6 mai 2014, j’ai un an de retard.


Chacun fera son bilan. Il n’est même pas sûr qu’il faille le faire de façon définitive.

Il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis.

Début 2013, j’imaginais que la politique Hollandaise m’amènerait au Front de gauche dès l’été. Une lucidité ? Pas forcément. Ce ne fut pas le cas, ça a trainé. En cause, la combinaison de l’espoir que cette politique prenne enfin le temps de lâcher quelque chose de social, d’une part, et du désespoir de voir le Front de Gauche multiplier le parler « Dru/Cru » discriminant.

La glissade vers l’opposition « sociale » fut plus longue que prévue. Elle fut douloureuse. Chaque matin, chaque semaine, tu te réveilles avec une mauvaise nouvelle. Hollande n’est pas Thatcher, ni Reagan, ni Sarko. Mais quand même. On n’a qu’une vie, n’est-ce-pas ?

Chaque matin, donc, chaque semaine, tu te réveilles avec une mauvaise nouvelle. Comme avant.Tu crains presque le réveil qui s’ouvre avec le journal du matin.

La nomination de Manuel Valls fut le pompon du manège, la cerise avariée qu’on ajoutait sur un gâteau indigeste.

La petite gifle de trop.

Quand tu ne sais plus quoi écrire pour défendre, ça veut dire que tu es dans l’opposition.

Tu peux être seul. Tu peux conserver une franche empathie pour tes anciens camarades.

Après tout, nous ne sommes que des citoyens de base, sans enjeu personnel. Je ne travaille pour aucun ministre, aucune écurie. J’écris, comme tous ces twittos, toutes ces blogueuses et ces blogueurs, sans enjeu autre que l’envie personnelle (et sans doute narcissique) d’écrire. Cet épisode va s’arrêter, forcément. Ecrire dans l’univers NSA de Google et consorts n’a plus grand sens.

Je ne confond pas Hollande avec Sarkozy. Je sais d’où on vient. Je l’ai chroniqué tous les jours, plusieurs fois par jour. Les simples citoyens que nous sommes ont le droit de refuser la logique binaire du « si t’es contre Hollande, tu es/favorises Sarko ».

Il y a pire que d’être dans l’opposition. Il y a, par exemple, la mort, la maladie, le divorce, et plein d’autres choses encore. Le plus pénible de cette situation – je le dis pour mes ami(e)s restées de l’autre côté dans l’espoir que ça ira mieux quand même – est que je suis convaincu que l’opposition de gauche actuelle est en vrac. Elle a raison sur un point, il faut mettre le hola, s’arrêter dans cette mauvaise pente; Hollande n’est pas Thatcher, mais à quoi bon ?

Nous avons le droit de refuser cette logique binaire.

Surtout au beau milieu d’un quinquennat.

Le 6 mai 2012, je n’attendais qu’une chose, la défaite de Sarkozy. Hollande était le seul à nous l’obtenir. Je lui en suis gré pour très longtemps. Et pourtant aujourd’hui, je me demande si ce fichu pays ne méritait pas d’en chier encore un peu davantage.

Nos urgences sont évidentes. L’épisode Sarkozy avait obscurci le sens du moment, les vrais combats. Le plus grave, le plus important, est la lutte contre la précarité. Nous l’écrivions en 2008. Je me souviens d’Equilibre Précaire, un blog collaboratif créé par Eric Mainville et l’ami Nicolas dès l’automne 2007. Ce blog existe encore. Sur Internet, nous sommes éternels. C’est ça la clé.

La tolérance ou l’ignorance vis-à-vis de la précarité me stupéfait. Je maitrise parfois ma propre indignation à cause du poids des contraintes, de la lourdeur supposée de la réalité, de la nécessité politique à trouver l’efficacité. Mais la coupe est aujourd’hui pleine. Il suffit d’entendre un responsable politique nous expliquer la « normalité » à laisser les inégalités s’accroître pour le constater. Aujourd’hui en France comme ailleurs, le discours dominant consiste à expliquer que le « coût » du travail serait insupportable. Tous les arguments, toutes les statistiques, tous les journalistes sont utilisées pour associer le petit patron à la cause du gros MEDEF.

En France, comme ailleurs, différents dispositifs ont été facilités, établis, défiscalisés pour enrichir et motiver les plus élevés des hiérarchies d’entreprise.

A côté de ce vaste combat, il y a l’Europe. Après le renoncement politique que représentait Maastricht, j’ai supporté, dans tous les sens du terme, le traité européen de 2005. J’avais confiance, à l’époque, dans cette fraction de la classe politique de gauche qui défendait le bouclier européen, la nécessité du compromis à plusieurs pour éviter l’isolationnisme fragile. Puis vinrent la Grande Crise, les outrances du Sarkozysme et de Barroso, les renoncements de Hollande, Barroso, la mise au pas des pays du Sud. Bref, il est temps que cela change.

Cela ne changera peut-être pas.

Mais je suis convaincu que nous n’avons pas le début du commencement d’une possibilité d’améliorer notre lutte contre la précarité avec l’actuel dispositif européen. La gauche de gouvernement m’a dégouté de l’Europe.

