le risque de disparition de la gauche


Cette formule du Parti de Gauche m’a surpris. Pourtant, il est très probable que je renouvelle mon soutien au prochain scrutin.

Que le capitalisme soit en crise, c’est évident. On ne sait même plus décrire ce système avec autant d’homogénéité qu’avant.

Que la gauche soit menacée de disparition en France, c’est tout aussi probable. Mais interrogeons-nous sur les responsabilités et le sens réel de la formule.

1. J’ai tendance à penser que les étiquettes ne servent plus à grand chose sauf à masquer les discussions sur le fond. Corinne Morel-Darleux, candidate du FDG aux Européennes, le disait assez bien sur Mediapart il y a peu: ce qui compte, c’est le niveau de libéralisme économique auquel on est confronté.

2. Prenons l’expression à la lettre. Qui est responsable du risque de « disparition » de la gauche ? Les vrauchistes diront Hollande. C’est facile. Il aurait menti/triché/trompé son monde. Si c’était vrai, le « peuple de gauche » aurait du se révolter. Combien de fois ai-je ici écrit que la « vrauche » n’avait pas su saisir à force d’opposition inconstructible ? Mais oui, Hollande nous décourage, m’a découragé, n’en déplaise à mes ami(e)s. Bien sûr, l’UMP est pire, l’UDI à peine mieux. Faut-il regarder l’horreur pour se satisfaire du médiocre ?

3. Prenons l’expression à la lettre, encore une fois. N’est-il pas temps d’une opposition constructive ? Oui, ils le reconnaissent d’ailleurs partout même si les mots restent parfois encore trop violents. Pour moi, les élections européennes risquent d’être similaires aux précédentes municipales. Mais comment sort-on de ce bordel ? Si la France est à droite, laissez donc la droite gouverner toute seule, et demeurez anti-libéraux.

Je ne suis pas révolutionnaire, simplement fatigué et parfois écoeuré.

Point barre.

92 réflexions sur “ le risque de disparition de la gauche ”

  1. La gauche s’oppose à la droite, pas au libéralisme. Tu es antilibéral ? Tu voudrais que ta boîte soit nationalisée ?

    Tu voudrais qu’on fasse une politique de relance, que l’Etat dépensé du pognon pour relancer l’économie avec du pognon emprunté au privé qui touchera des intérêts ?

    Tu voudrais créer une opposition de gauche qui sera fatalement perdante ?

    Relis le programme du Front National. C’est le programme le plus antilibéral qui existe… Relis le.

    Et après tu pourras te dire que la liberté a du bon.

    1. le libéralisme fait mal. Je ne sais plus si la droite n’est pas déjà au pouvoir. L’opposition de gauche ne sera pas « fatalement perdante » parce que même la droite est plus à gauche quand la gauche est très forte. Je n’ai pas voté pour Giscard.

      1. Libéraliser est la preuve du manque de courage politique. En l’absence de solutions, on préfère enlever des règles, faute de pouvoir réguler, voire limiter le problème.

        S’exprimant sur le déplafonnement de la limite de l’âge pour bénéficier du statut d’apprenti, nouvelle solution contre le chômage du gouvernement, N Mammére a eu cette remarque très juste, Hollande n’est même pas un socio démocrate qui tenterait de réguler les méfaits de l’économie de marché, mais plutôt un libéral au sens économique du terme.

        En cela je suis complètement ok avec ton point 2 Juan, les électeurs de gauche qui ne voteront pas pour le parti de gauche en arrivent a tirer cette conclusion si c’est ça la gauche au pouvoir, il n’y a plus de gauche. Et en celà, le tweet du PG et la sortie de Mammere sont des expressions de clairvoyance. Ils sont lucides sur l’état de la gauche face à la crise qui nous secoue.

    2. Le Front National propose de nationaliser la boîte de Juan ?

      Quelqu’un à gauche propose de relancer l’économie avec du pognon emprunté au privé ?

  2. Nous ne sommes pas obligés de nous positionner par rapport aux uns ou aux autres, être de gauche, c’est une philosophie fondée sur l’humanisme et le partage. Admettons qu’on puisse tolérer de petits écarts, mais quand vient la trahison, notre devoir est de le dénoncer et d’être debout.
    Rien ne sera simple, mais le pire serait qu’on se couche. J’aurais honte de moi et pire, honte de ne pas m’être battue pour mes enfants à qui on va laisser un monde de merde.
    Voili voilou, pourquoi, les combats justes sont indispensables, quoiqu’il en coûte.

  3. …Les différentes parties socialistes ont tout bonnement perdu leurs crédibilités des qu’ils ce sont ralliés au ie. marché, le dogme néolibéral. En ce qui concerne F. Hollande il a n’a jamais changé ses convictions d’un yota. Il était en faveur des accords de Maastricht, puis naturellement de la fameuse constitution européenne que les français par référendum ont envoyé dans la rivière…puis des fameux accords de Lisbonne.

    …et maintenant l’histoire risque de se répéter. Des mouvement de de droites nationalistes réclamant le retour de la souveraineté nationale vont progresser…puis un jour…je vous laisse finir l’histoire.
    Tout cela uniquement par un autisme effarant des partis traditionalistes.

    Pour la France le FN doit se frotter les mains en ayant un magnifique boulevard.

    Amicalement
    Viggo

  4. merde alors, la gauche va disparaitre nous dit la Vrauche qui sait tout. Il n’y a pas un non sens logique dans cette formule qui te choque ? A moins que Melenchon ne veuille se déguiser en Lion avec une pancarte « espèce menacée, votez pour moi sivoouplé ». Ces gens sont capables d’avoir raison sur le fond et de se tromper dans la forme c’est de plus en plus évident, et c’est dommage , le débat a besoin de gauches, et d’une qui asticote l’autre. ils vont bien sûr trouver des explications aux scores des européennes : bourdieu, BFMTV, les vilains sondages , Hollande ou autres.

    1. @rva: le PG pose la bonne question, quelque chose que nous ressentons toutes et tous, me semble-t-il, qu’on soutienne ou pas l’équipe au pouvoir: le glissement à droite du PS, de l’UMP, de l’UDI, etc. Simple constat. Après, on peut argumenter qu’on n’avait pas le choix, que le PS est plus gauche que machin, etc. #WTF

      1. YEP ! et je crois que le calcul de Hollande c’est une « groß Kolation » soc-lib , un gros bout du PS (en gros 60%) et les UDI etc.. le seul problème étant le mode de scrutin législatif, mais ça n’en n’est pas. et donc jeter les « populistes » et « archaïques » de chaque coté : vrauche et autres, poujado-FN de l’autre coté..

      2. il y a quelques mois j’avais dit que les augures présageaient une bien curieuse redistribution des rôles entre GAUCHE, CENTRE et DROITE. La coalition GAUCHE : FG, NPA,% EELV et %PS (de gauche), CENTRE : le % de PS de droite, UDI, MODEM, RDG et la coalition de DROITE : UMP et FN. Je constate que çà en prend bien le chemin… ARAMIS

  5. « Si la France est à droite, laissez donc la droite gouverner toute seule ». De mon point de vue, la seule solution est de dissoudre. Les choix de Hollande sont en train de faire les choux gras du FN. Et c’est un très mauvais calcul.

  6. Le risque vient surtout d’un impensé radical, y compris de la part de JLM. A moins que ça ne soit qu’une ignorance profonde de toute l’histoire politiques des gauches (au pluriel) en France et ailleurs ? Car on ne peut critiquer efficacement qu’à partir des prémices d’un projet de société autre.

