Déflation: pourquoi enfoncer le clou


Il y a 9 mois, c’est-à-dire une éternité, je critiquais comme d’autres les rugissements du Front de gauche contre la hausse de la TVA décidée par François Hollande.

Mon propos était assez simple: les hausse décidées concernaient principalement des biens et services à taux réduit pour lesquels les entreprises ne sauraient répercuter aisément la hausse sur le consammateur. C’était toute l’habileté de Hollande, à la grande différence de Sarkozy en 2011, qui avait décidé une augmentation du taux général de la TVA.

A gauche, la mesure hollandaise a fait hurler, évidemment chez mes nouveaux amis du Front de gauche, mais aussi chez nombre de socialistes critiques.

J’écrivais simplement, le 14 novembre 2013:

« La hausse des TVA réduites pose réellement problème dans les secteurs monopolistiques, par exemple les services publics de transport collectif.

Mais dans nombre de secteurs, cette hausse de la TVA réduite sera sans effet. La raison en est simple, presque du bon sens économique qu’il aurait fallu traduire en honnêteté politique: en période de « basse » consommation pour cause de crise, la pression sur les prix est forte. Au lieu de répercuter la hausse d’une TVA réduite sur le consommateur, les entreprises concernées ont tendance à laisser leur prix inchangés et à réduire d’autant leurs marges. »

Nous sommes en août 2014, et que constate-t-on ?

Que la France s’installe dans la déflation: la hausse de la TVA de janvier dernier n’a eu aucun impact sur le renchérissement des prix.

« 0,4 %, C’est l’augmentation des prix en juillet (par rapport à juillet 2013) dans la zone euro, soit le rythme d’évolution le plus faible depuis quatre ans et demi.

Se faisant l’écho des déclarations, vendredi 1er août, de son premier ministre, Manuel Valls, François Hollande, dont les propos ont été rapportés par Le Monde, a estimé qu’il y avait un « vrai risque déflationniste » »

(source)

Pourquoi écris-je cela ?

1. Parce que j’ai dû batailler ferme sur le sujet la saison dernière – 4 billets en deux mois sur le sujet. La TVA nous a pollué le débat politique alors qu’il y avait plus grave.

2. Parce que nous devons tous nous convaincre mutuellement à gauche. Et nous n’y parviendrons qu’avec des arguments censés, et non des caricatures.

 

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32 réflexions sur “ Déflation: pourquoi enfoncer le clou ”

  1. L’auteur a la délicatesse de ne pas rappeler le projet de grande réforme fiscale annoncée par Ayrault, passée à la trappe pour cause d’économie trop fragile…
    Ceci étant dit , le problème de la déflation vient plus de l’Europe et en particulier de l’Allemagne et le fameux ordo-libéralisme qu’elle impose, à l’ensemble de la zone euro,quasiment à son unique profit ( excédent commercial 2013 : 280 milliards d’euros dont 200 pour l’Allemagne) .
    Hollande aurait dû provoquer une crise : politique de la chaise vide, refus de payer la contribution de la France ( supérieure à ce qu’elle reçoit ). Même si quelques signes, extrêmement timides, de durcissement apparaissent dans ce sens,ils viennent trop tard…
    L’avenir politique n’est plus très rose…

  2. là j’ai beaucoup de difficulté à comprendre le cheminement de pensée de JUAN à chaque fois que ce sujet est évoqué

    1° la hausse de TVA a un impact sur le consommateur qui la paie de toute manière. Pour un prix HT quel qu’il soit, il faudra allonger le supplément de 3 % (par exemple de 7 à 10 ) pour acquérir cet objet…

    2° si les prix Hors taxe s’affaissent ce n’est pas forcément parce que les entreprises on baissé leur prix pour compenser la TVA (rien ne l’indique sauf preuve du contraire

    ça peut être aussi :
    – la concurrence qui se durcit sur une part de gâteau qui diminue (en prix hors taxe…
    – De nouveaux produits importés moins chers (ou intégrés dans un assemblage )….au détriment de la production française..

    La hausse de TVA a été conçue pour améliorer les rentrées publiques parce que la TVA est le premier poste qui représente près de 50 % des recettes publiques.

    exemple :pour un produit HT de 100
    TVA à 7% = 107 TTC
    TVA à 10 = 110 TTC
    le consommateur aura donc 3 € supplémentaire à payer de sa poche…
    et l’état rentrera donc 3€ de plus…

    si le prix baisse à 95 HT
    TVA à 7% = 101.65 TTC
    TVA à 10 % = 104.5 TTC

    le consommateur va donc bien aligner 2.85 € de plus..et l’état aussi…

    ce qui est plus ennuyeux en fin de compte, c’est que l’état ne maintiendra pas ses objectifs de recettes publiques initiaux…il faudra donc serrer plus les dépenses…ou augmenter la TVA ou les taxes….

    mais je peux me tromper…………….

