6 juin 1944: quels souvenirs ?


J’ai découvert le 6 juin 1944 avec « le jour le plus long », de Daryll Zanuck.  Ce film m’a marqué, très longtemps. J’ai lu le livre ensuite. Dans ce documentaire de l’INA, on découvre Philippe Kieffer, qui commandait une troupe française le 6 juin 1944, et fut conseiller technique sur le film.

A peu près au même moment, j’ai découvert un film précurseur de plein d’autres, The Big Red One, de Samuel Fuller. La scène finale m’a hanté, longtemps.

Quelque part il y a 16 ans, Spielberg nous balançait un autre choc dans la figure, avec une scène introductive incroyable. Il fallait sauver le soldat Ryan.

Puis il y eut Band of Brothers, produit par Spielberg et Hanks, pour la chaîne américaine HBO.

De ces films, j’ai retenu mieux qu’ailleurs combien ces opérations étaient un moment de bravoure individuelle et de boucherie collective.

Tu t’entraines, tu montes dans une barque, tu t’approches de la plage, la porte avant s’ouvre à l’arrivée de la plage. Une balle te fauche, net et direct. La tête emportée, ou la jambe.

Le débarquement du 6 juin 1944 est peut-être l’évènement militaire le plus proche, et donc le plus impliquant, le plus identifiant pour notre pays.

 

11 réflexions sur “ 6 juin 1944: quels souvenirs ? ”

  1. Je ne suis pas loin d’avoir les mêmes souvenirs, en effet….ça doit être générationnel😀 D’ailleurs, c’est à se demander comment le débarquement est perçu par nos enfants, maintenant ?

    Mon père a vécu la guerre. Mon grand père n’avait que peu de souvenir de la première, mais y a perdu son père…De nos jours, il reste plutôt ceux qui ont fait Koweit, Yougoslavie, Cote d’Ivoire… sous la banière Onusienne ou Otanienne. Mais ça c’est un autre sujet.

    http://icezine.wordpress.com/2014/06/06/d-day-in-pictures-en-photos/

  2. Il ne faudrait pas s’exagérer l’importance de ce débarquement : le gros de la victoire revient à l’armée russe, et l’Allemagne était déjà vaincu avant juin 1944, victoire des Alliés qui n’aurait été retardée que de quelques mois sans le débarquement. Et, accessoirement, cela aurait évité la destruction presque totale des villes et villages normands…

    1. didiergoux

      c’est un peu simple, le deuxième front était réclamé par staline depuis longtemps, si les russes ont accéléré les derniers mois, c’est uniquement le débarquement qui l’a permis

      Moi même je suis un peu rapide mais il faut aussi rappeler que le deuxième front existait déjà en Italie qui a bien aidé….

      les historiens indiquent que l’allemagne était encore une puissance dangereuse en 1943 malgré les revers de Stalingrad, de Koursk (je renvoie aux excellents livres de stratégie de Jean Lopez) …..

      l’épisode de l’hiver 44, cette contre attaque des allemands en Belgique prouve qu’ils étaient encore vigoureux, c’est le manque de carburant qui les a arrêtés…

      les russes se sont payé le luxe d’un arrêt devant varsovie pour laisser aux allemands le temps d’écraser la révolte polonaise en toute tranquillité……

      s’il ne faut pas négliger l’impact russe sur la victoire finale, il ne faut pas non plus la glorifier…

      le débarquement a bien accéléré le processus de déliquescence de l’armée allemande…

    1. Je rejoint un peu de point-de vue.
      après justement avoir lu, il y a fort longtemps des comptes rendus, articles, livres d’ histoires( notament le IIIème Reich en 3 volume d Schiller, et même le Jour le Plus Long de Cornelius Ryan) sur cette dramatisation de la date, du type maintenant ou jamais; Pourquoi ?

      En 1943 Stalingrad, est le tournant de la guerre, l’armée allemande assiégera leningrad jusqu’en 1944 autre immobilisation de troupes Allemandes, Koursk bien sur.
      Mais aussi en 1943 Staline reçoit la confirmation par ses services secrets, notament Sorge au Japon, que le Japon n’ouvrira pas de deuxième front.
      A partir de là il sait que la Russie peut gagner la guerre seule et d’ailleurs il devient beraucoup moins pressant sur l’ouverture du « second front ».
      Enfin il y a eut de nombreuses supputations sur l’emploi de la Bombe atomique contre Hiroschima et Nagazaki, sur un Japon en pleine défaite en étant réduit à l’emploi de kamikazes finalement assez peu efficaces.
      Truman a-t’il voulu aussi avertir Staline ?

      Je rappele en ces temps de propagande hystérique anti-russe de la gentry médiatique et des moutons ignorants que sur les 12 millions de morts dans les camps nazis, 3 millions étaient des prisonniers de guerre soviétiques (lire Jorge Semprun sur leur conditions).

      Bagatelle pour l’histoire vue par Hollywood.

  3. Band & Brothers est celui qui est, pour moi, le mieux qui relate cette période. Mais on parle peu des résistants français qui ont aidé au débarquement . Dommage!

  4. A moins de ceux d’une vie antérieure, je n’ai pas de souvenir de cette époque.Elle m’a, par contre, légué un prénom , celui d’un oncle, mort au début du printemps 45,à Dachau.Mais comme le chante si bien Jean FERRAT, »ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers »…
    Saluons donc comme il convient la fin ( ?) de la barbarie amorcée par le débarquement.
    Et puis, on peut ensuite se prendre une bolée d’optimisme en écoutant  » ma FRANCE » du même Jean Ferrat.

  5. 6 juin 1944
    Le débarquement de Normandie
    (…) les véritables tournants de la guerre sont les batailles d’El-Alamein, Stalingrad et Koursk, après lesquelles la chute du nazisme n’était plus devenue qu’une question de temps. Mais il est vrai que les cinéastes les ont très peu mises en valeur. Overlord fut avant tout une opération de soutien à l’effort soviétique et permit sans conteste de raccourcir de plusieurs mois la durée de la guerre.(…)
    http://www.herodote.net/6_juin_1944-evenement-19440606.php

  6. Et aucun invité africain ni nord-africain, qui ont pourtant largement contribué aeux aussi à la victoire, aux festivités

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