Le fait divers Kerviel.


Ce samedi, l’avocat de Jérôme Kerviel avait l’honneur de la couverture de l’Humanité. On sait depuis quelques mois combien Jean-Luc Mélenchon, et plus largement une fraction de l’opposition de gauche, a décidé d’utiliser Kerviel à des fins politiques.

Kerviel est un trader emporté par ses propres abus. On peut soutenir un « repenti », mais sa cause personnelle est-elle un objet politique ?

1. L’affaire Kerviel est l’un des nombreux symboles des dérive d’un capitalisme financiarisé. Mais est-ce vraiment un symbole politiquement utile ? Je ne le crois pas. La classe politique unanime a fustigé l’attitude de la SG, et, plus largement, de la spéculation. Rappelez-vous Sarkozy couiner de tribune en tribune contre le « mauvais capitalisme », forcément financier.

2. Il y a la cause d’un homme qui se défend contre une multinationale. Cela reste un fait divers. Le vrai sujet, la régulation de la finance, est ailleurs, assez loin de cette affaire-là. Car la problème qui mérite d’être posé n’est pas tant les risques de la spéculation que l’existence de la spéculation et les marchés financiers eux-mêmes. La récente campagne européenne a permis de soulever un autre versant de ce point: les Etats membres de l’Union sont contraints d’emprunter aux banques ou aux marchés, mais jamais à leur propre banque centrale, traités obligent. Ce rôle primordial conféré aux marchés pour « sanctionner » et surveiller la politique budgétaire des Etats est ahurissant.

Qu’un trader ait cramé 5 milliards d’euros à l’insu, ou pas, de son établissement financier, n’est qu’un épiphénomène dans ce combat-là.

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49 réflexions sur “ Le fait divers Kerviel. ”

  1. Et voui, Entre la vilaine finance internationale devant laquelle continue de se coucher Hollande, alors qu’il devait la haïr et son bras armé composé de traders voraces dévoués au sacro saint pognon, le vilain Mélenchon a encore préféré le larbin au maître.
    L’un a cramé les 5 milliards que lui avait confié l’autre. Pourtant, quand vous déléguez une somme d’argent à perdre au casino en conservant malgré tout l’intime conviction d’avoir une chance de gagner. Qui est le responsable ? Vous ou votre porteur ? D’autres font d’autres choix. Mystère ! ARAMIS

  2. Laissons lui donc la parole car, en reculant au dernier moment devant la frontière française, il a déclaré ce jour :  » j’étais un connard « . Ceux qui le soutiennent dans des buts évidemment politiciens ne l’ont pas entendu…Il est vrai que depuis sa visite pédestre à Rome il a la bénédiction du Pape…

  3. Un début de mea culpa du système mafieux ? C’est déjà çà…. aux larbins succéderont les maîtres…. ARAMIS

    1. Excellent votre idée pour ce montage photo, Ervé, excellent !

      ***

  4. Pour moi, il est aussi une victime d’un système délirant….il ne méritait pas sa première condamnation qui équivalait à une peine de mort…. je pense que des gens comme lui (mais il n’est pas le seul) n’ont rien à faire en prison même s’il mérite une peine…..son deuxième procés est tout de même une sacrée victoire par rapport à la première condamnation…..mais là j’avoue ne pas comprendre son refus de revenir en France ….et Hollande ferait une erreur de s’en mêler….parce que la justice dans cette affaire a elle aussi fait un sacré chemin…..

  5. Kerviel est une figure icônique de la compétitivité à ce titre il a droit à mon profond respect
    sa goualante du pauvre Jean et son calvaire en font un héros profondément enracinné dans mon substrat judéo-chrétien
    devenu gueux et paria il est l’exemple des ravages de la roe de la fortune, une émission manifestement d’inspiration boudhiste quoique simplifiée, voir modernisée.
    je lui reproche, mais légèrement, personne n’est parfait, de ne pas avoir simplement suivit l’adage « prends l’oseille et tires-toi ».

    il y a des éléctions européennes parait-il, je vote pour Kerviel: abstention comme s’abstenir de plus de punition.

  6. Et si (oui encore des « si ») Kerviel avait réussit son coup de pocker, aurait-il des remords et dénoncé cette folle finance ?

