Chômeur ou esclave


C’est une vieille antienne.

Plutôt travailler coûte que coûte que rester chômeur ? Les « libéraux » le répètent.

Pourtant, il me semble que la vraie question est moins l’emploi que les conditions de l’emploi.

1. La concurrence de pays moins riches, moins sociaux, pose dramatiquement cette question des conditions de l’emploi. Il y a toujours quelque part dans le monde un pays où l’emploi est moins cher, plus souple, plus facile.

2. La chute des revenus du travail dans le partage de la valeur ajoutée depuis une trentaine d’années est un phénomène majeur qu’il faut comprendre dans les déséquilibres d’aujourd’hui.

3. Le plus fascinant de la période actuelle, en France, est que PERSONNE ne critique le niveau du coût du capital. Mon confrère Elie Arié explique à juste titre que les dividendes du CAC 40 ne sont pas si importants. Pourquoi pas ? Mais est-ce vraiment le sujet ? Il est bon de rappeler quelques faits qui contredisent les présupposés des uns ou des autres. Mais la question de l’emploi est ailleurs.

4. La question n’est pas de « trouver des jobs« , mais des jobs qui permettent de vivre. Il y a plein de façons de bosser utile, mais il faut aussi en vivre.

5. La moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés, soit parce qu’ils ont des revenus, soit parce qu’ils sont en fins de droits. Le mythe du chômeur indemnisé à ne rien faire ni chercher est… un mythe.

 

 

31 réflexions sur “ Chômeur ou esclave ”

  1. Nombreux en sont là : « La question n’est pas de « trouver des jobs », mais des jobs qui permettent de vivre. Il y a plein de façons de bosser utile, mais il faut aussi en vivre. »

    Et parfois même des jobs qui permettent de survivre…

    1. Quoi ? Ervé, tu voudrais encore en plus en croquer de ta misère ? Salaud d’pauvre. On se les becte de face, quand les gros bourgeois qui se gavent (les relatifs bourgeois pénards et autres ne me dérangent pas) ? Moi je suis toujours prêt, mais pas tout seul. On laisse continuer encore une décennie ou « on » se réveille enfin ?

  2.  » La question n’est pas de « trouver des jobs », mais des jobs qui permettent de vivre. »

    Et c’est la grande question du monde de demain: pour la première fois de l’histoire de l’humanité, les gains de productivité, grâce à l’informatique, détruisent plus d’emplois qu’ils n’en créent ( certaines études parlent de quatre emplois détruits pour un emploi créé) -et pas simplement des emplois « bas de gamme » ( 15 % des traders des banques sont déjà remplacés par des algorithmes informatiques; de nombreuses décisions médicales peuvent déjà être prises par des algorithmes; etc.).

    Tôt ou tard, se posera le redoutable problème du revenu de subsistance, versé sans contrepartie d’un travail. Redoutable puisque le nombre de postes de travail proposés étant plus faible que celui des demandeurs, le prix du travail baissera : ce sont donc les revenus du capital qui devront financer ces revenus de subsistance (et non les revenus du travail, qui seront trop faibles). Le capitalisme sera alors devenu indispensable pour permettre à toute l’humanité de subsister.

    1. @ Elie Arié

      La banque Barclays va supprimer 19.000 emplois dont 10.000 en UK, donc ça aurait tendance à confirmer ces suppressions d’emplois, dans cette partie spéciale du monde qu’on appelait « développé ».
      Il ne faut pas ignorer le mouvement de vases communicants vers les « émergents », potentiels de « développements prometteurs », « montée des classes moyennes » et les millions d’emplois pas chers, genre 25 euros mois au Bangladesh. L’emploi n’a pas tellement disparu dans les secteurs industriels que migré.
      Sur les masses paysannes, c’est là que le front de lutte est à mon avis le plus visible: la spoliation des terres (landgrabs) en Afrique, en American latine, en Asie, en Ukraine et … en France, pour conversion en monoculture (huile de palme, maïs, coton,tournesol, colza, etc..) avec usage intensif de petrochimie, le tout appauvrissant les sols.
      De beaux conflits en perspective, et de fortes vagues d’émigrations à venir.