    La bonne question à se poser c’est: qu’est-ce que la gauche ? Et pourquoi tel courant serait-il meilleur que son voisin ?

  7. Le risque n’est pas la disparition de la gauche, mais sa marginalisation.
    Le modèle politique américain s’impose à nous, un camp démocrate (socialo-centriste) de plus en plus influencé par des partenaires/sponsors et un camp républicain au service des spéculateurs et industriels. Les deux camps étant totalement poreux aux lobbys économiques.
    La marginalisation de la gauche nécessite de créer artificiellement, ça les spécialistes de la com savent très bien le faire, un pendant de droite et une Marine Le Pen ripolinée fait très bien l’affaire, pour que l’opinion fasse un parallèle entre les deux.
    Il suffit de lire les éditocrates depuis la création du parti de Mélenchon ou les trolls gouvernementaux dans les réseaux sociaux pour comprendre la stratégie de marginalisation. Il en est de même avec les « 41 djihadistes » qui n’ont pas osé le vote contre par peur de cette marginalisation.

    La politique est devenue une activité économique à part entière ou seuls les camps sponsorisés peuvent se payer des pages de pub dans les médias. Le cas Schulz est une première dans notre pays, il est vendu comme une lessive.

    1. Désolé, mais je suis têtu : le FDG se marginalise tout seul avec son discours « violent » , dru et cru. C’est un problème aussi simple que ça.

      1. La « violence », c’est plutôt une boite comme Trèves PTPM qui, non contente d’avoir empoché les subventions d’installations, a mis la clef sous la porte ( en oubliant de rendre le fric ) et a le culot de réclamer, par voie de justice, des arrièrés de salaires à ceux qu’elle a laissé sur le carreau .
        Dénoncer haut et fort des faits de ce genre, je ne vois pas en quoi c’est violent et marginalisant . Dénoncer les mics-macs insensés de l’éco-taxe, je ne vois pas en quoi c’est violent et marginalisant . Dénoncer les négociations menées avec les US sur la mise en place du GMT, sans que ni l’Assemblée Nationale et encore moins les citoyens, ne soient, au minimum, informés de son état d’avancement, je ne vois pas en quoi c’est violent et marginalisant . Et on peut continuer longtemeps comme ça .

          1. Soit . Alors autant rester à la maison si il pleut un jour d’élection, ou se blottir sus un parasol le même jour, si le soleil brille .
            Ceci étant, les salariés de Trèves PTPM – et ceux d’autres boites dans le même cas – sont aussi des électeurs et je doute qu’ils se foutent de ces sujets .

              1. Vu que je doute qu’ils croeint encore à ceux du PS et que, n’étant pas plus idiots que ça, ils se rendront compte – le plus tôt sera le mieux – que ceux du FN ne sont qu’un immense foutage de gueule, j’ai, effectiviement, bon espoir …

          2. Les fameux électeurs en question ne savent déjà plus où ils en sont devant la galerie des inamovibles que la classe politique entant continuer à lui imposer et commencent à s’intéresser au FRONT DE GAUCHE malgré les manigances des médias aux ordres pour essayer de le ringardiser en continuant à mettre le FN en avant pour mieux aider le balancier UMP/PS à garder la main. C’est fini ce genre de rigolade grâce au FG (qui est le seul à amener du nouveau depuis peu de temps) et notamment grâce au Net permettant aux citoyens de se faire entendre par dessus le tintamarre organisé qui jusqu’alors suffisait a emberlificoter les conscience et à embrumer les opinions. Le FRONT DE GAUCHE combiné avec la capacité de tribun de JLM change efficacement la façon de faire de la politique en rendant au citoyen son droit d’exigence. ARAMIS

              1. Je sais, la vérité est toujours dure à entendre pour certains. D’aucun ferait signe d’abonder dans ton sens pour t’éviter le choc, mais je trouve que ce ne serait pas te rendre service. Moi je souhaite que tu puisses bien t’y préparer et de faire tes valises pour les States ou la perfide Albion, tous deux grands libéraux bien connus… ARAMIS

                  1. C’est toujours mieux que d’avoir tort à une dizaine en étant convaincus du contraire… Lao TSEU :  » Plus ton ennemi a peur plus il t’attaque en paniquant » Ce n’est pas ce que font le PS et les journaleux pendus à ses basques, vis à vis du FRONT DE GAUCHE ? ARAMIS

                    1. Ah parce que ce cafouillage réactif permanent ferait partie de la « stratégie » de pépère 1er qui l’enmène au 36 e dessous? Ah ! D’accord…. C’est voulut;

      2. Désolé mais les paramètres qui vous servent à tirer ce type de conclusion sont déjà en cours de voler en éclat, en cette période on ne peut plus mutante et instable. Le FRONT DE GAUCHE ne cesse de marquer des points et d’être de plus en plus perçu comme seule entité encore combative et de gauche, ce qui met le PS dans tous ses états…. C’est un problème aussi simple que çà… ARAMIS

  8. Il faudrait déjà commencer par redéfinir clairement ce qu’on appelle « liberalisme » et arrêter une bonne fois de l’amalgamer au libéralisme des Lumières, qui était évidement plus « libérateur » que le régime monarchique auquel il tournait le dos. Le libéralisme des Lumières à débouché d’abord sur le capitalisme : paternaliste pour son aspect social et affairiste pour son aspect créatif. Or, sa troisième transformation a vu surtout son aspect social disparaître avec les nouvelles technologies réduisant les besoins de main d’oeuvre (fin des 30 glorieuses, puis – comme par hasard – accession au pouvoir des socialistes) et amplifier son aspect affairiste avec ouverture des frontières pour se libérer enfin de toutes obligations nationalistes. Le principe même du capitalisme veut qu’il veille à privatiser les bénéfices et à mutualiser les pertes. Il est libre de gagner de l’argent et doit (en plus) pouvoir être considérer au niveau national en cas de perte pour être renfloué : le beurre et l’argent du beurre. Çà fait maintenant 30 ans que les deux formations libérales (plus monarchistes dans leur comportement que réellement républicaines) se repassent le balancier pour faire une politique de gavage à grosses boites sans améliorer l’emploi (le chômage des pauvres donne de l’audace et des subventions aux riches) et que fait Hollande ? Il va piquer 50 milliards d’euros (combien en francs ?) sur notre social et dans nos poches de petits et les donner à ceux-là mêmes qui n’ont jamais créer d’emplois et qui en ont même fait disparaître; Et il se dit de gauche !