    1. Bien sûr que non, puisqu’il était du côté du manche de la cognée. C’est bien le problème de ce genre de repentis qui se sont laissé corrompre avec volupté en crachant sur les gueux de rouges dont je me vante d’être, qui ne seraient que des jaloux aigris, selon la formule consacrée de ses pairs et collègues restés encore dans ce schéma du bonheur destructeur qui sert de référence à cette société qui part e eau de boudin. ce qui est intéressant, c’est que ce n’est que le début et que ces repentis (oui,il y en aura d’autres) vont immanquablement vouloir se venger… ARAMIS

  7. Ett la Banque qui employait Kervel est responsable et pas coupable

    Bravo pour les moeurs de l’ennemi de Hollande (non elles n’ont pas changé…) :
    La Finance; mais à laquelle Obeit Pourtant Hollande.

    Un fait divers à 4 millards d’euros qui unit le Pape et Mélenchon est-il
    encore un fait divers ?. .

  8. Très curieuse cette défense et victimisation de Kerviel (indépendamment des responsabilités éventuelles de la banque, à ce jour non établies par des tribunaux) par  » la gauche de la gauche » ou  » la vraie gauche », c’est-à-dire d’un type qui, en dépassant les limites qui lui avaient été fixées par son employeur et en le lui dissimulant, a failli créer 160 000 chômeurs à lui seul (dont 50 000 en France).

  9. Mais il ne faudrait non plus oublier que la dite société générale s’est comportée plusieurs fois en receleuse en profitant avidement des « dépassements » de Kerviel tant qu’il gagnait et de déposer plainte contre lui dès que la même méthode ne faisait plus que perdre. Bel opportunisme capitaliste ! et la justice d classe avait, bien sûr, donner raison aux banquier contre son larbin en lui mettant le maximum. Du coup le banquier joue les victimes aurait raison et Kerviel aurait tort en jouant, les pigeons… C4est du propre ! ARAMIS

    1. Non: c’est à partir du moment où Kerviel a commencé à beaucoup perdre qu’il s’est mis à dépasser les sommes qu’il était autorisé par la SG à engager, comme un joueur qui perd au casino et qui continue à doubler sa mise à chaque coup en se disant qu’il viendra bien un moment où il finira par gagner : il avait basculé dans l’irrationnel, entraînant toute la banque (et ses salariés) avec lui.

    1. Il ne s’agit pas d’un ancien trader, mais d’un expert en systèmes informatiques (vous avez lu l’article de Mediapart ???)

      Il ne dit rien de plus que la Cour de Cassation en mars dernier, qui a maintenu la condamnation pénale de Kerviel ( prison), mais a renvoyé le jugement en Appel uniquement en le montant des dommages-intérêts, estimant que la banque a une part de responsabilité (puisqu’elle ne s’était pas donné les moyens de contrôler les illégalités commises par Kerviel.).

      C’est à l’avocat de Kerviel de produire devant la Cour des expertises démontrant ceci, sans avoir à attendre que des gens se manifestent spontanément pour le faire, comme l’auteur de cet article de Mediapart (qui termine en disant qu’ « il n’a pas le temps »…)

      Ce qui n’enlève rien au ridicule de Mélenchon prenant la défense d’un type qui a failli faire couler une banque et créer 160 000 chômeurs uniquement pour ne pas perdre son poste de trader parce qu’il avait été mauvais et perdu beaucoup d’argent.

      1. Pour votre info, les vrais responsables sont les actuaires qui conçoivent les produits avec lesquels jouent les traders . La plupart des actuaires affirment que les produits financiers qu’ils ont conçu échappent à la comprenette des dirigeants des banques .
        Pour perdre 5 milliards d’euros, ce n’est pas 50 milliards que Kerviel avait engagé mais 500 milliards, soit nettement plus que le capital social de la SG . Et aucun responsable n’a toussé . C’est d’autant plus curieux que Kerviel était considéré comme un trader besogneux et pas comme un pape des opérations boursières . Mais tant que ça marchait, c’était silence radio sur la ligne . N’en déplaise aux divers tribunaux, Kerviel porte un chapeau bien trop grand pour sa tête

        1. De plus, vous méconaissez totalement le fonctionnement d’une banque, ainsi que les pressions qui s’exercent lorsque la dite-banque ramasse une gamelle magistrale, du fait de l’incompétence – pour être gentil – de ses dirigeants . La SG est loin d’être un exemple isolé .

