Les errements de la gauche (radicale)


Ami(e) socialiste, tu as raison. La gauche (radicale) erre (1).

Une récente tribune d’un sociologue dans les colonnes de Bastamag est éclairante. Elle rejoint l’argument d’autres analystes, sympathisants de cette gauche radicale mais qui interrogatifs sur sa stratégie (2).

Résumons les arguments.

1. Le FN progresse auprès des classes dites populaires car cette gauche (radicale) ne fait pas le travail. Bien sûr, la gauche non radicale ne fait pas mieux auprès de cet électorat-là qu’elle a d’ailleurs plus ou moins abandonné dans ses discours et dans ses actes.

2. La gauche (radicale) a été frappée du syndrome trotskyste. En d’autres termes, elle se réfugie dans des grandes ambitions internationalistes (smic européen, solidarité internationale, soulèvement mondial des masses opprimées). C’est confortable. Elle n’ose attaquer la mondialisation des échanges et ses effets.

3. S’ajoute une autre critique, relayée par des Michea et quelques autres, contre le « gauchisme culturel apôtre de la libération des aspirations individuelles« . Je ne la fais pas mienne. Ce « gauchisme culturel » fait progresser les droits – mariage pour tous, égalité hommes/femmes, droits des enfants, etc. C’est une lutte permanente contre l’existant et les forces de conservation. Mais on peut reconnaître que ces combats-là ne sont pas politiquement audibles dans la période que l’on traverse.

4. Les errements de la gauche radicale troublent parce que la gauche de gouvernement se plante par ailleurs. Que reste-t-il ? Qui reste-t-il ?

(1) Nous regroupons sous cette appellation les différentes composantes du Front de gauche. On s’épargnera les débats sémantiques svp. D’aucuns appellent ces mouvement la gauche tout court. Ok pour moi.

(2) Par souci de transparence personnelle, je vote pour cette gauche radicale; donc prenez ceci également comme une autocritique.

35 réflexions sur “ Les errements de la gauche (radicale) ”

  1. A ce niveau de reconstruction penser internationaliste est contre productif, puisque les électeurs pense nationalisme et individualisme. Je sais çà par rapport à mes 15 année d’assos sur les barricades sociales françaises et certains de ces intellectuels (qui n’ont pas trop connu eux-mêmes la misère et le RMI) devraient d’abord y faire un stage, au lieu de penser que la misère du sous prolétariat c’est toujours à l’étranger. Il y en plein à réparer d’abord en France et ensuite on pourra voir plus large si çà marche. C’est la première raison pour laquelle j’ai quitté le PCF pour créer mon assos? Seul, mon frère, les dix autres camarades de la cellule et moi-même étions érémistes ou ouvriers pauvres et tous les autres avaient des places de fonctionnaires ou étaient retraités de la fonction publique (profs, postiers, SNCF, grosse boite américaine, Shell, etc.) et de ce fait, ne comprenaient pas notre demande d’ urgence à ce que çà change (trop révoltés, « gauchistes »). Çà aussi c’est à prendre en compte. ARAMIS

  2. Bien d’accord avec ça, la gauche radicale, gauche de gauche ou appelez ça comme vous voulez est aujourd’hui tout aussi inutile que la gauche sans idées qui gouverne, ou en tous cas est au gouvernement.

    Je peux toujours m’hasarder à donner un petit conseil même si je doute que ça soit entendu : mettez la pédale douce sur les discours sur les étiquettes, arrêter de vous réfugier dans les grandes déclarations stériles (style « c’est tout le système/capitalisme/europe/… qui est comme ça et si tu ne l’attaques pas de front tu ne peux rien faire »). Tout ça ne nous parle plus à nous autres précaires.

    A la place une foison d’initiatives ouvertes à tous ciblant un problème restreint et concret. Par exemple dénoncer l’incompétence ahurissante de pôle emploi qui est aujourd’hui une machine à saboter l’économie et à déprimer les masses laborieuses. voilà un problème qui mériterait qu’on s’y attèle.

