Les Etats désunis par Coralie Delaume


C’est un livre à charge, mais la charge est précise. Voici une blogueuse, une consoeur hébergée chez Marianne, qui vient de publier un ouvrage à lire impérativement avant le prochain scrutin.

Le problème de Coralie Delaume est qu’elle écrit simplement, et de façon convaincante. L’Europe est unie, 28 Etats, dont 18 qui se partagent enfin une même monnaie. Mais le portrait que dresse l’auteure est celui d’un continent déchiré.

Au début, il fallait y croire, sortir de deux Guerres. L’idéal de paix, la réconciliation définitive grâce au bon commerce, la libre circulation des hommes et des marchandises. L’Europe nait sous des auspices libéraux, mais nous sortons de la guerre.

Il y a d’abord cet empilement techno-structurel: des institutions grossissantes depuis le Traité de Rome: Commission, Cour de Justice, BCE. Elles ont toutes quelques points communs: elles sont « a-démocratiques« , elles ne répondent à personne, elle créent leurs propres règles.

Le droit européen surpasse très vite les droits nationaux sans initiative parlementaire, ce qui reste assez surprenant. Les exemples sont nombreux, méthodiquement analysés. « On a d’abord multiplié les structures et les outils sans avoir décidé à quelles fins on les destinait. » Le compromis européen n’en est plus un, c’est juste un malentendu.

« Et d’ailleurs, aujourd’hui, à quoi sert-il de « continuer l’Europe’ ? »

La charge vous paraît-elle trop rude ?

La dé-démocratisation de l’Europe est pourtant à l’oeuvre. Et Coralie Delaume explique pourquoi et comment. Elle démonte notamment le Traité de Lisbonne, l’imposture démocratique où nos élus ont voté pour effacer le vote négatif du peuple lors du référendum de 2005. Or « ceci ne saurait convenir ni à un souverainiste, ni – peut-être encore moins – à un fédéraliste. » Son argument rejoint celui de Lordon ou de Jorion. L’auteure dénonce le pacte commercial transatlantique, « dernier avatar d’un économisme myope« .

La seule instance un tant soit peu démocratiquement légitime reste… le Conseil des chefs d’Etat. Un truc qui a pris de l’importance à la faveur de la crise mais qui reste finalement si désuni lui aussi qu’on ne lui donne pas cher en riposte ou tenue. Car ce Conseil résiste mal aux oukazes des marchés. L’arnaque est simple: la BCE ne prête jamais aux Etats; Ces derniers sont contraints de financer leurs déficits sur les marchés. Des marchés qui privilégient la rémunération du capital, contre le travail.

L’Allemagne joue encore en Europe un rôle central: son dynamisme commercial a pillé l’Europe de l’intérieur. Son excédent commercial – 6% du PIB en 2012, « c’est de l’argent qui sort des pays du Sud pour entrer en Allemagne. » Les autorités allemandes ne veulent pourtant pas de ce leadership acquis. L’hégémon est « réticent« .

« D’abord utile à une Allemagne convalescente, l’Europe est aujourd’hui devenue encombrante pour une Allemagne en pleine santé. D’autant c’est l’Europe elle-même qui désormais se révèle malade et poussive. »

Coralie Delaume rappelle d’où il vient, à quel prix ce modèle l’est devenu: précarisation du salariat à cause des lois Hartz/Schröder, recherche et développement soutenus, désindustrialisation des voisins.

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Dans ce panorama assez sombre, la France est devenu un pays « périphérique » depuis de nombreuses années. Sarkozy suivait Merkel. Hollande masque mal son impuissance.

Coralie Delaume répète un constat largement partagé dans ces colonnes: l’unanimisme européen au sein de la classe politique française ne fait qu’un gagnant, le Front national. Marine Le Pen s’est emparé du combat contre les dysfonctionnements de l’Europe. Sur le fond, le FN ne défend que son argument national-socialiste.

« Sans doute existe-t-il des moyens de détricoter l’eurosystème sans dommage excessif ». Coralie Delaume est optimiste. Mais comment ne pas l’être ?

La gauche européenne est « cassée« , éparpillée, en vrac, jamais unie.

La lecture de cet ouvrage trouvait un prolongement inattendu jeudi soir sur Mediapart. Le site d’informations faisait une émission en direct et gratuite, avec des eurodéputé(e)s du PS (Pervenche Berès), de la Gauche européenne (Corinne Morel Laveux), écologiste (Rui Tavares), UMP (Constance Legrip) et même une vice-présidente belge (Isabelle Durant). Ces élu(e)s défendaient l’utilité du Parlement.

