Valls et le piège à cons


Franchement.

Manuel Valls rencontre un assureur privé, pourquoi pas ? Jour après jour, ils sont quelques-uns avec qui nous dialoguons encore malgré les désaccords: pour ou contre les petits pas de Hollande, etc, etc.

Nous sommes nombreux à penser qu’il fait fausse route, on en débat. On tente de me convaincre que tout cela n’est que continuité, que Valls n’est pas l’ogre, qu’il ne faut pas personnaliser, que cette politique est un tout, que Valls ne fait que que suivre son président.

Ce jour-là chez un assureur, Manuel Valls est allé déclarer, en public et pour qu’on l’entende et le répète:

« Nous avons besoin d’entreprises, nous avons besoin d’entreprises de services et nous avons besoin de la finance »

Moi, aussi, Manuel, je t’emmerde.

Sincèrement.

 

40 réflexions sur “ Valls et le piège à cons ”

  1. pas d’entreprises ?
    vivent les auto-entrepreneurs !
    merde , dans entrepreneurs il y a entreprise , pas moyen d’en sortir , c’est con

  2. Artisanat, autoentrepreneurs, service…de proximité. ça a un sens. Alors que sa formule en est vide. Mais ça, on en a l’habitude vu son cursus en comm

  3. il va falloir faire une bonne fois la différence entre un patron de PME et TPME (toujours aussi peu aidés, vu que Hollande copie Sarko) et les cadors du CAC 40. Moi aussi quand j’entreprends de partir en vacances, je suis un entrepreneur. Ben voyons ! ARAMIS

    1. Le FdG manque peut-être de pédagogie pour expliquer des distinctions qui ne sont ni nouvelles, ni mystérieuses.

      « A la page 313 (2e édition du Capital), Marx tire, de l’étude qui précède sur le capital constant, le capital variable et la plus-value, la conclusion que

      “toute somme de valeur ou de monnaie ne peut pas être transformée en capital. Cette transformation ne peut s’opérer sans qu’un minimum d’argent ou de valeur d’échange se trouve entre les mains du postulant à la dignité capitaliste.”

      Il prend alors pour exemple le cas d’un ouvrier d’une branche quelconque de l’industrie qui travaille huit heures par jour pour lui-même, c’est-à-dire pour produire la valeur de son salaire, et les quatre heures qui suivent pour le capitaliste, pour produire la plus-value qui tombe immédiatement dans les poches de celui-ci. Il faut dès lors que quelqu’un dispose d’une somme de valeur lui permettant de pourvoir deux ouvriers de matière première, de moyens de travail et de salaire, s’il veut empocher chaque jour assez de plus-value pour pouvoir en vivre aussi bien que vit l’un de ses ouvriers. Et comme la production capitaliste a pour but non seulement le simple entretien de la vie, mais l’augmentation de la richesse, notre homme avec ses deux ouvriers ne serait toujours pas un capitaliste. Pour vivre deux fois mieux qu’un ouvrier ordinaire et retransformer la moitié de la plus-value produite en capital, il faudrait qu’il puisse employer huit ouvriers, donc posséder déjà quatre fois la somme de valeur admise plus haut. C’est seulement par la suite, et au milieu d’autres développements destinés à éclairer et à fonder le fait que n’importe quelle petite somme de valeur n’est pas suffisante pour se transformer en capital, mais que, pour cette transformation, chaque période de développement et chaque branche d’industrie ont leur limite minima déterminée, que Marx remarque :

      “ Ici, comme dans les sciences naturelles, se confirme la loi constatée par Hegel dans sa Logique, loi d’après laquelle de simples changements dans la quantité, parvenus à certain degré, amènent des différences dans la qualité ” . »
      –Engels, L’Anti-Dühring (1878).

  4. Et pour dire çà….on n’a peut être plus besoin de politique….puisque la finance dirige tout !!

  5. ce gars là est allumé, il espère pouvoir faire des ménages à 100 k euros dès qu’il sera viré devant des parterres qui vont au cirque voir des curiosités…..

    on peut dire ce qu’on veut des entrepreneurs (rires) du CAC mais ils ont au moins la reconnaissance du ventre…….

    JUAN
    « je t’emmerde » est très impoli mais ça fait du bien…

  6. Assurances: le truc qui nous est imposé, aucun moyen d’y échapper, aucune réelle concurrence, en fait le type d’intermédiaires qui nous pompent du fric…l’économie virtuelle dans toute sa splendeur…du parasitage, car l’assurance low cost n’existe pas.
    Une bonne occasion de se taire bien ratée!

    1. Je pense qu’en matière d’assurance il vaut mieux qu’il n’y ait pas de low cost. On le voit avec les mutuelles « pas chères » mais ….. qui n’assurent
      sur rien.
      Quant à Valls et la clique, quand il se feront virer, ils feront comme tant d’autres anciens présidents: des conférences pour sortir des conneries et qui se feront payer en lingots.
      T’as raison Juan : on les emmerde!!!