          1. Pour finir, le chiffre de 180 000 chômeurs est une connerie de première grandeur . Une Banque a des actifs qui couvre, en grande partie , les pertes . Pour mémoire, lorsque la Baring a, elle, vraiment coulé, ses salariés ne se sont pas retrouvés, Dieu merci, sur le carreau . La solidarité de place, ça existe, même si il ne faut pas en abuser .

      2. ARIE

        ….que 160 000 chômeurs, dans le même temps toute la planête finance a préparé le lit de centaines de millions de chômeurs suivant les mêmes règles dans la monde entier….sauf que personne n’a trouvé d’autres condamnables

        alors il faut comparer ce qui est comparable et bien montrer que KERVIEL est un fusible qui s’est fait prendre…

        KERVIEL est le lynché médiatique traditionnel pour cacher toute la merde réelle qui reste dans l’ombre

        ce qui est remarquable c’est que le leurre lâché en pâture fonctionne toujours……

        1. A ceci près, c’est que les chômeurs créés par la finance, sont, la plupart du temps, extérieurs au système financier . C’est là toute sa perversité

      3. Pas plus ridicule – voire moins – que celui qui prenait la défense de Cahuzac, n’est ce pas ..? .

      4.  » le sage montre la lune et le sot regarde le doigt… » peu importe que l’auteur ne soit pas ex trader ( pourtant il en cite qui refusent de se mouiller de peur) ce qui compte, c’est que le gars qui dénonce soit un intervenant dans les rouages du système qu’il dénonce en démontrant qu’il était possible d’être correct et que la direction de SG (et la justice ayant décidé du seul coupable fusible) ne l’a pas vraiment été dans l’affaire Kerviel ! Vous ne changez pas mister Elie… ARAMIS.

  10. Encore une belle illustration de « l’horreur médiatique » quand on voit la meute de « journalistes » qui le suit, les tentatives de manipulations ( bonjour léonarda) pour ce qui n’est effectivement qu’un fait divers…

    1. Bien sûr, ce n’est qu’un fait divers . Mais ça démontre clairement les dérives du système financier et aussi, pourquoi il faut le remettre à flot – avec le pognon des contribuables – d’une façon récurrente .
      J’attends celui qui va nous dire que cette remise à flot a rapporté du fric à l’Etat . Le citoyen n’en voit guère la couleur .

  11. Si on veut faire le procès des banques (c’est-à-dire prôner un système totalement communiste, car il n’y a pas de capitalisme possible sans banques, donc sans placements qui rapportent, donc sans paris sur l’avenir, donc sas risques ), il n’est nul besoin de passer par l’affaire Kerviel, qui ne s’y prête absolument pas.

    Les banques ont des traders = des spéculateurs, qui sont payés en fonction des bénéfices qu’ils apportent (souvent mieux payés que les dirigeants des banques, dont les salaires ne font pourtant pas pitié…), chacun étant autorisé à engager une somme maximale, fixée en fonction de ses compétences estimées.

    Le point faible du système est que les banques n’ont pas toujours les moyens de savoir ni de comprendre ce que font les traders (eux-mêmes, d’ailleurs, pas toujours non plus…)

    Kerviel était un « petit » trader qui, voulant devenir un « gros », a largement dépassé ses autorisations.

