Merci Cécile Duflot


C’était un joli discours. Venant d’une ex-ministre qui ne cherchait plus de strapontin, qui avait vu et discuté à l’intérieur de l’actuelle majorité, ce discours fait mail, très mal.

« Sans changement de cap, sans davantage de fermeté face aux lobbies, sans bras de fer avec Bruxelles, sans faire le choix d’une politique de relance écologique, la transition restera un mot creux, une opération de communication destinée à être vidée de sons sens comme le fut jadis le Grenelle de l’environnement.

(…)

La politique est un combat collectif qui passe par la sagesse du compromis et la patience de la modération. Mais la politique provoque aussi ces moments de cristal où l’on est face à soi même, seule, ou il faut une réponse simple : oui ou non .

(…)

Jean Luc Mélenchon et ses amis qui hier n’avaient pas de mots assez durs pour nous stigmatiser – et avait violemment attaqué la loi Alur par exemple – semblent soudain touchés par la grâce et veulent nous embrasser comme du bon pain. Mais je veux dire ici une chose bien claire : je ne crois pas à la guerre des gauches. Et l’écologie politique ne servira jamais de variable d’ajustement ou d’idiot utile dans les règlements de compte entre les forces déclinantes du productivisme. »

 

 

(Lire l‘intégralité du discours)

 

 

25 réflexions sur “ Merci Cécile Duflot ”

  1. En ce qui concerne la dernière phrase, nous verrons çà d’ici peu, quand le nouveau machin aux ordres de Valls aura décidé de laisser les lobbys s’emparer du gaz de schiste français… Je me marre d’avance. ARAMIS

    1. Duflot n’a pas dût lire le programme « éco-socialisme » du FdeG . Bon, elle était occupée à avaler des couleuvres, notamment sur le nucléaire…

  2. Je en crois pas non plus à la guerre des gauches: la course au « plus pur » a fait des dégâts et n’est pas pour rien à mon avis dans le manque de réussite de méluche: il oublie que les gens qui ont voté pour lui à la présidentielle ont ensuite voté Hollande au second tour, et parfois pas de mauvais gré. se laisse-t-il intoxiquer par son entourage au PG? (qui vient parfois de la gauche radicale, hostile au PS)?

    1. Perso je suis un de ceux qui auraient aimé voter deux fois MELENCHON EN 2012, plutôt que d’avoir à voter HOLLANDE pour virer Sarko. Seules consolations : Sarko à bel et bien sauté et voir minauder ceux qui ne voyaient que le vote HOLLANDE aux deux tours, sous le fallacieux prétexte du vote utile. Il est bien utile, hein le vote de pépère le jean-foutre ? Enfin, çà doit encore être de la faute à ce vilain MELENCHON qui fait si peur aux grands-mères et sursauter leurs moitiés, aux sonotones mal réglés. ARAMIS

  3. Merci, Cécile Duflot, d’avoir refusé le grand Ministère de l’ Écologie et de l’ Énergie que vous avait proposé Valls (ouf , on l’a échappé belle!)

  4. Oui, un grand comité Théodule comme avait fait sarko avec son fameux Grenelle de l’Environnent, oui bien sûr…ARAMIS

  5. En tout cas pour nous, au sein du rassemblement de la vraie gauche, çà baigne, la preuve : ce n’est peut-être pas la promesse d’un hypothétique grand soir, mais çà avance bien quand même, tandis que nos détracteurs se vautrent…

    Pour Alternative Libertaire les choses sont claires :
    – Le combat contre l’extrême droite passe par la redynamisation des mouvements sociaux. C’est en mettant en avant d’autres solidarités, d’autres réponses à la barbarie capitaliste qu’on pourra juguler la poussée du FN et des groupes fascistes. Et face aux politiques menées actuellement, il est urgent de se mobiliser et de reprendre la rue.
    – Si on veut changer les choses, il faut s’y prendre par en bas, en développant les luttes sociales et en s’organisant de manière réellement démocratique.
    – La création de collectifs locaux de mobilisation pour la marche du 12 avril est une première tentative allant dans ce sens.

    Libertaire, égalitaire, une révolution reste à faire !

    Alternative libertaire, le 2 avril 2014

    1. « la vraie gauche, çà baigne »

      Oui, on sent que vous êtes aux portes du pouvoir.

      « il est urgent de se mobiliser et de reprendre la rue »

      Voilà: ils vous laissent volontiers la rue (ce sera Bastille-République, ou République-Bastille, pour changer un peu?) , ils gardent le pouvoir, et tout le monde il est content.

