Le bilan de sa vie


Déjà 20 ans de boulot, bientôt 18 ans de mariage (heureux).

Tu croises les doigts.

Il faut coucher parfois par écrit, pour soi-même et pour les autres, pour les prendre à témoin, que si cela se dérègle, il y a quand même eu ce premier passage.

Tu croises les doigts.

Tu penses à cette chanson de Renaud, que tu aimais déjà dans les années 80, il y a donc 25 ans.

Renaud est aujourd’hui chanté par l’épouse d’un des ex-sinistres de Sarkofrance, le premier d’entre eux. Ce n’est pas grave, c’est juste triste.

Il y a plus grave.

 

16 réflexions sur “ Le bilan de sa vie ”

  1. c’est pas grave mais un peu révoltant….voir une fausse douce interpréter la sensibilité de Renaud….cà fait grincer les oreilles !

        1. Quand j’ai un coup de blues, je fais mien cet adage enseigné par la mère de ma gamine : « Vivre, ce n’est pas avoir peur de l’orage mais apprendre à danser sous la pluie. »

          Les coups de blues, c’est comme les sourires passagers. Une fois passé on ne s’en souvient plus.

          Bon week-end !

    1. C’est l’histoire d’une interprétation à effet lissé et sans âme comme celui que produit le botox en gommant toutes les belles rides d’expression…

      ***

  2. Une chanson comme « Mon hlm » est toujours d’actualité aujourd’hui .
    Comme quoi, plus ça change et plus c’est la même chose

  3. Je pourrais en faire un billet mais je le pose là, chez Juan.

    Durant mes années de rue, de galère, avec ma guitare, je reprenais des tas de chanteurs en faisant la manche : Thiéfaine, un peu Brel, un peu Brassens, François Béranger, Maxime, Lavilliers, Castélémis… et bien entendu Renaud.

    « Renaud » ça a été longtemps le surnom que mes pôtes du 14ème (Paris) me donnaient : cheveux longs, la guitare, la gouaille aussi un peu. Je suis capable de chanter 85% du répertoire de Monsieur Séchan sans fausses notes ou oubli de texte.

    J’avais 10 ans quand j’ai découvert l’artiste.

    J’avais 11 ans quand j’ai pris une guitare en bandoulière à défaut d’un fusil.

    J’ai toujours ma guitare. Je fredonne de temps en temps, pour les Amis, des chansons de Monsieur Séchan Renaud.

    Au passage :

    J’ai eu l’occasion de faire le déménagement de la Maman de Renaud. Elle collectionnait les poules en miniatures, dans une belle vitrine que j’ai pris soin d’emballer pour ne pas l’abimer.

    J’ai eu l’occasion de voir deux fois Renaud en concert (Stade couvert de Liévin (Tournée Putain de camion) et en Belgique sur trois dates à Bruxelles.

    Et puis surtout :

    J’ai causé avec lui, dans un rade, en terrasse. 20 minutes. Il y a deux ans à peu près. Simple. On a échangé une tournée. Pastaga. Il était content de ne pas avoir à faire face à un fan casse couille. J’étais content de payer un godet à un mec qui a bercé une partie de mon existence.

    J’ai une tendresse particulière pour Renaud.
    Il en a une pour nous.
    Le monde qui l’entoure.
    Depuis ses débuts.

    1. Ervé, depuis le temps que je vous lis, j’ai juste envie de vous dire que vous êtes un mec bien. Merci.

      ***

  4. Juan : je vous souhaite d’écrire d’ici peu :
    « Déjà 40 ans de boulot, bientôt 38 ans de mariage (heureux) ».
    Merci pour ce que vous nous offrez régulièrement avec une constance rare !

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