    Aujourd’hui, 15 % des traders sont déjà remplacés par des algorithmes informatiques qui, eux, ne basculent jamais dans l’irrationnel (risques disproportionnés par rapport aux actifs de la banque ou des gains escomptés) comme Kerviel: encore du chômage en perspective…

    1. Pour le trading, il y a les banques d’affaires . Ceux qui veulent se faire du fric, avec les risques que cela comportent utilisent leurs services . La SG est une banque généraliste, dont la vocation est le soutien de l’activité et son développement . Or, aujourd’hui, la SG et les autres banques généralistes – voir la BNP aux US, par exemple – privilégient les activité spéculatives au détriment du financement directe des entreprises Et leurs actuaires pondent des produits à risques avec lesquels leurs traders jouent . Il faut connaitre l’activité d’une salle de marché, avant de porter des affirmations abstraites . Qui plus est, le contrôle est très mal exercé par manque de compétences dans le domaine . Ce ne sont pas les banques d’affaires qu’il faut renflouer lorsque le système foire ( elles connaissent bien les marchés ) mais bel et bien les banques généralistes

    2. « Aujourd’hui, 15 % des traders sont déjà remplacés par des algorithmes informatiques qui, eux, ne basculent jamais dans l’irrationnel. »

      Du fétichisme de la machine, manquait plus que ça ! Faut-il vraiment rappeler que les algorithmes sont crées par des humains ?

    3. @Elie Arié ,
      Une fois de plus , vous agitez l’épouvantail  » communiste  » comme si cela allait de soi.. donc selon votre raisonnement.le capitalisme est intrinsèque car sans lui , rien n’est possible , et patati et patata , le point faible du système = pauvres banques sans moyens alors , mutualisons les pertes irrationnelles et privatisons les riches profits avec des miettes retombant miraculeusement sur le peuple selon l’idéologie sosslib . C’est d’une logique INCONTOURNABLE puisque les DSK , Lagarde , Cohen et consorts sont expertisés experts des phénomènes économiques irrationnels et grands gourous médiatisés qui n’ont pas pressenti , avec la  » science  » qui devrait les inonder , la  » crise  » de 2008 mais continuent à ânonner de plus belle leur incompétence en se gardant bien de l’avouer . Et vous-même , ânonnez en un concert de lieux communs partagés par les idolâtres de lémarchés . Hors , il y a d’autres voies beaucoup plus intéressantes qui restent à être popularisées , développées et surtout gouvernementalement aidées : https://www.google.com/url?q=http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-mutualisme-bancaire-vers-un-67875&sa=U&ei=LUB5U6LDK8W4O8jxgCA&ved=0CA4QFjAG&client=internal-uds-cse&usg=AFQjCNEDGb5qNQi3I0Grr2g6SpLkOXTujg et : https://www.google.com/url?q=http://www.autogestion.asso.fr/%3Fp%3D3785&sa=U&ei=pEx5U9niHMmGON7bgNgP&ved=0CBEQFjAHODI&client=internal-uds-cse&usg=AFQjCNE2dNz6AjEFt-NBJ1SGIDdiqG3_4A

  12. le moindre de mes découverts est repéré par ma banque le jour même…..pendant ce temps , des traders feraient voler des milliards sans contrôle…..et personne ne verrait rien venir …..Mais pourquoi ai je un vilain doute ?????

    1. Elie ne connait du trading que ce qu’il en lit dans les journaux . Un séjour, mêm court, das la salle des marchés d’une banque, après une formation sur l »actuariat, lui debloquerait les idées .

  13. http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20120620.CHA7680/le-resume-du-proces-kerviel-jour-apres-jour.html

    un déroulé de séance par challenges qui démontre les turpitudes de la hiérarchie et du procès semble t’il

    du foutage de gueule même si on ne peut rien exclure, mais cela est valable pour le pyschisme de nombres de traders qui sont recrutés pour ce qu’ils sont dans le cadre d’un travail qui ne consiste qu’à faire du fric en prenant des risques

    ou alors le risque ne fait pas partie de la vie des banquiers, ce qui est une hypothèse vérifiée ces dernières années……il y a les états assureurs

  14. dimanche soir Kerviel : je rentre en France…encore un fois la communication à la mode grandes gueules ?…y aurait-il des cocus ?

  15. Bonjour Juan,

    Juste qques observations sur deux affirmations:

    1) « les Etats membres de l’Union sont contraints d’emprunter aux banques ou aux marchés, mais jamais à leur propre banque centrale, traités obligent. »

    Ben c’est à dire que si vous passez par la BCE (vous parlez des BCN, mais c’est plutôt la BCE qu’on implique dans ce genre de discussion) pour monétiser de la dette publique, donc faire de la création monétaire, cela suppose soit d’avoir de la croissance à l’échelle de l’Europe, soit d’utiliser les excédents allemands comme une machine à cash pour financer la dette, ce qui concrètement est pas forcément évident.