      1. Nous sommes encore au début de l’organisation de la résistance, mais en phase ascendante, tandis que vous, vous ressemblez à cette populace hébétée acclamant encore Pétain à Paris le 26 avril 1944, en continuant à croire aux conneries sans nom de Radio-Paris… Pourtant, le débarquement était imminent. ARAMIS

      2. Ce qui est marrant avec les utopies, c’est que c’est toujours urgent, dans le discours:

        «  »il est urgent de se mobiliser »

        Mais que plus le temps passe, plus l’objectif devient restreint:

        « et de reprendre la rue »

        Alors que personne ne la leur dispute, en plus. C’est à peu près le seul truc qui reste public, en France.

        En clair: il est vachement urgent, au nom de l’utopie libertaire, de reprendre un truc public.

        Y a pas à dire, c’est des prix Nobel les mecs.

        1. Tout est relatif. Observons donc un peu les coups de grisou de notre pays depuis 1789:

          14 juillet 1789 il n’y avait rien de bien urgent pour la monarchie qui faisait des bulles. Bilan de la dormette : Deux têtes couronnées raccourcies sur l’échafaud au son de la Carmagnole.

          1830 il n’y avait toujours rien d’urgent pour Charles dix qui fait, lui aussi, ses bulles : après la victoire de l’opposition aux élections (23 juin)
          Charles X utilise l’article 14 de la Charte et signe les quatre ordonnances de Saint-Cloud qui restreignent la liberté de la presse, modifient la loi électorale (modification du cens, la patente étant exclue des impôts considérés comme valables), dissolvent la chambre des députés et convoquent les collèges électoraux pour le mois de septembre, et procèdent à des nominations de conseillers d’État;. Pourquoi s’en faire ? Et crac, du 27 au 29 juillet patatras :Révolution de Juillet dites les trois Glorieuses, le peuple se rappelle au bon souvenir de la monarchie et Charles dix fait ses valises en loucedé.

          1848, soit 18 ans plus tard rerebolote la monarchie de Juillet vole en éclat : Les vigoureuses prises de position à la Chambre contre le suffrage universel de Thiers (1840) et de Guizot (1842) refusant de prendre en compte les aspirations démocratiques répondent par une fin de non recevoir à la pétition soutenant les Gardes nationaux manifestant pour obtenir le droit de vote et au lancement de la toute première campagne de « banquets » en faveur de la réforme électorale (1840). Si les manifestations et grèves des ouvriers du textile, du bâtiment et des ébénistes tournent à l’émeute Faubourg Saint-Antoine (1840), si des manifestants défilent avec le « drapeau rouge » en scandant « Vive la République ! » (1841), les années suivantes sont caractérisées par les contrecoups économiques et financiers du pays mal préparé à une évolution aussi rapide. La crise de 1846 provoque un chômage important : En 1848, près des deux tiers des ouvriers en ameublement et du bâtiment sont au chômage. Toujours pas d’urgence, sauf pour les vilains « utopistes » qui refusent de crever en silence en faisant 1500 barricades dans Paris… Louis Philippe sent le chaud aux fesses.

          1871 et rererebelote : pourquoi se préoccuper du peuple hein ? La guerre de 1870 a profondément marqué la ville, qui a subi un siège très dur et dont la population a souffert de la faim. L’armistice de janvier 1871 paraît insupportable aux Parisiens, qui ont résisté à l’ennemi pendant près de quatre mois. « Les insurgés vibraient d’un patriotisme de gauche que la honte de la défaite exaspérait. »

          L’attitude du gouvernement n’est pas conciliante, notamment lorsqu’il nomme trois bonapartistes aux postes de préfet de police (Louis Ernest Valentin), de chef de la Garde nationale (le général d’Aurelle de Paladines) et de gouverneur (le général Vinoy), nominations vécues comme une provocation par les Parisiens. Le 9 mars 1871, le préfet de police interdit les principaux journaux d’extrême gauche, dont Le Cri du peuple de Jules Vallès.

          L’attitude de l’Assemblée, royaliste et pacifiste, qualifiée d’« assemblée de ruraux » par les Parisiens, contribue à l’exacerbation des tensions. Le 10 mars 1871, elle transfère son siège de Paris à Versailles parce qu’elle voit, à juste titre, dans Paris « le chef-lieu de la révolution organisée, la capitale de l’idée révolutionnaire »5. Par une loi du même jour, elle met fin au moratoire sur les effets de commerce, acculant à la faillite des milliers d’artisans et de commerçants, et supprime la solde d’un franc cinquante par jour payée aux gardes nationaux. Résultat des courses :30 000 morts