Amen.

 

77 réflexions sur “ 6 mai 2014, j’ai un an de retard. ”

  1. nous n’avons pas le début du commencement d’une possibilité d’améliorer notre lutte contre la précarité avec l’actuel dispositif européen. La gauche de gouvernement m’a dégouté de l’Europe. il faudrait parler de ça un jour

  2. merci pour ce billet et la sincérité évidente

    Oui, imaginer autre chose, construire en partant du réel quand même, demande peut-être aussi de casser un peu les autoroutes de la pensée.

  3. c’est vrai que je ne suis plus en phase,ce qui en soi n’a vraiment aucune importance…si je continue à venir de temps en temps c’est parce qu’il y a une authenticité dans le propos, voire dans la quête et que c’est probablement le plus important,ne pas se figer , ne pas se crisper…rester fluide.attitude rencontrée chez certains posteurs qui m’a fait accorder plus d’importance à cette attitude qu’à ce qu’ils disaient,une manière d’être au monde avec authenticité.
    Ce qui n’enlève rien à la qualité intrinsèque des billets.

  4. « Hollande n’est pas Thatcher, »
    Certes .
    Elle était plus brutale et annonçait la couleur . Lui prend son temps et est plus sournois .
    Elle a mis quelques mois pour donner les clés du camion au patronat , lui il va mettre cinq ans .
    Mais Hollande pense comme Thatcher : la politique de l’offre est la seule possible , ça doit obligatoirement ruisseler vers les gueux un de ces quatre .
    Alors oui , la forme est différente , mais le fond repose sur la même idéologie : le bon vieux libéralisme .

    1. Franchement, si vous croyez que la France est un pays libéral, c’est que vous n’avez pas compris grand chose.

      C’est un vieux pays catholique, de tradition étatique et du culture communiste et républicaine: allez mettre un libéral là-dedans, il en ressort comme un chèvre dodue qu’on jetterait dans la cage d’un tigre affamé. A l’état de squelette.

      Il n’y a pas de parti libéral en France et il n’y a même pas de grands intellectuels libéraux: le dernier c’était Raymond Aron et il est mort en 1983.

      Ah si! Il y a eu une touuute petite droite libérale qui, à une époque, a pu survivre à l’état de petite force politique d’appoint pour le RPR et, un peu, pour l’UMP, mais qui s’est dissoute dans le néant: si je vous disais que Madelin est mort il y a trois ans déjà, ce serait un mensonge, mais vous auriez le réflexe d’aller vérifier sur Internet tellement le mec a disparu des écrans radar.

      Et à gauche, il y a une minuscule fraction du PS qui accepte, mais en surmontant son dégoût, d’appliquer quelques idées libérales, à toute petite dose, de façon provisoire et à la condition que cela ne remette pas en cause les grands principes du corpus doctrinaire du socialisme.

      Prenez un type comme Alin Minc: tout le monde le déteste. Moi-même, je n’ai jamais osé avouer à ma mère que je suis libéral, elle crois que je suis travelo au bois de Boulogne. Si elle apprenait ça un jour, ça la détruirait.

      Alors bon, je veux bien que vous fassiez du libéralisme votre épouvantail, mais c’est tellement ridicule qu’il faudrait songer à vous trouver un bouc émissaire de remplacement. Attention, je ne vous parle pas dans la bulle de gauche, mais quand vous sortez en ville, chez les gens normaux qui, eux, savent bien que la société française n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais libérale.

      Et ça remonte à loin: dans son extraordinaire Dictionnaire de la Racaille, Adolphe Gronfier mentionne un arrêté préfectoral qui prescrit que la tonalité des instruments de musique des orchestres des établissements donnant des spectacles musicaux, tels que les café-concerts et autres cabarets, devra être réglée au diapason normal, ledit diapason normal devant correspondre à un prototype fournit par l’Etat. On était alors dans la seconde moitié du XIXième siècle, à Paris.

      Vous-vous rendez compte de ce que ça veut dire? Ca veut dire que lorsque vous jouez d’un instrument de musique en France, l’Etat vous dit à quelle fréquence il doit vibrer! Les fausses notes sont interdites. Eh oui. Vous le saviez?

      Rien de tout ce que vous faites dans votre vie n’échappe à la réglementation et même votre mort: même ce que l’on fera de votre cadavre est réglementé.

      Sincèrement, je comprends très bien que vous fassiez du libéralisme le centre de tous vos ressentiments, et je ne m’en moque pas, mais ce qui est franchement ridicule, c’est de croire réellement que la société française serait, même de loin, libérale.

      Transpercer d’aiguilles le fétiche, puisqu’il vous faut un fétiche pour conjurer vos craintes, soit. C’est humain. Mais croire vraiment aux esprits malins, non. Là, ça devient de la superstition et de l’obscurantisme.

        1. Ouep. J’ai pas complètement tort, comme vous dites.

          Personnellement, je préfère l’expression capitalisme de condominium, mais ça veut dire la même chose: l’Etat et les grandes entreprises forment un condominium qui cogère l’économie et la société pour le plus grand profit des classes sociales qui forment leur socle respectif. Il y a les « in » et les « out ».