    Comme disent les « libéraux : « Trop d’Etat tue la libre entreprise », « sauf », bien sûr quand l’entreprise perd et en appelle à l’Etat.. Et que fait donc le PS dans ce micmac ? Et bien il continue de suivre le « libéralisme » des Lumières comme le faisait le groupe des Feuillant sous la Révolution de 1789, tandis que le groupe des Montagnard les dénonçaient d’être plus royalistes que le roi. Il déjà suivre les contorsion du PS depuis sa création (et même avant avec les Rad Soc) pour comprendre qu’en l’état actuellement des changement politiques se matérialisant surtout au sein du peuple de gauche, ce genre de bricolage là n’a que peu de chance de perdurer. Il faut une gauche qui ressemble à ce qu »avaient construit nos anciens, avec une progression sociale due au partage des bénéfices lies aux avancées technologiques et non la régression organisée que le PS veut nous faire avaler en voulant se faire bien voir des bourgeois libéraux et capitalistes. ARAMIS

    1. J’ai calculé 50 milliards d’euros à 6.55957 francs, çà fait 328 millions de francs et tout çà sans contrepartie. Impensable avant l’avènement de l’euro… ARAMIS

        1. Tiens ! Après le perroquet dyslexique qui fini pas se croire mariole, voilà le prompteur de PERNAULD qui qui joue les correcteurs. Pourquoi, une minute pour corriger mon erreur fut trop long ou tu n’as pas mieux à apporter ? N eregarde pas la paille que j’ai dans l’œil… PDR. ARAMIS

            1. Tu te régales de mes erreurs (dues à un problème d’écran) et çà te permet d’avoir quelque chose à dire. T’es un bon toi. ARAMIS

                1. Mais tu n’es pas le premier broute paf à te le demander. Par contre, ne me demande pas pourquoi je ne vais pas sur vos merdes à penser en boucle. Juan et tous les autres habitués s’en doutent. ARAMIS

                2. On se le demande aussi à ton sujet : que fais-tu encore là, quand on lit çà sur un site qui parle de ta capacité de rhétorique envers Euterpe en octobre 2012. C’est bien la peine de venir fait la morale : »
                  « Lorsque Euterpe s’est fait qualifier de “vieille pute”, ni Juan, ni aucun des commentateurs de son blog ne se sont indignés des propos de Nicolas ! L’injure publique est réprimée par la loi de 1881. Et la blogosphère n’est pas une zone de non droit. » Ce n’est pas très folichon pour une Lumière du Net ! ARAMIS

  9. c’est tout le corps politique qui a disparu corps et biens dans le pantouflage, les passes public /privé pour améliorer les fins de mois et les fins de carrière politique…

    les politiciens professionnels, même combat que les sportifs professionnels…le passage à la tête d’un pays, c’est le confort des conférences futures bien payées pour bla blater sur le défonçage de porte ouverte;..la rémunération est le remerciement du travail passé pour la cause

  10. C’est la constitution de la Veme qui, dans notre beau pays, conduit à craindre de voir la gauche disparaitre, bien aidée par les médias qui jubilent à chaue apparition de Marion Anne Perrine . La meilleure preuve : les députés PS abstentionnistes sur le plan Valls . Ils n’ont pas voté contre, mêmes si ça les démangeait parce que ça voulait dire « dissolution » et, compte tenu du mode de scrutin made in Veme, un probable retour du tandem infernal UMP/UDI . Je suis même étonné que le PS ne soit pas monté au créneau pour réclamer, a minima, une dose de proportionnelle dans le système électif .
    En ce qui concerne l’UE ( je me refuse à considérer ce machin comme étant l’Europe ), à ceux qui, comme ce matin sur France Inter, prétendent que l’Europe Sociale et Fiscale ne fait pas l’unanimité des 28, on peut répondre que cette Europe figure noir sur blanc dans le traité de Maastricht et que si des pays ne veulent pas en entendre parler, ils ne respectent pas les traités . A partir de là, pourquoi les Français, par exemple, devraient se plier aux exigences Bruxelloises, elles-mêmes issues d’un traité qui n’est pas respecté dans son intégralité ?

    1. Exactement, Alain. Un la constitution monarchique du général en point de référence nationalement imposé et deux la constitution européenne en point de référence simulé, voilà bien ce qui nous nique depuis 58. Passons à la 6 e et toutes les réformes (les bonnes pour nous) au bénéfice du peuple suivront, c’est au peuple de l’exiger et il y vient. Trop lentement à notre goût mais il y vient. ARAMIS

      1. Oui ! La sixième ! C’est beau ! Il a réponse à tout. Reste un détail : comment la faire passer… Marginalisé, on disait. Complémement déconnectés…

        1. On commence déjà commencer par réinjecter une dose de proportionnelle aux élections législatives . Pour ça, pas besoin de fourches ni de piques, simplement d’un minimum de volonté politique et d’un soupçon de bon sens . Même si ça donne des sièges au FN ( on verrait alors vraiment ce que ce parti a dans la tête et le bide ), ça rééquilibrerait l’Assemblée et ça pourrait éviter cette mascarade des abstentionnistes  » contre » du PS et des abstentionnistes « pour » de l’UDI sur le plan Valls, lequel plan sera, malgré ces gesticulations, appliqué .
          La politique a déjà une sale gueule . Ce cirque ne contribue pas à lui refaire une beauté .

          1. Ça ne répond pas à la question. Tu fais comment pour avoir une majorité pour avoir la proportionnelle ?

            1. On travaille beaucoup, beaucoup , beaucoup sur le terrain (dans la rue, les usines, villes, villages, partis, assos, internet) à convaincre et çà marche, même si les journaleux et leurs prompteurs s’obstinent à dire et à penser le contraire… ARAMIS

            2. Je ne sais pas si tu l’a remarqué, mais ça grince sérieux chez les socialos . Comme ce sont des gens intelligents, observateurs et fins politiques, ça devrait venir d’eux, qui, jusqu’à preuve du contraire, ont la majorité à l’Assemblée .
              Je te rappelle, à toutes fins utiles, que la déculottée des municipales leur a fait perdre, de facto, la majorité au Sénat . Une nouvelle branlée aux Européenne pourrait être l’élément déclencheur, ou alors, les régionales de 2015, car là, ce serait encore plus douloureux .

  11. Tiens v’la Jorro ! Parce que tu te trouves connecté toi ? Connecté au prompteur de PERNAUD ? Çà me repenser à « je suis partout » et à « Radio Paris » qui continuaient de cirer les pompes de PETAIN et de l’occupant, pendant que les troupes du débarquement faisaient courir les fridolins vers la frontière allemande. Et c’est eux qui donnaient « l’information » officielle à travers tout le pays, pendant que les groupes de résistants se tenaient au courant des actions de terrain et mouvements de troupes grâce à leurs messages codés.. Déconnecte pépère, çà fume ! ARAMIS.

    1. Ah ! La loi de Godwin. Tu n’es pas d’accord avec lui, il te traite de collabo.

      Bon, maintenant, dis moi. Comment on fait passer la 6eme ?

      1. Mais le gars qui a inventé le point Godwin en avait marre d’entendre dire que ses parents avaient été collabos et que c’était mal, alors, ainsi a-t-il inventé cette connerie que tous les neuneus reprennent sans chercher à voir plus loin ce que çà cache. Je n’ai pas dit que tu étais collabo (ou alors je ne l’ai pas dit fort), j’ai dit qu’avant le genre de « savants » dans ton genre, il y avait ceux qui étaient tout dévoués au système en place, (dont la plupart de nos médias actuels sont les vagues rogatons) et qui imposaient leur vérité sur l’information du moment, du moins le croyaient-ils… ARAMIS

  12. Tout çà me gave. Depuis 1968 que je suis apte à comprendre la politique, je n’ai jamais entendu parler que trahison de la gauche, abandon des valeurs. En 1933, le parti communiste ne voulait pas s’associer à Blum. Il a fallu la montée du fascisme en Allemagne, pour que Thorez (et Staline) réalise le danger. Sans cette association, pas de congés payés, pas de 40 heures, pas de conventions collectives. En 1972, il a fallu violer Marchais pour qu’il participe au Programme Commun. Et dès qu’il a fallu redresser les comptes en 84, il a préféré laisser faire le sale boulot aux socialistes.
    Au nom d’une pureté idéologique, la gauche de la gauche a toujours préféré laisser la droite au pouvoir, plutôt qu’une gauche pragmatique, en abandonnant les avancées sociales peut-être incomplètes mais réelles.
    Savez vous où mène votre extrémisme et votre intransigeance? aux actions violentes, aux Brigades Rouges, la Bande à Bader et Action Directe. C’est çà la suite logique. Et j’en vois les prémisses lors de certaines manifestation comme à Nantes. J’ai déjà fait ce chemin là.
    On ne peut pas améliorer le sort des démunis quand la gauche, une gauche, n’est pas au pouvoir.
    Encore une fois, Hollande se tape le sale boulot, avance petit à petit.
    La réforme de la dépendance, la retraite à 60 ans pour les carrières longues, une assurance complémentaire pour 4 millions de personnes, des tarifs sociaux pour l’énergie pour des millions de ménages, un décret pour encadrer les loyers, la directive contre les abus des travailleurs détachés (1), la loi Allur, la loi sur la consommation, d’autres choses que j’ai oublié, vous allez laisser la Droite détricoter tout çà en 2017?
    Vous en prenez le chemin et la responsabilité.