      Mais le tout sous le signe fatal de la décroissance, comme on peut le constater dans tous les pays du monde riche et dans la plupart des émergents, je ne parle même pas des plus pauvres.

      L’avenir du capitalisme sans travailleurs rémunérés, donc sans clients, est déjà visible dans les dogmes paralléles du « moins cher » compétitif et du « maintien du pouvoir d’achat ».

      Question pour vous dubitatif des limites de la croissance qu’est-ce qui va arriver en premier: un nouveau choc pétrolier (prévisible vers 2020) ou une nouvelle crise financière (cyclique mais de pire en pire tous les 15 ans) ?

    2. @ Elie,

      Un peu HS, mais dans la ligne des préoccupations qui forment la base de l’article de Juan et de votre réponse, quelque remarques:

      Dans Le Monde, entretien avec David Dorn, qui dit exactement le contraire de ce que vous dites:.

      http://www.lemonde.fr/emploi/article/2014/05/08/l-informatisation-n-est-pas-responsable-du-chomage_4413738_1698637.html

      Comme souvent avec les questions économiques, rien n’est simple: on a tout et son contraire.

      Mais, Dorn note une polarisation des revenus entre hauts et bas revenus: l’informatisation détruit dans certains cas de la classe moyenne, donc chasse de la masse salariale les rémunérations moyennes, au profit des emplois faiblement rémunérés et très bien rémunéré.

      Cette explication mérite d’être gardée en mémoire, parce qu’elle peut aussi décrire un phénomène qu’on a du mal à s’expliquer à l’échelle de la société: alors que, contrairement à ce que dit Juan, la répartition des salaires dans le partage de la valeur ajoutée reste stable sur le long terme, on observe néanmoins une augmentation de la disparité des revenus entre les plus élevés et les moins élevés.

      Autrement dit on observe un phénomène de polarisation des revenus qui ne se retrouve pas dans la comptabilisation classique du partage de la VA.

      La thèse de Dorn constituerait donc un élément d’explication de nature technologique à cette polarisation, ce qui pourrait nuancer le constat d’une stabilité du partage de la VA.

      Vous noterez l’éditorialisation de l’article: dans le supplément Culture et Idées du Monde et pas Eco et Entreprises.

      L’autre point qui est important, c’est le déplacement du problème par rapport à l’analyse classique: normalement, le partage de la VA s’opère à l’intérieur de l’entreprise, soit de façon déséquilibrée par le surtravail (Marx, Le Capital) soit de façon équilibrée ou plus équilibrée (modèle social de la sociale démocratie), avec l’adoption de législations sur le temps et les conditions de travail et de fiscalités qui incluent des cotisations sociales dans le système de répartition du revenu. Sans compter les dispositif de participation des salariés aux fruits de la croissance, quand il y en a.

      Mais, cette approche ne rend pas compte de l’influence de la concentration du capital sur le partage de la VA à l’échelle de la société entière et, maintenant de la société globalisée, par l’intermédiaire de l’intérêt et des commissions bancaires ou autres, et non plus du surtravail, comme dans l’approche classique.

      Ca, c’est une approche beaucoup plus capitalistique, mais au sens monétaire et financier de la chose.

      Vous noterez d’ailleurs que David Dorn est économiste au Centre des études monétaires et financières (Cemfi) de Madrid. Il y a les mots « monétaires » et « financières » dans le nom de son employeur.

  3. « Le capitalisme sera alors devenu indispensable pour permettre à toute l’humanité de subsister. » et pas une saine et intelligente répartition des emplois et des revenus avant que cette révolution mondiale ne procède à cette répartition de force ? Evidemment ! ARAMIS

  4. J’oubliais qu’il n’y avait jamais eu de révolution en France depuis la dynastie carolingienne. Seul le capitalisme est révolutionnaire, bien entendu… ARAMIS

    1. Non, bien sûr, il n’est pas le seul. Il y a en fait beaucoup de candidats au trône de la révolution.

      Mais il est le seul à faire des révolutions qui marchent.

      C’est très contrariant.