    En gros on a aujourd’hui plus besoin de l’abbé pierre que de Trotsky.

    1. Jean Michel,
      Pôle Emploi instrumentalisé à dessein en variable d’ajustement libéral dans l’objectif inavoué si cher à la droite UMPS : faire du réformisme l’alpha et l’oméga du pansement dit sociétal ( en langue de bois ) . Et , cela appliqué à toutes les missions régaliennes : Éducation Nationale , Énergie , Santé Publique , Recherche , Culture , Économie / Emploi etc…etc…
      A contrario , les employés de Pôle Emploi , comme les militaires , les policiers et Tutti Quanti sont les larbins impuissants du système TRÈS compétent à tuer toute initiative et créativité populaires et démocratiques qui mettrait à mal le pouvoir des puissants .
      Attaquer Pôle Emploi en tant qu’institution aliénante , oui mais en respectant les employés piégés à leur corps défendant dans un rôle de larbins déshumanisés/sants . . Ne pas se tromper de cible , l’ennemi n’est pas celui qu’on désigne à la vindicte mais celui qui à le pouvoir .
      Et , la preuve que la gauche anti-gouvernementale est utile : http://www.jean-luc-melenchon.fr/wp-content/plugins/newsletter-pro/do.php?a=r&nr=MTI0OzQyOTE7U2lnbmVyIGwnYXBwZWwuLi47aHR0cHM6Ly93d3cuY29sbGVjdGlmc3RvcHRhZnRhLm9yZy9zaWduZXotbC1hcHBlbC8%3D – Sans cela , beaucoup de précaires auront à se plaindre de misère , je vous fait le pari….

      1. @yoyopolo

        Un point d’accord, le fait que les employés de base de pôle emploi sont eux même englués dans une structure kafkaïenne qui ne leur laisse aucune chance de faire leur métier.

        Pour le reste, je vous rappelle Napoléon qui disait qui ne fallait pas attribuer à la malveillance ce qui s’explique extrêmement bien par l’incompétence. En choisissant l’option « malveillance », vous embrayés direct de manière stérile sur la grande Lutte qui est censée décider de toutes les autres (ici traité transatlantique, hier c’était autre chose). Et au passage, on n’a en rien réglé le problème concret qui fait tomber les gens et l’économie en dépression.

        Regardez les procédures abscons et les outils informatiques préhistoriques avec lesquels salariés de bases, chômeurs et petits patrons sont censés se débrouillé. ça n’a rien à voir avec un plan diabolique ou un manque de moyen global (le logo pôle emploi avait coûté une fortune par exemple). ça n’a rien non plus à voir comme vont le dire sans réfléchir les trépanés libéraux avec une incapacité génétique du service public à vivre avec son temps, la déclaration de l’impôt sur le revenu est un bon contre-exemple alors que pas mal de gros trucs privés français merdiques (société générale, sfr, …) sont tous aussi merdiques que pôle emploi.

        Ce qui est nécessaire ici, c’est une rééducation des hautes sphères de pôle emploi par confrontation à la réalité du terrain : pendant un an, on met au chômage la moitié des grands pontes de cette structure dont ils sont persuadés qu’elle marche plutôt bien. (ils ont une tonne de statistiques pour le montrer). Charge à eux de retrouver un emploi le plus vite possible. La règle du jeu étant bien entendu qu’ils n’ont pas le droit d’avoir recours à leurs réseaux au sein de l’administration et des grosses boîtes, uniquement aux services de Pôle Emploi. Je suis persuadé qu’au bout d’un an, ils vont revenir avec plein d’idées pour améliorer leurs services😀

          1. « Blablater sans fin » : au moins c’est clair, analyser les problèmes ne vous intéresse pas beaucoup, les régler n’en parlons pas.