      1. Bien vu Aurore . Assurance low cost = sécurité et répondant low cost. je me suis tartiné le dossier assurance de mon beau frère qui avait souscrit une assurance  » Directe » qui passe à la télé (la fameux de la facilité) et bien ce ne fut pas triste pour dénoué l’écheveau et imposé audit assureur à le dédommager comme il fallait. Qui a vraiment intérêt au fameux low cost ? Celui qui le gère. Ne pas confondre low cost et contrôle des prix par l’Etat, pour empêcher toute dérive. Ce genre d’assurance est juste valable si vous n’avez jamais de pépins : C’est juste un droit de rouler, quoi et là, çà fait cher. ARAMIS

  7. d’ailleurs si je me fie à ce que j’ai lu, il faut voir comment il a géré sa dernière ville.;,
    il peut admirer les entrepreneurs, les siens des risquophobes..

    les vrais sont ceux qui n’ont pas de carnets d’adresses, pas de relais dans les hautes sphères et ceux dont les banquiers leur font des bras d’honneurs pour le moindre prêt tout au long de l’année…..

    j’espère que tout ce circus barnum ne va pas tourner vilain…mais il serait temps qu’on foute dehors tous ces parasites qui se nourrissent de l’énergie du pays …..

    droite et gauche confondues…..

  8. en plus ce con là, s’il avait besoin d’entreprise, il essaierait de faire en sorte qu’elles ne soient pas plombées par un taux de change de l’euro exhorbitant…..et ferait en sorte qu’elles aient des espoirs de commandes dans le pays…

    comme quoi il ne sait pas de quoi il parle….mais ça ce n’est pas nouveau….quand on aura compris l’inutilité de la comm, on aura fait un grand pas…

    ça m’énerve bordel …..

  9. Quelqu’un pourrait-il expliquer à ce cher Manuel que, pour qu’il y ai entreprise (s), il faut des clients, solvables de préférence et que c’est pas avec 5 millions de pauvres bougres sous le seuil de pauvreté et 3,5 millions de chômeurs en attente de passer dans la catégorie sus nommée, catégorie à la création de laquelle la finance a largement contribué, que la situation va s’améliorer

  10. « je t’emmerde »…..oui mais à cette heure…j’ai plutôt l’impression que c’est nous qui sommes « emmerdés »…..et pourtant c’est moins pire qu’avec « l’ex » et ses mini clones….qui nous promettent toujours plus de finance (voir la surenchère de Fillon….) !!!!!!

  11. Pour information: Henri de Casries, PDG d’ AXA, est un camarade de promotion d’ ENA (promotion Voltaire) de François Hollande, et un des principaux rédacteurs de son programme économique pendant sa campagne électorale des présidentielles.

  12. Il faudrait développer ce « Je t’emmerde », Juan: ça veut dire quoi?

    Pas d’entreprises ? Uniquement des PME, comme le dit Aramis? Ça suffirait vraiment à lutter contre le chômage? AXA, c’est 15 000 salariés en France.

    Des grosses entreprises sans finance ? Ça ne peut pas exister. Comme le disait justement DSK :  » Le problème, ce n’est pas la finance, mais les financiers », c’est-à-dire d’orienter davantage la finance vers l’économie réelle.

    Ou alors, votre « je t’emmerde » veut dire  » On sait tout ça, mais, quand on est de gauche, il fait le penser, mais pas le dire, parce que ce langage ne fait pas partie du catéchisme de la gauche ».

    Mais le discours  » créer davantage d’emplois tout en faisant la guerre aux grosses entreprises » est-il vraiment crédible, à part pour des Aramis?

    1. Je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas de grandes entreprises, mais plus de PME et TPE plus aidées à maintenir l’emploi et moins de très grosses entreprises gavées, destructrices d’emploi et accrocs aux subventions, dumping social et aux stocks options et autres gâteries n’ayant rien à envier aux privilèges de l’ancien régime. C’est tout. ARAMIS

  13. Ce n’est pas la finance en elle-même qui est méprisable, c’est sa goinfrerie . Bien sûr qu’il faut du fric pour faire tourner une entreprise, qu’elle qu’elle soit . Mais, sans clients, elle crève . C’est comme ça . Et pour avoir des clients, il faut que ceux-ci soient solvables . Or, ce n’est pas en mégotant lorsqu’il sagit d’augmenter les salaires qu’on pousse à la consommation . Y a pas que les actionnaires qui sont des consommateurs . L’écart profits/salaires ne cesse de se creuser depuis des années . Mais, chez les politique, les économistes et à fortiori chez les PDG, on ne veut surtout pas le savoir . Résultat, les PME et TPME, tributaires directement ou par effet induit des grosses boites, sont dans le rouge et disparaissent .
    Ce n’est qu’un début d’explication et ça mériterait un développement plus long .
    En ce qui concerne les compagnies d’assurances, je suggère au Docteur d’examiner les écarts de salaires entre les catégories professionnelles qui les composent .
    Ca pourrait le conduire à réfléchir .