Ils témoignaient surtout de l’effroyable chemin qui reste à parcourir pour parvenir au B-A-BA de la démocratie.

57 ans après le Traité de Rome.

Misère.

21 réflexions sur “ Les Etats désunis par Coralie Delaume ”

  1. Débat qui a déjà eu lieu sur d’autres blogs…
    L’idée essentielle qu’elle développe ( c’est un essai ), avec un humour assez décapant, est la suivante ( c’est en tout cas ma lecture ) : l’Europe est une organisation internationale singulière ( ce n’est pas un Etat) qui s’autoconstruit ( j’ai risqué le terme d’autopïèse ) par le truchement de trois piliers : la BCE ( ou la BUBA allemande, c’est quasiment la même chose), la commission qui instille des milliers de textes dans les législations nationales, la cour de justice européenne , systématiquement supranationale dans ses décisions, en absorbant une partie de la substance des Etats,.le tout au service de l’ordo_libéralisme allemand. Excellent bouquin qui mérite d’être complété par la lecturede « made in germany » de G.DUVAL.

    1. Ne pas oublier le Conseil Européen des Chefs d’Etats et de Gouvernements qui définit les lignes et options, la Commission Européenne se contentant de les mettre en musique . Quand à la BCE, ses statuts ( plutôt contraignants ), lui interdisent pratiquement toute forme d’interventions susceptibles de faciliter la vie des citoyens européens, le rachat de dette souveraine lui ayant été autorisé par le CECEG . De plus, Draghi, comme ses prédécesseurs, est issu de Goldman-Sachs, ce qui est tout, sauf un certificat de respect de l’intéret général .

    2. salut CASTOR …content de t’apercevoir (si je puis écrire)

      excellent bouquin qui peut être complété par celui que tu annonces, par celui de Lordon « La malfaçon »

      pour aller plus loin, « changer l’Europe » des attérrés qui ont d’ailleurs deux écoles (selon mes informations), mais qui ont le mérite de proposer dans leur bouquin, quelques esquisses de solutions très intéressantes….

      on adhère ou pas, mais ça mérite le détour….

      1. Salut à toi aussi…(ton pseudo me ramène quelques décennies en arrière quand je fréquentais assidûment la place Carnot, en contre-haut de la place… Stanislas!)
        Vaste sujet, pour le moins essentiel,je me contenterai de reprendre la conclusion d’une analyse critique (au sens positif) du bouquin que tu cites (Sandra Moati/Alter éco de mai 2014 ) »…on se dit que faire évoluer les règles du jeu européen paraît, au bout du compte, plus simple et plus rapide que d’accoucher de ce monde enchanté »…

  2. Le vampire se goinfre du sang de ses voisins, puis se plaint qu’ils soient devenus anémiés, pour mieux s’en séparer… Il faut sortir rapidement de ce genre de plan. ARAMIS

  3. En tant qu’associatif, il m’est arrivé plusieurs fois de tester les soi-disant système de protection européens, tel que la Cour Européenne des droits de l’homme et je peux vous dire que c’est l’exacte copie inutile du Médiateur de République, chez nous. Une usine à gaz destinée surtout à laisser croire à ceux qui n’on encore jamais affaire à elle, qu’il y aurait quelques droits à récupérer en mieux par rapport aux instances nationales. Après des palabres pendant plusieurs mois, on vous envoie un courrier pour vous dire qu’ils rien pu faire, comme le Médiateur qui amis un an avant de dire qu’il n’a rien pu faire, mais que vous devez obligatoirement saisir pour avoir le droit de saisir la cour européenne… Le serpent se mord la queue. Les devoirs nouveaux bien plus réles que les supposés nouveaux droits. Un marché de dupes quoi ! ARAMIS

    1. La CEDH c’est pas l’UE. C’est le Conseil de l’Europe.

      Ralalala.

      Ce qui est UE en matière de justice c’est la CJUE, au Luxembourg. Elle s’occupe de l’interprétation des traités européens. Par exemple, tout ce qui est TVA intracom, vous calez votre radar sur la jurisprudence de la cour.

      Les saisines et les compétences n’ont rien à voir.

      Tâchez d’être un peu sérieux, quoi merde.

