Droit à l’oubli


Comme d’autres, j’aimerai bien qu’on m’oublie. Qu’internet m’oublie. Pas tout de suite, mais sûrement.

Google a indiqué, jeudi 3 juillet, avoir reçu soixante-dix mille demandes de retrait de liens concernant des internautes européens depuis le 30 mai, date à laquelle le moteur de recherche américain a commencé à appliquer le « droit à l’oubli » prescrit par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

Je lis encore quelques traces numériques de blogueurs disparus. J’efface certaines de mes traces. Mais c’est insuffisant.

Depuis peu, le gigantesque aspirateur dénommé Google a l’obligation d’effacer ce qu’on lui demande d’effacer . Je suis assez dubitatif. Le plus grave est ailleurs. Il est dans ce que ce moteur absorbe, aspire, digère, et recrache ailleurs, à notre insu.

 

13 réflexions sur “ Droit à l’oubli ”

  1. Je n’y crois pas trop à ce « droit à l’oubli » imposé par la CJUE. Google est bien trop puissant avec ses algorithmes tordus… Il trouvera toujours une parade… Mai sne tombons pas dans la paranoïa !😉

  2. péter, roter devient, deviendrait un luxe.. (oup’s, réaction à chaud) (même à froid) (hein ervé)

  3. Perso je m’en contrefous ! Si je ne veux pas laisser de traces, je reste dans ma coquille, loin d’Internet !

  4. « give me shelter » disait une pierre roulante.. peut-être n’en ais-je pas envie ? ou (/) de ‘choisir’ ma-coquille..
    merci

  5. Plus simple et efficace que de réclamer le droit à l’oubli : s’imposer à soi-même l’exigence de fermer sa gueule.

    C’est à quoi je m’exhorte tous les matins, avec le succès mitigé que l’on voit…

          1. sans vouloir déranger ni pinailler mais « l’oubli » (droit ou pas) dans l’absolu est imparable, inévitable..
            sale temps Didier, tu ne trouves pas.. remarque, je suis dans les départements ‘orange’ là où y a des orages..
            Tiens, un cri du salon et de ma femme: coup franc.. bah, nos camarades hexagonaux, citoyens normaux (« au dessus de personne ») vont j’espère nous le faire ‘oublier’ (filet, c’est ‘web’ en anglais, n’est-ce pas)
            désolé.. pas grand chose à dire, mais me sens seul.. ça passera

  6. Moi je l’ouvre surtout depuis que j’ai regardé le « cave se rebiffe » et en constatant que d’autres avaient régulièrement voix au chapitre pour dire des conneries à cœur d’année…

    Et dites-vous bien que dans la vie, ne pas reconnaître son talent, c’est favoriser la réussite des médiocres.

    Le Dabe en s’adressant au cave.
    Jean Gabin, Le Cave se rebiffe (1962), écrit par Michel Audiard

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