La flexibilité dans les sujets du BAC


Je veux bien râler contre le gouvernement, m’opposer contre sa ligne néo-lib qui a fini par étouffer nos énergies, voter contre lui quand l’occasion s’y prête.

Je peux aussi râler contre les sujets du BAC en économie. Je m’étonnais déjà des lacunes théoriques de l’enseignement dès la classe de seconde.

Question trouvées au BAC de cette année:

« 1. Comment la flexibilité du marché du travail peut-elle réduire le chômage ? (3 points) 2. À quels risques économiques peuvent s’exposer les pays qui mènent une politique protectionniste ? (3 points) »

Pourquoi donc accuser Vincent Peillon, Benoit Hamon ou même, plus drôle encore, François Hollande d’être responsable des sujets du bac éco ?

« Il faut dire que François Hollande a de longue date choisit de faire de l’école de la République un lieu d’endoctrinement pour justifier auprès des élèves et de leurs familles les politiques libérales auxquelles ils s’est rallié. » François Cocq , Secrétaire général du Parti de Gauche

Cette accusation est ridicule. Il n’y nul complot, ces aberrations libérales ne sont pas l’objet de la volonté d’un homme, mais d’un système plus général. Il y a des prof qui choisissent les sujets, une machine administrative éparpillée qui les contrôle, les imprime, les délivre aux élèves le jour dit. Incarner cette erreur, cette aberration dans le personnage du président de la République est tout simplement crétin.

 

44 réflexions sur “ La flexibilité dans les sujets du BAC ”

  1. T’on billet manque de violence. Il y a des connards qui pensent que le président rédige lui même les sujets du bac. C’est surréaliste. Du coup je vais aller commenter ton billet précédent.

    1. Je pense que le président rédige lui-même les sujets du bac. Peut-être sur propositions de Cécile Duflot, mais je ne l’affirmerais pas.

  2. « … ils s’est rallié. »

    Je ne sais pas, erreur d’origine, de recopie, … volontaire, involontaire, mais il y a au moins une lettre de trop et je ne suis pas un génie de l’ortografe.

    Finalement en relisant je pense à une coquille

  3. Le ministre qui a autorité pour probablement mettre au placard les ABCD de l’égalité http://www.francetvinfo.fr/societe/education/polemique-sur-le-genre/benoit-hamon-abandonnerait-les-abcd-de-l-egalite_627743.html , n’aurait à aucun moment celle d’orienter les programmes de l’enseignement secondaire et donc les thèmes des épreuves du baccalauréat…

    Doit-on en déduire que Fioraso voulant « changer la culture » dès l’école maternelle et Hollande « stimuler l’esprit d’entreprise » n’auraient aucune possibilité de mettre en oeuvre ce qu’ils annoncent ?

    C’est cette responsabilité ministérielle que pointe le communiqué du PG, s’appuyant sur la neutralité qui devrait être de rigueur côté enseignement… là où l’idéologie libérale tend à devenir une norme formatant tous les esprits puisque désormais « horizon indépassable », d’après le même exécutif qui s’engage dans la bataille culturelle, en y adhérant.

    Pourquoi caricaturer le propos quand il évoque lui-même la « chaîne de commandement », le « fruit d’un long parcours » et la « responsabilité dans le processus », bien loin de toute personnalisation ?

    1. Juste après les propos que tu cites, il y a ceci (en lien dans mon court billet): « C’est bien sous leurs ordres que se trouvent celles et ceux qui ont ainsi laissé filer de tels sujets. Et Peillon et Hamon sont pareillement coupables de ne pas avoir engagé la refonte des programmes de SES à la hauteur souhaité ce qui aurait dû amener à en exclure toutes les apologies du libéralisme qui y demeure présent non pas comme sujet d’étude mais bien comme horizon indépassable. »
      Je suis assez certain qu’on trouve aussi au BAC des intitulés de sujets que les neo-lib détestent. Se plaindre de ces sujets, c’est bien et nécessaire. Les instrumentaliser politiquement est inutile et stupide à mon sens. Personne n’est parfait.

