Je n’attends pas la révolution


C’est sans doute ce qui nous sépare de certains.

Je n’attends rien.

Mon confrère Dédalus, sur son blog souvent silencieux, a mis en relief, résonnance et rapport, quelques commentaires sur un autre billet de ces Coulisses.

Qui attend encore la Révolution ?

1. Dedalus préfère les petits pas plutôt que le sur-place, voire le recul. Moi aussi. Je déteste même l’idée d’avoir raison sans agir contre ceux qui agissent mais avec compromis.

2. Les peuples pourtant se révoltent parfois quand on ne les attend plus. C’est soudain, imprévisible, et ça dérape.

3. J’aime finalement l’idée qu’il faut rappeler que le changement, quand il s’incarne peu, ou au prix de renoncements idéologiques détestables, ne vaut rien, voire pire. L’homme influence peut-être peu la réalité, mais quand la tête devient pourrie, ça en devient insupportable. Et il m’est donc insupportable d’entendre que la Compétitivité vaut plus que la Pauvreté.

4. L’un des faits marquants de la présente époque est le délitement des attachements politiques. J’ai expliqué ici, depuis 2007, que je penchais écolo, mais ségoléniste, tout en votant Hollande finalement, pour finir dans les bras du Front de Gauche à deux élections de suite. Je suis assez certain que cet aléa des votes est largement partagé. Ce « dés-attachement » dit autre autre chose: nous ne croyons plus à la Grande Trajectoire (Jaurès>Blum>Mitterrand>Hollande). Bien sûr, je fais le tri entre ceux qui ce sont TOUJOURS trompé, ceux qui ont été TOUJOURS ENNEMIS, et la gauche. Mais au sein de la gauche, entre des socialistes compromis, des écologistes minoritaires, des trotskystes sectaires, et des staliniens… comment dire… (vous noterez la volonté de rabaisser, dans mes propos, les grandes familles de ma gauche).

Bref.

On attend le changement.

Et en attendant, on explique aux Ptites Racailles qu’il ne faut pas désespérer.

 

44 réflexions sur “ Je n’attends pas la révolution ”

  1. … Bon, BLA BLA BLA BLA , BLA BLA BLA et BLA BLA BLA !!!
    Moi aussi j’ai mes petites racailles et la question qui revient sans arrêt : mais papi tu te fous de nous ou quoi ,?!!
    Réponse !!??

    1. Encore faut-il avoir les moyens de donner du temps au temps . Les fauchés de plus en plus nombreux, en sont à voter FN, parce que ça fait trop longtemps qu’ils attendent, même si c’est, bien sûr, une énorme erreur .

  2. Ni la Droite ni Valls ni la Révolution
    Alors il ne vous reste que l’Anarchie.

  3. la terre fait sa révolution une fois par an, ce , depuis quelques milliards d’années et on fait pas tout un tintouin. Ne pas penser comme les solfériniens du PS en ce moment, c’est déjà être révolutionnaires. ARAMIS

      1. Non, à chaque révolution elle se décale de son axe de quelques degrés. Jusqu’au degrés de trop et là, le système basculera.

        1. Le com précédent était en réponse à :

          Elie Arié
          19 JUIN 2014 À 16:42
           » la terre fait sa révolution une fois par an »

          Pour en revenir à son point de départ, vous avez remarqué ?

            1. C’est bien sûr à mettre sur le compte de l’inénarrable Elie Arié. La totale pour lui. C’est tout de même quelqu’un qui dit tout et son contraire en pensant l’exact contraire de tout. ARAMIS

  4. « Et il m’est donc insupportable d’entendre que la Compétitivité vaut plus que la Pauvreté »

    Je ne comprends pas cette phrase: car ce qui est certain, c’est que l’absence de Compétitivité, c’est la certitude de la Pauvreté.

    1. La compétitivité, c’est une des causes du chômage actuel en Europe et aux US car liée à la goinfrerie de la finance et aux délocalisations et donc de la pauvreté dans les pays du tiers monde d’abord et dans les régions sus-citées ensuite .
      Mais c’est difficile à comprendre pour un embourgeoisé

      1. Il est certain que le meilleur moyen pour s’enrichir, pour un pays, consiste à tout importer, ne rien produire et ne rien exporter.
        Bonne soirée.

        1. Vous devriez laisser tomber vos bouquins d’économie mal assimilés, ne pas raisonner qu’en notion de fric ( ce qui est le propre des économistes ) et regarder un peu la réalité . Puisque vous parlez de produire, ça fait une belle jambe de produire des biens que vous ne pouvez consommer . Les Benghladies, par exemple vous l’expliquerait mieux que moi . C’est également le cas de français, d’américains et d’européens . Je confirme donc que c’est difficile à piger pour un embourgeoisé .
          A la prochaine .

      2. Alain, la non-compétitivité est donc une solution « au chômage actuel en Europe et aux US (et cætera) ».

        A-hem.

        1. La compétitivité, c’est une notion qui est apparue il y a quarante ans . Comme par hasard, le chômage s’est développer à ce même moment . On pourrait y ajouter la notion de maitrise de l’inflation ( qui n’avait d’autre but que de préserver la valeur monétaire du capital ) et d’autres critères qu’il serait trop long de développer ici . Une conséquence : l’écart salaires/profits qui ne cesse de se creuser depuis des années .

    2. Elie Arié
      19 JUIN 2014 À 16:44
      « Et il m’est donc insupportable d’entendre que la Compétitivité vaut plus que la Pauvreté »

      Je ne comprends pas cette phrase: car ce qui est certain, c’est que l’absence de Compétitivité, c’est la certitude de la Pauvreté.
      ______________________________

      La servitude tu veux dire Elie ?