      1. Ah oui j’oubliais : ce n’est pas la même crèmerie ralala. En tout cas c’est le même genre de connerie qui donne le même résultat. Merde. Vous l’avez tester, vous le truc ?

        1. Non, je n’ai jamais eu à épuiser tous mes recours en France.

          Je subodore que c’est votre cas: perdre un procès, aller en appel, cassation, puis CEDH. M’enfin bon, on est procédurier ou pas.

          1. En tant que responsable associatif il est courant qu’avec mes adhérents nous allions en justice et parfois en être amenés à dépasser la seule frontière nationale, puisque les lou ravis ouiouistes (dont vous devez faire partie) ont adoré une Europe du fric sans frontières où ne demandaient qu’à s’engouffrer les patrons grands amateurs de dumping social et les escrocs de tous bords. Cette Europe d’ouverture où « tout le monde  » devait y retrouver son compte. Penses-tu !

            La dernière affaire que j’ai eu à débrouillée est liée à un manque d’information sur une loi sociale (syndicat et patrons se rejetant la faute), nous obligeant à contester la méthode du prud’hommes m’ayant interdit d’intervenir dans une conciliation ( aucun droit en tant que responsable associatif, bien qu’ ex collègue de la même entreprise) permettant au patron d’embobiner le demandeur. Les recours ont dû être fait par voie hiérarchique concernant le port de Rouen jusqu’au ministère de l’Equipement et du Transport (loi sur l’indemnisation de l’amiante), puis juridiquement par la cour d’appel de Rouen nous envoyant en cassation, puis saisine du Médiateur de la République et enfin la Cour Européenne des Droits de l’Homme… total : deux ans à batailler dans le vide. Si les instance venaient à se déplacer sur la lune, on devrait certainement avoir d’autres instances plus lunaires à saisir et des martiens comme vous pour les justifier… ARAMIS

  4. @ Juan,

    Je vous cite: « L’arnaque est simple: la BCE ne prête jamais aux Etats; Ces derniers sont contraints de financer leurs déficits sur les marchés. Des marchés qui privilégient la rémunération du capital, contre le travail. »

    Mais si elle leur prête, sauf qu’elle n’achète pas les titres d’Etat à leur émission directement aux Etats. Elle les rachète auprès des banques quand elles tirent la langue: là, elle nettoie leur bilan en rachetant les titres, à guichet ouvert, c’est à dire par création monétaire pure. Du même coup elle injecte des liquidités dans l’économie, ce que les Etats ne savent plus faire par le Welfare State, plombé par les déficits justement.

    Eh oui, la BCE a fait du keynésianisme. Le problème, c’est que les banques, qui sont les organismes dispensateur de crédit, n’ont pas trouvé à quoi employer ces liquidités jusqu’à… ces derniers temps: les affaires reprennent, mais par le haut de l’économie, les opérations sur capital, quoi, type le rachat d’Alstom, ou levée de fonds record de SFR pour le rachat de Numericable: 12 Mds demandé, 70 offerts! Alors que l’opérateur est noté à risque.

    Ah! Aussi la dette grecque: la Grèce a repris ses émissions d’emprunts, tandis que la dette espagnole et italienne retrouve ses couleurs.

    Sinon, il reste le crédit à la consommation: les ventes de bagnoles reprennent. Et l’immobilier, qui ronronne doucement.

    Clairement, les banques font pas du social: c’est ça la grande différence avec l’Etat. Mais elles distribuent le pognon, qui coule à flot.

    Bon, mais sinon, blague à part, un déficit, vous voulez le financer où ailleurs que sur les marchés financiers? D’une façon plus générale, un besoin de financement, vous le satisfaites comment? Surtout un besoin comme le nôtre, qui bon an, mal an se place dans la fourchette des 170/200Mds d’euros par an?

    Ben sur les marchés financiers, je vois pas ailleurs. Oubliez la planche à billets, vous allez flinguer la retraites de vos lecteurs les plus assidus. Certains d’entre eux, qui pestent contre la BCE pour se donner un genre, l’ont compris. Et puis d’autre non.

