Et le 1er mai, tu bosses ?


Oui, non, toujours, jamais. Les réponses ont fusé, on a tous des parcours différents. Le 1er mai donne l’impression d’une France qui s’arrête.

Il n’y a pas qu’en France. La célébration vient de loin, la fête des travailleurs, détournée à Paris par les nationaux-socalistes en faveur de Jeanne d’Arc.

Il y a deux ans, nous étions place du Trocadéro, à quelques jours d’un second tour de présidentielle. Nicolas Sarkozy « bossait ». Il faisait son show pour le « vrai travail ». Sans rire. Triste à pleurer.

Ce 1er mai, certains manifesteront pour les travailleurs, conter Hollande, pour Hollande, pour Marine, contre Marine.

Le 1er mai, c’est un moment de mémoire qui vient de là, et de nulle part ailleurs.

La fête internationale tire son origine des combats du mouvement ouvrier pour obtenir la journée de huit heures, à la fin du XIXe siècle1.

Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai, date du moving day parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là, l’ouvrier devant déménager (d’où le terme de moving day) pour retrouver du travail. La grève générale du 1er mai 1886, impulsée par les anarchistes, est largement suivie2. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays.

À Chicago, la grève se prolonge dans certaines entreprises, et le 3 mai 1886, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester. Le lendemain a lieu une marche de protestation et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. »

Source: Wikipedia

 

15 réflexions sur “ Et le 1er mai, tu bosses ? ”

  1. j’ignore si Calvin y est pour qqlchose.. plat pays, celui montagneux.. ça bosse en Suisse et Hollande

  2. Pas de travail, pour moi, le 1er mai. J’espère que la coutume va perdurer. Je travaille dans une entreprise qui appartient à un très grand groupe. Côté syndicats : rien, pas un mot, pas une affiche, aucun appel à une manifestation. Pourtant, ils sont représentés sous 3 étiquettes : CGT, FO, CFE-CGC. Mais, pas la plus petite information issue des uns ou des autres pour ce jour mémorable. Aujourd’hui, c’est le chacun pour soi. Même la journée de la femme n’a droit qu’à une ridicule affiche A3, aucune revendication n’émane des représentants des salariés. Tout va bien. Le patronat veille sur vous. Bientôt tout sera banalisé…

  3. Sur le sujet du 1er mai et de la manif d’Haymarket Square, je suggère la lecture du  » crimes à l’Américaine » de Browning et Gerassi . C’est un bouquin qui date de 34 ans mais reste d’actualité et démontre que l’Américan Way of LIfe, c’es du domaine de l’utopie
    A coté de ça, le JT de la 3 , hier soir, était plus que tendancieux, un reportage s’efforçant de culpabiliser les salariés de tous horizons, sur les manques économiques, soit disant générés par cette journée chômée

    1. « un reportage s’efforçant de culpabiliser les salariés de tous horizons, sur les manques économiques, soit disant générés par cette journée chômée » On peut aisément faire le calcul inverse. Si une journée de travail « perdue » coûte tant à la société, combien rapportent toutes les autres journées travaillées ?

  4. j’oubliais: happy Muguet day ! Lily of the valley en anglais (c’est mimi..)
    tant pis pour Apolon, dieu du mont Parnasse, le muguet au sol: ne point abimer les pieds des 9 muses
    Charles IX en offre à sa cour comme porte bonheur (1561)
    Fabre d’Eglantine (humm.. 1793) bouleverse le calendrier (républicain) la royale tradition: 26 avril
    Felix Mayol, 1° mai 1895, faute de camélia (mode du moment) affiche un brin le jour de sa première.. succès !
    Belle Epoque, les couturiers en offrent, ainsi l’emblème de la maison Dior, tradition parisienne..
    Vichy,1941: devient date férié pour la famille et la patrie.. jour chaumé.. y en fallait un,
    Libération… férié et payé.. la plupart des pays d’Europe etc..

    du Bonheur et du Soleil Camarades !

  5. Il y eut en 1981 un ministère du temps libre…..c’était avant….
    depuis….les médias parlent en boucle du « coût » du 1er mai…..
    depuis …..nous sommes tous devenus des « assistés »….;que nous soyons salariés, chômeurs, retraités, malades etc…..on ne parle plus que de « coût », d' »assistanat »…..et Gattaz souhaite une modération salariale comme s’il y avait eu des abus…..la culpabilisation marche à plein pot…..plus aucun discours sur les conditions de travail…..

  6. Comme tu dis justement: Le 1er mai, c’est un moment de mémoire qui vient de là, et de nulle part ailleurs.
    …et également justement de plus en plus en travailleurs ( enfin ce qui ont encore un travail), chômeurs etc.
    s’en rappellent en se rendant compte des modifications de conditions de travail, salaires en baisse etc.
    Alors oui ce jour peut alors devenir un moment d’abord de mémoire….et de manifestation .
    Amicalement
    Viggo

  7. Merci Juan d’avoir catalogué les lepénistes de nationaux-socialistes.
    C’est la triste réalité.

  8. Nous vivons une époque étrange . Le chômage frappe la population , et quand des travailleurs veulent bosser les dimanches ou jours fériés , dans le but de  » mettre un peu de beurre dans les épinards  » , les syndicats s y opposent !
    Ecrasé de taxes et impôts , l ‘ ouvrier a des fins de mois difficiles… les syndicats sont muets !
    Le premier Mai est simplement un jour comme les autres . J’ ai toujours travaillé les dimanches et jours fériés … je n’en suis pas mort . Si notre nom n ‘était pas sur l ‘affiche pour travailler le dimanche , nous râlions . Le travail n ‘étant pas terminé , le contremaitre passait et posait la question , jamais je n’ai vu quelqu ‘ un refuser .
    Mais en ce temps là , les gens étaient encore fiers de travailler , de ramener  » leurs quinzaines  » , et de voir le sourire de leurs familles . Maintenant , le travail est devenu esclavage car 1 jour sur 2 vous travaillez pour l ‘ état , et l ‘état se montre de plus en plus gourmand . La question posée me fais trembler pour nos  » fériés  » . Les explications des grands ponts , des entrepreneurs venant déclarer leurs soucis devant ce mois spécial , me pousse à penser au lundi de pentecôte , volé aux ouvriers pour quoi , pour qui . Les conditions , accueils et prix dans les mourroirs pour nos aînés ont – ils changé avec ces milliards , certes pas . Alors , ne vous laissez pas embobiner par le blabla , il n ‘a qu ‘un but , viser à supprimer les 10 fériés vous restant .

  9. ?? le contremaître passait et posait la question ..
    Excusez , la question a disparue ..

  10. Je me souviens que le 1er mai tout était fermé : magasins, cinés (ils ouvraient à 20h) et les manifs étaient des manifs! Maintenant on culpabilise le salarié lorsqu’il ne travaille pas le 1er mai et les journalistes s’y entendent fort bien. A Envoyé Spécial il y a eu un reportage sur les contrats  » Heure » en GB. Gattaz préconise le paiement du salaire que tous les 2 mois. Je suis sidérée qu’il n’y ait aucune manif là-dessus…………mais ça risque de nous arriver.
    L’Australie recalcule les départs à la retraite à 70 ans parce qu’ils sont en récession. A quand nous ?

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