Transition énergétique: panique en Hollandie


Elle a pu présenter son projet, mercredi en Conseil des ministres. Je suis ravi que Ségolène Royal porte le sujet. Mais c’est trop peu, trop doucement, trop modeste, trop caché. Le projet de loi présenté ce mercredi n’ira pas dans les couloirs de l’Assemblée avant la fin de l’année. On évoque encore le printemps 2015. Et pourquoi pas 2016 ?

On écrira plus tard sur cette affaire, ces « dizaines de mesures » qu’on s’empresse de détailler; ça sent le stress de fin de mandat. Car on la voit, on la devine, cette échéance.

On imagine quelques sursauts, comme celui-ci. 2017 approche, vite ! Sortons les médailles, les cadeaux, les récompenses, les pansements. Il va falloir recoudre, panser, soigner.

Est-ce que cela va suffire ?

 

 

32 réflexions sur “ Transition énergétique: panique en Hollandie ”

  1. On a , effectivement, connu Sego plus « chevillée au corps ». Les masques tombent et le socialisme bourgeois donne son max…. ARAMIS

  2. Agréable surprise, pour moi, de la part de Ségolène Royal, présentant un projet étudié, structuré, réaliste et réalisable, tranchant avec l’inventaire à la Prévert que constituait son programme de la présidentielle de 2007 issu de la « démocratie participative » et qui l’avait conduite à une défaite logique.

    1. Pour moi ça n’est que la concrétisation de ce que j’ai toujours pensé.
      Je ne regrette qu’une chose, c’est qu’elle n’ait pas été élue en 2007.

      1. Le même regret et son programme valait aussi bien sinon mieux que beaucoup d’autres. Si elle n’avait pas été lâchée par les siens ….
        Depuis le temps que l’on parle de ce « programme énergétique » , il y a longtemps qu’il aurait dû être mis en place.. mais nous sommes en France donc ….

        1. L’écotaxe royalement enterrée au profit d’une mini taxe poids lourds sur 4000 km au lieu des 15000 km initiaux , vous appelez çà  » une mise en place  » ? . S. Royale est à l’image de ce gouvernement de pleutres inconséquents et rampants devant une pression minoritaire de néo-poujadistes initiée en Bretagne . C’est du réformisme rose bonbon , un succédané de mesure ambitieuse et efficace . Ne dites pas que le lobby autoroutier va se laisser manger la laine de cachemire sur son dos gras ! Encore une fois , Solférino ne consulte pas le peuple par un référendum sur la question de la transition énergétique . Des prétendus socialistes qui ne s’appuient pas sur le peuple , il sont sans bravitude…S. Royal = des mots , encore des mots . https://www.google.com/url?q=http://www.francetvinfo.fr/economie/transports/ecotaxe/video-peage-poids-lourds-une-taxe-a-minima-pour-les-ecologistes-on-fait-et-on-defait-pour-melenchon_629479.html&sa=U&ei=vDGzU_auJuLB0gWYiYC4Bg&ved=0CBAQFjAF&client=internal-uds-cse&usg=AFQjCNFShV_l5L0NFuA5ke5jGU7bn-lw5w

  3.  » Sortons les médailles, les cadeaux, les récompenses, les pansements. Il va falloir recoudre, panser, soigner………………..

    autant le dire tout de suite, ça tombe vraiment mal, apparemment il est suggéré un bon dégraissage des hôpitaux…………la chasse à l’obésité certainement…

    1. Oui, la France est suréquipée en hôpitaux ( 1 pour 20 000 habitants, contre 1 pour 40 000 en Allemagne et dans les autres pays développés), et une des raisons du déficit de l’assurance-maladie est qu’elle y a recours dans beaucoup de cas où la médecine de ville (moins chère) serait suffisante, d’où l’équation absurde suréquipement + engorgement.

      1. ARIE

        ah OK, comment tu expliques alors que l’allemagne soit à 829 lits par 100 000 habitants en 2010 quand la France est à 633 …….

        soit dit en passant, depuis 1993 le nombre de lits par 100 000 hab est passé de 926 à 633 en France et en Allemagne de 969 à 829…

        en Allemagne ils doivent compter les lits dans les caves…..

  4. que signifie « suréquipée » en hôpitaux quand on attend si longtemps pour un simple rdv et une éternité pour une intervention chirurgicale ?

    1. Déjà expliqué, relisez mon commentaire.

      D’autre part, partout au monde, on attend pour les interventions non urgentes (et, en France, beaucoup moins qu’ailleurs, grâce aux cliniques privées mais conventionnées); « je veux tout, tout de suite » est une exigence de l’âge pré-pubertaire.

      1. Ca dépend de la répartition dans les régions . Dans mon département alpin, non seulement on attend un bon bout de temps, tant dans le public que dans le privé, mais, en plus, pour certaines interventions, c’est à Marseille qu’il faut se rendre . Outre le bilan carbone et le coût du transport, y a comme un risque pour le patient (ô combien patient )

        1. Bien sûr; vous voudriez que, dans chaque département, il y ait un hôpital qui sache tout faire correctement ? Ça n’existe nulle part au monde.
          Bon, on est hors sujet du billet de Juan.

          1. Qui est-ce qui est venu sur le chapitre des hopitaux ? Et je ne veux rien, je constate simplement , Docteur .

      2. Et des cardiologues, il n’y en aurait pas en surnombre par hasard ? Rien qu’à vous lire, j’ai la mitrale qui s’emballe et qui s’entortille sur la tricuspide façon chrysalide. C’est normal docteur ? ARAMIS

    2. Bien souvent on attend moins longtemps lorsque nous acceptons de verser un dépassement d’honoraires scandaleux tant au chirurgien qu’à l’anesthésiste.