          La société française est une société de capitalisme de condominium hyper-réglementée, avec rentes de situation. Une forme classique. Le truc, c’est d’appartenir ou d’accéder à une classe ou une caste qui a une bonne rente. Et une fois qu’on y est, ne plus en bouger. Toute sa vie, jusqu’à sa mort. Une existence passionnante, donc.

          Il est curieux que les gens confondent ça avec le libéralisme.

          Enfin non, c’est pas curieux: le libéralisme est hostile au capitalisme de condominium. Il est donc habile d’imputer au libéralisme les vices du capitalisme de condominium, comme la corruption ou le clientélisme. La protection des rentes nécessite ce petit tour de passe-passe, et ça marche plutôt bien.

          Mais il y a plus sophistiqué comme manip: affirmer que le libéralisme est le capitalisme de condominium, c’est à dire effacer le sens réel du mot « libéralisme » pour lui substituer un autre sens qui, au fil du temps, devient le sens socialement accepté, ce qui est aujourd’hui notre cas en France.

          Ca donne des situations rigolotes: quand les gens disent « je suis anti libéral », très souvent ils veulent exprimer leur hostilité non pas au libéralisme – ils ne savent plus ce que c’est – mais au capitalisme de condominium et, parfois, vont jusqu’à tenir des discours d’opposition à ce système qui, en réalité, puisent leur argumentation dans les théories libérales.

          En d’autres termes, un anti libéral proclamé peut être un libéral qui s’ignore. Mais le sens du mot est tellement négatif qu’il ne faut pas lui dire, il prendrait ça pour une insulte.

          C’est drôle, non?

  5. Moi aussi je suis dégouté de cette « europe » dont je ne comprends plus le sens (ou plutôt si : l’europe des nantis, du dividende au détriment de l’investissement, de l’appauvrissement de millions des personnes pour le plus grand profit de quelques uns..) et pour la première fois de ma vie de citoyen (j’ai 58 ans) je n’irai pas voter aux prochaines européennes car je refuse maintenant de cautionner un tel système.

  6. « Il y a pire que d’être dans l’opposition. Il y a, par exemple, la mort, la maladie, le divorce  »

    D’autant qu’on peut, le même jour, divorcer, tomber malade et mourir.

  7. Il faut déjà commencer à songer au parti dont vous vous rapprocherez après temps de soutien au Parti de Gauche qui ne sera pas bien long – parce que l’ambiance d’un discours purement imprécateur à la Philippulus ( « Repentez-vous, la fin des temps est proche! ») condamné à rester toujours sans impact sur la réalité et d’un groupuscule où on s’entredéchire d’autant plus violemment qu’on est moins nombreux et politiquement impuissant, ça finit par lasser assez vite.

    1. Donc, si on suit votre logique, Elie : c’est pire d’être dans l’opposition qu’au pouvoir et ils se battent quand même pour y être et quand ils n’y sont plus par la grâce du peuple qui les ont virés, ils font tout pour y revenir… Cherchez l’erreur ! Et après on va nous dire qu ces gens-là sont sérieux. ARAMIS

  8. Le PS, on a pu y croire de 1981 à 1983 maximum . Depuis, les salariés en ont pris plein les moustaches depuis le blocage des salaires et la disparition de l’échelle mobile par un certain Jacques Delors . Quand à Jospin, c’est quand même sous son gouvernement que les bijoux de familles ont connu la plus forte ponction, sans compter son  » mon programme n’est pas socialiste  » à la présidentielle de 2002 . Pépère, lui, c’est  » je renégocierais le TSCG » qu’il s’est empressé de signer sitôt élu .
    Hors présence au gouvernement, le tour de passe-passe du traité de Lisbonne ne pouvait que rester en travers de la gorge des citoyens, pas plus bètes que les politicards – et plutôt moins – et qui se sont sentis floués .
    Personnellement, j’ai voté F.H au second tour, surtout pour virer Sarkozy, comme pas mal de monde . Mais comme je n’avais strictement aucune illusion sur le dit F.H et son PS, j’espèrais des législatives plus équilibrées à gauche et qui auraient obligé
    le gouvernement à y regarder à deux fois avant de se lancer dans un social-libéralisme débridé . Ca ne s’est pas fait et, aujourd’hui, on voit le mur trrrrrrès proche et Lou Ravi qui se berce d’illusions . C’est pas ça qui reduira ( hélas ) le taux d’abstention aux élections à venir, à moins que …

    1. Je suis dans le même état d’esprit que toi, sauf que moi je n’ai jamais cru au PS …. peut-être sous la gouvernance de Mauroy

      1. Après 23 ans de droite, on aurait pu espérer un vrai changement . Pour mon compte, j’ai vu ce qu’était la SFIO et, du coup, j’ai toujours été, a minima, méfiant

  9. Trop d’ambitions, il veut être le Pst de tous les français, trop de consensuel peut-être, le résultat il ne sera jamais apprécié par la droite malgré tous ses efforts, et maintenant il a déçu la gauche qui avait quelques espoirs.
    J’ai parfois l’impression qu’il y a un jeu de « sauve qui peut » parmi ces hommes politiques très corrompus et qui savent très bien que l’on va droit dans le mur.
    Chacun pour soi, c’est un ressenti .