            Le problème c’est que les faits sont têtus : alors que l’UMP a fait amplement la preuve de son efficacité et désormais de sa corruption, que le PS n’en finit pas de décevoir (pour être poli), que le FN utilise toujours les deux ou trois mêmes cordes depuis 30 ans, la nébuleuse à gauche du PS, face à cette absence de concurrence, et en pleine crise qui aurait plutôt tendance à valider ses analyses, vous faites des scores très faiblards.

            La faute aux médias ? Je n’en crois pas un mot. C’est avant tout un problème d’offre politique. Les tribunes comme celles que vous me citez parlent à un autre public que celui des électeurs, à savoir celui des (vieux) militants. Alors que les électeurs, dont la Gauche se prétend en permanence le ventriloque, attendent eux en réalité des héritiers de l’abbé pierre, c’est à dire des ingénieurs et des entrepreneurs du social.

            1. Jean-Michel ,
              Comment pouvez-vous savoir de ce qui m’intéresse et des solutions que j’y vois … Vous êtes bien péremptoire et , sachez que je ne suis pas le perdreau de l’année et que je milite dans un parti de gauche de même qu’en des combats que d’aucuns adversaires estiment dépassés comme la lutte des classes par exemple , et vous , militez-vous ? si oui , grand bien vous fasse , si non çà n’en est pas moins respectable . Sachez aussi que je militais avant mai 68 et sans analyser ces évènements que j’ai vécu et que d’autres ont fait mieux que moi , que je peux m’enorgueillir de mon passé ouvrier qui , ajouté à l’analyse politique du moment a été une expérience très féconde que je souhaite à beaucoup de vivre à nouveau sous une forme actualisée , il va sans dire . Et je vous prie de ne pas resservir l’antienne de la nostalgie soixante-huitarde forcément désuète aux yeux de certains qui sont idéologiquement enclins à en nier les bienfaits au profit des erreurs…de jeunesse ; D’autre part , souffrez qu’en mai 68 ( encore cette p….n de nostalgie , hi hi hi ) je fus soignant psy et que j’y ai vécu une de mes plus belles aventures anti-psychiatriques à laquelle je reste attaché , on se refait pas et , le  » social  » , vacataire en maison d’arrêt etc… je connais ….Et pour finir , le lien que j’ai fourni précédemment répond au sujet de Juan sans digresser outre mesure

  3. 1. Le FN progresse auprès des classes dites populaires car cette gauche (radicale) ne fait pas le travail.

    ça reste à vérifier :
    1° le terme progression n’est pas forcément aussi net si on compare la dernière présidentielle avec la dernière européenne qui a vu deux millions de vois de moins….

    2° le point sur les critères socio pro est plus compliqué à faire que sur celui des catégories d’âge. J’ai présenté les calculs ici même sur un précédent texte.

    3° il va de soi que les couches populaires, au sens socio pro du terme, seront toujours plus nombreuses que celles des professions libérales, des cadres ou dirigeants…..

    donc il faut considérer comme fracasser une porte ouverte que d’employer cet argument ce sera toujours vrai en pourcentage mais pas si sûr en proportion des votants par catégories

    4° j’ai émis l’hypothèse que c’est le vieillissement de la population qui favorise l’expansion du FN et de celui de l’UMP qui essaie de piquer le fond de commerce du FN

    j’espère qu’un jour un politologue sérieux prendra le calcul des derniers votes en quantité et non en pourcentage….nous verrions plus clair sur le vote FN

    1. Les pourcentages, ça fout la trouille au citoyen . La quantification des votes, ça le démotive . Tant que les votes blancs ne seront que partiellement comptabilisés, les médias pourront toujours y aller de leurs commentaires orientés en fonction du bord pour lequel ils penchent , et l’opinion continuera d’être manipulée .

    2. La démocratie,c’est la gérontocratie. Les politiques s’adressent à la masse des électeurs vieillissants. Nous sommes dirigés par des vieux cons qui ont connu la révolution sexuelle, le plein emploi, le boom immobilier, des retraites meilleures que ce qu’ils nous laissent… j’en passe et des meilleures. Heureusement, ce papy-boom disparaîtra. La crise finira dans les années 30. Allez encore 15 à 20 ans pour voir la reprise. Hein!

