Ce que la télévision apporte à nos aînés

C’est devant ce poste de television que nous retrouvons chaque année ma grand mère pour l’amener plus haut dans la montagne. L’été est cette période rituelle de transhumance familiale, davantage encore que Noël.
Le petit poste, dont l’actuelle version est plus moderne que les précédentes, siège dans la salle à manger.
Nous avons l’habitude de fustiger le petit écran, l’abrutissement que le media Tv procurerait aux foules. Railler la télévision à coups de messages assassins sur les réseaux sociaux est un exercice désormais quotidien  la toile.

Voir ma grand mère de province devant le poste me rappelle chaque année à une autre réalité que celle de bobos et autres hipsters dont la « connexion » avec le monde si nous entoure prend forcément des voies plus dynamiques.

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Chanson du dimanche: « Basement »

Le clip vaut davantage de le coup d’oeil que la chanson, je vous l’accorde. Surtout vers la fin, avec ses fesses de robots.

Taubira va-t-elle rester au gouvernement ?

Mardi, Christiane Taubira est restée au gouvernement .

La Garde des Sceaux avait une loi à faire passer, une qui puisse marquer son ministère, une qui corrige partiellement les détestables textes de la décennie précédente. Partir au milieu du gué, alors que les tensions sont grandes pour que son texte initial soit complètement détricoté, aurait été une mauvaise idée.

C’est ce qu’on pouvait se dire s’il fallait défendre sa décision de rester dans l’équipe Valls.

Cette position me paraît bien étroite.

Samedi, la ministre s’est montré au rassemblement des frondeurs du PS à la Rochelle. On s’est vite interrogé sur les conséquences politiques de sa venue.

« Je ne vois pas où est le problème. Je suis invitée par des amis parlementaires, on peut entendre les débats. »

Et de poursuivre:

« Nous avons laissé les Français se démoraliser. Aujourd’hui n’avons pas le choix, nous devons refaire place à la politique. La politique c’est s’interroger sur la vie dans la cité (…) La politique, c’est débattre. Ce matin, j’y ai pris ma part et j’en assume les conséquences ».

La balle est dans le camp de Manuel Valls. La ministre n’a rien prononcé qui soit en désaccord avec la politique de son gouvernement. Mais elle reconnaît, par sa présence et ses propos, la nécessité d’un débat au sein de la « majorité » présidentielle. En d’autres termes, elle récuse le « TINA » politique que Hollande et Valls veulent imposer à leurs soutiens.

Il parait que les universités d’été, qui n’intéressent plus grand monde depuis des lustres, servent à « peser » sur l’agenda politique de rentrée.

Cette année au moins, il y a effectivement un enjeu: mesurer l’ampleur de la cassure au sein du parti socialiste.

Mince, je tweete comme Jean-Michel Aphatie.

Le jour où François Hollande a oublié les femmes

Donc pour Manuel Valls, les femmes sont un sujet sanitaire.

Une broutille.

 

Le droit des femmes ne relève pas du ministère des « affaires sociales et de la santé »

Le premier gouvernement formé sous François Hollande par Jean-Marc Ayrault comprenait un ministère de plein exercice sur le droit des femmes. Puis, le premier gouvernement formé par Manuel Valls avait déjà élargi les compétences du ministère. La question des femmes se trouvait alors associée aux sport, à la ville et à la jeunesse. Aujourd’hui le droit des femmes relève d’un secrétariat d’état dans le giron du ministère des affaires sociales et de santé.EELV dénonce ce recul, rappelle qu’il s’agissait d’une promesse de campagne du candidat Hollande… Le droit des femmes n’est pas une patate chaude que l’on se refile parce qu’on ne sait pas trop où le positionner…C’est par ailleurs un message pour le moins ambigu qu’adresse Manuel Valls sur la question du droit des femmes : d’un côté Najat Vallaud Belkacem est nommée ministre de l’éducation nationale et c’est la première femme à occuper ce poste, d’un autre la question du droit des femmes est reléguée dans un ministère très large, noyée dans d’autres problématiques liées peu ou prou aux conditions de vie et de santé.

Le droit des femmes mérite mieux que cela et les mouvements récents contre les abécédaires de l’égalité ou encore l’avortement (qui a regagné en vigueur suite au débat parlementaire espagnol) rappellent combien en ce domaine des batailles peuvent être gagnées mais combien aussi la lutte doit être incessante.

Julien Bayou et Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux.

Le ciel d’un jour #24

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Quand Hollande ne sera plus président

En 2018, François Hollande ne sera plus à l’Elysée. Je fais ma politique prévisionnelle. Chacun fait la sienne. Ceux qui s’accrochent à sa trajectoire en zig-zag, les autres qui s’assurent qu’ils perdra, tous font leur propre projection sur l’avenir, c’est-à-dire la prochain élection.

Il y a quelques « purs » qui ne raisonnent que « purement« , sans prise en compte des contingences matérielles, politiques et donc essentielles. Nous les laisserons de côté quelques instants, les « purs » fatiguent vite car le débat se clôt rapidement.

Pour les autres, ils s’interrogent.

Je suis convaincus que Hollande ne sera plus là en 2018. Il sera ailleurs.

Je me permets de reprendre ce que j’ai répondu à un confrère, Dedalus, avec lequel nous avons eu de nombreux désaccords dans le passé. Des désaccords qui n’ont jamais empêché de parler. Je dis ça, je dis rien.

« Tu n’aimes pas cette gauche qui gouverne, comme moi. Peut être moins que moi. Mais quand même. Il faut répéter, encore et encore, que cela ne va pas. Car sinon, ils vont croire que cela va. La posture irresponsable du « je-m’en-lève-les-mains » est effectivement facile, mais je ne crois pas que la radicalité de gauche que j’étais le premier à critiquer après mai 2012 soit aujourd’hui criticable. Pour une raison simple, Hollande.  Il est parti ailleurs. Laissons le voler de ses propres ailes, seul et fragile. Il ne sera plus là en 2018. »