Hollande, capitaine abandonné


Libération s’est amusé. Le quotidien qui survit ou lutte pour sa survie a trouvé la bonne allusion il y a quelques jours. j’allais prendre mon avion pour l’Asie. J’avais vu la une dans un kiosque.

Mon ancien candidat devenu président serait abandonné.

Je remercie Libé pour cette clairvoyance. Nous sommes quelques-uns à être partis, sans aucun enjeu commercial ni éthique journalistique. C’est le problème des blogueurs amateurs. Elles/Ils n’écrivent que ce à quoi elles/ils croient. C’est béta, mais sincère, et parfois contradictoire.

Hollande n’est pas un capitaine abandonné. Il conserve quelques soutiens. Ne vous y trompez pas. Je suis trop politiquement cynique et idéaliste pour penser que l’affaire s’arrête aussi vite.

Ces quelques semaines dans cette opposition ont simplement montré combien le champ était vaste pour fustiger cette équipe.

Avec compréhension et de façon constructive bien sûr.

 

 

15 réflexions sur “ Hollande, capitaine abandonné ”

  1. Voyons, voyons, Hollande n’est pas abandonné

    Angela lui tient la main, Barroso le guide sur la voie de la rédemption austéritaire, Fabius l’entrainne au bellicisme
    et Obama en fait son caniche de compagnie.

  2. C’est vrai çà, tout est relatif. Bon d’accord, çà sent un peu le roussi au PS, mais il lui reste les soléfriniens, le gros patronat français et la clique des barons affairistes qui commande en off la bureaucratie européenne, alors. Un autre socialiste ayant viré sa cuti, MUSSOLINI a bien tenu la République (gouvernement fantoche) de Salo pendant un an et demi, alors… C’est un peu comme avoir les trois principaux atouts (45) sans aucun jeu à la belote, quoi. Maintenant : aura-t-il les dix de dern ? Je ne le crois pas.

  3. globalement il ne faut pas trop s’inquiéter non plus pour le grand chef, il est du bon côté du manche. Tous ceux qui ont encore une bricole à gratter ou une gamelle garnie vont rester encore un peu…

    La solitude ou le sentiment d’abandon appartiendrait plutôt, à celle ou celui qui a cru « aux promesses qui n’engagent que ceux qui les croient »

  4. Faut-il « abandonner  » un chef d’ Etat lorsqu’il a le courage d’assumer une politique impopulaire ? Sauf si on est persuadé qu’il se trompe, et qu’on est certain que la politique inverse donnerait de meilleurs résultats: mais est-ce bien votre cas? Êtes-vous certain qu’une relance par la consommation en France ne ferait pas qu’augmenter la croissance en emplois… en Chine, tout en augmentant notre déficit qu’Hollande s’était engagé à réduire lors de sa campagne électorale, pour nous éviter d’emprunter à des taux élevés? En êtes-vous VRAIMENT certain?
    Il serait pourtant facile à Hollande de distribuer du pouvoir d’achat, de retrouver ainsi une forte popularité…et, « après moi, le déluge ».

    1. On revient toujours au même point : il n’avait qu’à pas se prévaloir de ce type de combat social. Quant on ne sait pas faire on ne brigue pas la place. MELENCHON entend le fait, mais là, on on préfère lui mettre pépère dans les pattes, plutôt que de risquer de voir que la relance par la consommation (raisonnée) serait la seule solution possible à ce niveau. A qui profite le crime ? A ceux qui n’ont vraiment pas intérêt à ce qu’un gars comme s’occupe de leurs petites affaires… ARAMIS

    2. il existe 20 ans d’études économiques qui démontrent que les soutiens aux charges sociales coûtent cher à l’état puisque les premières mesures datent de 1993. sans mesure précise de l’impact et sans aucune garantie…

      j’évoque là, le CICE et le pacte de responsabilité… il ressort tout de même une fourchette : l’emploi coute entre 40 000 et 100 000 euros l’unité à travers tout ce qui a été déjà mis en place (sans compensation réelle de restriction de dépenses d’état d’ailleurs)…
      autant faire du recrutement de fonction publique à 25 000 euro l’unité de base…

      on sait aussi que les dépenses publiques compensées par des hausses de TVA ou de taxes créent un effet récessif sur la demande….

      et en effet il faudra bien un jour s’interroger sur le surcoût du capital qui est de plus en plus mis en évidence par des économistes

      une politique inverse n’est pas forcément cantonnée à une amélioration de la demande stricto sensu parce que prétendre qu’une telle relance n’augmenterait que les importations est totalement incomplet….

      une chose est sûre , baisser les salaires et les prestations sociales incite à acheter moins cher, donc à importer plus…et donc à chercher ailleurs…..en cherchant ailleurs ce sont des pans entiers de notre économie qui ferment

      …….acheter moins cher n’augmente pas en masse de monnaie les importations mais augmente les volumes, ce qui finit par ne pas se voir…….ce qui se voit, c’est l’état de l’économie et les boites qui ferment…..

      et le cycle de la déflation est lui parfaitement connu….

      comme une politique « inverse » ???? n’est pas praticable puisque c’est Bruxelles qui a les clés, il n’y a pas à en parler

      quant à parler de politique inverse ?????