  4. La gauche radicale ne fait peut-être pas le travail mais les grands médias ne l’y aident pas non plus . Un exemple tout bète : suite à l’interwieiw d’Hollande, ce 14 juillet, de qui c’est-y que les télés ont passé les réactions ? Chatel, pour l’UMP ( défense de rire ), Phillipot pour le FN et Faure pour le PS . Pour les autres, circulez, y a rien à voir

  5. 1° il me parait évident qu’à une époque où l’individualisme est le modèle de société, les valeurs de gauche, traditionnellement plus collectives de partage ou de régulation ne puissent progresser sous la pression des médias en majorité libéraux, des formations d’économistes et de journalistes très orientées et formatées…

    2° Il me parait toujours étrange de constater qu’à peu près partout se pose l’alternative entre « droite » et « gauche  » sur des notions qui datent du début du XXeme siècle alors que les valeurs, les techniques, et la société dans son ensemble mérite aujourd’hui que soit reconsidéré un mouvement de « gauche radicale » progressive selon de nouveaux codes et de nouveaux objectifs adaptés à l’époque..

    il faut considérer que la droite, jusqu’à l’extrème et la gauche du PS et annexe sont  » néolibéraux financiers » décomplexé ; il reste à imaginer un fondement alternatif qui soit « social progressiste régulateur  » avec reprise en main des outils de pouvoir (monnaie, stratégie économique du territoire national )

    bref, une alternative consisterait au moins à poser le problème des dérives économiques et financières que tout le spectre des politiques approuve pour construire un projet qui prend forme en lisant les lordon, les atterrés, les todd, les giraud, les husson, et d’autres intellectuels qui posent le problème bien différemment…

    ensuite il reste à attendre « l’accident économique majeur » qui fera enfin réfléchir nombre de citoyens sur un choix de société plus équilbré ..

    1. Depuis plus de 40 ans, les « accidents économiques » sont de plus en plus rapprochés . Mais il ne se passera rien tant que ce sont les citoyens lambdas qui en souffrent . Et comme les partis dit de gouvernement sont à la botte de la finance (il suffisait d’écouter FH hier ), les plus riches continueront de s’enrichir malgré, où plutôt, grace aux crises successives, d’autant que les grands médias sont leurs complices .

  6. « On démissionne beaucoup au PG ces jours-ci. En un an, si l’on croit des documents internes à la direction du PG révélés par la presse, le Parti est passé de 12.000 à 9.000 adhérents, soit une perte de 25% des effectifs. A la démission des petits et des sans grade, s’ajoute aujourd’hui celle de certains dirigeants. »

    Je vous conseille d’aller lire la suite ici: http://descartes.over-blog.fr/2014/07/corinne-nous-quitte.html

    1. Ne pas oublier, cependant, que le Front de Gauche est une coalition d’une dizaines de partis. Encore faudrait-il savoir dans quels partis se fait hémorragie et pourquoi ? Quant à cette hémorragie, que dire de celles de l’UMP et du PS ? ARAMIS

      1. Piqué sur le blog, le salon beige :

        16 juin 2013

        Les adhérents ne se bousculent pas à l’UMP

        Sur les 280 000 adhérents UMP en 2012, seulement 84 000 ont renouvelé leur carte en 2013. A Paris, on compte 3 900 adhérents à jour de cotisation 2013 (contre 22 308 en 2012). On comprend la faible participation à la primaire. Dans les Bouches-du-Rhône, 4 000 encartés 2013 contre 13 000 en 2012. Dans le Val-de-Marne, 2 500 adhérents sont à jour de cotisation contre 5 400…

        Cela montre que les tentatives de récupération par l’UMP de LMPT n’a pas eu d’effet. Peut-être faudrait-il que l’UMP s’engage fermement à abroger la loi Taubira.