    (1) texte emprunté à l’excellent blog http://economieeteurope.wordpress.com/2014/04/30/hollande-politique-annee-80/

    1. Celle-là c’est la meilleure. Il va falloir que je la retienne. Donc Hollande fait une politique anti sociale pire que Sarko et la vraie gauche est vilaine de critiquer au lieu de l’aider à nous finir. Ça vaut dix çà ! Vous faites quoi dans la vie ? Socialiste ? ARAMIS

      1. Tous tes commentaires valident ce que je dis. Pour le moment tu n’en est qu’à la violence verbale, mais un jour ou l’autre, toi ou d’autres qui ont les mêmes opinions en viendront aux violences physiques.
        Car, si tu ne veux pas participer et soutenir un gouvernement élu démocratiquement, alors pour faire des réformes, il ne te restera que la lutte armée. Et cette tentation apparaîtra autour de 2027 quand nous aurons subi encore 10 ans de droite hyper libérale.

        1. Les violences psychiques et physiques que l’on subi actuellement nous viennent du FN, de l’UMP et du… PS puisque ce sont de soi disant socialistes qui gouvernent ce pays d’une main de plus ne plus ferme contre le peuple de gauche, tant par ses CRS à Notre Dame des landes, que les plans sociaux organisés par les patrons que Hollande entend récompenser en nous faisant les poches. La lutte armée est le dernier recours d’un peuple totalement privé de moyens démocratiques pour exprimer sa colère ou au moins ses opinions, tu prévoit donc que pépère aille jusque là et évidemment il aura la monnaie de sa pièce, mais je crois qu’il y aura aussi la majorité du peuple l’ayant élu (voir même plus), dans la rue pour le virer.de là où il l’avait mis par tromperie. Mais tu me fais penser à un gars ayant la cinquantaine établie attendant la retraite dans sa petite boite dorée, alors en ce cas évidement tout baigne et pépère ne paraît pas pire qu’un autre. Tu bosses dans quoi pour parler comme çà ? ARAMIS

          1. Arrêtes de vitupérer. réfléchis à l’histoire des « conquêtes sociales ». Quand est ce que le sort des salariés, retraités a été améliorés, sinon quand le Parti Socialiste était au pouvoir? 36, 54, 81, 97, 2012. Et qui se fout de ce qui va arriver en 2017 pour les classes populaires, si ce n’est toi, qui est prêt à laisser la droite dure s’installer au pouvoir est annihiler ce qui a été fait. Je suis plus vieux que tu ne crois, j’ai bossé 42 ans et si mon sort n’est pas à faire pleurer, j’ai 3 enfants majeurs, 2 au chômage, l’autre dans un emploi précaire. alors ne me donnes pas de leçons. de classe populaire.

            1. 36,54,81 etc . Le PS se servait du PCF, Sans lui le PS ne passait pas à ces dates à et sans le FRONT DE GAUCHE et ses 10 partis, le PCF non plus n’existerait politiquement plus aux élections. C’est bien pourquoi nous demandons au PCF de ,ne plus bricoler avec le PS; Si les 4 millions de voix du Front de gauche n’avait pas souhaité par dessus tout virer sarko en élisant Hollande par forfait, le PS aurait pris la pâtée en 2012… Quand aux leçons de classes populaires, c’est toi qui devrais la mettre en veilleuses au lieu de nous sortir tes âneries. Tu ferais mieux de rester à quai et de réviser tes classiques. ARAMIS

        2. « Pour le moment tu n’en est qu’à la violence verbale, mais un jour ou l’autre, toi ou d’autres qui ont les mêmes opinions en viendront aux violences physiques. »

          Et un sophisme de la pente fatale, un: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pente_savonneuse

          « si tu ne veux pas participer et soutenir un gouvernement élu démocratiquement, alors pour faire des réformes, il ne te restera que la lutte armée. »

          Et le concept d’opposition parlementaire, c’est pour les chiens? Encore une pensée subtile -_-

          En fait plus on vous écoute plus on comprend comment les types d’Action Directe ont pu craqués…

          1. Johnathan ; Bien vu le sophisme sur la pente fatale. C’est tout à fait çà. Et ces gens-là se disent démocrates et sérieux… ARAMIS

          2. Action Directe, c’était une autre époque. Et une autre dimension.

            Je sais pas vous, mais si un jour je basculais dans le terrorisme révolutionnaire, ce qui est assez éloigné de mon tempérament, je le ferais pour la seule raison qui me semble valable: le plaisir de tuer le plus de gens possible et les plus innocents possible.

            Dans le fond, c’est le seul truc qui soit intéressant dans la révolution.

            L’idéologie? Pfffff c’est chiant finalement, même si c’est facile de tuer par idéologie. Et c’est justement ça qui gâche le plaisir: c’est trop facile.

            La poursuite d’un idéal? C’est décevant et puis c’est toujours détourné en cours de route.

            Faire l’histoire? Boarf. On l’emporte pas au paradis. Notre rôle sur terre c’est quoi? Nous reproduire et puis voilà. Le reste, c’est pour tromper l’ennui.

            Nan, le truc bien, vraiment tripant, c’est le pouvoir de tuer, façon colonel Kurtz dans la jungle, sans état d’âme. Dans la révolution, il y a le goût du sang. Pas le mien, celui des autres, hein. Le mien, j’y tiens. La révolution, c’est le truc qui permet au tueur d’être du bon côté d’abord du flingue, c’est important, et puis surtout de la morale, car la morale révolutionnaire donne raison au tueur, elle fait de son acte un acte bon. L’intérêt de la révolution, c’est la perversion. C’est pas la poursuite d’un bien. C’est la poursuite du plaisir de tuer le plus mochement du monde et d’en faire un acte bon, rattachable à un bien plus grand que soi et tous les autres réunis.

            C’est la poursuite d’une transcendance perverse.

            Ici, il y a nos vieux rebelles, qui se donnent un genre. Ils sont dans la violence verbale, l’à peu près dans le raisonnement (quand il y en a un), le slogan, bon, c’est marrant. C’est vrai aussi que ça installe un climat qui fait gentiment l’apologie de l’homicide, tebruc a raison là-dessus.

            Là où nos vieux rebelles sont pas très cohérents, c’est qu’ils ne l’assument pas: ils prêchent la violence, mais finalement ne vont pas jusqu’au bout. Ils se sont embourgeoisés. Trotsky a liquidé les marins du Kronstadt, pas de pitié pour les traitres. Staline a éliminé tous ceux qui étaient en travers de son chemin. Mao pareil. Pol Pot aussi.