    3. On peut arrêter de pédaler sans pour autant tomber du vélo, à moins d’être en pignon fixe installé de force par les marchés. Mais alors la dette, C’est à cause de la compétitivité ? Sans blague ! ARAMIS

      1. Avec un pignon fixe, on peut aussi faire du sur-place . Je crois que le record, c’est plus de 2 heures .
        ( pour l’anecdote ) .

      1. Si vous voulez dire que vous en avez marre d’entendre le gouvernement toujours parler de la compétitivité, et jamais de la pauvreté, je vous répondrai qu’il est toujours facile d’en parler, de l’une comme de l’autre; d’ailleurs, Sarkozy parlait pas mal de la pauvreté, il voulait même « une France de propriétaires ».
        Tiens, voilà un bon slogan électoral :  » Tous milliardaires ! » : qui serait contre ?

    4. @Elie Arié
      Comme tout libéral qui se respecte , l’axiome de sa pensée de base est :  » Il est certain que…. » . Si ce n’est pas du sectarisme….

  5. La compétitivité….çà me fait penser à certains traitements qui vous rendent plus malade que la maladie elle même….on n’est pas sûr que çà marche mais pour vous convaincre on vous assure que sans eux vous seriez déjà mort !!

    1. C’est sans doute ce que Coluche avait traduit par : « C’est mieux que si c’était pire »… ARAMIS

      1. @ Aramis
        je ne me souvenais pas de cette citation mais elle colle bien…🙂

    2. Il avait dit aussi : »Le médecin à guéri la maladie en tuant le malade » Comme dirait Hollande : « je vais vous faire une ordonnance à coups de 49,3 » .ARAMIS

      1. Tiens ! A propos du « social » ambiant à la sauce Holande . J’avais doit à la CMU C avec 17 00 euros mensuels et 4 enfants à charge. Tombé en retraite comme on tombe en panne, je perds 600 euros de ressources. Que pensez-vous qu’il se passa au renouvellement de ma CMU C avec cette perte sèche de 600 euros ? Et bien je viens de recevoir la réponse : Vous n’avez plus le droit à la CMU C mais à une aide médicale… J’attends de recevoir çà en courrier papier pour gueuler. merci « la gauche » ARAMIS

  6. Confucius a dit « verser de l’eau froide sur le pot qui bout ne vaut pas retirer le bois du foyer »

  7. Révolution!? kesacosamerda!
    Au comité de salauds publics, les juges puis les bourreaux et l’armée…
    C’est bon pour les révolutionnaires tout ça, jamais pour les victimes.

  8. @ Juan

    Pour en revenir au début de votre article: ben si, moi, j’attends des tas de choses …que je ne verrai sans doute pas (mais pas des mots-valises comme « la Révolution » : laquelle ? de qui ? contre quoi? pour faire quoi à la place?)

    Je crois que la mondialisation évoluera, parce qu’elle est riche en contradictions:

    – un Occident ( Europe + Etats-Unis) définitivement condamné à une très faible croissance du fait de sa chute démographique et son vieillissement; problème que connaîtra aussi la Chine à la prochaine génération;

    – des matières premières s’épuisant à l’échelle mondiale et captées par les économies émergentes, les seules à tirer l’économie mondiale (remercions-les, nous leur devons le peu de croissance qu’il nous reste), avec l’apparition, chez elles, de classes moyennes de plusieurs milliards de gens aspirant à un mieux-être qu’ils n’avaient jamais connu jusque là;

    – la disparition des idéologies remplacées par le retour en force des intégrismes religieux comme moteur principal de l’engagement total d’un nombre impressionnant d’êtres humains.

    Beaucoup de paramètres, donc, pouvant déboucher sur une infinité de combinaisons différentes possibles, mais que les hommes ont rarement été à ce point impuissants à influencer, faute ‘être capables d’en analyser la complexité, la multiplicité, l’ampleur , les interactions, et surtout la nouveauté.

    Une seule certitude: la situation étant inédite, ce qui nous attend, c’est de l’inédit: inutile d’aller chercher l’avenir dans ce que nous avons déjà connu ( 1789, De Gaulle, Hitler, etc.)

    1. « si la zone euro tient encore 25 ans,la France en sera la première économie » paul Krugman-prix Nobel d’économie,les echos du 13.06.2014.
      Juste pour le plaisir,parce que les prévisions dans ce domaine,mais bon ça nous change un peu du discours ambiant.

      1. Et que disaient les même prix Nobel d’économie en 1989 de l’Europe et de la France ? Qu du bonheur. L’avenir est toujours plus radieux dans les prévisions de ces gens là. Ça ne coûte rien et çà endors les peuples, quoi de mieux ? Pas d’hier ringard, ni d’aujourd’hui peu reluisant, uniquement de « l’avenir » qui permet toutes les belles théories fumeuses… Beau comme de l’antique. ARAMIS

        1. Z’ètes dur avec Arié : c’est bien la première fois que je lis qu’il doute de la pérennité des matières premières et de pleins d’autres choses . Sauf qu’il escamote le repli sur soi ( par la religion, par le nécessité d’exploiter les quelqes ressources qui resteront à l’usage du pays détenteur par exemple ), qui condamnerait la mondialisation .
          Alors qu’il suffirait qu’on applique les vieiles bases du commerce, celles qu’on apprenait à l’école primaire : on produit ce qui nous est nécessaire, l’excédent, on l’exporte et on importe ce que nous ne sommes pas en mesure de produire . On pourrait, également, utiliser les licences plutôt que les transferts de technologie . Le hic, c’est que ce n’est pas dans l’esprit de la finance .

Les commentaires sont fermés.