  4. Pour arriver à faire tout çà, le capitaine de pédalo….s’est transformé en speedy gonzales🙂

  5. visiblement, ce ne sont pas les sujets proposés par Nathalie Arthaud (agrégée d’économie et de gestion) qui ont été retenus…je crois me souvenir que des politiques s’étaient ému qu’elle puisse enseigner dans le public.

  6. Ces programmes Eco en Sde ne date pas d’aujourd’hui. Le prof Eco de ma fille (qui a aujourd’hui 40 ans) déjà commençait à parler de flexibilité dans le travail et ce qu’il en résultait. Forcément ma fille apportait sa contradiction, puisque nous en discutions en famille lors des repas. Ce qui lui a valu comme annotation « forte tête »….

    Je ne sais pas comment sont « fabriqués » les sujets du Bac; l’Education Nationale n’a pas des directives ?

  7. Bizarre, cette accusation de formatage, confodant examen des connaissances économiques et débats de forum…

    Il s’agit d’un examen d’économie, dans lequel on demande aux candidats d’avoir un raisonnement économique sur la question assez précise, que je vous invite à relire attentivement :

    « Comment la flexibilité du marché du travail peut-elle réduire le chômage ?  »

    Après avoir défini ce qu’est la flexibilité du travail et comment elle s’applique dans différents pays (un bon tiers de la copie), les candidats doivent se pencher sur le mot essentiel , qui figure dans la question:  » Comment »: c’est-à-dire expliquer quelles sont les conditions économiques pour que la flexibilité puisse réduire le chômage, et qu’elle ne pourra pas le réduire si elles ne sont pas réunies.
    S’ils ne le font pas, ils n’auront pas traité la question posée et ne méritent pas la moyenne.

    Loin du formatage des esprits, ce « comment » induit, au contraire, la notion que la flexibilité ne réduit pas automatiquement le chômage: exactement l’inverse du formatage que dénoncent certains.

    1. Le formatage réside dans le fait de lier chômage et flexibilité, quand cette dernière concerne avant tout des modalités mises en oeuvre par une entreprise donnée dans le cadre d’une conjoncture particulière… comme si l’étendre à l’ensemble des entreprises engendrerait les mêmes avantages.

      Or l’apprentissage consiste justement à adapter une connaissance initiale aux changements en faisant des choix. En limitant ces derniers, ou en les orientant fortement, prototypant la représentation d’un phénomène, ici le chômage, est réduite la dimensionnalité de ce dernier.

      Par exemple, externaliser en faisant appel à des agences d’intérim (flexibilité quantitative externe) ne réduit pas le chômage mais crée, au mieux, des emplois précaires là où des emplois durables et stables pourraient exister, ces derniers étant une condition nécessaire pour que les salariés puissent eux-même bâtir des projets… créant à leur tour demande et donc emploi.

      De même, si l’on considère qu’investir dans la formation pour développer les compétences des salariés, fussent-ils intérimaires, est nécessaire pour se développer face à une concurrence, se pose la question : qui le fera avec cette externalisation, laissant entrevoir un retour moindre, alors que des besoins ne sont déjà pas remplis ?

      Bref, rien ne permet de postuler que l’analyse faite dans le cadre d’une entreprise puisse être avantageusement, en terme de réduction du chômage, étendue, et à tous les secteurs, notamment sur la durée.. bien au contraire..

      Mais c’est pourtant ce que suggère déjà la question… et votre commentaire, avec déjà une approche macro-économique, par pays.

  8. Bon, nous serions tous hors sujet….et le seul qui aurait son bac….c’est Elie (si je peux me permettre)….

    1. Moi j’aurais répondu à ce « comment » par un : « en le demandant poliment » mais je pense que je déborde philosophiquement !😉

  9. Les sujets du BAC devrait être rédigés par @Jegoun.

    BAC : Brevet des Alcooliques Confirmés (de l’enseignement des tireurs de litres.)

    Voilà !

    #Oups !

    1. Comme Jegoun est un abruti de droite qui essaie de se faire passer pour un ange de gauche, je veux bien l’aider (moi qui suis juste l’inverse) à bricoler les sujets de l’année prochaine.

          1. Ex-SDF mais toujours un pied dans la rue mais avec l’envie de te le foutre dans la gueule si l’occasion se présentait !