          1936 : Constituée le 14 juillet 1935, la coalition du Front populaire rassembla aux côtés des socialistes le Parti communiste et le Parti radical, réalisant ainsi pour la première fois cette « alliance des classes moyennes avec la classe ouvrière » que Maurice Thorez appelait de ses vœux. Loin d’être révolutionnaire, le programme modéré du Front populaire, qui s’appuyait sur le slogan « le pain, la paix et la liberté », mais ne proposait pas de réelles réformes structurelles d’envergure, réussit à remporter l’adhésion d’une grande partie de la population aux élections d’avril – mai 1936. Pour la première fois dans l’histoire de la Troisième République, le groupe socialiste recueillit une majorité de sièges à la Chambre (147 élus), la S.F.I.O. dirigée par Léon Blum venant en tête, suivie par les radicaux (106 élus) et les communistes (72 élus). Cette victoire de la gauche permit à Léon Blum de prendre officiellement la direction du nouveau gouvernement socialiste dès le 4 juin 1936. Cependant, à peine arrivé au pouvoir, celui-ci dut faire face à un mouvement inattendu de grèves. Déclenché dans les usines Bréguet au Havre le 11 mai 1936, à la suite du licenciement d’ouvriers qui avaient refusé de travailler le 1er mai, ce mouvement s’étendit rapidement à l’ensemble du territoire.

          1968 : CE QUI RISQUE DE SE REPRODUIRE « en mieux » vue les similitudes :

          Cependant, y compris telle qu’elle est engagée, l’épreuve de force avec les étudiants n’effraie pas le gouvernement Pompidou-de Gaulle. L’Etat bourgeois a les ressources d’écraser les étudiants… si la classe ouvrière ne se met pas en mouvement. C’est de son intervention que dépend entièrement l’issue de la lutte. Le processus qui aboutira à la grève générale de vingt-quatre heures et à la manifestation du 13 mai s’amorce au cours des journées du 6 et du 7 mai, lorsque par milliers les jeunes travailleurs rejoignent les manifestations étudiantes et participent aux engagements avec la police et les CRS. Dès le 8 mai, les directions syndicales, particulièrement celle de la CGT, et les directions des grands partis ouvriers, singulièrement celle du PCF, sont contraintes, en raison de l’indignation, de la colère, du sentiment de solidarité nécessaire avec les étudiants qui s’emparent des travailleurs, de  » tourner ”. En contact avec l’UNEF, le jeudi 9 mai et le vendredi 10 mai, elles projettent pour le mardi 14 mai une manifestation qui doit affirmer la solidarité des travailleurs avec les étudiants.

          Fort heureusement, la mobilisation de la classe ouvrière est suffisamment engagée et la manifestation de la nuit du 10 au 11 mai n’aboutira pas à l’écrasement du mouvement étudiant. Sans aucune perspective, sous la direction de Cohn-Bendit et de la JCR, plusieurs milliers d’étudiants se laissent enfermer par des milliers et des milliers de policiers, de CRS, de gendarmes mobiles, comme dans une nasse, au cœur du quartier Latin. Ils construisent des barricades, se battent avec acharnement et courage contre les forces policières, qui donnent l’assaut. Cohn-Bendit proposait comme objectif à cette manifestation la réoccupation de la Sorbonne par les étudiants. Quelques heures plus tard, à 6 heures du matin, il ne peut qu’en appeler aux organisations syndicales contre la répression. Les travailleurs en effet ne sauraient la tolérer. Ils ont acquis la certitude que l’écrasement des étudiants par les forces répressives de l’appareil d’Etat serait une victoire politique du gouvernement Pompidou-de Gaulle qui lui donnerait les moyens de précipiter son offensive contre la classe ouvrière. Le matin du 11 mai, les centrales syndicales se rendent compte que la classe ouvrière n’est pas décidée à se laisser faire : elles donnent l’ordre de grève générale et de manifestation pour le 13 mai. A peine de retour d’Afghanistan, Pompidou rectifie la politique du gouvernement et opère une retraite stratégique : les forces de police évacueront la Sorbonne, il n’y aura pas de sanctions, les emprisonnés seront libérés.

          Trop tard : l’appel des centrales syndicales a cristallisé l’aspiration des travailleurs à engager le combat contre le gouvernement, contre de Gaulle, qui se développe depuis des années.

          Un million de travailleurs et de jeunes se rassemblent et s’unifient comme classe, au cours de la manifestation, sur le mot d’ordre politique :  » De Gaulle, dix ans ça suffit ! ” Ils ouvrent la voie à 10 millions de travailleurs qui vont se précipiter dans la grève générale.