  10. Les simples citoyens que nous sommes ont le droit de refuser la logique binaire du « si t’es contre Hollande, tu es/favorises Sarko »
    Non, je ne suis pas d’accord.
    On n’est pas dans un jeu de cartes où on peut tenter des impasses, en disant « tant pis c’est pas grave si je perds. On n’est pas dans la cour de récré où on peut dire « on fait pas comme je dis, je suis vexé, je joue plus ».
    Non, c’est grave si la gauche perd en 2017.
    C’est la certitude que les droits au chômage de mes 3 enfants vont être réduits, qu’ils ne trouveront au mieux que des boulots précaires, que le nombre de logements sociaux diminuera, que les niches fiscales vont réapparaître, que les copains vont de nouveau s’en mettre plein les poches au frais des citoyens, que la justice sera de nouveau mise sous contrôle, que les profs ne soient pas remplacés,
    Quand il met un bulletin dans l’urne, le simple citoyen doit penser aux conséquences de son vote.
    Encore plus pour un blogueur politique, dont l’opinion et les écrits comptent. Il doit penser aux conséquences de ce qu’il écrit.
    Chacun doit faire ses choix, mais qu’il soit conscient des conséquences et qu’il les assument dans le futur.

  11. Il serait peut-être temps de se demander pourquoi les électeurs de gauche hostiles à la nouvelle (?) ligne sociale-libérale du PS préfèrent s’abstenir, voire, pour certains, voter FN, plutôt que de voter pour le Front de Gauche ?

    1. @elie Arié,
      il s’agit des européennes, une élection pour des prunes car le Parlement n’a aucune réelle fonction à part enregistrer les propositions de la Commission laquelle agit sous les directives du Conseil. C’est donc une duperie démocratique aussi folklorique que les Congrès du PC de l’ex-URSS.
      Et pour tout avouer, comme Hollande est un peu dur d’oreille, comme le FN est le seul à refuser l’Atlantisme et l’Otan, voir à proposer de sortir de l’UE, j’ai réfléchi pas mal à ce vote vraiment protestataire, mais sans enjeu exécutif, juste pour envoyer un message fort. Il y a donc une sorte de rationel nihiliste dans ce geste de désespoir.
      Ce qui m’arréte ce n’est pas la manifeste hypocrisie « sociale » du FN, cela fait partie de la comedia, mais une grande répugnance à me salir (Même l’UKIP, poujado-anti EU crédité de 38 % des votes en UK refuse de s’allier avec le FN) et à subir leurs triomphants commentaires.
      Mais, ça je pense que nous n’y échapperons pas.

  12. Je suis assez d’accord avec Juan : ce pays de dormeurs n’en a pas encore assez chier. Je continue de voter et d’appeler à voter le FRONT DE GAUCHE en attendant la prise de conscience, et même s’il faut finalement en passer par la zone généralisée qui finira par réveiller les plus entartrés du carafon et s e retrouver cinq ans de FN et bien grand bien leur fasse, Moi je suis rôdé depuis 20 ans à ce genre de galère, sauf que là, nous serons majoritaires à en convenir que rien ne va plus. Que la fête commence et le plus tôt sera le mieux. ARAMIS

    1. Il fut un temps où je me souviens des paroles de de Gaulle : « quand Renault éternue, la France s’enrhume » . Nous n’avalions pas les couleuvres facilement et nous descendions dans la rue. Je suis abasourdie de la faculté des français à subir sans broncher. QQuand la France va se réveiller ?

      1. Je crois que beaucoup des générations issues des premiers salariés des années fric (80) ont laissé la porte entre ouverte en se disant que ce qui était acquis ne disparaîtrait jamais, tout en s’illusionnant sur une capacité de dialogue du patronat et du monde capitaliste. Depuis ils sont restés en majorité dans ce plan arrêté sur image, consistant à prendre les gros patrons pour des potes, au point de prendre tous les risques en se courbant (mon fils qui a maintenant 43 ans et qui a bien compris le processus, est tombé dans ce piège sur une dizaine d’années), et se disent sans doute qu’après tout,, leurs parents râleurs y pourvoiront en cas de gros problème… ARAMIS

        1. C’est drôle chez moi c’est pareil. Nos enfants faisaient une allergie à la politique, syndicalisme (il est vrai qu’à la maison ça ronflait dur) mais maintenant qu’ils sont dans le monde du travail où malgré leur bonne situation, ils s’aperçoivent que leur génération courbe trop facilement l’échine par rapport à nous.
          Je leur réponds que c’est à eux maintenant de défendre leur boulot, leurs conditions de travail (avec des objectifs ahurissants), etc, etc. Moi, maintenant je descends dans la rue pour défendre ma retraite où ce « bon et beau » gvrt de « goche » est en train de me ponctionner.
          J’ai vu un reportage sur les ministres en Norvège…. et bien nos ministres devraient en prendre de la graine