            Faut pas se leurrer: le révolutionnaire liquide, élimine ceux qui ne sont pas dans le schéma directeur. Il aime les camps de concentration. Il aime les massacres à la mitrailleuse. Il aime les assassinats politiques. C’est violent, sauvage, jouissif. Primale. Sexuel. On zigouille, on viole, on tue, on pille, on brûle, on massacre, on explose, on enlève, on rançonne… ah Dieu! que ça doit être bon!

            Mais c’est un truc de jeune. Faut aimer haïr. Faut avoir la santé. Quand on vieillit, même ça, finalement, on perd le goût.

            Tout ça pour vous dire que je ne pense pas que les types et les filles d’AD aient « craqué »: ils n’ont pas cédé à regret à une tentation à laquelle ils résistaient, pour en fin de compte y aller à reculons, non, je pense pas. Je crois plutôt qu’ils avaient la pulsion de tuer et qu’ils en ont tiré de la joie de vivre. Ils y sont allés, de façon positive, volontariste. Je pense, sans malice, sans désir de les noircir, qu’au moment de presser la détente du flingue qui a tué le PdG de Renault ou le général Audran, ils étaient dans la jouissance intégrale.

            Ils se vivaient pleinement comme des tueurs. Et, à tout prendre, c’était bien la seule raison valable de faire ce qu’ils ont fait, parce que, entre nous, les motifs politiques qu’ils ont avancés lors de leur procès étaient franchement ridicules. Imaginez vous faire tuer par des nuls, des mecs qui comprennent rien, qui ont des logiciels de décryptage du monde à la ramasse, obsolètes, mais quelle horreur!

            Renversons la perspective: si je devais me faire tuer par un terroriste, par pitié, pourvu que je tombe sur un sadique et pas sur un connard. Se faire tuer par un con, c’est sinistre. C’est absurde. Alors que par un sadique pervers, narcissique et démoniaque, ça a de la gueule.

            Vous trouvez pas?

            1. « Si je devais me faire tuer… » Oui c’est souvent ce que je me suis dit quand un patron voulait m’exterminer ou qu’un naze dans ton genre essaie de me patafioler. je les préfère croquant sous la dent, car les entendre couiner à chaque post dérangeant, çà a plus de gueule, je trouve , effectivement… Humm un patronal croquant sous la dent, un panard !!!

              1. Euh…

                Certes, certes.

                Vous savez que je commence à avoir un problème grave avec vous? Je comprends pas ce que vous dites.

                Côté injures, vous êtes passés par les trois stades classiques:

                – Les injures liées au cul, le trou du cul pour être précis: tout ce qui est sodomie avec des objets, etc.

                – Les injures liées au sexe et à la production de substance: le sperme, tout ça quoi.

                – La métaphore animalière: pour moi c’est le perroquet mais ç’aurait pu être le serpent visqueux. Je ne me plains pas, j’aime bien cet oiseau.

                Du grand classique.

                Tout ça, j’ai bien saisi. Mais dès que vous commencez à vouloir faire de l’esprit, ce qui ne vous va pas, je décroche complètement. J’ai l’impression que vous êtes bourré. Alors, la conversation avec la viande saoule, c’est rigolo, mais bon, j’ai passé l’âge.

                Faites moi un truc un peu plus construit la prochaine fois. Comme la totalité de votre pensée peut tenir sur un post it, je la lirai quand je me servirai un verre de lait.

                1. Tschok, vous qui pensez êtres un lettré et qui avez un matériel à jour, essayez donc de « causer » normalement : et n’oublier pas la négation, à moins que ce ne soit trop péjoratif à vos yeux? Déjà que vous abhorrez le signe + pour lui préférer le signe X, voilà que vous faites dans la fausse négation, comme un vulgaire négationniste. Pourtant + est mieux que – en terme de notation et plus raisonnable que X qui fait plus porno, plus vague et plus excessif. Je ne sais pas moi, faites-moi un truc plus construit, quoi ! Vous vous situez par rapport à des injures que vous ne diriez pas et pour cause, vous êtes l’expression même des trois à la fois : le cul, son trou et le sex-toy qui va avec. Moi je ne fais pas d’esprit, je me contente d’en avoir, tout simplement. Sacré gars !

            2. « Ici, il y a nos vieux rebelles, qui se donnent un genre. Ils sont dans la violence verbale, l’à peu près dans le raisonnement (quand il y en a un), le slogan, bon, c’est marrant. C’est vrai aussi que ça installe un climat qui fait gentiment l’apologie de l’homicide ».

              Et comme le « climat » est une notion parfaitement subjective, pour ne pas dire qu’elle n’existe que dans votre tête, personne ne peut réfuter cette assertion. C’est beau.

              http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9futabilit%C3%A9

              1. N’est ce pas?

                J’ai le souci du beau. Vous faites bien de le remarquer.

                Cela dit un climat se mesure: les petites boîtes blanches de météo France qu’on voit sur le bord des autoroutes sont bourrées de capteurs, ce n’est donc pas si subjectif que vous le dites.

                Côté violence verbale, je me contente de faire un inventaire: tebruc a noté qu’elle est présente, ce qui fait que nous sommes donc deux à le penser, au moins. Nicolas et Aramis se sont engueulés, Juan est intervenu. Trois de plus. Ca fait cinq, si je compte bien, pour un climat de violence verbale qui est censé, à vous lire, n’exister que dans ma tête.

                Lisez simplement ce qu’Aramis me répond: il pratique l’injure en routine, c’est un mode normal d’expression pour lui. Je suis le le cul, son trou et le sex toy qui va avec. On ne peut donc pas considérer nos échanges comme un dialogue serein, si je me fie au sens commun.

                Objectivement, je peux donc vous confirmer qu’il existe bien un climat de violence verbale, ce qui ressortit au simple fait empiriquement constatable. Dans cette violence verbale de routine, il y a souvent, mais pas toujours, c’est vrai, de l’appel au meurtre.

                Souvenez vous d’Alain, qui se proposait de serrer le kiki aux 85 plus riches du monde. Sur le ton du bobard, bien sûr. Rien de grave, juste une habitude de faire de l’autre une cible. Les posts de Juan sur les Roms ont aussi permis de faire sortir ce qui était rentré, sur les étrangers. Et puis le hollande bashing, de rigueur dans les coms de nos vieux rebelles, est le prétexte à l’expression constante de cette vieille haine, recuite, qu’éprouve le « vrai » gauchiste pour le socialiste, cette haine tenace, froide, méthodique qui vient de loin et qui se refile de génération en génération, on se demande comment. Extraordinaire. C’est quasi tribal comme truc.

                Non, tebruc a vraiment raison: la violence est devenue tellement habituelle chez ces vieux locuteurs qu’ils ne s’en rendent même plus compte, sauf quand on la leur rend, et je confesse que j’adore le faire, de façon très puérile en plus: par pur goût du jeu. Là, je les offense. Ils ne supportent pas qu’on leur renvoie même le dixième de la violence qu’ils expriment eux-mêmes à l’égard des autres.

                Regardez dans quel état Aramis se met, et pourtant je ne lui ai pratiquement rien dit que je ne lui aie déjà dit. Franchement. C’est un type de 62 piges. Normalement, un adulte mature, expérimenté et maître de ses émotions, dans la force de l’âge. Un pater familias du code civil. Un type plus près du point d’arrivée que du point de départ. Normalement, un type sage. Eh ben non, c’est juste un ado en révolte qui a une revanche à prendre sur la vie et qui ne supporte pas de se faire traiter comme il traite les autres.

                Tout cela est très banal.