    1. . » tschok

      ……….. Mais si elle leur prête, sauf qu’elle n’achète pas les titres d’Etat à leur émission directement aux Etats. Elle les rachète auprès des banques quand elles tirent la langue: là, elle nettoie leur bilan en rachetant les titres, à guichet ouvert, c’est à dire par création monétaire pure. Du même coup elle injecte des liquidités dans l’économie, ce que les Etats ne savent plus faire par le Welfare State, plombé par les déficits justement………….. »

      ce n’est pas exactement ça du tout….la BCE a racheté les titres pourris par la titrisation dont personne ne sait plus ce qu’il y avait dedans. En réalité, la BCE en fournissant des liquidités aux banques, n’a fait qu’essayer de faire fonctionner le marché interbancaire qui ne se faisait plus confiance…..normal, les voyous se méfient de leurs commerces dans la mesure où ils avaient une quantité de titres pourris qu’ils étaient bien incapables d’évaluer…..

      mais il est vrai qu’elle a nettoyé les bilans sans régler le problème….car les linges de titres et de participation sont toujours évalués à des niveaux théoriques…il suffirait que l’échagne interbancaire batte son plein pour se rendre compte que les actifs des banques n’ont pas se niveau (il faut rappeler qu’un prix de titre est celui de la rencontre de l’offre et de la demande)….

      le fric distribué par la BCE est allée en parie dans du rachat de titres d’état. La BCE fournissait le pognon à 0.5% d’intérêt et on peut se souvenir que le fric allait aux états entre 2 et 5 % (Portugal, Espagne ) avec les bravos des européistes alors que les titres d’état resent aujourd’hui les placements les plus surs..

      l’économie réelle n’a pas profité du tout de cette manne, vous lirez partout que le trop plein d’argent était replacé dans des comptes de la BCE (sur des comptes rémunérés d’ailleurs..)…

      je vous enjoins à voir la démonstration sur la « monnaie centrale » sur les blog LES CRISES de berruyer, qui explique bien le fonctionnement…

      1. @ Stanislas,

        Euh… j’ai pas compris en quoi je dis autre chose que vous, sauf que vous y mettez du jugement de valeur.

        Pour être un peu plus précis, il y a eu deux grands types d’opérations: les OMT et le LTRO. Elles ont poursuivi des buts différents (lutter contre le credit crunch, doper l’activité, stabiliser les dettes souveraines, protéger l’euro, faciliter la gestion de la crise grecque).

        OMT: rachat de titres d’Etat CMT sur marché secondaire, en pratique du titre espagnole et Italien. Succès moyen.

        LTRO: prêt à long terme de la BCE vers les banques avec mise en gage des titres d’Etat qu’elles détiennent.

        L’ensemble de ces mesures a tout de même conduit à des injections de liquidités qualifiées d’inouïes dans l’histoire économique européenne.

        Les opérateurs du marché, dont les banques, se sont donc retrouvés avec des liquidités qu’elles n’ont pas investi tout de suite dans l’économie, ce que j’explique dans mon 3ième paragraphe. Elles ont donc placé ces liquidités dans… des obligations d’Etat. Faute de mieux.

        Ainsi, Georges Ugeux (blog Démystifier la finance) indique que 75% des fonds propres des banques correspondent à des obligations d’Etat:

        « Mais la vulnérabilité des banques européennes se trouve d’abord dans leur portefeuille d’emprunts d’Etat. Alors que 75% des fonds propres des banques européennes sont investis en obligations souveraines, le système bancaire européen reste fondamentalement vulnérable aux vicissitudes des budgets et des endettements. »

        Ca, c’était avant hier.

        Mais hier, les choses ont changé: les affaires ont repris. Les banques investissent désormais leurs liquidités dans l’économie, mais par le haut, à l’occasion de grandes opérations (OPA, fusion acquisition, émission d’obligations privées, etc). Des opérations sur capital, quoi.

        C’est pas du transfert social ou de l’augmentation de salaire, mais ça reste une injection de liquidités dans l’économie: c’est la partie « haut de bilan » du keynésianisme, si vous préférez. Explications: dans la doxa de gauche, est keynésianisme pur, donc acceptable, la partie basse:

        – Transferts sociaux (augmentation des alloc)
        – Augmentation de salaire
        – Embauche de fonctionnaire

        Ca, c’est casher pour la doxa de gauche.

        Ce qui n’est pas casher pour la doxa de gauche dans le keynésianisme: les injections de liquidités en partie haute de l’économie c’est à dire ce que vient de faire la BCE. C’est haram pour un gauchiste français. C’est pabo, vilain, méchant, sale, etc. Pourtant, c’est quand même du keynésianisme.

