ABCD: le piège de la com’


Quand la politique devient communication, quand la première prend le pas sur la seconde, ça peut déraper vite, loin et facilement.

Ainsi Benoit Hamon, ministre de l’Education, s’est-il efforcé de justifier l’abandon des expérimentations de l’ABCD de l’égalité das 600 classes par la formation des enseignants de plusieurs disciplines sur ces sujets dès la rentrée prochaine.

Nos profs auront une « mallette pédagogique »  pour face à ces sujets, c’est-à-dire à un site internet.

ABCD, mallette…

L’affaire nous donne la migraine.

Il y avait plus simple.

Dire par exemple que les ABCD de l’égalité étaient une si belle opération que le gouvernement avait décidé de généraliser l’enseignement de ces évidences (égaux en droits, différents en sexe) en milieu scolaire.

C’était simple, trop simple sans doute.

La com’ tue la com’.

 

6 réflexions sur “ ABCD: le piège de la com’ ”

  1. C’est quoi encore cette connerie ? les ministres successifs ont du mal à prendre à bras le corps. Pourquoi n’appliquent-ils pas le système scolaire que nous avions (ma génération) ? C’était la meilleure

    1. Parce que depuis belle lurette, les ministres successifs de l’Education Nationale sont plus soucieux de laisser leur nom à une réforme ( fut-elle foireuse ) que de traiter, sur le fond, les problèmes de l’E.N, depuis la maternelle jusqu’à l’université .
      Ca rejoint le titre du billet citant le piège de la com’

    2. Je ne sais pas de quelle génération vous parlez: née en 1951, scolarisée en maternelle mixte entre 2 ans 1/2 et 6 ans 1/2, puis en primaire (à l’époque on disait 10ème / 9ème / 8ème / 7ème) non mixte, puis lycée (6ème à terminale non mixte), puis BTS (non mixte), et enfin fac (mixte) à 20 ans1/2 (ben oui, en 1969, papa pensait que la fac en n’était pas un endroit pour une jeune fille et que j’aurais mieux fait de me marier à 16 ou 17 ans au fils de son ex belle-sœur, celui du boucher ou d’un des collègues de travail). Mon frère, né en 1948, même parcours scolaire (sauf 2 années BTS), semble trouver tout à fait normal que notre mère (87 ans) lui serve de « gouvernante ? » (ou bonne à tout faire ; cuisine, ménage, repassage, jardinage…). Elle a une bonne retraite, encore une bonne santé, un appartement, une voiture…
      Il y a des moments où je suis un (tout) petit peu jalouse, mais c’est son choix, et j’assume les miens.

      1. Je ne faisais pas référence à la condition de la femme (j’en sais quelque chose puisque née de parents siciliens en Tunisie), je faisais référence à la dispense des cours puisque, à 66 ans, j’ai encore de beaux restes intellectuels (enfin je l’espère),

  2. Il Y a déjà un moment que les politicards ont laissé tomber la politique au profit de la com’, du moins face aux citoyens, qu’ils considèrent comme des demeurés .

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