          1. Même constat que toi en tous points. Nous n’avons plus qu’à être majoritaires à penser ainsi et çà devrait enfin changer en mieux. C’est en cours (c’est trop lent, mais c’est en cours)… Au fait, mes ancêtres étaient Norvégiens (nous allons reformer bientôt une seule Normandie), si çà peut aider à réformer nos pompeux ministres.. ARAMIS

  13. @ ARAMIS et @ AURORE

    Et moi, je suis abasourdi par le nombre (de plus en plus réduit, il est vrai ) de Français

    -qui ne comprennent toujours pas que nous vivons dans une économie globalisée,

    -qui ne voient pas que tous les Mélenchon sont en train de disparaître partout de la scène politique

    -et que les partis communistes encore au pouvoir ( Chine, Vietnam, etc.) se lancent dans le capitalisme sauvage,

    -qui croient (comme Montebourg) que l’ Etat a encore son mot à dire dans la politique industrielle ( voir Alstom : le gouvernement est passé, en moins d’une semaine, de  » Alstom ne vendra pas sa branche énergie » à  » Alstom ne la vendra pas à GE », puis à « Alstom ne la vendra pas à GE dans ces conditions là »…)

    – qui s’imaginent encore que la France peut en faire abstraction, et qui en sont restés au « quand Renault éternue, la France s’enrhume » alors que tout le pays se désindustrialise à grande vitesse depuis 20 ans à cause de son manque de compétitivité et de ses erreurs de stratégie industrielle (contrairement à l’ Allemagne) à l’échelle mondiale – la seule qui compte aujourd’hui;

    -et qui veulent jouer à l’irréductible petit village gaulois d’ Astérix, oubliant que ce n’est qu’une BD, et qu’en, réalité il n’a jamais existé.

    1. Vous nous gonflez avec votre manie de la mondialisation . Regardez aurour de vous et vous verrez qu’elle est loin d’être généralisée . L’Amérique du Sud, une partie de l’Asie n’ont pas intégré ce concept . Quand à la Chine, son capitalisme débridé ( jeu de mot ) commence à sérieusement patiner . Vous confondez mondialisation et multinationales, désindustrialisation et délocalisation, compétitivité et exploitation ( voir les conditions de travail dans les entreprsies délocalisées ) .

      1. @ Alain Bobards

        « Vous nous gonflez avec votre manie de la mondialisation »

        MA manie? Joli déni de la réalité.

        « voir les conditions de travail dans les entreprises délocalisées »

        Les mêmes qu’en France au début de l’ère industrielle, vers la fin du XIX ème siècle, du temps de Zola…mais ça a changé… comme ça change en Chine, mais beaucoup plus vite: apparition d’une classe moyenne de 400 millions de personnes en moins de 30 ans, grèves et augmentation des salaires de 20 % par an, et délocalisations de certaines entreprises chinoises en Indonésie, où le coût du travail est moins cher qu’en Chine.

        1. Oui . Et c’est aussi au XIXeme siècle que le mouvement syndical s’est développé en France . Et pour la enième fois, l’écart entre riches et pauvres se creuse de plus en plus en Chine, d’où le patinage de son économie, avec 400 milions de nouveau riches et 1 milliard et demi de pauvres . Et je maintiens que vous confondez ( vous et d’autres ) mondialisation et multinationales; désindustrialisation et délocalisation, compétitivité et exploitation .

          1. « 400 milions de nouveau riches et 1 milliard et demi de pauvres  »

            Non, ça ne colle pas: la Chine a 1,3 milliard d’habitants; ça fait 400 millions de gens de la classe moyenne (et non pas « riches ») et 900 millions d’encore pauvres; mais c’est extraordinairement rapide, quand on pense qu’il y avait pratiquement 1,3 milliard de pauvres il y a 30 ans.

            « vous confondez ( vous et d’autres ) mondialisation et multinationales »

            Je ne confonds rien du tout; je vous parle de la libre circulation des capitaux et d’une liberté croissante de circulation des marchandises dans le monde entier.

            1. Ca fait quand même 900 millions de Chinois ( merci Wikipédia ) qui voient l’écart entre riches et pauvres se creuser, comme en Europe ou aux US, d’ailleurs .
              La circulation des capitaux existe, à grand eéchelle, depuis le XIXeme siècle, exemple, l’emprunt Russe, avec les conséquences qu’on connait . Lorsque Peugeot ( ou Renault ) créent une usine en Argentine pour l’un et en Espagne, pour l’autre dans les années 50/60, c’était bien avec leur fric . Tout comme la circulation des marchandises existe depuis bien plus longtemps encore ( sans remonter à la route de la soie ) . Ce qui change, c’est la déréglementation, avec la complicité des politicards . Avec une pression énergique des citoyens, ces politicards ne se gèneront pas pour faire machine arrière . Seul, des médias aux ordres maintiennent un semblant de cohérence à cette soi-disant mondialisation . C’est un des mérites d’Internet et des réseaux sociaux – même si il faut être prudent , voire circonspect, sur la forme de certaines informations – de combattre ceux qui affirment qu’il n’y a rien à faire contre cette main-mise des financiers sur les biens et les personnes .