    Sinon, la monétisation de la dette aboutit à une création monétaire inflationniste.

    Les traités ont, c’est vrai, une force contraignante, mais ce n’est pas le principal obstacle en réalité: comment placer d’énormes paquets de dettes hors marché?

    C’est ça le problème. Il est économique et financier.

    2) « Ce rôle primordial conféré aux marchés pour « sanctionner » et surveiller la politique budgétaire des Etats est ahurissant. »

    Oui et non. Les peuples n’exercent pas de contrôle sur leur dette. Ils ont les outils démocratiques, mais ils ne les utilisent pas. En fait, les peuples s’en foutent. Quand le truc explose – et on l’a bien vu en Grèce – les gens ne comprennent pas ce qui leur arrive: ils sont dans la stupeur et l’effroi. Le désarroi. C’est terrible à voir, mais c’est invariable: comme les gens s’en foutent, ils ne découvrent l’étendue des dégâts qu’après l’effondrement.

    Les partis politiques non plus ne contrôlent pas la dette: ils pratiquent le clientélisme (Cf ce que vient de faire Valls avec l’impôt sur le revenu). Donc, faut pas compter sur eux pour contrôler la dette. En revanche, ils sont très performants pour ce qui est de la dépense.

    Les administrations ne contrôlent pas grand chose non plus, elles sont même plutôt dépensières – c’est leur rôle d’ailleurs – et ne savent pas comment faire des économies. Donc, c’est râpé aussi de ce côté-là.

    Il reste qui?

    Comme vous le dites, il reste les marchés, et puis l’Europe, en père fouettard.

    Il n’y a rien d’ahurissant là-dedans: si vous ne vous contrôlez pas, quelqu’un d’autre vous contrôlera, c’est tout. C’est la vie. Si on avait de la discipline, on n’aurait pas à subir celle des marchés ni celle de l’Europe. Les Allemands sont disciplinés avec leur dette, ils ne subissent pas. Au contraire, ils dictent leur volonté aux marchés. Sur l’Europe, ils sont plus réservés en pratique.

    Quand on est faible, on subit, et râler contre l’Europe et les marchés – et même les Allemands – fait partie du discours du faible. Dire que c’est la faute des autres fait partie de la construction mentale et du renforcement de la faiblesse dans l’esprit des gens.

    L’idée, normalement, ce serait de sortir de ce discours du faible. Mais, vu l’état des mentalités en France actuellement, c’est pas trop possible. La question se pose donc d’abonder dans le discours du faible, comme vous le faites. Le problème que ça me pose, c’est que c’est quand même profondément débilitant pour les gens.

    Parce que ce dont il est question, c’est d’entretenir les gens dans des postures mentales de cons qui ne pigent rien, de victime qui ne savent pas se défendre, d’enfant immature tout juste capables de piquer des colères.

    A chaque fois que je lis un de vos articles victimaire, j’hésite. Je me demande ce que je dois faire. Laisser se développer sous mes yeux cette doctrine victimaire qui se complait dans ses fausses rébellions? Ou dire que c’est profondément débile et qu’il ne faut pas accepter cela?

    1. Si je ne m’abuse, la dette allemande s’élève à 82% de son PIB . D’accord, c’est moins que notre beau pays, mais il n’y a pas de quoi brandir l’Allemagne comme exemple, d’autant qu’elle triche quelque peu, avec l’aide de la Bundesbank .

      1. Il ne s’agit pas de donner l’Allemagne en exemple, ce qui serait d’ailleurs très maladroit: la plupart des Français ne le supportent pas et lui trouvent immédiatement tous les défauts du monde (la preuve: votre com). On a eu trois guerres avec les Allemands, ça ne s’oublie pas comme ça.

        C’est pas ça le truc.

        Le truc c’est de savoir si on est mentalement des soumis qui comprennent que dalle et qui se plaignent tout le temps sans trouver aucune solution à leur problème. Les gros nuls de service.

