Où partent les Leftblogs ?


Notre consoeur Rosaelle se demande, déjà, si les Leftblogs feraient l’hypothétique campagne de François Hollande en 2017.

« Mais je me pose la question: Hollande, s’il se représente, aura-t-il réellement le même soutien en 2017, puisque la Gauche aurait gagné en 2012 la bataille du numérique, grâce aussi aux Leftblogs ? »

La question est un peu prématurée, mais elle vise au-delà de ce collectif.

1. Si la campagne avait lieu aujourd’hui, Hollande peinerait à trouver le même soutien.

2. En 2017, nous n’aurons pas Sarkozy à virer. C’est Hollande le sortant.C’est à lui d’assumer un bilan.

3. Je ne savais pas 2006 que je voterai Royal en 2007. Ni en 2011 que ce serait Hollande contre Sarkozy. Alors 2017…

4. Les blogueurs sont un morceau d’une campagne, certainement pas décisifs. Soyons réalistes.

5. Les Leftblogs sont un collectifs d’ami(e)s « numériques » dont les convictions s’éparpillent de l’opposition à Hollande au plus franc soutien. Voilà.

 

 

37 réflexions sur “ Où partent les Leftblogs ? ”

      1. Ce questionnement des leftblogs, la défiance vis à vis de Pépère et de son staff, la cacophonie ou l’aphonie, c’est selon… Un p’tit blues passager ?

        1. Les LB n’ont jamais été un comité de soutien à Hollande sauf, comme le dit Juan, quand il est apparu que seul lui pouvait permettre de dégager Sarko. Je pense même que pour les primaires, les « hollandistes » n’étaient pas majoritaires (David, Dedalus, moi, El Camino, Captain Haka,…). Les Vallsistes étaient proprotionnellement plus représentés, tout comme les montebourgeois. Quant aux aubryistes et ségolistes, ils étaient sans doute plus nombreux.

  1. Tout à fait, elle visait aussi au-delà, la question. Ensuite, tu sais, gouverner, c’est prévoir. Je questionnais plus l’entourage de Hollande que vous-même. Et je n’ai aucune réponse.

  2. Hollande reste un left-président et le mieux placé pour 2017. Les plus mauvais coups risquent de venir de la gauche… à croire qu’elle est bien plus confortablement planquée dans l’opposition. Tout cela me navre.
    Quant à une hypothétique influence des leftblogs… on en a déjà dit des tonnes là dessus, alors bon courage pour deux années de relecture sur le sujet chez les copains.

      1. Je crains qu’à la prochaine présidentielle, il ne soit plus qu’un « left-begind president ».

  3. Ben Rosaelle, c’est toujours le même problème à gauche.

    La pensée de gauche est mal équipée pour le pragmatisme. Dès que l’action sur le réel impose de sortir du cadre idéologique de telle ou telle chapelle qui compose la gauche, c’est la crise de nerf dans la chapelle en question. Et souvent, c’est la crise de nerf dans toutes les chapelles en même temps.

    Avec le PS, l’occurrence se présente tous les 10 ans environ, selon un schéma connu: au début c’est l’amour, l’union de toutes les gauches autour d’un gouvernement de gauche qui se fait élire sur une politique de gauche, l’espoir, blabla. Discours du Bourget, quoi.

    Très rapidement, le gouvernement de gauche doit faire avec la réalité, donc dévier du programme. Et parfois, faut franchement dévier en tirant fort sur le manche.

    Et là, commence une longue période de bouderies, de doutes, de déchirements, toussa quoi. Avec toujours les mêmes thèmes qui reviennent: une gauche radicale qui se proclame la seule authentique vraie gauche, par opposition à une gauche bourgeoise, traitre à ses idéaux, la focalisation sur des personnalités marquantes qui cristallisent les ressentiments: avant-avant hier Tapie, avant hier DSK, hier Mosco, aujourd’hui Valls, demain une autre (au fait, vous l’avez choisie? Faut s’y prendre à l’avance, maintenant, avec le système des primaires). Etc.

    Bref, c’est la routine.

    Dans le fond, à gauche, il n’y a jamais que deux camps: la gauche qui innove dans ses façons de penser, parce qu’elle est confrontée à l’exercice d’un pouvoir qui soumet le dogme à l’épreuve du réel, et puis la gauche qui n’est pas encore au pouvoir et espère un jour y parvenir et qui, elle, y croit encore. Mais, toute politique de gauche se termine toujours par une trahison, c’est juste une question de temps et d’arrivée au pouvoir de nouvelles générations.