  5. Finalement, elle n’a pas changé, Ségolèe…

    « Invitée de BFMTV jeudi 19 juin, la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a annoncé qu’il n’y aurait pas de hausse des tarifs d’EDF le 1er août. Elle l’a fait à sa manière, royale : « J’efface la hausse de 5 %. »

    Il se trouve qu’EDF est coté en Bourse. Ces quelques mots se sont traduits en un effondrement de l’action. Le titre du groupe énergétique a perdu jusqu’à 12 % en milieu de journée. 5,9 milliards d’euros se sont ainsi volatilisés.

    En catastrophe, Matignon a fait savoir qu’une hausse modérée des tarifs réglementés de l’électricité interviendrait à l’automne. L’action EDF a terminé en baisse de 7,7 %, à 24,60 euros. La valeur d’EDF a donc perdu « seulement » 3,8 milliards d’euros dans la journée. (…)

    C’est bien pour éviter ce piège politique qu’une formule de calcul des prix avait été arrêtée et confiée à la CRE. Mme Royal souhaite réformer le mode de calcul. Elle en a le droit, et c’est peut-être même souhaitable.

    Mais vouloir changer la calculette à chaque fois qu’elle donne un résultat déplaisant n’est pas sérieux »

    http://ecobusiness.blog.lemonde.fr/2014/06/20/edf-la-petite-phrase-qui-valait-38-milliards/

    1. Vu que l’Etat est – toujours – actionnaire d’EDF, on pourrait se poser la question : pourquoi ses représentants au conseil d’administration n’ont-ils pas calmé les ardeurs acquisitrices du prédécesseur de Proglio, Pierre Gadonneix, ce qui a généré un surendettement que l’usager-contribuable s’appuie au travers de hausses plus ou moins maitrisées, sachant, qu’en plus, il y a les errements de l’EPR de Flamanville, entre autre ?

    2. ARIE

      pour faire monter EDF à la bourse, il y a deux méthodes :

      1° mettre en place des charrettes de d’ouvriers ou augmenter les prix

      2° ou racheter les actions pour faire monter les cours comme le font la plupart des multinationales au lieu d’investir….,

      as tu été effarouché quand EDF a racheté à prix d’or des boutiques pourries à l’étranger, qui l’a surendettée au point de présenter les augmentations de tarifs comme une nécessité économique alors qu’il nous faut payer les conneries de la privatisation….

      et dire que la concurrence libre et non faussée de l’UE devait faire baisser mécaniquement les prix…..

      grâce à toi, on sait que c’est la bourse qui décidé des tarifs…..

      pensée émue à De Gaulle….

  6. mais puisqu’on vous dit que L’Europe ,ne pense qu’à notre bien depuis sa création, que le nucléaire est indispensable pour faire baisser le prix du jus, etc…. On voit à quel point tous les jours. ARAMIS

    1. oui très bon lien….et quand je vois les milliards que draine le foot, comme par un effet de sorcellerie….j’imagine qu’on pourrait aussi se faire sponsoriser….!!

  7.  » Quand l’écologie sert à financer l’armée :

    250 millions d’euros vont être réaffectés du budget du ministère de l’Ecologie vers celui de la Défense. C’est ce que prévoit le projet de loi des finances rectificative pour 2014. 170 millions d’euros seront piochés dans l’enveloppe prévue pour la transition écologique et énergétique, 50 millions dans le programme « villes et territoires durables » et 30 millions dans le programme « innovation », détaille un article des Echos.

    Doté de 39 milliards d’euros, le budget de la Défense est quatre fois plus important que celui de l’Écologie (9,7 milliards d’euros). Et du vert au vert kaki, il n’y a qu’un pas pour le gouvernement Valls.  »

    http://www.bastamag.net/Quand-l-ecologie-sert-a-financer-l

  8.  » Le gouvernement persiste à vouloir autoriser l’épandage aérien :

    Sous couvert d’« accélérer la fin des épandages aériens » de pesticides, un projet d’arrêté pose le cadre légal de ces dits épandages… ouvrant paradoxalement la porte à de nouvelles autorisations. »

    http://www.reporterre.net/spip.php?article6064

  9.  » Comment la loi de transition énergétique démantèle le droit nucléaire :

    Le projet de loi de programmation sur la transition énergétique présenté par Ségolène Royal fragilise les principaux acquis en termes de sûreté et « donne lieu à un détricotage impressionnant de la réglementation concernant le démantèlement ». »

    http://www.reporterre.net/spip.php?article6080

  10.  » De la ferme des Mille vaches à l’affairisme du PS :

    Comment est né un projet de ferme usine dans la Somme, à l’impact écologique important et stimulant le déclin de l’agriculture paysanne ? Dans le terreau de l’affairisme qui imprègne la gestion de la région voisine, le Nord-Pas-de-Calais, par le Parti socialiste. »

    http://www.reporterre.net/spip.php?article5229

  11.  » Loi sur la transition : révolution énergétique ou greenwashing gouvernemental ?

    Préparer l’après pétrole et instaurer un nouveau modèle énergétique français. C’est en ces termes qu’a été introduit le projet de loi sur la transition énergétique, présenté le 18 juin en Conseil des ministres par Ségolène Royal. Isolation massive des bâtiments, lutte contre les gaspillages, nouvelles infrastructures de transport, réorientation du secteur de l’énergie… Autant de facettes d’une loi qui pourrait révolutionner la société. Sauf qu’en pleine austérité, en l’absence de normes contraignantes et à cause d’une bonne dose d’ambiguïté, notamment sur le nucléaire, le projet se révèle minimaliste. En coulisses, une administration en manque d’effectifs et des lobbies énergétiques à la manœuvre. »

    http://www.bastamag.net/Loi-sur-la-transition-revolution

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