        1. Le Point parle de la fuite des adhésions au PS :
          e Parti socialiste a enregistré une baisse de près de 20 000 adhérents en moins de deux ans, qui s’ajoute à la perte de la moitié de ses élus municipaux aux élections, ce qui le place dans une situation difficile pour rebondir. Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, l’a affirmé dimanche : il y a eu « 25 000 » adhérents en moins au PS en deux ans, des militants qui ne sont pas à jour de leur cotisation et sont radiés automatiquement. Il ne s’agit pas, a-t-il relevé, de départs provoqués par les scrutins des européennes et des municipales.

          Dans le même temps « le PS a enregistré 6 000 nouvelles adhésions », affirme le responsable des adhésions, le député Laurent Grandguillaume, qui relève qu’on ne saura qu’à la fin de l’année le nombre exact d’adhérents à jour ou nouveaux. Le PS comptait en tout cas « 170 000 membres fin décembre 2013 ». « Il y a une tendance baissière, c’est sûr », selon lui. À titre de comparaison, l’UMP comptait fin 2013 251 000 adhérents et à la mi-juin 125 000 à jour de cotisation, selon une source à la direction du parti.

          « On a été divisé par deux »

      2. Oui je me suis planté. j’ai confondu PG et FG; donc, désaffection au PG. Et bien moi j’attends avec impatience de pouvoir y adhérer.et militer. ARAMIS

    2. Le rédacteur du billet parle d’inexactitudes . Il devrait, alors, rectifier les siennes : Mélenchon n’est pas ( et n’a jamais été ) président du PG,. Il en est le co-président, l’autre étant Martine Billard . Quand à Corinne Morel-Darieux, elle reste membre du PG . Comme dans tout parti, il y a des départs mais également des arrivées . Ce qui compte, c’est pas le nombre mais la qualité .
      Ceci étant dit, je me permets de signaler que le dernier billet de Mélenchon sur son blog, me fait dire qu’il charrie un peu : il dégomme – avec juste raison – le traité de Nice, qui date de 2001, en passant sous silence qu’il était ministre délégué dans le gouvernement d’un certain Lionel Jospin, signataire, en compagnie de J. Chirac dudit traité .

      1. Pour la dernière phrase JLM n’a pas osé reconnaître qu’il avalait des couleuvres avant de partir. Il devrait finir de purger cette période et aussi d’accepter le référendum révocatoire permettant un meilleur contrôle de la base sur les élus. ARAMIS

    3. @Johnathan R. Razorback

      Encore faut-il préciser que l’auteur, un ancien du PCF, est foncièrement anti-Mélenchon et anti-PG ; que cet article est un « reconditionnement » d’un autre du même tonneau paru en octobre 2013 sur un autre site sujet à caution alliant entre autres Gaullisme, marxisme et nationalisme ; que l’affirmation concernant Corinne Morel-Darleux (à l’égard de laquelle son anti-écologisme fait tenir des propos peu amènes) se trouvent démentie dans la parution sur le site du PG d’un article de celle-ci en date de ce lundi :

      http://www.lepartidegauche.fr/actualites/dossier/transition-energetique-etat-d-ebriete-nucleaire-29075

    4. Le Manifeste

      Quel est le but de notre lutte ?
      La construction sur le territoire de l’Ukraine d’une république populaire
      équitable, sociale, sans les oligarques et la corruption de la
      bureaucratie.

      Qui sont nos ennemis ?
      Les élites dirigeantes libéral-fascistes – l’union criminelle des oligarques, des bureaucrates, des forces de sécurité, et du crime organisé, servant les intérêts des États étrangers.

      Qui sont nos alliés ?
      Tous les gens de bonne volonté qui reconnaissent les idéaux de justice sociale et qui sont prêts à se battre pour eux, pas ceux qui ont accepté l’état libéral-fasciste sur le territoire de l’Ukraine, indépendamment de leur citoyenneté et de la nationalité.