        Le problème qu’on doit régler est super simple: comment placer 170/200 Mrds d’euros par an de besoin de financement hors marché financier? Puisque, à lire Juan, c’est haram. Il faut donc les trouver ailleurs. Mais où?

        Vous trouvez la solution, on en parle et on le fait.

        Quelques idées comme ça: on pourrait demander à La Poste de vendre des timbres de la semeuse en édition limitée, léchés par une star du show biz (donc avec son précieux ADN dessus). Ou vendre des calendriers avec les pompiers de Paris qui posent nus. Quoi d’autre? Louer le château de Versailles à un prince arabe ou un homme d’affaire chinois pour qu’il y marie sa fille. Plus sérieux: vendre des licences hertziennes. Plus sérieux: utiliser le réseau bancaire classique pour placer de l’OAT directement aux particuliers. Etc.

        Voilà, c’est tout simple: au lieu de geindre, trouver des solutions à un problème bien identifié en se disant que c’est nous qui sommes les responsables et que c’est à nous de le faire. Sortir du discours classique de la gauche geignarde, quoi. Victime de la société et des vilains méchants pabo capitalistes.

        1. « Les Allemands sont disciplinés avec leur dette  » . C’est bien ce que vous,avez écris ?
          Je n’ai rien contre les Allemands, donc, évitez de me prèter un procès d’intentions .
          Vous proposez de traiter les conséquences . Soit, mais si on ne règle pas les causes, ça ne sert à rien ;

          1. Ben vous savez lire, non?

            Je ne vous prête pas des procès d’intention, nuche.

            Je vous les fait.

            Vous assumez, ou vous vous débinez, comme d’hab?

            1. Je me marre lorsque j’ai affaire à des types qui deviennent injurieux : ça démontre la pauvreté de leur personnalité .

              1. Nuche?

                Pour vous c’est une injure?

                Scusez votre majesté.

                Bon, mes excuses faites, vous répondez, ou, comme d’hab, vous vous débinez en prenant le premier prétexte?

                Lopette ou pas?

              2. Mais Alain , toc toc est nunuche , il ne se sent plus et , ce n’est pas une injure , il me fait plutôt pitié .

                1. C’est vrai qu’il est gratiné celui-là. Même ce culbuto de Elie Arié est dépassé dans l’art de dire tout et son contraire. ARAMIS

  16. EN TOUT CAS L’AVENIR DE L’EUROPE SE DESSINE :

    Le groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE), dans lequel siège le Front de gauche, pourrait progresser de près de 50 % le 25 mai prochain.
    S’il devait être confirmé dans les urnes le 25 mai prochain, le renforcement du groupe de la Gauche unie européenne-Gauche verte nordique (GUE-GVN), au Parlement européen, ferait événement. Selon les estimations de PollWatch 2014, il passerait de 34 à 52 députés, soit un bond de près de 50 %. Devançant largement le groupe écologiste (Green-EFA) qui perdrait quant à lui dix-sept des 55 élus qu’il avait jusqu’alors, mais aussi le groupe des conservateurs et réformistes (ECR), qui ne compterait plus que 43 députés contre 54 dans la précédente législature.

    Si les réalités nationales sont contrastées, c’est dans les pays les plus fortement touchés par l’austérité, question désormais au centre du débat européen, que les marges de progression des partis de la gauche européenne (PGE) sont les plus importantes. Un récent sondage de l’Eurobaromètre vient confirmer la défiance et le regard très critique que portent les citoyens des pays qui ont dû endurer les politiques imposées par la troïka (Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et ­Commission européenne). Ainsi, 81 % des Grecs, 74 % des Chypriotes, 70 % des Portugais et 67 % des Espagnols avouent ne pas avoir confiance en l’Union européenne.

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  17. Et bien Juan : j’ai décidé d’abandonner ce blog. Car il y a vraiment trop d’exagérations, les participants racontent n’importe quoi sur n’importe quel sujet. Cela frise soit l’autisme, soit le fanatisme, mais dans les deux cas c’est une véritable pollution, sans aucun respect des autres et aussi des sujets proposés. Y en a marre…car cela devient le moyen de propagande personnelle de chaque intervenant.

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