                Nos vieux rebelles sont des hommes de faible qualité, c’est le triste constat. Facilement offensants, ils sont faciles à offenser. Peu de sagesse, alors que c’est ça qu’on attend des vieux. Toute cette expérience de vie accumulée pour quoi faire? Traiter un mec comme moi, insignifiant en plus, si je les comprend bien, de tous les noms. Et répéter toujours les mêmes trucs qui datent de 1848, quand même. Et ça se prétend des modèles de pensée… Pffffff.

                De la merde qui se prend pour de la confiture.

                Bon enfin, c’est pas tout ça, revenons aux choses sérieuses: vous pensez pas qu’un terroriste révolutionnaire s’accomplit en anéantissant l’autre, qu’il accède au bonheur par l’homicide, la disparition du monde des vivants de celui qui est un ennemi? Vous croyez vraiment que les gens d’AD ont cédé à la tentation de la violence, à contrecœur? Qu’ils ont combattu l’idée de tuer les autres comme une abomination, pour finalement, contraints et forcés par le cours du monde, s’y résoudre, la larme à l’œil et la l’âme rongée par la culpabilité et le remord? Moi je crois qu’ils ont franchement pris leur pied et qu’ils n’ont qu’un seul regret: ne pas en avoir tué plus.

                C’est à ça, je trouve, qu’on reconnait les vrais tueurs: pas de regret. Pas de pitié. Un seul regret: pas avoir pu en tuer plus. Et ça, c’est le truc des gens qui prennent leur pied et qui donnent une cohérence à leur vie, à leur engagement, par l’homicide, par l’anéantissement de l’autre, comme les serial killers. C’est plus qu’un simple plaisir: c’est un accomplissement, une mystique de soi.

                Vous trouvez pas qu’on a du mal à imaginer Staline rongé par les remords? Ou Mao? Ou Lenine? Ben Action Directe, c’est pareil: on a vraiment du mal à les imaginer en train de se morfondre, rongés par le remord. C’était juste fun: ils étaient jeunes et beaux, ils sentaient bon le sable chaud et ils flinguaient à tout va. C’était le pied. Le monde étaient à eux. Le sentiment de toute puissance, un flingue à la main, Das Kapital dans l’autre, tels des croisés du communisme partant casser du capitaliste, le sourire aux lèvres et la joie de vivre dans le regard, en toute possession d’eux-mêmes, avec cet amour de la haine absolument indispensable pour qu’un meurtre soit un authentique orgasme.

                Alors, vous pensez vraiment que les terroristes d’AD ont cédé à la violence à cause de ce que les gens comme tebruc ont pu dire? Que c’est de sa faute, quoi, et pas de la leur?

                Et ce que vous ne pensez pas que soutenir cela revient à une inversion perverse? Tebruc dit juste que la violence verbale prépare la violence physique. Et vous lui répondez que c’est en écoutant des gens comme lui que des gens comme les terros d’AD ont « cédé » à la violence. Que c’est sa faute, pas la leur et qu’ils ont des circonstances atténuantes, donc.

                Typiquement une argumentation de pervers qui inverse les rôles.

                Je sais que vous êtes un révolutionnaire car vous aimez la perversion.
                🙂

                Bon allez, avouez que vous aimeriez bien en tuer quelques uns, de ces capitalistes. Juste comme ça, là, détendez-vous 30 secondes, faites-vous un pied mental, mettez-vous en situation: le colt 1911 calibre 45 à la main, chargeur gavé avec des munitions à forte expansion, la tête du capitaliste en face de la gueule du canon. Vous pressez doucement la détente. Et le reste vous appartient, dans le secret de votre âme.

                C’est pas le pied?

                1. Tschok : Que pourrais-je encore vous dire ? Rien, juste vous présenter un miroir et vous prendriez çà pour une insulte d’anar sombre alors que je suis d’un naturel si joyeux. Je fais partie de ceux qui hurlent qu’on marche sur la tête, pour ne pas avoir à en pleurer et vous de ceux qui trouvent tout çà normal et qui s’inquiètent faussement de ceux qui râlent, quoi ! ARAMIS

                2. « Vous croyez vraiment que les gens d’AD ont cédé à la tentation de la violence, à contrecœur? Qu’ils ont combattu l’idée de tuer les autres comme une abomination, pour finalement, contraints et forcés par le cours du monde, s’y résoudre, la larme à l’œil et la l’âme rongée par la culpabilité et le remord? Moi je crois qu’ils ont franchement pris leur pied et qu’ils n’ont qu’un seul regret: ne pas en avoir tué plus. »

                  -Ni l’un ni l’autre. Je pense qu’ils étaient désespérés, et j’exclus aussi qu’ils aient été « forcés par le cours du monde » à l’assassinat. Ce serait les exempter de leur responsabilité.

                  « C’est à ça, je trouve, qu’on reconnait les vrais tueurs: pas de regret. Pas de pitié. Un seul regret: pas avoir pu en tuer plus. Et ça, c’est le truc des gens qui prennent leur pied et qui donnent une cohérence à leur vie, à leur engagement, par l’homicide, par l’anéantissement de l’autre, comme les serial killers. C’est plus qu’un simple plaisir: c’est un accomplissement, une mystique de soi. »

                  -Et c’est moi qui suis un dangereux détraqué pervers ?!

                  « Vous trouvez pas qu’on a du mal à imaginer Staline rongé par les remords? Ou Mao? Ou Lénine? Ben Action Directe, c’est pareil: on a vraiment du mal à les imaginer en train de se morfondre, rongés par le remord. »

                  -Sur Lénine, je me suis déjà exprimé de manière assez exhaustive (cf : http://hydra.forumactif.org/t9-contre-lenine ). Sur le reste, je vous conseille le docu de Pierre Carles consacré aux anciens d’Action Directe, on les voit VRAIMENT dégoutés de la vie. Ils n’arrêtent pas de se morfondre, comme vous dites, et crachent beaucoup sur leur génération qui n’aurait pas été capable de faire la révolution. Ce genre de choses.

                  D’une manière générale, l’idée du terroriste joyeux me paraît peu crédible. C’est une manière d’essayer de rationnaliser des actes dénués de sens. Les types qui ont fait le 11 septembre ne devaient pas être si extatiques que vous le suggérez. A cause du stress, déjà.

                  «Bon allez, avouez que vous aimeriez bien en tuer quelques-uns, de ces capitalistes. »
                  -Bah non. Le blanquisme c’est un peu périmé vous savez. Lisez Marx.

                  « Juste comme ça, là, détendez-vous 30 secondes, faites-vous un pied mental, mettez-vous en situation: le colt 1911 calibre 45 à la main, chargeur gavé avec des munitions à forte expansion, la tête du capitaliste en face de la gueule du canon. Vous pressez doucement la détente. Et le reste vous appartient, dans le secret de votre âme.
                  C’est pas le pied? »

                  -Vous savez que vous êtes encore plus atteint que la bande de trotskystes que j’ai eu le malheur de croiser il y a quelque temps ? Parce que quand ces tordus essaient de justifier les crimes de leur « héros » pendant la Révolution russe, ils ont la décence (ou l’hypocrisie) de dire que c’était une « cruelle nécessité ».

                  Et puis ce n’est pas seulement ignoble, c’est aussi complètement inutile. On a jamais vu dans l’histoire une classe dominante mourir du terrorisme.

                  1. @ Razorback

                    Donc, si je vous suis bien, lorsque vous avez imputé à tebruc la responsabilité du passage à l’acte des gens d’AD, il y a plus d’une vingtaine d’années maintenant, parce qu’il avait simplement affirmé que la violence verbale prépare la violence physique, il ne s’agissait que d’une simple boutade.

                    Là, nous sommes d’accord.