  14. Et oui Elie, ce sont les descendants des mêmes qui refusaient d’accepter la donne imposée par un certain moustachu se voulant le maître du monde du 20 e siècle, tandis que la très (trop) grande majorité de tous les autres entendait courber l’échine et « s’adapter » avec l’innommable… On ne se refait pas et surtout, nous n’avons pas dit notre dernier mot… ARAMIS

  15. @ ARAMIS

    « nous n’avons pas dit notre dernier mot »

    Mais si; vous êtes dans la répétition, que de moins en moins de gens écoutent.

    1. « 41 à avoir mis le poing sur la table+écolos+MRC » L’abstention n’a jamais fait figure de « coup de poing sur la table » et les écolos ont une revanche à prendre. Quant au MRC je ne sais pas combien de français savent qu’il siège à l’Assemblée.
      Et non nous ne sommes pas dans la répétition………..ne vous en déplaise!

  16. « Nous vivons dans une économie globalisée. »

    C’est vrai aujourd’hui (merci le libre-échange) mais pas éternellement. Les échanges commerciaux seront fatalement moindres dans un monde sans pétrole = relocalisation industrielle + besoin d’une politique de transition écologique.

    1. Peut-être, mais d’un autre côté, le monde sans pétrole, c’est pas pour demain.

      Et puis les navires – puisqu’on parle échanges commerciaux – pourront toujours être propulsés grâce à d’autres énergies. Et même si ces énergies viennent à manquer, il restera toujours la voile.

      Aaaah revoir ces grands clippers voguant alertes sur la route du thé…

      (scusez mon lyrisme, les vieux gréements m’inspirent)

      1. Les vieux gréements pour éviter les désagréments et les mateurs en vigie pour empêcher le démâtage et vogue la galère ?

  17. Parce qu’ils n’ont pas encore compris ce qui leur pend au bout du pif. Çà se termine et ils morfleront tous et comprendront tous, et là, çà pourrait bien être autre chose… avez-vous seulement vu les hordes de vieux salariés stupéfaits d’être eux-mêmes virés comme des malpropres alors qu’ils croyaient « eux » qu’ils allaient passer au travers grâce à 40 années de bons et loyaux services ?

    Çà, dans les années 80 çà n’existait pas comme pris de conscience…, les gens étaient encore dans une logique des trente glorieuses et croyaient connement qu’il suffisait d’être dociles et de faire son taf pour s’en tirer : erreur grave. Cette prise de conscience progressive qui gagne maintenant les plus jeunes générations refaisant le trajet en sens inverse de ce qui s’est fait entre 80 et 2010, va arriver comme une sorte de tsunami et vous (comme pépère) vous pensez à l’abri dans votre douillet petite centrale nucléaire clignotante du Geiger branchée sur année 2000… Quelle erreur. (de toute façon il est trop tard pour inverser la tendance et c’est tant mieux)

    « Mais que veut et fait le peuple ? Une révolte ? Non Sire : une révolution. On se gausse. déjà que les habituelles sciences infuses commencent seulement à se demander comment il se faisait qu’une Lumière comme MINC n’avait rien vu venir, alors…. ARAMIS

  18. C’est peut être pour tout ça que je continue à vous lire avec plaisir.

    J’avoue ne plus avoir le goût des gens « conditionnés », ce qui fait que je n’écoute ni le lis que quelques personnes qui font preuve de personnalité.

  19. @ Elie Arié
    « qui ne voient pas que tous les Mélenchon sont en train de disparaître partout de la scène politique  »
    Les dirigeants de la gauche non libérale en Amérique du Sud auraient donc disparu de la scène mondiale ? Volatilisés ?
    Toujours aussi fort dans la volonté de voir disparaitre la gauche de gauche .

    1. Ah, l’ Amérique du Sud : -)))
      Il vous faut toujours aller de plus en plus loin pour en trouver, bientôt sur la planète Mars: parce qu’en Amérique du Sud, ça disparaît aussi, lentement mais sûrement…Le Venezuela et Cuba ne sont plus pour longtemps ce qu’ils étaient.
      Ça me rappelle l’époque où les déçus du stalinisme devenaient maoïstes, alors qu’on ne savait pas grand chose de ce qui se passait réellement en Chine…Plus c’est exotique, mieux c’est!
      Non, croyez-moi: le plus sûr, c’est encore de rester en France, où Aramis nous annonce la révolution pour bientôt (on se demande d’ailleurs ce qu’il attend, depuis le temps…); d’ailleurs, vous devriez le rejoindre, ça doublerait le nombre de révolutionnaires..

      1. Tient, il n’y a que deux Etats en Amérique du Sud ? Mais alors, la Bolivie de Moralès, l’Uruguay de Correia – qui vous devriez lire -, l’Argentine, le Pérou, le Chili et le Brésil ( ou le néo-libéralisme semble avoir quelques difficultés ), sont situés dans quel hémisphère ?