      Qu’est-ce que la république sociale populaire pour laquelle nous nous battons ?
      La république sociale populaire, c’est une forme d’organisation politique de la société, dans laquelle :
      •les intérêts du peuple et de son développement sur tous les plans (spirituel, intellectuel, social, physique) sont les buts et objectifs de la sociale de la république sociale populaire.
      •tout le pouvoir appartient au peuple et est accompli par les organes élus, ses représentants directs.
      •chaque citoyen-travailleur a droit à des soins médicaux, l’éducation, la retraite et la Sécurité sociale aux frais de l’État.
      •est autorisée toute initiative, privée ou collective, étant en faveur du peuple et à son développement
      •est interdit le capitalisme bancaire usurier, vivant aux dépens des intérêts d’emprunt – l’argent ne doit pas être gagné au travers de la servitude pour la dette, mais par la mise en œuvre de projets réussis
      •l’État, agissant au nom du peuple et contrôlé par ses représentants, est le plus gros détenteur de capital et contrôle toutes les industries stratégiques
      •la propriété privée est autorisée, mais les grandes fortunes et leurs investissements dans la politique et l’économie sont sous le contrôle de la société – personne n’a le droit d’être un oligarque et de régner sur le peuple par la création artificielle d’une situation d’exclusivité

      Quelles sont les méthodes de notre lutte ?
      Pour atteindre l’objectif fixé (la création sur le territoire de l’Ukraine de la république sociale populaire), nous sommes prêts à appliquer des méthodes de lutte violentes ou pacifiques. Nous considérons qu’un peuple armé est seul capable de protéger sa liberté, mais la violence n’est qu’un moyen forcé (de derniers recours) pour atteindre un objectif politique.

      Ce qui se passe sur le territoire de l’Ukraine ?
      Sur le territoire de l’Ukraine se produit un soulèvement de libération populaire contre le pouvoir libéral-fasciste, qui tente à l’aide de la terreur et de la propagande d’affermir dans notre pays un capitalisme libéral-fasciste et criminel.

      Qu’est-ce que l’Ukraine ?
      L’Ukraine est un territoire entre l’Union Européenne et la Russie avec des traditions chrétiennes (principalement orthodoxes), peuplée par des peuples divers (Ukrainiens, Russes, Biélorusses, Moldaves, Bulgares, Hongrois, Roumains, Polonais, Juifs, Arméniens, Grecs, Tartares, Ruthènes, Houtsoules, etc.) et qui a des siècles de tradition populaire d’autonomie politique et de lutte pour la liberté populaire.

      Ce qui se passe au Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia) ?
      Dans le Sud-Est (Novorossia) se produit un soulèvement populaire contre le parti libéral-fasciste au pouvoir, établie à Kiev avec l’argent et l’appui de patrons occidentaux. Dans cette rébellion prennent participation tous les peuples : les Ukrainiens, les Russes, les Grecs, les Arméniens, les Juifs, les Hongrois, les Roumains et ainsi de suite.

      Est-ce une guerre entre les Russes et les Ukrainiens dans le Sud-Est (Novorossia)?
      Ce n’est pas la guerre entre les Russes et les Ukrainiens, comme le dit la propagande libérale-fasciste, c’est une insurrection des peuples opprimés contre l’ennemi criminel commun – le parti libéral-fasciste capitaliste.
      Des deux côtés du front combattent des Russes et des Ukrainiens (ainsi que d’autres peuples).
      Du côté des «autorités de Kiev», des mercenaires et des oppresseurs dupés par la propagande se battent pour les intérêts du grand capital criminel et de la bureaucratie malfaisante, alors que du côté du Sud-Est (Novorossia), les insurgés défendent les intérêts du peuple et son avenir libre, équitable et démocratique.