          La grève générale va donc déferler. Sans doute était-on arrivé au point des rapports entre les classes où inévitablement l’explosion devait se produire. Pourtant, aussi faible que soit encore à ce moment-là l’OCl, elle a constamment ouvert la voie qui a conduit à la grève générale de mai-juin 1968. L’intervention de la FER, à chaque instant, a répondu à la préoccupation de la mobilisation des étudiants en relation avec l’objectif de mobiliser la classe ouvrière. C’est sous son impulsion que l’UNEF jouera son rôle d’organisation syndicale se situant sur le terrain du front unique ouvrier et s’adressant à la classe ouvrière, préparera la manifestation du lundi 6 mai.

          RESULTAT : les patrons qui refusaient 4% d’augmentation du SMIG pour cause de concurrence internationale (déjà) depuis l’automne 67, accouchent en urgence d’une augmentation dudit SMIG de …. 33 %. entre autres. SALAUDS D’UTOPISTES PRESSÉS…

  6. Merci Duflot pour son inefficacité convenue en terme de lutte contre le mal-logement et le SDFisme dans le gouvernement 1 et qui l’aurait était aussi nul dans le 2.

    Hautaine donc insignifiante quand j’ai pu la rencontrer dans le cadre de mon bénévolat auprès des SDF sur Paris.

    Complètement déconnectée des réalités du terrain (la rue et ses méandres) alors qu’on lui proposait des solutions sérieuses et pérennes en matière d’insertion/ré-insertion des personnes/familles à la rue ou en centre d’hébergement).

    Déçu mais pas cocu la concernant comme nombre de travailleur sociaux.

    Déçu.

    L’avenir nous prouvera qu’elle ne cherche qu’à exister pour elle-même, pas pour l’intérêt commun comme beaucoup de personnes chez les Verts et leur pseudos rassemblement de façade EELV.

    Cordialement,

    Ervé

    1. @ Ervé,

      Reçu 5 sur 5, l’inutile est parti trop tard… ou trop tot.
      EELV, pour un écologiste, décroissantiste instruit, c’est déroutant.

        1. Il y a deux façons,
          l’une à son niveau personnel, c’est consommer moins, ( facile par les temps qui courent), boycotter les vraiment nuisibles, faire des choix pluto allant vers la frugalité. C’est une attitude responsable, mais qui en fait ne change rien., mais peut procurer une certaine satisfaction de mettre ses convictions en harmonie avec ses actions.

          l’autre c’est réfléchir, se renseigner sur les ressources naturelles et leurs évolutions, les pollutions et leurs impacts, essayer d’imaginer des osolutions techniques, bricolées, des issues de secours, l’évolution que cela impliquerait dans les organisations et structures sociales, des interrogations sur la notion même de progrès, de condition humaine, de rapport de l’homme et de son environement; c’est un champs de lectures de rélexions et en fait de constitution à la fois d’une attitude ethique, philosophique et très pratique.

          si il y avait un vrai mouvement écologiste, tous ces savoirs, ces expériences, ces volontés, ces gestes quotidiens, s’uniraient pour définir un projet de société harmonieuse, juste, libertaire, égalitaire, basée sur le savoir et son partage, c’est à dire la pratique.

          1. Ça j’ai bien compris, je causais engagement politique qui, pour le moment, à mon humble sens, ne vaut rien.

  7. @Aramis+++++++++++++++++
    Elle est bien « gentille » la Cécile mais elle a su faire des pieds et des mains pour être à l’AN avec 2,5%, quand on lui a proposé les strapontins ministériels elle n’a pas craché dessus (dommage pour Canfin) et il ne faut pas qu’elle oublie que si le candidat EELV a été élu à Grenible c’est aussi un peu grâce « aux forces déclinantes du productivisme »… Alors pouët! pouët! Cécile

  8. et après ? elle va continuer de parler, parler, parler…comme Mélanchon, et c’est tout ?
    il ne faut pas oublier que la décision prise de ne plus participer au gouvernement est loin d’être démocratique…et contre l’avis de plusieurs des parlementaires …qui ne représentent donc plus le peuple qui les a élus ? il ne faut pas oublier aussi que comme pour Grenoble il y a eu des élus verdatres aux municipales grâce à des triangulaires, voire des quadrangulaires…
    à moins qu’elle ait été embauchée en douce par l’UDI…

    1. Des élus verdâtres et des élus FRONT DE GAUCHE avec la bénédiction de Jean-Luc MELENCHON, même si certains ne veulent voir que ce que les journaleux aux ordres laissent passer en boucle. ARAMIS

      1. ah bon ? il y aurait donc un complot médiatique ? et les chiffres officiels seraient trafiqués ?

        1. Il y a un système de pollution médiatique servant à embrumer les esprits pas trop en capacité de trier les infos des intox, et çà donne des post comme le vôtre qui ne voit que ce que les médias veulent que le petit peuple voit, entende et comprenne, en pensant en savoir bien assez… CQFD. ARAMIS

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