                    Sur leur désespoir, c’est certainement vrai ce que vous dites, mais il faut le dater: le désespoir est né avant, pendant ou après l’action? Je crois qu’ils ont surtout été désespérés d’avoir été mis en prison. C’est la sanction qui a provoqué le désespoir. Le vrai, le désespoir noir, celui de la macération et de l’enfermement.

                    Maintenant, il est aussi très clair que les actions les plus violentes trouvent leur source dans le dégoût pour le société ou le monde et aussi le désespoir, qui n’exclut pas la joie: on peut être désespéré ou dégoûté du monde et trouver du bonheur, comme une sorte de compensation, dans l’élimination de l’ennemi. Je dirais même que ça peut être lié: plus le désespoir est grand, plus la violence est libératrice.

                    Enfin, juste une remarque: franchement, je ne pense pas avoir rationalisé. L’idée que j’ai soulevée dans mes coms précédents, que vous trouvez à juste titre perverse (un terrorisme qui serait joyeux serait encore plus dérangeant qu’un terrorisme « normal »), est trop border line pour entrer dans le champ de ce qu’on appelle la raison. Et ce n’est même pas une théorie explicative.

                    Maintenant, je ne suis pas certains que les trotskystes que vous avez eu le malheur de croiser il y a quelque temps la trouveraient si perverse. Si j’ai bien compris ce que vous en dites, ils sont bien dans l’édification a postériori d’une transcendance perverse: il fallait que les héros de la révolution russes tuent leurs victimes, c’était une « cruelle nécessité », disent-ils.

                    Un acte violent, plus facile à rattacher au mal qu’au bien, est ainsi présenté comme un acte bon, désirable, au nom de la nécessité transcendante de l’histoire et de la révolution.

              2. @Jonathan,
                Que quelqu’un imagine par procuration un acte intime de tuer , par essence incommunicable , et s’y réfère essentiellement révèle un processus projectif plus ou moins inconscient qui met en lumière , dans le meilleur des cas , des failles personnelles malheureuses sinon douloureuses , en tout cas , signifiantes . Il est remarquable que ce quelqu’un se présentant comme libéral s’essaie dans le spectacle d’une pseudo libération fantasmatique s’exprimant dans un succédané pitoyable d’une raison d’être qui lui tient lieu de béquille psychologique . Est-ce bien satisfaisant pour lui ? j’en doute à part d’être réellement ce qu’il joue à être où est réellement et là , c’est plus grave à la manière des tortionnaires et tueurs patentés qui s’arrangent avec leur conscience morbide et leur inconscient pervers mais , à quel prix ? . Ils me sont étrangers malgré l’expérience que j’en ai eu .

                1. yoyopolo,

                  Vous ne suivez pas ce qui se passe.

                  Razorback soutenait une proposition très critiquable: il soutenait que tebruc était d’une certaine façon responsable du passage à l’acte terroriste d’un groupe, Action Directe, parce qu’il affirmait que la violence verbale prépare la violence physique. Ce faisant, il dédouanait ce groupe de sa responsabilité pour l’imputer à tebruc, dans une curieuse inversion des rôles.

                  Il soutenait également que ce groupe terroriste avait « cédé » à la violence (il a dit « ont pu craquer »), suggérant ainsi qu’une force de contrainte s’était exercée sur leur volonté, ce qui permettrait d’affirmer que ce groupe n’était pas vraiment responsable de ses actes, son discernement ayant été altéré.

                  La proposition était: « En fait plus on vous écoute plus on comprend comment les types d’Action Directe ont pu craqués… » en parlant de ce que disait tebruc, comme si c’était lui, finalement, le responsable des actes du groupe terroriste.

                  Cette double proposition méritait d’être discutée. C’est fait.

                  Rien de grave. C’est pas de la psycho, c’est de la sémantique. On discute de principe, quoi. De sens des mots. C’est tout. Pas de quoi fouetter un chat.

    2. Faut mettre vos fiches à jour : la retraite , pour les carrières longues, c’était avoir le nombre de trimestres (163 ) requis et avoir commencé à travailler tôt . Ca permettait de partir à taux plein avant l’age de 60 ans ( loi Fillon de 2003 ) . Néanmoins le seuil d’age d’entrée dans la vie active faisait qu’on cotisait 42 ans et plus en fonction de ce seuil . Ex : début de vie active à 16 ans, 168 trimestres cotisés, départ à 58 ans .
      La retraite à 60 ans, made in Hollande est une regression .
      Sur les travailleurs détachés, voir le vote à l’Assemblée Européenne, c’est pas vraiment la joie
      Sur l’assurance complémentaire, faut aller jusqu’au bout et décortiquer l’ANI dont est issu cette mesure .
      Sur les tarifs sociaux, faudra l’expliquer aux agents d’EDF qui ont refusé de couper le jus de ménages démunis
      Quand aux acquits sociaux du Front Populaire, ce sont les citoyens qui les ont obtenus et plutôt dans la douleur . Il a fallut violer la SFIO de Blum avec occupations d’usines et tout le tintouin . Ces droits n’ont jamais été octroyés mais, comme leur nom l’indique, acquits . Et, quelque soit les gouvernements, droite ou gauche, ç’est comme ça depuis les debuts de l’ere industrielle
      Les mineurs du Nord qui ont paumé leur boulot après les grèves de 1947 et l’envoi des flics par Jules Moche, SFIO grand teint, n’ont pas un souvenir réjouit du socialisme de gouvernement . Idem ceux qui se sont cognés 28 à 30 mois d’Algérie par la grace d’un ministre de l’intérieur nommé François Mitterand, puis d’un président du Conseil nommé Guy Mollet . C’est à cause de ce genre de pégriots rad-soc/ socios-démocrates, avec dèjà, une pointe de libéralisme, qu’on a hérité de la Veme et de ses travers .

      .

      1. J’avais oublié : blocage des salaires, ce qui a mis pas mal de monde dans la merde : 1984 Jacques Delors . Supression de l’échelle mobile des salaires qui a contribué, avec la loi Pompidou/Giscard de 1973 ( sur laquelle le PS n’est JAMAIS revenu, au contraire, il l’a fait inscrire dans Maastricht ), au creusement de l’écart entre revenus salariaux et revenus du capital, toujours Jacques Delors en 1984 . Suppression de l’autorisation administraitve de licencier par Ballamou, jamais rétabli par le PS . Les 35 heures, bonnes idée, à condidtion de les appliquer à la semaine . Leur mère, Martine Aubry, les a annualisées, à la demande insistante des patrons, ce qui a vider cette loi de sa substantifique moelle ( pourquoi le MEDEF n’a- t-il jamais réellement insisté pour leur suppression, même si Fillon était prêt à le faire ? tout bètement parce que ça l’aarangeait )
        Le tour de passe-passe pour faire passer le traité de Lisbonne, alors que le référendum de 2005 avait enterrer le TCE, c’est pas l’extrême gauche, que je sache .
        Alors le coté « Le PS- seul -contre- tous- les- affreux-qui- font-rien-qu’a-l’embèter », faudrait arrêter .