      Les intérêts des russes et des ukrainiens sont ils différents dans les événements qui se déroulent en Ukraine ?
      Les Russes et les Ukrainiens sont unis par les mêmes intérêts socio-politiques – la libération de l’Ukraine du pouvoir du capital criminel, de la bureaucratie criminelle, des services de force criminels, et du crime organisé.

      Pourquoi la révolte dans le Sud-Est (Novorossia) se passe sous des slogans russes ?
      Parce que la population russe et russophone d’Ukraine s’est trouvée dans la double oppression socio-économique (tout comme la population ukrainophone), mais aussi culturel et politique.
      L’oppression Socio-économique, c’est la corruption, le régime d’illégalité, le pouvoir du crime, l’impossibilité de mener une entreprise normalement et d’avoir une vie normale, des salaires de misère, d’être dépendant des «maîtres de la vie» – c’est la norme de l’existence de chaque citoyen travailleur de l’Ukraine.
      L’interdiction de la langue russe dans les régions où 90 % et plus de la population, pense et parle en russe (c’est environ la moitié du territoire de l’Ukraine), l’interdiction de l’enseignement de la langue russe dans les écoles, l’interdiction de la publicité et du cinéma russe, l’interdiction d’utiliser le russe dans le domaine juridique et dans la pratique administrative et beaucoup d’autres interdictions et exigences absurdes et ségrégationnistes – c’est une humiliation de plus de la population russophone de l’Ukraine par le pouvoir criminel libéral-fasciste.
      C’est pourquoi les Russes et russophones se sont soulevés en premier.
      Et c’est le tour de tous les peuples opprimés de l’Ukraine !

      Pourquoi la Russie aide le Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia)?
      Une grande partie de l’élite russe a peur de la protestation socio-politique populaire. Elle se ferait un plaisir de trouver un accord avec le pouvoir de Kiev et de mettre fin à la guerre dans le Sud-Est (Novorossia). Mais la fureur du soulèvement populaire contre le capitalisme oligarcho-bureaucratique libéral-fasciste ne le permet pas. Les peuples de la Russie soutiennent la juste lutte du Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia). Et cela oblige toute l’élite de la Russie (russe d’origine, mais pas d’opinion) de maintenir ou de faire semblant, souvent à l’encontre de ses intérêts stratégiques, qu’elle soutient la rébellion du Sud-Est de l’Ukraine.

      Pourquoi les États-UNIS et de l’UE aident le régime de Kiev ?
      L’objectif principal des États-Unis, c’est l’affrontement avec la Russie, son principal concurrent géopolitique. Les États-Unis doivent soit créer un État ukrainien anti-russe avec des bases de l’OTAN aux frontières de la Russie, soit semer le chaos, en déstabilisant la région.
      L’UE a besoin de marchés supplémentaires pour écouler ses marchandises et des sources de matières premières bon marché.

      Qu’est-ce qui soutient la lutte du Sud-Est de l’Ukraine (Novorossia) ?
      La lutte des peuples d’Ukraine, dont le Sud-Est (Novorossia) est la base de support, est soutenu et développée par la volonté inébranlable des peuples d’Ukraine de se libérer de la domination des élites libéral-fascistes au pouvoir et par la prise de conscience progressive de leurs intérêts socio-politiques et des objectifs de la lutte.

      Est-ce que la lutte dans le Sud-Est (Novorossia) soutient le séparatisme ?
      Non, le territoire de la lutte est l’ensemble du territoire de l’Ukraine. Les rebelles du Sud-Est (Novorossia) tendent la main à leurs frères et sœurs dans toutes les régions de l’Ukraine avec l’appel : «Levez-vous contre l’ennemi commun!»
      Nous allons créer une nouveau pouvoir populaire libre et socialement responsable sur l’ensemble du territoire de l’Ukraine et de la Novorossia.