                  1. Je pense que pour pouvoir commenter tu a créé un compte wordpress qui t’a d’office filé un blog.

  10. l’origine de l’expression ‘coquille’..
    au 19° un journaliste (le typo plutôt) dans son article, écrivit « coquille d’œuf »
    en omettant (négligeant) le q
    restons poli,

    à la ouestion: « comment la flexibilité.. »
    – n’est-ce pas déjà un programme ? une doctrine (?) un ‘travail’, no réducteur ?
    bref,
    d’après mon origine (cf. pseudo) la Nati machin (perso, pro européen) gagne 3 pts pour le chôme et 3 de plus pour les risque économiques..
    pitête on reste au Brasil.. ?!

    ps, merci pour aberration, machine, crétin et ch’ais pas quoi.. vive le sport, bon week-end (et de la musiQ !)

  11. j’ai zappé « marché », néo et Léo le libéro.. pour ça je vous fais confiance (chacun ses compétences)

  12. «  »Comment la flexibilité du marché du travail peut-elle réduire le chômage ?  »
    Question fermée , car on admet que la flexibilité est inéluctable .
    La SEULE question objective aurait été :
     » La flexibilité du marché du travail réduit-elle le chômage et quel en est le prix « .
    Mais là , on vivrait sur une autre planète .

    1. Idée de sujet pour les épreuves 2015 :

      « Est-il utile de prendre un caddie pour faire ses courses à Lidl ou Dia en sachant que le panier de la ménagère… »

      Ah ben non, caddie se casse la gueule, tout comme le pouvoir d’achat, donc un panier suffira !

      #Oups

      1. Le gros avantage du panier par rapport au Caddie, c’est qu’on ne risque pas d’y retrouver un Rom à la gueule défoncée par les négro-arabes locaux : c’est quand même plus propre.

    2. Tiens, je croyais avoir été clair.

      J’aurais personnellement traité la question en 4 parties (mais je n’ai pas les connaissances pour le faire)

      1- définition de la flexibilité

      2- description des différentes formes de flexibilité appliquées dans différents pays

      3- conditions théoriques, en économie, pour que la flexibilité puisse faire reculer le chômage, et sans lesquelles elle ne peut pas le faire reculer

      4- vérification ou invalidation de ces notions théoriques à partir de ce que l’on observe dans différents pays.

      Par contre:

      -savoir s’il existe d’autres formes de lutter contre le chômage,
      -le coût humain, social, financier de la flexibilité

      me semblent hors sujet: il ne s’agit pas de faire un plaidoyer pour ou contre la flexibilité ou le libéralisme, ni de faire des choix de politique économique et de rédiger le programme politique d’un parti.

      1. (suite et fin )

        Pour être clair : la question posée sur les relations entre la flexibilité du travail et le chômage peut tout autant se poser dans une économie totalement administrée, sans marchés (du travail ou autre) dans laquelle l’ Etat affecterait chacun à un travail , déciderait de faire souvent changer les gens de travail ( flexibilité) ou pas (rigidité), et ne trouverait aucun travail à affecter à certains (chômage).
        (j’ai lu, autrefois, des travaux sur la réalité du chômage en ex-Union Soviétique, même si ce n’était pas le terme officiellement utilisé; mais il y avait bien des gens auxquels on versait un revenu sans contrepartie de travail.)

  13. Bonjour,
    J’ai dû « rater » une marche en déposant le commentaire suivant que je reprends en copier-coller ! Désolé !

    La flexibilité dans les sujets du BAC
    sarkofrance.wordpress.com
    Et oui François HOLLANDE est responsable de tout y compris de la pluie et du beau temps !😀😀
    C’est pour cela qu’il l’a faite tomber le jour de la remontée des Champs Elysées et que stoïquement il est resté « sans parapluie » !😀😀
    Il voulait montrer son « héroïsme » au Peuple de France qui venait de lui confier les clés du Pouvoir suprême !
    Vous ne me croyez pas ? Oh, ce n’est pas gentil cela, pourtant c’est vrai, je viens de « découvrir » sa toute puissance dans le lien donné par Juan !🙂😎

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