Quelle est ta vision politique ?


C’est une question, posée une nouvelle fois par un aimable collègue de la Twittosphère.

Nikkos

A force de taper/crier/râler contre tout le monde, on finit par se demander ce que l’on veut, ce que l’on cherche.

N’est-ce pas ?

1. Il est très difficile de faire campagne pour quelqu’un en ces temps difficiles. Mais fustiger ceux à qui l’on s’oppose est nécessaire. Autant que critiquer ceux que l’on soutient. Toutes les oppositions ne se valent pas.

2. Nous devons assumer un sens critique à 360. Cela n’empêche pas le vote utile, le vrai, le moment venu, dans l’isoloir. Le mien fut Front de gauche deux fois de suite.

3. Mon opposition à Sarkozy fut et reste plus violente que contre Hollande. Je me retiens. Je me retiens également quand je lis des conneries propagées par celles et ceux pour qui je vote.

4. Si j’étais un esprit libre, dégagé de toute envie que la politique gagne en faveur des idées que je défends, je devrai être plus méchant, plus terrifiant, sans pitiés. Je ne suis pas Mediapart. Nous ne sommes pas Mediapart. Nous sommes des humains, avec leurs faiblesses et leurs amitiés.

6 réflexions sur “ Quelle est ta vision politique ? ”

  1. Personnellement, je ne vote pas pour telle ou telle personne, je vote pour les idées qu’elle porte et qui sont les plus proches de mes propres convictions . Bon, le hic, c’est que, parfois, ces personnes, une fois élues, font un 180° et je me retrouve gros-jean comme devant : un exemple, Maastricht . J’ ai eu le texte en main, je me suis efforcé de le comprendre et de l’analyser . Il ne me paraissait pas inepte . J’avais oublié les politicards qui se sont empressés de n’appliquer que la partie fric de Maastricht, d’où, lors du vote du TCE ( dont j’ai eu le texte en main, etc…) une méfiance bien naturelle qui m’a conduit à voter  » non » au-dit TCE . Et que croyez-vous qu’il se passat ? Les politicards nous ont ressorti le TCE, redénommé  » Traité de Lisbonne  » et, par un tour de passe-passe dont ils ont le secret, se sont assis sur le vote citoyen .
    Donc, à ce jour, je vote toujours pour celui qui porte les idées les plus proches de mes convictions, tout en me rendant chez le pharmacien pour y acquérir un tube de vaseline .

    1. Avec l’instauration de la monnaie unique et d’une BCE indépendante, Maastricht contenait tous les éléments de la perte de souveraineté monétaire et financière nationale, les politiques n’ont fait qu’appliquer ce que les Français avaient approuvé par referendum.

      1. Maastricht, ce n’était pas que la monnaie unique et la création de la BCE, il y avait une partie politique que les politicards de tous les pays européens se sont bien gardés d’appliquer . Du reste, les Anglais, entre autres, ne se sont pas risqués dans la zone euro . Pareil pour le TCE où toute la première partie concernait le fonctionnement politique de l’UE et tout une seconde partie où était clairement inscrit les objectifs financiers et commerciaux de l’UE, d’où la méfiance précitée et, néanmoins, le passage en force des politicards avec le traité de LIsbonne ( Aaaaaah, le congrès de Versaillles ! Oooooh, le vote à répétition des Irlandais etc… ), et l’application qui en est faite .
        Si les chefs d’Etats et de gouvernements de l’UE avaient eu, ne serait-ce qu’un soupçon de respect du suffrage des citoyens, on n’en serait pas là aujourd’hui . Et je mets l’Allemagne dans le même sac car, bien que sa constitution interdise le référendum ( le plébiscite de 1933 y est pour beaucoup ), les sondages n’étaient pas favorables tant au TCE qu’au traité de Lisbonne !

        1.  » on s’en fiche  » , vraiment ? , ce qui reste dans la mémoire populaire c’est le sentiment d’une trahison irréversible qui conduit au succès direct du FN . Je ne suis pas sur que les « on  » soient représentatifs de la France d’en bas mais plutôt de celle d’en haut ou de son intermédiaire . Sinon Alain bob répond parfaitement à Elie Arié qui s’ingénie à faire prendre des vessies pour des lanternes . Qui à lu Maastritch et le CTE ? Parfaitement imbuvables pour des béotiens…et pour cause…: rendons illisible et abscons ce qui devrait être vulgarisé pour le plus grand nombre = mépris de classe et le pouvoir pour ma gueule !

  2. Quand à la souveraineté monétaire et financière, nous avons eut l’écu et le serpent monétaire, ce qui n’a pas empèché le chômage de grimper et les dévaluations d’exister . Du reste, les dévaluations ne fonctionnaient pas, pour la bonne et simple raison que les entreprises, conseillées en cela par les financiers, récupèraient le différentiel à (très ) court terme, en maintenant leurs prix à l’exportation ( j’en ai été le témoin lors d’un long séjour en Allemagne ) .
    Donc, permettez-moi de douter de l’éfficacité du souverainisme .

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