      Que se passera-t’il après la victoire de la révolution de libération populaire et la naufrage du régime libéral-fasciste ?
      La formation d’un nouvel état sur le territoire de l’Ukraine, dans lequel le pouvoir appartiendra au peuple, non pas en paroles, mais en actes.
      La population de chaque région va déterminer l’avenir de sa région par la voie d’un référendum (comme forme suprême de la démocratie) et choisira soit de rester dans le cadre d’un état uni fédéral (ou confédéral), soit de devenir indépendante.

      Comment se construira le pouvoir politique après la victoire de la révolution de libération populaire ?
      Le pouvoir politique sera fondée sur le principe de la représentation populaire directe (démocratie) – du bas vers le haut.
      Les organes de la Démocratie vont se former, en commençant par les Conseils régionaux et le Conseil Suprême, selon le principe de la représentation des délégués des territoires ; des délégués des organisations des travailleurs, des corporations professionnelles et des syndicats ; des délégués de organisations politiques, religieuses et communautaires.
      Les pilier de la Démocratie populaire seront les conseils locaux.
      Ils délègueront des représentants dans les conseils régionaux.
      L’organe suprême de la représentation populaire (Conseil Suprême) se composera de délégués des conseils régionaux.
      Le Conseil suprême choisira le gouvernement, responsable devant le peuple en la personne de ses représentants.
      Nous préconisons l’éligibilité des juges et des chefs des structures des forces de l’ordre sur le terrain (localement).

      Quels seront les droits de régions à la suite de la victoire de la révolution de libération populaire ?
      Chaque région aura le droit de disposer de sa Constitution ou d’un autre document fondamental pour garantir aux peuples résidant sur son territoire leurs principaux droits politiques, économiques, sociaux, culturels, religieux.
      Chaque région sera en droit de choisir, outre les langues nationales, les langues régionales pour le développement culturel, politique, juridique ou administratif.
      Chaque région aura le droit de former son budget sur la base de l’imposition des personnes physiques ou juridiques exerçant des activités sur son territoire.
      Chaque région sera en droit d’avoir une activité autonome dans le commerce extérieur.

      Quelles seront les responsabilités des régions à la suite de la victoire de la révolution de libération populaire ?
      Chaque région sera obligée d’acquitter une partie de ses impôts dans le fond anti-crise commun (pour les circonstances de catastrophe naturelle ou autres cataclysmes).
      Chaque région sera obligé d’acquitter une partie de ses impôts pour les besoins généraux de l’État national – la défense, le dépenses de l’appareil d’état commun, la construction de structures d’importance nationale.
      Chaque région devra obéir aux principes nationaux communs des rapports réciproques du travail et du capital, des libertés civiles et politiques.
      Chaque région doit maintenir l’ordre et protéger les droits et les libertés des citoyens, dans le cadre de la législation nationale.

      Ce sont les principes de base et les objectifs de notre combat.
      Chaque honnête citoyen et patriote doit les accepter et les soutenir.

      Nous comptons sur la solidarité internationale et le soutien de tous ceux pour qui les idéaux d’égalité, de démocratie et de justice sociale ne se traduisent pas qu’en paroles mais en faits.

      Ensemble – nous vaincrons !

      Approuvé par la résistance de la conférence de Yalta 07/07/2014

      Traduit par Philippe Deville pour http://www.les-crises.fr

      1. ben c’est simple et précis: c’est le Manifeste des Résistants du Dombass
        et ça ferait une joilie plateforme pour un programme de gauche et anti capitaliste.

        1. @Charles Michael

          Ce délire nationaliste plus que douteux, se définissant comme chrétien, clairement autoritaire, quand bien même se dissimule-t-il derrière l’usage du mot « populaire », semble bien n’être lui-même rien d’autre qu’un néo-fascisme.

          Au passage :

           » Raphaël Lemkin, juriste juif qui a inventé, en 1943, le terme et le concept de génocide et qui l’a fait valoir d’abord au Tribunal de Nuremberg puis à l’ONU en 1948, a traité explicitement dans ses différents écrits Holodomor comme un génocide. »

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Holodomor

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