeunes d’en faire »

    ps, pourquoi (tête trouée, pas étanche?) l’idée d’une Mam, C Boutin ou Nadine M, m’a traversée l’esprit.. ahh toute une époque

  22. dimanche.. merci pour le rab et précision ! tschok et jmemèle.
    Mais Juan, un truc me chiffonne.. j’ai un pc tout-neuf depuis 3-4 jours (à cause d’un pirate ? on ne le saura pas) j’ai l’impression que je me suis ‘mal’ ré-enregistré sur le blog.. post en doublon (ça ne gène que moi j’espère) aussi je ne reçois pas les ‘avertissements’ .. (le mariage d’une buse et d’une bille: j’en suis le fils informatique)
    je ‘souscris et confirme’ (fait x fois..) y a une astuce ? derollandjaq@hotmail.com, merci

  23. tit suisse,

    Commence déjà par ne jamais mettre ton adresse mail avec un lien cliquable sur un blog ou un forum :-))) Sinon, les robots vont t’envoyer des milliers de spams dans ta boîte mail.

    Pour le reste, tu es enregistré sur wordpress ? si oui, connecte-toi là-bas si tu n’as pas oublié ton mot de passe.

  24. diable.. le mot de passe.. j’en ai une sacrée collec, à force.. merci J’m !

  25. j’y arrive pas.. me faut un world.press account ? (ça sert à quoi ? je dois me faire un blog ? je ne suis pas sorti de l’auberge..)

  26. j’attends un nouveau mot de passe.. chic ! (il me reste qqls bocaux) je vais faire comme avant: rien, juste marcher à l’ombre

    1. Beeen voilà tit suisse, quand vous l’aurez reçu, connectez-vous à wordpress et changez-le pour un mot de passe plus facile dont vous vous souviendrez dans votre profil😉

      Moi aussi j’oublie mes mots de passe, assez souvent.

      Ooops pardon, c’était pas à worpress qu’il fallait vous connecter mais à gravatar, ou à google, ou ailleurs. Décidément, moi aussi je perds la boule.

  27. merci ! j’memèle (un peu les pinceaux..) je ne devrais pas le dire, ça aggrave mon cas, je parle couramment anglais.. et/mais Kamel passe cet aprêm, mon coach ! et ainsi les options.. good day, à plus

  28. le mariage de la carpe et du lapin … et dire qu’il a viré Delaunay cancérologue, chet de sce et gardé Touraine, dont la spécialité n’a rien à voir ave notre santé

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