        1. L’Equateur de Correa . L’Uruguay, c’est pour les prochaines élections .

  20. Monsieur Juan, en vous lisant on dirait un au revoir…

    nous vivons une époque où nous avons le choix entre être beaux, riches, forts et en bonne santé et celui d’être en bonne santé, forts, riches et beaux…

    mais je peux me tromper

  21.  » Aujourd’hui en France comme ailleurs, le discours dominant consiste à expliquer que le « coût » du travail serait insupportable. Tous les arguments, toutes les statistiques, tous les journalistes sont utilisées pour associer le petit patron à la cause du gros MEDEF.

    il n’y a d’ailleurs pas que le cout du travail qui est insupportable, il y a aussi le retraité, le malade, le jeune, le chômeur et même le pauvre, à l’exclusion de celui qui ne réclame pas son RSA……..ces catégories étant bien entendu les priorités car il n’y a pas plus pénible pour un libéral qu’un inutile…..

    reste le travail…..
    le travail est un coût aussi pour le libéral, mais par n’importe lequel, seul le travail de l’humain est un coût insupportable…
    parce que tout le monde des bien pensants religieusement libéraux, vous le diront : il n’y a guère que le travail du fric qui est honoré en ce bas monde..

    amen aussi….

    1. Tout à fait bien vu Stanislas. Oui, le libéral affairiste pense et voit bien l’humain de cette façon : un coût.et ne le considère qu’à partir une seule notion : le fric, un Dieu pour lui. Comment voulez-vous récréer un monde humain avec ce genre de client ? Il va bien falloir qu’on les éradique ou qu’on les « réinitialise » comme l’ont fait nos ancêtres avec la monarchie et tous les inutiles qui les entouraient… ARAMIS

    2. Non, il y a aussi les travailleurs du sexe!

      Oui à l’autogestion dans les bordels!

  22. bah, nous sommes devenus trop difficiles, tant que les marchandises, les hommes, les capitaux circulent, le tout dans un environnement de concurrence libre et non faussée (rire) c’est bon signe….
    c’est le jour où les balles et les obus se mettront à circuler qu’il faudra commencer à avoir peur….

    le reste est de l’ordre du détail mesquin

    1. Salut Stanislas ( le bienveillant ) , tu sais ton pseudo, il a trouvé sa place lui…( d’accord elle est facile,mais j’ai une tendresse particulière pour cet endroit.) plutôt en verve sur ce fil…

      1. bonjour mon ami, je te lis quand tu apparais……toujours aussi sage
        je viens un peu ici parce que je soutiens JUAN dans son intégrité intellectuelle et que ce qu’il écrit me convient bien.

        c’est maintenant qu’il faut soutenir un projet contre l’esbroufe de l’UE et la défausse de responsabilité des politiques face à la jungle du marché..

        je suis à fond là dedans…

  23. Merci Juan de ce billet……..vous etes jeune et surtout ne baisser pas les bras….des couloeuvres avec les socialistes il y en a bcp comme moi qui en ont avalées…..comme vous je suis désespérée de ce gvt et de son président et pourtant ça dure pour moi depuis 1973!!!!!mais je ne baisse pas les bras une vraie politique de gauche existe il suffit tout simplement d’un grand courage politique (ils sont actuellement 41 à avoir mis le poing sur la table + les écolos + le MRC) agrandissons tous le cercle et ne lachons rien !!!!!!!

    1. « une vraie politique de gauche existe il suffit tout simplement d’un grand courage politique (ils sont actuellement 41 à avoir mis le poing sur la table + les écolos + le MRC) »

      C’est le type même du message le plus désespérant et démobilisateur qui soit: il n’y a aucune politique commune possible entre, par exemple, le MRC et les écolos: fermer les yeux sur cette réalité que personne n’ignore (sinon, ce serait fait depuis longtemps) revient à dire  » on va faire comme si; même si, en réalité, on ne sait pas quoi faire ».

      C’est digne de « la révolution « d’ Aramis: quelle révolution ? où ? quand ? de qui contre qui? pour faire quoi exactement? comment une révolution nationale peut-elle mettre fin à la mondialisation? pourquoi n’a-t-elle pas encore eu lieu, depuis le temps que ça dure? Surtout, ignorer toutes ces questions! On « joue aux Résistants », donc ce n’est qu’un jeu.

      Rien d’aussi décrédibilisant que les gens qui se mentent à eux-mêmes de façon aussi caricaturale.

      1. De meix en mieux, Elie : vous être en train d’expliquer que les partis politiques sont dans leur tour d’ivoire et que les espèrances des citoyens ne sont pas leur priorité, pour ne pas dire qu’ils s’en foutent royalement . Mais vous voulez la révolution, ma parole !

      2. Elie, je suis un petit peu fâché contre vous, parce que vous me piquez mon rôle. D’habitude, c’est moi qui leur dit ça.

        Franchement, me faire de la concurrence sur un blog de gauche, c’est… révoltant.