    3. @Elie Arié

      La relance par la consommation serait un feu de paille couteux, d’accord.
      mais la relance par la compétitivité est une illusion vouée à l’échec:
      – la CICE donne du crédit d’impots sans criètère d’emplois délocalisables, typique les grandes surfaces massivement importatrices et destructrices de PME et TPE, (à ce sujet Edouard Leclerc est bien l’héritier de son papa Michel), pareil pour le BTP, SNCF, EDF, etc…
      – le Pacte de responsabilité, avec Gattaz et son million d’emplois créés, un truc déjà essayé (avec son papa du CNPF) et avec 0 résultats
      – accepter la prolifération du « travail détaché » y compris sur des chantiers largment financés avec des fonds publics (lire leMondeDiplo, pas l’autre beurrrrk)
      – ne rien faire pour les PME et TPE, etc.
      – accélérer le traité de partenariat Trans Atlantique qui va finir de dékoulakiser les industries régionales; à noter à ce propos que le même style mais Trans Pacifique est sérieusement remis en question (moins cons ces types), que le précuseur Pacte Trans Amérique a été refusé par les états de l’Amérique du Sud (plus couillus ces latinos).

      C’est Hollande qui abandonne les siens , enfin son électorat, et s’entoure de Fabius (travail le dimanche), BHL (belliciste), Pascal Lamy (Internationnale des Exploiteurs de bas salaires), sans oublier Valls (humaniste à temps très partiel).

  5. Veillons surtout qu’Hollande soit abandonné en 2017, quand il viendra demander 5 ans de plus pour terrasser la fameuse finance (soi-disant)sans visage.

    « Une chose est sûre , baisser les salaires et les prestations sociales incite à acheter moins cher, donc à importer plus…et donc à chercher ailleurs…..en cherchant ailleurs ce sont des pans entiers de notre économie qui ferment. »
    @Stanislas = sans parler de la qualité des marchandises importées…ni du coût environnemental du transport.

    @Elie Arié = La Tcheka anti relou prévoit de remplacer « politique impopulaire » par « politique contre le peuple ».

  6. Tout se limite, en allant à l’essentiel, à un euro surévalué de 20 à 30 %, ce qui empêche notre industrie de devenir compétitive ( et on aura le même problème avec le Traité Transatlantique).

    1. Déjà du temps de l’écu et du SME, la compétitivité de l’industrie française était déjà ramollo . Ce n’est pas tant l’euro que les politiques fiscales, sociales et industrielles de cette foutaise libre-échangiste qu’est l’UE qui en sont la cause . Et le Conseil Européen des chefs d’états et de gouvernements est tellement à l’ouest qu’en effet, le GMT a toutes les chances d’achever le naufrage de l’UE mais surtout, celui des peuples européens .

    2. Eh, non justement.
      la balance commerciale française est déficitaire et ce déficit s’accroit; déficit notament lié à 50% (source service financier des douanes) aux importations de pétrole.
      mais qu’est-ce que la france a comme industrie restantes ? de 23% du PIB en 1970 le secteur industriel n’en représentait que 12 % en 2012 (en 2013,2014 ? probablement encore moins.
      le secteur industriel donc représente en gros 240 milliards de PIB, mais dont 140 milliards sont l’agro-alimentaire largement subventionné à la quantité: reste 100 milliards et l’Etat subventionne ou aide aussi celles-ci (comme Dassault, Peugeot) ou a des participations nombreuses (pour nos pantoufleurs).

  7. Et ben voilà : Encore du Hollande-bashing : Pépère est lieutenant-colonel de réserve . C’est pas gentil de le traiter de « capitaine abandonné », ça fait capitaine du Concordia ou du ferry sud-coréen . Bon, comme celui du Titanic, et des navires précités, Pépère est plutôt paumé dans la manoeuvre du bateau France et son William Murdoch -Valls est aussi manche que lui . L’iceberg se rapproche, ça va faire mal .

  8. Depuis combien de temps sommes-nous plongés dans le libéralisme d’Etat en FRANCE. Après les essais répétés de Giscard, Mitterrand à permis le coup d’esbroufe de 1981 pour « justifier » le virage à 180 ° dit le tournant de la rigueur. « ON » allait redresser la France et éradiquer le chômage en baissant la tête sous les fourches godines de l’EUROPE. Dixit MITTERRAND lors du vote « démocratique » de « masse triche » : « Si c’est le non qui venait à gagner on serait obligés de revoter » Bravo l’artiste. Du coup on se becte les règles des technocrates voulant faire entrer les peuples dans les cages à lions. Hitler avait décidé de mettre l’Europe sous sa coupe et la majorité de notre peuple s’y était psychologiquement préparée. Pourtant une infirme minorité a refusé ce dictât et tout mis en oeuvre pour gêner et finalement se libérer du joug nazi. L’Europe qui se dessine ne ressemble ni plus ni moins qu’à ce que Hitler avait envisagé en terme de sélection et pourquoi nous coucherions devant ce système d’élitisme dont le but n’est que mettre les gens en compétition par la loi du plus fort et du mieux disant social. Les règles européennes sont absolument à changer (donc plus la peine de se cacher derrière l’ordre étable en le prenant en référence, parce qu’il va sauter et être réformé en profondeur au bénéfice des peuples ?), la résistance sociale mondiale est en cours de mobilisation … ARAMIS

    1. On peut, sans grand risque de se tromper, fixer l’explosion du libéralisme d’état à la loi Pompidou/Giscard de janvier 1973 . Car, comment qualifier autrement ce transfert de la création monétaire à la finance et à ses représentantes, les banques ?

      1. C’est aussi à cette date que je situe la prise en main de la haute finance / Pompidou en tant que laquais de la banque Rothschild et Giscard dans le prolongement en tant qu’ex ministre des Finances te nouveau président prônant les « biens faits » d’une société libérale avancée. C’est le même qui tente de nous resservir son fameux TCE avec son copain d’asile BOLKENSTEN en 2005. Il est temps de sortir une bonne fois de cette tambouille de 41 ans et de jeter aux orties la Constitution du Général aux relents monarchiques nous pompant l’air depuis 56 ans, par la même occasion.. ARAMIS

Les commentaires sont fermés.