    1. et si le prix TTC ne bouge pas ( le commerçant ayant pris cette décision ,au détriment de son chiffre d’affaires )
      100 ttc à 7% tva = 93.45 ht
      100 ttc à 10%tva = 90.90 ht

      1. oui bien sûr, tu as tout à fait raison,

        aucun doute sur cette possibilité.
        ensuite c’est selon le secteur d’activité et de l’élasticité du prix du produit sur la demande…

        1° Tous ceux qui pourront, chercheront à baisser les prix d’achat pour arriver à ton schéma :
        – importateurs
        – donneurs d’ordre qui vont préssurer les sous traitants
        – et assembleurs ou constructeurs..
        dans d’autres secteurs, les prix baissent pour ne pas crever……

        2° le différentiel de TVA payé par le consommateur reste de 2.55 € quand même

        et enfin, dans ton schéma, c’est l’état qui va le plus dérouiller en rentrant encore moins d’argent sur TVA que dans le mien…….
        ce dernier a donc intérêt à ce que les entreprises ne baissent pas leur prix HT initiaux ….

        intéressant quand on y pense…

        1. c’est simplement,enfin je crois, l’illustration de ce que dit Juan…c’est le commerçant qui paye la hausse de TVA..

          1. ce n’est pas démontré du tout que la baisse d’inflation soit la résultante de compression de prix sous l’effet de la hausse d’inflation. En réalité, pour un tas de secteurs, je n’y crois même pas du tout.

            Aux lectures ici et là, la baisse d’inflation actuelle est liée aux baisses de prix à l’importation,
            – dont l’énergie suite à une baisse de consommation générale et de production…..
            – dont la recherche de produits de substitution moins chers.

            et si on regarde, ne serait ce que les prix d’EDF, ils ne baissent pas….
            les produits de consommation courante, non plus., ceux des produits de construction et du bricolage, pas plus,
            ni ceux des loyers….
            pas plus que l’eau, les déchets ….. ????
            le téléphone ?
            on a fait le tour de 80 % des dépenses contraintes des ménages

            Peut être les voitures ? les produits de luxe ? autre ?

            1.  » prix sous l’effet de la hausse d’inflation. En réalité………

              sous l’effet de la hausse de TVA bien sûr

  3. il y a un schéma à comprendre en déflation (en théorie) ….en relation de cause à effet

    1) hausse des taux d’interet réels
    2° baisse de l’investissement
    3° réduction des coûts de production
    4° compression des salaires
    5° chute de la conso et de la prod (fermetures, chomdur etc…
    6° anticipation de la poursuite de la baisse des prix
    7° report des achats et de l’investissement;.

    en ce moment quasi tout y est…manque plus que nos guignols au gouvernement pour y rajouter les restrictions de dépenses par le sabrage des collectivités territoriales de 50 milliards

    Presque tout le monde focalise sur les budgets de fonctionnement…c’ est presque drôle (beaucoup lèvent la main pour un lâcher de charrettes supplémentaires de territoriaux vers POLE EMPLOI)…

    mais personne, sur les budgets d’investissements qui vont dérouiller automatiquement.
    Il suffit de savoir lire un budget de département ou de région, ça saute aux yeux en regardant les
    (moins de marché publics, donc toutes les boutiques qui vont vers ces marchés….glou glou….)

    je me demande pour qui, ou pour qui travaillent les décérébrés qui construisent un tel plan dans leurs ciboulots….

    j’ai une idée, ils sont COMPLETEMENT paumés ces cons là…

    moralité :
    1° la niche est sur le chien
    2° notre société est suicidaire pour souhaiter des chômeurs supplémentaires….alors que le problème à résoudre est le coût du non travail pour la société…

  4. bon, je ne vais pas faire que chialer non plus…nous sommes tous responsables de notre choix de société et des pantins que nous choisissons pour nous servir de guides……

    que cette fable vous détende derrière une bibine bien fraîche

    Le corbeau sur un arbre perché
    Ne foutait rien de la journée
    Le lapin voyant le corbeau
    L’interpela et lui dit aussitôt
    « moi aussi, comme toi, puis je m’asseoir
    Et ne rien foutre du matin jusqu’au soir ? »

    Le corbeau lui répondit de sa branche
    « Biensûr » ami à la queue blanche
    « dans l’herbe verte tu peux te coucher
    Et ainsi de la vie profiter »
    Blanc lapin s’assit alors par terre
    Et sous l’arbre resta à ne rien faire

    Tant et si bien qu’un renard affamé
    Voyant ainsi le lapin somnoler
    S’approcha du rongeur en silence
    Et d’une bouchée en fit sa pitance

    MORALITE : pour rester assis à ne rien branler
    Il vaut mieux être très haut placé

    1. cool.. j’comprends mieux les paraboles que schéma et totaux (le commerçant, c’est nous-aussi, hein..)