        Le fait que les banques n’aient pas distribué leurs liquidités à la suite des opérations non conventionnelles de la BCE montre assez bien qu’elle n’avaient pas une très grande confiance dans le niveau d’activité économique de l’eurozone. En d’autres termes, la politique keynésienne de la BCE n’avait pas énormément de chance de réussir.

        C’est ça qui emmerde la gauche de la gauche, parce que ça remet en cause l’idée qu’on devrait soutenir la demande en activant les transferts sociaux, les augmentations de salaire et les embauches du secteur public. Une politique keynésienne par le bas n’a pas plus de chances d’être efficace qu’une politique keynésienne par le haut.

        Et cette idée est haram.

        Donc, tous les tenants de la doxa de gauche crachent sur la BCE pour masquer ce constat, qui les dérange. Ca fout en l’air leur délire de reprise économique par le soutien de la demande financé par déficit. C’est l’enjeu idéologique de nos petites discussions. La technique (OMT ou LTRO ou que sais-je encore) tout le monde s’en fout.

  5. Les libéraux européens ont tout fait pour museler les peuples . Que ceux qui ont pu décrypter et rendre intelligibles les divers traités abscons et parfaitement imbuvables pondus par la technostructure libérale lèvent la main !
    Cela a été fait de manière délibérée et consciente à l’intention des puissants et avec le concours des gouvernants afin d’assurer leurs prérogatives financières et de situation . http://www.youtube.com/watch?v=KN5hNoUeYGY .

  6. Rien n’est parfait on le sait bien
    Mais Barroso va être enfin remplacé- et trois des quatre candidats sont bien, énergiques (à part Juncker donc) .
    Faut voter, ne pas laisser les fafs se répandre: ce serait complètement irresponsable
    Aucune autre alternative (le facteur et mélanchonbrassent du vent)
    (Regardez en Espagne les ‘indignés » se sont abstenus en masse , maintenant avec Rajoy c’est bien pire qu’avant!)

    1. @antoine,
      Encore une sentence à l’emporte pièce . Selon vous, certains à la gauche de la gauche/droite brassent du vent…Quel mépris ! Je ne suis pas sur que cette envolée révélatrice de vos inclinations et relevant de l’argumentaire social- libéral justifiant le vote prétendument utile face à l’épouvantail frontiste, soit bien convaincante en la qualifiant d’irresponsabilité . Ainsi , vous vous associez aux médiocres médiacrates encensant la droite extrême à la façon de leurs maitres qui, en leur temps, clamaient :  » Plutôt Hitler(FN) que le Front Populaire (Front de Gauche)  » .
      Les solfériniens, distinction pratique définissant les quelques socialistes restants, font sans arrêt la démonstration de leur démagogie irréfreinée et compulsionnelle servant , sans jamais vraiment y parvenir , à de vaines tentatives de comblement d’un vide idéologique relevant d’un passé refoulé, tant bien que mal, et pitoyablement brandi comme justification morale d’un recours impossible et vain à l’idée de Jaurès objet culpabilisant de leur trahison d’un idéal populaire . Pragmatisme libéral, quand tu nous tiens… Lien : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=17345

  7. yoyopolo
    on sait bien depuis longtemps que le ps est centre-droit! Etant donné la situation de rapport de force actuelle, concrètement, passer son temps à jouer les offensés comme si c’était une découverte ne représente en rien une quelconque alternative
    Ne pas voter aux européennes revient à laisser tout le champ libre à la droite ( qui règne déjà dans la majeure partie de l’Europe (etd’ailelurs ) et à son extrême (son alter ego)

  8. Les sosslib font bien pire qu’offenser , ils trahissent leurs idéaux fondateurs . Libre à eux de renverser le rapport de force gauche/droite en faveur des droites , ce qu’ils font superbement mais alors là , ils assumerons leurs choix et conséquences estrèmes-droitistes entres autres . Ils n’ont pas besoin de critiques de quiconque plus à gauche pour y parvenir . Ils y vont tous seuls . Si vous estimez que le Front de Gauche n’est qu’une quelconque alternative , c’est votre droit mais alors là , ne vous plaignez pas qu’il ne vous en soit pas proposée d’autres . J’appelle à voter aux européennes mais , de préférence anti-libéral ( c’est mon côté pragmatique…hihihi ) . Il me paraît difficile de trouver mieux que le combat du FdG et de ses alliés ( Tsipras ) contre le FhaiNe contrairement au laxisme douteux du PS .

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