      1. tSCHOK . La révolution bourgeoise du fric et de la mise au pas, cc n’est juste que la résultante provisoire de l’oubli du petit peuple, vis à vis de la capacité de combat de ses anciens, le creux de la vague permettant à icelui de plastronner. Profitez donc dudit creux pour respirer, nous arrivons ! ARAMIS

    1. Bien vu et le pire c’est que çà fait 30 ans que çà dure et que le capital coûte toujours plus cher, mais rien à faire avec ce système : on ne change pas une stratégie qui perd… Les pauvres qui espéraient au moins recevoir des miettes, ne recevront que le vomi des riches plus que repus par le coup du balancier. ARAMIS

  5. tt à fait en accord avec Juan … en désaccord tt à l’heure avec des camarades …

  6. au delà de l’anecdote.. un cv étoffé, social éducatif, une proposition de Pôle emploi, Evian (55 bornes) comme chauffeur livreur ou aide-cuisinier dans sa banlieue.. (et/ou d’autres refus)
    5 bis) pas indemnisé: ma femme travaille et gagne notre-vie
    5 ter) je cherche du taf ! (‘être-utilisé’ ça marche aussi)
    6) le reste me dépasse (hasta la victoria)

  7.  » Coût du capital : Le directeur général de Sanofi augmenté de 40% en quatre ans.

    40 % d’augmentation en quatre ans : la rémunération accordée par le groupe pharmaceutique à son directeur général Christopher Viehbacher ne connaît pas les affres de l’austérité. Les revenus du DG atteignent 8,6 millions d’euros en 2014, contre 6,1 millions en 2010. 23 700 euros par jour ! Une situation que dénoncent les représentants des salariés. « Les salariés subissent restructuration sur restructuration et un grave recul du pouvoir d’achat pendant que le directeur général et l’ensemble de la direction du groupe perçoivent des revenus exorbitants en constante augmentation », critique la CGT. Le syndicat reproche à la direction de Sanofi d’avoir supprimé 4 000 CDI en cinq ans et d’avoir gelé les augmentations collectives en 2013. En France, Sanofi emploie 28 000 personnes, soit un quart de ses effectifs dans le monde [1].

    Le N°3 mondial de la pharmacie a pourtant largement bénéficié du crédit d’impôt : 150 millions d’euros en 2013 selon les chiffres communiqués par la CGT, plus du double qu’en 2008. « L’argent public est dilapidé en pure perte, car l’entreprise n’a aucun engagement à respecter en termes d’emplois, que ce soit pour le crédit d’impôt recherche (CIR) ou compétitivité emploi (CICE) », déplore le syndicat (lire aussi notre article sur le pacte de responsabilité). L’année dernière, Sanofi avait reversé 70 % de son bénéfice à ses actionnaires (3,5 milliards d’euros), dont le groupe L’Oréal. « Les salariés par leur travail créent les richesses, les actionnaires et dirigeants les dilapident », proteste la CGT. Elle dénonce un « coût du capital » destructeur et craint que de nouveaux emplois disparaissent avec de possibles cessions d’actifs (voir la fiche Sanofi sur l’Observatoire des multinationales). »

    http://www.bastamag.net/Le-cout-du-capital-detruit-l

  8. C’est marrant parce que Jean-Luc Mélenchon dit à peu près la même chose pour lui il s’agirait de 6.25 millions de travailleurs pauvres. http://www.jean-luc-melenchon.fr/arguments/urgence-pour-les-bas-salaires/

    Et puis il y a cet article paru dans le numéro 722 de Marianne en date du 19 février 2014 qui parle de 6 millions
    http://www.marianne.net/A-lire-cette-semaine-dans-Marianne-Qui-pouvait-l-imaginer-750-euros-par-mois-Six-millions-de-salaries-doivent-s-en_a202931.html ou ici publié le 8 février 2012 d’après un rapport http://www.marianne.net/Incroyable-mais-vrai -25-des-salaries-gagnent-moins-de-750-_a202405.html

    Querelle de chiffre voir problème de définition. Intox ou désintox?
    Quand on dit que la démagogie rejoint les extrêmes de Mélanchon à Peltier en passant par l’extrême centre de Marianne.