        1. Merci à vous ARAMIS et Alain pour sa magistrale remise à l’heure . Je crains que tebruc n’ai pas eu un vécu significatif de la guerre en AFN, grand bien lui fasse, ni des prétendues 30 glorieuses qui , pour l’essentiel , l’ont été glorieuses pour la bourgeoisie et l’entrepreneuriat , pour faire court , les prolos devant se satisfaire des miettes ( encore heureux ! ) acquises par d’âpres luttes . Que les critiques envers les sosslib déplaisent à tebruc au point de prêter des intentions belliqueuses aux adversaires du PS , ceci à la façon des anticommunistes primaires brandissant, en d’autres temps, l’image horrible du  » révolutionnaire  » avec le couteau entre les dents font qu’il fait preuve d’un sectarisme coupable qui , suite aux municipales et à la veille des européennes , laisse pointer une panique bien compréhensible . De là à prétendre que les solfériniens seraient victimes d’une sorte de chasse aux sorcières animées par des gauchistes ingrats….Voici un lien très clair, je pense , quant à l’enjeu des européennes : http://www.lepartidegauche.fr/actualites/dossier/l-euro-on-peut-s-en-sortir-28085

          1. NOTRE PLAN DE BATAILLE EST BIEN PLUS CLAIR QUE LE CAFOUILLAGE SOLFERINIEN : « Pour cela, il faut permettre à l’Etat d’investir massivement et une autre politique monétaire est donc nécessaire ainsi que l’annulation d’une partie de notre dette. Si la BCE s’y refuse, nous lui désobéirons comme à l’ensemble des traités pour mener notre politique de transition écologique et socialiste. Cela aboutira peut-être à notre exclusion de la zone euro. Cela nous ne nous fait pas peur. Les technocrates et les banquiers ont mené l’Europe dans le mur. C’est donc à eux d’en payer le prix.  » c’est clair et nous nous y attelons. ARAMIS

  13. Tu vois là à gauche, non pas çà machin, c’est le frein à main, là juste après; il n’y a juste qu’à s’en servir, la mécanique est déjà installée. Seulement pour çà, il faut « déprompter » un peu les connectés dans ton genre, et empêcher leurs éternels baratiner de brouiller le populo. C’est en cours… ARAMIS

  14. Juan, il manque quelque chose dans votre article: la définition du libéralisme…Ce mot joue le rôle de mot-repoussopir, de mot magique, pour des gens comme notre ami Aramis.

    Le libéralisme cherche à empêcher tout ce qui entrave ou fausse la concurrence et les mécanismes de marché : monopoles ou situations dominantes, interventions étatiques, ventes à perte, etc. : c’est donc un système bourré d’interdits, de systèmes et d’organismes de surveillance, de législations, de régulations et de sanctions: il n’y a pas de marché sans règles.

    Personne n’imagine plus une société sans mécanismes de marché ni de concurrence; la question (purement politique) est de savoir quels sont les secteurs de l’économie qui peuvent relever du marché et quels sont ceux qui doivent relever de l’administration étatique; et, pour les premiers, selon quelles règles.Quand on a dit « je suis contre le libéralisme », on n’a rien dit.

    1. Libéralisme vu et subi par la varie gauche : c’est la liberté octroyée aux plus riches et aux plus forts à se gaver sur les plus pauvres et donc les plus faibles. la liberté d’entreprendre, avec la sécurité absolue de voir l’état et donc les impôts des plus humbles venir à la rescousse en cas de problème, sans pour autant avec le droit de réclamer un meilleur partage. Voilà ce qu’est actuellement le libéralisme affairiste. La liberté c’est comme le respect çà doit être réciproque et équitablement partagé; Faute de quoi, ce type de liberté à sens unique débouche immanquablement sur une forme de dictature de l’argent. Nous y sommes et voulons en sortir. CQFD. ARAMIS

    2. Les apôtres du libéralisme pervertissent le sens des mots et pour cause…Que vous vous en fassiez le laudateur ne vous dispense pas de ne pas ranger , je vous cite :  » des gens comme NOTRE amis Aramis  » dans une catégorie incapable d’atteindre votre seigneurie probablement située dans l’élite où la magie n’opère plus , vous êtes probablement revenu de tout çà… : http://rvvaza.blogspot.fr/2014/01/du-capitalisme-narcissique-au.html . Comment , dans le meilleur des cas , s’empêcher d’être mordant face à de telles âneries présentées comme des vérités révélées et indiscutables, un vrai bréviaire préchi précha que l’on retrouve chez nombre de disciples genre A. Madelin et enseignée aux étudiants que s’en est pitoyable de naïveté : http://papiers.creapage.net/DocumentsDeTravail/2010/UneCritiqueCommunautarienneDuLiberalisme . Heureusement que d’autres travaux plus fouillés et pertinents proposent d’autres versions : http://www.critique-sociale.info/585/labsurdite-du-liberalisme-economique/

    3. Ben en fait quand on dit: « je suis contre le libéralisme » on dit quelque chose. C’est signifiant. Mais comme c’est un mot poubelle, c’est foutraque.

      L’idée générale, c’est que le locuteur se perçoit comme résistant à un ordre dominant, tel le village gaulois d’Astérix qui s’oppose encore et toujours à l’ordre romain. Tout de suite après l’affirmation, on trouve souvent des expressions telles que « doxa libérale ».

      C’est un dispositif verbal qui permet au locuteur de se poser en rebelle, en défenseur de quelque chose de plus grand.

      Le plus drôle est que le libéralisme est une doctrine qui, en soi, ne produit pas de doxa: elle est non dogmatique. Aucun de ces fondements théoriques n’a résisté plus de 5 minutes à l’épreuve des faits. Elle se renouvelle donc constamment, contrairement au marxisme, qui a été gravé dans le texte du Capital une bonne fois pour toute et qui est resté figé.

      La doxa libérale a donc une particularité: elle est énoncée lorsqu’elle est dénoncée par ceux-la même qui la combattent. C’est une sorte de moulin à vent qui prend vie lorsque les gauchistes, tels des Don Quichotte, y voient l’incarnation de l’ennemi de classe et se mette à charger, lance en avant, avec Sancho Panza qui suit derrière, sur son baudet.

      Vu de l’extérieur, il y a une idée de petit vélo dans la tête: être antilibéral, c’est se fabriquer son ennemi, sur mesure, et donc à sa mesure.

      Quand un type se dit antilibéral, 9 fois sur 10, il est dans l’imaginaire. L’antilibéralisme de l’un n’est pas celui de l’autre, chacun ayant un imaginaire personnel.

      C’est ça qui donne une impression d’absence de sens, alors qu’en fait ça a une multitude de sens. Et, encore plus drôle, ces sens multiples sont accessibles à la doxologie: ce sont des lieux communs. Autrement dit, lorsque l’antilibéral dénonce la doxa libérale, qu’il élabore lui-même, il est en plein dans la doxa: il fabrique de la doxa.

      De fait, la lecture des blogs qui se proclament antilibéraux est d’un ennui mortel.

  15. Mon précédent post s’adresse à Elie Arié que je trouve un brin condescendant à propos de  » pour des gens comme ARAMIS  » dans lesquels j’ai le plaisir et l’honneur de me ranger .

      1. Merci Juan et grand respect à vous pour votre pertinence et courage à maintenir votre blog . Sans trop vous mettre la pression , je pense que vous êtes nécessaire et infiniment utile dans ce fatras déboussolant et éprouvant que nous vivons actuellement . Ne lâchez surtout pas , si c’est possible , les démocrates perdraient beaucoup .

          1. Vous êtes chiche je trouve.

            Tant qu’à appuyer fébrilement sur le ++++ autant mettre le paquet.

            Vous noterez que les aficionados du ++++ n’ont toujours pas découvert la multiplication: xxxxx. Ca va plus vite. Ni la mise au carré ou au cube, voire plus.

            Ils en sont restés à l’addition. Dans une génération ou deux on pense les faire passer à la multiplication. Gardons l’espoir, comme dirait Juan.

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