      3. Qu’y a t-il de caricatural de croire dans la possibilité d’une révolution……ou alors vous l’êtes vous-même à nous répéter que le modèle libéral et la mondialisation sont une fatalité à laquelle nous pouvons plus échapper….
        Ce n’est pas parce que les choses sont installées depuis longtemps qu’elles ne peuvent plus changer…..d’ailleurs voyez vers quel changement l’entêtement mène….le front national…..qui est le seul à tirer profit de la confusion qui règne et pousse les gens vers un déni de la réalité….à force de dire que nous sommes « condamnés » les gens finissent par choisir les seules solutions qui leur semblent accessibles…..

  24. Elie : rassurez-vous, nous n’en sommes « plus » à parler d’hypothétique « révolution », mais de simples constats de ce qui est déjà en cours. C’est comme l’histoire du TIRANIC.Tout va bien, les cloisons sont étanches… Manque plus que la musique sur le pont. C’est parti ! ARAMIS

  25. Pourtant il est urgent d’essayer de comprendre ….çà ne veut pas dire que je suis d’accord avec ce gouvernement mais que je vois une situation sacrément compliquée….et pour me répéter….. face à une Europe psycho rigide, un patronnat (pas ceux qui créent des emplois et les gardent) d’une indécence folle et une finance volontairement obscure et dominante….il devient de plus en plus difficile de gouverner….et dire que Hollande fait la même politique que Sarkozy serait donner une grande importance à ce dernier qui n’a fait qu’obéir à la finance sans autre idée que de massacrer notre modèle social qu’il a dénigré pendant son quinquennat et ne pas oublier que l’UMP voudrait non pas 50 mais 130 milliards d’économie.
    Et surtout une autre urgence à régler comme le dit Juan, celle de la précarité et les inégalités croissantes…..

  26. Je crains (malheureusement) que nous n’en soyons plus à voir comment éviter le mur, mais à se poser la question : à partir de quel niveau de mépris venant de la classe dominante inassouvie, ceux qui dorment, vont enfin se réveiller ? Ceux qui savent que çà ne va plus durer longtemps, sont déjà prêts. Reste la surprise pour tous les autres. ARAMIS

    1. ARAMIS

      la difficulté est plutôt comment lever un contre pouvoir cohérent face aux enjeux en cours avant même de se choisir un leader ?
      je suis plutôt pour penser à exprimer un contre projet qui unisse une masse suffisante de gens…et le leader se révèlera de lui même…
      dans l’état où nous sommes l’impulsion ne peut venir que de la base structurée…. en haut ils sont tous grillées et infectés par le virus libéral…ceux qui ne le sont pas, devraient être soutenus par des mouvements de résistance ordonnés, les syndicats sont cuits aussi…

  27. Je suis assez dans ce constat là aussi. Pourtant, j’aurai tellement préféré être déjà présent dans la cavalerie, pour qu’elle arrive avant que les colons ne soient massacrés par les indiens les guettant déjà en embuscade….Nous ne massacrerons donc les indiens, qu’après qu’ils aient perpétré leur vilenie, justifiant ainsi la violence de notre propre intervention… ARAMIS

  28. pour info, j’ai piqué çà sur MEDIAPART : Piketty, la bonne nouvelle (et Hollande, la mauvaise)
    07 MAI 2014 | PAR EDWY PLENEL

    TOUT CHRONIQUES ENTRETIENS DOCUMENTAIRES PARTENARIATS BOÎTES NOIRES

    Il y a une bonne nouvelle qui montre quelle est l’attente en profondeur dans notre pays. Un livre de 970 pages, Le capital au XXIeme siècle, de Thomas Piketty, est en tête des ventes sur Amazon.fr. Qu’est-ce que cela signifie ? Que nos compatriotes plébiscitent un livre de fond qui met en évidence ce qui nous mène à la catastrophe. Toute la démonstration de Piketty c’est de montrer comment le passé est en train de dévorer le futur. Et Piketty fait des propositions, ne s’arrête pas au constat. Certes, il reste une mauvaise nouvelle, nos dirigeants, François Hollande en tête, n’ont pas l’imagination pour chercher des solutions. Du coup, le changement ce n’est jamais maintenant, sauf en pire…

    AVIS AUX PRO HOLLANDE ET AUTRES LIBÉRAUX

    1. @Aramis = Prudence absolue sur ce Thomas Piketty. Un bouquin qui se vend aussi bien et qu’on recommande jusqu’à la Sorbonne, vous pouvez être sûr qu’il ne contient rien de très dangereux… D’ailleurs l’auteur est proche du PS (cf: http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Piketty#Engagement_politique ).

      Quant à MEDIAPART, je les ai connu en meilleure forme. Le « François Hollande n’a pas l’imagination pour trouver des solutions » témoigne d’une naïveté coupable (intérêt général, bonne gestion, toussa), voire de la pleurnicherie venant de gens qui voudraient que ce soient eux, les conseillers du prince.

    2. Aramis, je vous prierais de faire preuve d’un peu de délicatesse: on ne dit pas ET AUTRES LIBERAUX, on dit ET AUTRES SALAUDS DE LIBERAUX.

      Incroyable, ça. Si on ne peut même plus compter sur vous, où va le monde, je vous le demande?

  29. Juan : méfie-toi, le diable se révèle dans les textes des pourfendeurs. A toi d’en faire le tri. ARAMIS

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