    En tous les cas, il existe bel et bien 7,8 millions de personnes pauvres en 2008 en France métropolitaine d’après l’INSEE.
    Et 1.7 millions de travailleurs pauvres d’après alternatives internationales
    http://www.alternatives-internationales.fr/1-7-million-de-travailleurs-pauvres_fr_art_380_37589.html

    Tout ça c’est dégueulasse et rien ne bouge. Les lendemains ne chantent plus.

    Allez, je ne résiste pas à l’envie de placer une vidéo de celui qui devait être notre Président

    Qui dit vrai dans tout ça?

  9.  » Mon confrère Elie Arié explique à juste titre que les dividendes du CAC 40 ne sont pas si importants. Pourquoi pas ? Mais est-ce vraiment « …………….

    la rentabilité des dividendes (4.4% en moyenne depuis deux ans) est supérieure à celle des obligations et supérieure à la moyenne de la rentabilité des fonds de pension sur 10 ans (les résultats affichés par ces fonds pendant la crise sont allés jusqu’à moins 25 %)

    autant dire qu’il n’y a pas de quoi pleurer sachant que pendant ce temps là le taux du livret A a baissé, que le taux bancaire aussi

    et enfin dans le même temps, le taux d’inflation est passé de 2% à 0.7 % en 2013, ce qui augmente de facto le rendement net des dividendes…

    le verbiage ambiant du libéral bien né, évoque pour justifier celà la prise de risque …
    il faudra un jour comparer la prise de risque du fric en participation d’une multinationale et d’une banque qui sont arrosés au dernier lieu par du fric public (donc nous) , et le risque affiché du salarié qui étant employé comme un torchon usagé, se retrouve au tas avec 10 % de chômage national……..

    il y a un tas de risque à évoquer juste pour montrer l’inversion des valeurs de notre époque entre une victime et un responsable

    faut il préciser qu’un actionnaire qui met de l’argent dans un bissness demande des comptes, alors que les milliards des états sont donnés sans même demander l’heure en échange….c’est dire l’ambiance.

    faudra un jour qu’on parle sérieusement des risquophiles et des risquophobes en mode libéral décompléxé, il y a de quoi rire……………un bon sujet pour vous JUAN….

    1. @ Stan,

      Il y a qékzannées j’étais tombé sur une notion « nouvelle » le Capital Risque.
      le truc supposé à l’intérieur, l’innuendo (c’est français ?) c’est donc que le Capital ne prend normalement pas de risques. Et le too big to fall (trop grand pour tomber) comme le renflouement des banques dirigées par des banquiers laids et stupides –
      – parceque les subprimes depuis Janvier 2006 j’avais lu des articles sur la progression des repossesions de maisons individuelles aux USA et aussi sur le fait que la consommation seule tirait la croissance et que la consommation était tirée par l’immobilier individuel, donc que le pire de ces repossessions (saisie et jeté à la rue) surviendrait dans un an en 2007.
      – donc le risque ça a été pour l’état (bourrés de crétins diplomés mais sans cojones) et la ceinture pour les bouseux et autres manants qui sont vraiment trop gentils de vouloir encore faire dinette avec la démocratie statiste.

      Mais ça c’est ce qu’on a appris aux pauvres: de dire merci aux dames de charités.

      1. Charles Mick

         » Mais ça c’est ce qu’on a appris aux pauvres: de dire merci aux dames de charités….

        fut même une époque pas si lointaine où les parents apprenaient aux enfants à qui on offrait un bonbon, de dire « non merci  » par politesse….

        et justement, on aborde une première phase de la risquophilie et phobie…(schématiquement)

        le pauvre mec qui a acheté une maison dont le prix enflait mécaniquement, a écouté les sirènes bancaires qui lui enjoignaient de s’endetter plus sur la valeur de la maison……puis tout s’est écroulé…du coup sa dette a pris une proportion telle que se dette était insupportable….donc expropriation…etc vente aux enchère (ou propriété en portefeuille de la banque ….