    Valls et Hollande sont aujourd’hui des traitres à la cause, mais demain celle ou celui qui leur succédera trahira quelque chose, puisque par définition il y a toujours quelque chose à trahir dans l’idéal de gauche, dès qu’on accède au pouvoir.

    Même si vous votez pour quelqu’un qui vous plait en 2017 ou en 2022, de toute façon il vous trahira d’une façon ou d’une autre. Ca changera pas. Ce qui aura changé dans l’intervalle, c’est vous. Vous aurez pris de l’âge.

    Cette phrase, qui fait partie de notre quotidien aujourd’hui: « le gouvernement socialiste n’est plus socialiste, il mène une politique de droite » je l’ai entendue pour la première fois dans ma vie en 1982 ou 83 et les gens de la génération de mes parents l’avaient entendue bien avant, peut être à propos de Guy Mollet.

    Vos enfants entendront certainement cette phrases et, peut être, vos petits enfants.

    Alors…

    1. Pour être tout à fait exact, tschok, la trahison commence avec le Front Populaire:

      « Il est enfin possible de relever des manifestations de la volonté ouvrière de prendre en main non seulement l’usine déjà occupée, mais la production elle-même. […] Ce sont les 650 ouvriers de l’usine de chocolats et biscuits Delespaul-Havez, de Marcq-en-Barœul, qui décident de faire marcher eux-mêmes l’usine, et qui, le courant électrique et l’eau leur ayant été refusés, distribuent gratuitement aux nécessiteux de la ville les marchandises entreposées par le patron avant l’occupation. Il est significatif que seul le Temps [journal de droite] ait donné sur cette initiative une brève information et que la presse du Front Populaire n’en ait pas soufflé mot. »
      -Le Mouvement social, n°54 (1966).

      « Les dirigeants du Parti […] entrent en conflit contre l’avant-garde de la classe ouvrière. [Le soutien au gouvernement de Léon Blum] pousse en fait le Parti à collaborer avec la bourgeoisie pour freiner et briser le mouvement gréviste du prolétariat. »
      -André Ferrat, 13 juin 1936, peu de temps avant son exclusion du PCF.

      « Le Front populaire, véritable escroquerie sociale, n’a non seulement en fait rien su réaliser de ce qu’il avait promis, mais encore il est parvenu à faire accepter à la classe laborieuse ce qu’elle n’aurait jamais accepté d’un gouvernement réactionnaire. »
      -Gilbert Serret, délégué CGT, en 1938.

      Toute similitude avec la période actuelle serait bien évidemment… instructive.

      1. @ Johnatan Razorback
        J’ai toujours considéré que la Gauche arrive au pouvoir pour gérer « socialement » ce genre de virage.
        parceque le Front popu, c’est un peu vieux, mais Mitterrant en 81, et Hollande en 2012 c’est du tout frais; et à contrario Jospin en 2002 avec un bilan plutot positif (merci la conjoncture économique) s’est ramassé.
        Je pourrai ajouter les accords de la CGT (PC) de Grenelle en 68: aucune réforme de structure mais 10% d’augmentation des salaires (bouffés très vite par l’inflation).

        1. Je me doute bien que des gens sont arrivés à la même conclusion mais les mythes ont la vie dure.

          L’échec de Jospin tient à des éléments électoraux (multiplication des candidats de gauche), idéologiques (un discours qui ne parlent pas des classes populaires) et économiques (l’entrée en vigueur de l’euro et la baisse de pouvoir d’achat correspondant, la fameuse baguette de pain dont le prix s’envole avec la nouvelle monnaie, tandis que les salaires stagnent). Son bilan était « positif » si on aime la social-démocratie (ce qui semble l’horizon ultime du FdG, malgré ses grandes phrases « révolutionnaristes »).

      2. 1936, c’était la génération de mes grands parents. Ils devaient avoir entre 15 et 20 piges, par là.

        Ben dites donc, ça date pas d’hier cette affaire de traitrise.

        On pourrait même remonter au congrès de Tours, en 1920, ou à l’élimination des mencheviks par les bolcheviks, en 19 euh… 1918. Et la scission entre les deux branches remonte à 1903.

        En fait, j’ai l’impression qu’ils se sont tapés sur la gueule dès le départ, non?

        1848, quoi.