    1. Je crains que nous ne soyons plus des « consommateurs » intéressants….de nouveaux consommateurs arrivent sur le marché, prêts à être tondus comme nous l’avons été avant eux….et quand ils auront leur crise à leur tour….il sera toujours temps pour la finance de nous draguer à nouveau….et ce sera reparti pour un tour !

  14. Il faudrait rappeler, également, que le but d’une entreprise du CAC 40, c’est pas de créer des emplois mais « créer de la richesse « , qui reviendra à ses actionnaires car  » les actionnaires, les clients, les salariés ( s’il reste des sous à leur donner après la tonte du client et le gavage des actionnaires ) tel est l’ordre cité par les PDG lorsqu’on leur demande leurs priorités .

    1. N’oubliez pas que les principaux actionnaires de plus de la moitié des entreprises du CAC 40 sot aujourd’hui les salariés américains, via les fonds de pension qui gèrent leurs retraites.
      Depuis la mondialisation du capital, les distinctions salariés/actionnaires ne sont plus les mêmes qu’aux XIX ème siècle.

      1. Et qu’est-ce que ça change ? On sait depuis pas mal de temps que les fonds de pension n’ont pas vocation à mener une politique industrielle mais à percevoir leur 15% (minimum ) de retour sur investissement . Le résultat est le même : l’actionnaire se goinfre, le salarié tire la langue, la consommation stagne et le chômage se développe .
        Si on veut débattre sur le sujet, ce n’est pas un blog qui y suffira .

          1. Elie Arié ,
            Ben non , quelle que soit la forme financiarisée du produit du travail , qu’il soit dénommé  » action  » ,  » salaire  » ou je ne sait quoi ne change pas la réalité du rapport capital / travail dont l’un est accumulation et perte socialisée et l’autre subsistance individualisée sauf à pouvoir faire de la subsistance un niveau pouvant atteindre l’état de rentier que seul l’accumulation capitalistique ne peut permettre qu’au bénéfice d’une minorité . Tous les actionnaires ne seront jamais des nantis , prétendre le contraire est une contrevérité manifeste . A part se faire l’apôtre fanatisé de la doxa libérale en en pratiquant + ou – inconsciemment la novlangue n’empêche pas le réel de s’imposer à toute mythologie qu’elle fut gaullienne ou de nos jours TAFTAyenne . La participation capital / travail théorisée et rêvée jusque dans les encycliques cathos à fait long feu .http://www.youtube.com/watch?v=QRCRiGiCCxohttp://www.alternatives-economiques.fr/fonds-de-pension–piege-a-cons-frederic-lordon_fr_art_142_14832.html

              1.  » La novlangue néolibérale : La rhétorique du fétichisme capitaliste  » par Alain Bihr, Cahiers Libres – Editions Page Deux.

          2. Ah bon? l’actionnaire c’est le salarié? J’aurais dû alors le dire à mon patron suisse, il m’aurait versé les dividendes. C’est à se demander si vous avez réellement travaillé dans une entreprise

            1. Le bon Docteur est le roi de la théorie pompée dans ses lectures . La réalité de la vie en entreprise lui échappe quelque peu .

          3. Dans les grosses boites aux US . En Europe, c’est pas ( encore ) le cas .Même si c’est le désir caché du patronat .
            En attendant, dans les entreprises françaises, l’intéressement est calculé APRES celui du retour sur investissement, d’où parfois, un intéressement égal à zéro .D’une façon ou d’une autre, c’est toujours le salarié le dindon de la farce .

  15. Notons que les décrets d’application de la loi sur la consommation qui devait embêter les assureurs ne sortent toujours pas. La loi date de mars. On est fin juin…

  16. Moi aussi, j’ai besoin de finances. Qu’on me donne de l’argent, j’ai plein de projets. Mais, en donner à ces assureurs privés, queue de chi !

    1. D’autant que lorsque vous souscrivez un contrat d’épargne, dans la fiscalité de l’assurance vie auprès d’un assureur, vous assumez en totalité le risque financier . Lui se contente d’encaisser les droits d’entrée, les frais de gestion et une (belle ) part de la participation aux bénèfs .

  17. Je t’emmerde ! p c d V…!! C’est con mais ça fait du bien ..2 secondes..Il a un grain de… suffisance et ce, depuis plusieurs dizaines d’années.

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