        – la banque qui a titrisé toutes ses valeurs de retrouve avec de la pourriture dans ses comptes…la banque centrale et les états reprennent la merde pour assainir les comptes…..

        pendant ce temps là, le pékin continue de payer sa dette….s’il n’est pas insolvable

        bref, où je veux en venir c’est qu’avant 2008, personne n’avait jamais évoqué la dette des états, elle s’est amplifiée en aidant le système pourri sans aucune contrepartie mais SURTOUT le PIB de ces années là a reculé ce qui a augmenté mécaniquement le dette du pays…..

        ensuite c’est du billard…une BCE qui prête son fric à 0.5%, fric replacé aux états entre 2 et 5 % suivant le fameux risque

        ce que ne disent pas les enfoirés, c’est qu’un état même endetté est plus sûr qu’une entreprise…une entreprise ça coule, pas un état de 65 millions d’habitants qui acceptent de payer sans broncher… ..l’économie réelle n’a vu que des miettes

        et puis il y a les bijoux de famille (ce que l’impôt a payé depuis des générations)
        – autoroutes
        – réseaux énergie EDF, GDF
        – bâtiments, infrastructures
        – et enfin les fameuses baisses de charge du CICE et du pacte, puisque l’euro est à 1.39 dollar (rappel historique, l’euro a été lancé à 1.16 dollar..)

        tout cela vendu aux copains à vil prix, par toutes les bandes de charlots ….heu risquophiles, qui se succèdent au pouvoir grâce à nous

        l’état s’appauvrit au nom de la dette et de la compétitivité……et beaucoup trouvent ça normal….

        le peuple ça doit culpabiliser et être responsable……et pis c’est tout

      2. La législation aux USA n’est pas la même qu’en France, et protège beaucoup plus le consommateur: si quelqu’un qui vient de contracter un prêt pour acheter un logement ne peut plus payer et l’abandonne, il ne doit alors plus rien, même s’il n’a payé qu’une seule mensualité: et c’est l’organisme prêteur (en général la banque) qui se retrouve propriétaire de ce logement dont le prix a chuté.

        1. @ EE
          Obama en acceptant dès son intronistion l’octroi de 700 milliards de $ aux organimes financiers (bail-out) a entérineé le choix de GWBush: celui de sauver les fraudeurs et truands de Wall Street.
          L’autre option étant bien sur de réaménager les crédits aux particuliers insolvables, probablement moins cher mais surtout plus social (comme socialiste, quel horreur !).
          Ce faisant les repossessions ont mis des centaines de milliers de familles à la rue, ruiné le marché immobilier, laissé se déterriorer une part importantes de ces maisons (voir Detroit), provoqué un general melt-down ( fonte) de l’industrie et de l’économie US qui s’est transmis à l’ensemble de la planète.
          Dire que la législation aux USA protège le consommateur est vrai, si on oublie deux choses: le consommateur est ainsi encouragé à vivre à crédit (voir les emprunts des étudiants US) et le consommateur est toujours le dindon (sucker) de la société de consommation.

          Et ça m’a l’air bien reparti en RU où la bulle immobilière ( + 18 % à Londres en 1 an) commence à inquiéter quelque peu les milieux financiers.

          1. Charles Michael

            Le consommateur américain qui ne peut plus payer l’emprunt pour l’achat de son logement ne se retrouve pas « à la rue », SDF : il se retrouve devant vivre en location s’il n’a pas les moyens d’acheter, ou devant acheter un logement au prix plus adapté à son revenu; et, dans les deux cas, sans dettes – contrairement à l’emprunteur français pour son logement qui, même après l’avoir évacué, doit continuer à rembourser l’emprunt.

  10. Chômeur ou esclave?

    De tous les commentateurs, pas un ne répond la question.
    C’est un choix ambivalent, une sorte de pile ou face impliquant systématiquement un regret sur l’une ou l’autre situation.
    Il manque assurément une troisième possibilité pour avoir plus de possibilités pour comparer le sort.

    A priori, j’opterai pour la situation de chômeur parce que « esclave », franchement!
    Esclave de quoi d’ailleurs? De ce foutu rêve américain, de son patron, du quand dira t-on??? …

    Esclave de sa dignité face la morale bourgeoise à la Saint Paul «Qui ne veut pas travailler, ne doit pas manger»

    Va te faire foutre Saint Paul, on est au XXIème siècle, maintenant on a des machines,des robots, des esclaves… qui font le travail à notre place. Nanère!!!