        Imaginons le futur: en 2245, une descendante de Rosaelle tient un blog sur le réseau mondial d’interconnexions neuronales et elle se demande si le gouvernement néo socialiste unitaire n’a pas trahi l’idéal social libéral du parti, tel qu’il résulte du congrès de la porte Champerret du 17 avril 2024, qui avait constaté la scission entre le courant vallsiste progressiste et les conservateur de l’aile gauche, dite jauressienne, surnommée aussi les dinosaures de Jauressic Park.

  4. En 2017, la Veme République existera-t-elle encore, avec ses tares originelles que le temps ne fait qu’amplifier ?

  5. je vais avoir l’air d’un con, mais quelqu’un peut m’expliquer ce qu’est un leftblog..ce serait un blog de gauche ?

    si c’est ça, j’ai une suggestion qui vaut ce qu’elle vaut..
    en gros, puisque la gauche n’existe plus et qu’il semble que l’extrème gauche aie toujours l’image de lanceurs de pavés et d’immatures boutonneux, donc pas prise au sérieux., pourquoi ne pas faire d’un leftblog, un centre de bremstorminegue concernant le création d’une gauche du XXI eme siècle, moderne, résolue à lutter contre les fléaux de l’UE et de la finance…

    une gauche niou louque qui utiliserait les moyens modernes et une législation offensive pour rouvrir une lutte des classes de la majorité moyenne contre une minorité extravagante….

     » non violente non coopération « ….

      1. on discute comme ça, mais notre époque aurait bien besoin de reposer des bases de vie en commun, un rassemblement serait une idée …….ça fait du bien de rêver d’un monde plus équilibré,

    1. Stanislas, ok!
      T’es désigné « Rédacteur-en-chef » volontaire de ce niou truc. Tu rédiges les statuts, les annexes et toute la paperasse qui va avec, un truc d’au moins 100 pages pour faire genre sérieux et, après, on l’édite sur un blog pour lancer la souscription d’adhésion, ok?

      Allez, au boulot!

      1. Ça me parait parfait. En six ans, le nombre de gugusses qui nous ont expliqué ce que devaient faire les LB est impressionnant. Sans compter le nombre d’andouilles qui ont essayé de créer d’autres groupes de blogueurs de gauche.

      2. tout de suite les grands maux….
        remarque si je savais écrire ça me botterai assez…..mais mes limites sont là pour me rappeler que parfois j’ai besoin des autres..

        n’empêche que ce serait bien.. et si en plus il y a un Lordon (je suis un fan)., un Sapir et certains autres…..mais bon , ,là je rêve

          1. ouais, tu as raison, puisque tu insistes……………… je vais aller roupiller…comme si j’étais ministre de n’importe quelle bande de ces dernières années
            je remarque avec grand plaisir que tu es quelqu’un qui sait faire travailler les autres…..et il en faut..

            bravo…

  6. En 2017 on risque d’avoir face à nous « l’ex »….
    qui dans une France sans emploi, préconise de travailler plus pour gagner plus….
    stigmatise les « assistés » qui gagneraient plus que ceux qui travaillent plus pour gagner plus….
    et qui favorise les plus riches qui gagnent plus sans travailler plus, en leur rendant des impots payés par ceux qui travaillent plus pour gagner plus….
    En moins que la situation s’améliore d’ici là….on peut encore y croire !!!

  7. Je ne crois pas du tout que les blogs aient la moindre influence sur le résultat d’une élection: chaque blog a ses lecteurs, un nombre très limité de gens (toujours les mêmes), et qui sont, en général, déjà d’accord avec le blogueur dès le départ – sinon, ils ne le lisent pas: un blog ne peut donc convaincre personne.

    Je me pose davantage la question sur les réseaux sociaux.

    1. Elie, si les blogs faisaient collectivement du contenu de qualité, ils auraient de l’influence car ils sont un élément des réseaux sociaux.

    2. @ Elie Arié
      Moi je me pose la question sur les media et leur inféodation à l’ordre économique, pensée dominante, étatsuniens, otanesque et riquiqui unioniste europroutesque.
      Rien à gauche et l’ignoble à droite.

      le salut est dans la fuite

  8. @Elie ce ne sont ni les blogs ni les réseaux sociaux qui influencent l’électeur mais les médias car ce sont toujours les mêmes hommes politiques, les mêmes « économistes » qui sont invités… Cela ressemble à un étrange lavage de cerveau ou à une lobotomie intellectuelle

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