    Quoi? Comment? Nous serions esclaves des machines et non le contraire?

    Voilà! à trop chômer on y perdrait son latin en pensées.

    Esclave de la pensée et libéré du travail. Quelle belle affaire!!
    Trop dur, le sort d’esclave est certainement plus enviable. Au moins celui sort de son travail alimentaire fatigué, rentre chez lui se rincer pour admirer dans son écran super hd le paradis publicitaire comme pour satisfaire un cerveau disponible.

    Enfin bon ce n’est pas une vie… Chômeur non plus d’ailleurs… il manque véritablement une autre option… mais laquelle?

  11. Hein!!! le consommateur américain… et son intronisation à l’octroi de 700 milliards… mais SURTOUT le PIB de ces années là a reculé…. et les millions d’emplois pas chers…. 40 % d’augmentation en quatre ans… Mais où est passé l’oiseau bleu?

  12. Des millions, des milliards, des pourcentages, des contraires, des extrêmes… C’est trop sérieux tout ça.

  13. Attention, si je signe bio ce n’est pas le contraire de Obi (ceinture en japonais ou tursin en verlan de Tokyo) ni le diminutif de BIOMAN. Mais tout simplement pour démontrer mon souci de becter bio… Allons camarade Obi, dis-nous en plus, on t’écoute :Adjimé !

  14. Chômeur ou esclave?

    En matière de travail, il faut être réaliste. Quand on en demande deux questions à se poser combien d’heures? combien d’argent? ainsi on situe mieux dans la balance le chômeur de l’esclave. Et quand on en a, mieux vaut sous-traiter et le donner à quelqu’un d’autre. Les femmes et les enfants d’abord, n’est ce pas?

    Le peuple dans sa grande dignité raconte à qui mieux mieux qu’il ne veut pas de l’assistanat mais bel et bien du travail.
    Seulement, le travail a décidé de s’expatrier de France vers des pays beaucoup plus accueillants comme la Roumanie daciesque, le Bangladesh textile, l’Asie plastique… Le travail au pied de la porte est seulement a quelques milliers de kilomètres. Il y a là assurément un problème de transports publics car s’il y avait des lignes aériennes régulières… Non là France est vraiment mal desservie par les pays à bas coût de main d’oeuvre. Si cela continue, nous allons finir à la marge des pays les plus pauvres de la planète. Il faut absolument que le travail cesse de vivre comme une star capricieuse (cinq à six millions de followers, rien qu’en France) se targuant du principe de l’offre et de la demande pour faire ce qu’il veut de nous. Un jour, un esclave consentant, le lendemain, un chômeur déshonoré, demandeur d’emploi à plein temps coupable de son oisiveté…

    Ce n’est pas une vie. A quoi sert-il de vivre dans une société de consommation de masse si on ne peut pas consommer?
    Comme disait Caliméro « c »est vraiment trop injuste ». Et puis l’oisiveté subventionnée par l’Etat nous oblige à vivre petitement.
    Et en plus quand on a pas de travail, il faut se trouver des activités. C’est pas si facile d’organiser son temps à loisirs.

    Non, Non chômeur c’est trop esclave. C’est mal rémunéré. Du temps de l’Ancien régime, les oisifs défendaient leurs privilèges, « eux », pour jouir d’un temps libre donné à la naissance mais c’est fini ce temps là. Manquerait plus que les chômeurs se prennent pour des « aristos », défendent une forme de « droit à la paresse » et demandent tant qu’à faire un « revenu universel » Non mais Hey! Toc! Toc!

    Le revenu universel est une solution, cumulable à un revenu du travail dans une société pratiquant le partage du temps de travail, le partage des emplois emploi publics… soucieuse de l’environnement et dans laquelle l’être humain n’aurait plus pour but ultime la compétition, la possession, l’argent… C’est pas gagner et va falloir faire preuve de pédagogie.

Les commentaires sont fermés.