  5. On peut tortiller dans tous les sens en ce qui concerne la TVA – ainsi que d’autres taxes – si on oublie, systématiquement la contraction des revenus du consommateur lambda . Pas d’augmentation de salaire ( et donc, pas d’augmentation des retraites et pas d’augmentation des cotisations versées tant par l’entreprise que par le salarié ), pas de hausse de la consommation, c’est aussi simple que ça . Et ce ne sont pas des mesures à la noix sur les bas revenus ( restitution de 520 euros MAXIMUM sur un an, soit..1 euro 43 par JOUR , champagne pour tout le monde ) qui vont changer quoique ce soit . Tant que les grosses boites ne lacheront rien lors des négociations annuelles sur les salaires, pour ne pas faire de peine à leurs actionnaires, le problème se posera et plombera, par effet induit, les PME .

    1. oui évidemment, c’est bien ce que nous évoquons, le schéma de la déflation puisque la relation de cause à effet est exactement à la contraction généralisée côté économie réelle : couts…….salaires…..emplois…..

      1. Sachant que depuis trente ans, l’écart profits/salaires se creuse au détriment des seconds, il faut bien qu’à un moment donné, la déflation nous pète à la gueule .

        1. rien pour l’économie réelle …..

          parce que les liquidités financières, les bénéfices qui échappent aux états de fait de législations arrangeantes, n’ont jamais été aussi importantes,

          tout cela est un peu compliqué pour moi, mais je pressens globalement que nous sommes dans un système de cavalerie financière depuis 2007…..et comme rien n’a été résolu depuis…..

          tout pour le grand casino qui permet encore de faire gonfler des bulles où les valeurs n’ont de sens que pour celui, qui, in fine, arrivera à baiser tous les autres

          cf : la banque portugaise où les petits porteurs ont déjà senti la poignée de sable….c’est bientôt au tour du peuple de raquer encore… ?

          1. Le premier gros clash remonte à 1987 et la gamelle sur le MATIF . Il n’avait pas fallut 15 ans pour que la loi Pompidou/Giscard fasse ses premiers dégats . Puis l’explosion de la bulle immobilière de 1990 – initiée fin 1989 -, celle des starts-up en 2001 pour en arriver au méga-crash de 2007/2008 .
            Et F.H et son gouvernement de bras cassés qui s’accrochent à leur politique de l’offre ….! C’est plus que de l’incompétence, c’est, au mieux, de la connerie crasse, au pire une complicité assumée avec la pire des finances .

              1. J’oubliais le blocage des salaires par le cher Jacques Delors, en 1984, parce que, comme ses prédécesseurs, il était infoutu de maitriser les prix et donc, c’est ce brave homme, futur boss de l’UE, qui a fait du salarié, une variable d’ajustement . Et c’est de ce personnage que se réclame F.H .;;!

                1. je suis attérré par rapport aux équipes françaises de l’ex imposteur et des branleurs actuels qui n’essaient rien alors que la France est le deuxième pays de la zone en importance……..
                  pour autant je ne suis pas sûr qu’il y est un homme ou une femme (la parité )…..d’envergure pour les enjeux actuels, c’est tout notre problème…..

                  mais aussi à tous ces vendus de bruxelles qui ne se cachent plus depuis des années pour organiser le marché et la loi des multinationales à ,notre grand détriment…

                  1. Il est vrai que Bruxelles, sa commission, ses technos à la manque et ses lobbyes envahissants bousillent l’économie européenne, mais il est bon de préciser que c’est sur les directives du Conseil Européen des chefs d’Etats et de gouvernements Ce sont eux, les premiers responsables et ce sont eux qui ne veulent rien changer, parce qu’ils en sont aujourd’hui, à la fuite en avant et advienne que pourra . L’exemple avec l’Ukraine en est la preuve .

  6. Je cru lire kéqpar que les rentrées fiscales étaient en baisse de 13 milliards.
    Je suis sur d’avoir lu et entendu que la courbe du chomage continuait son ascension.
    j’ai vu notre belle performance Bousicotière se casser la margoulette depuis quelques jours.
    j’attends les voeux de la rentrée des producteurs agricoles suite à la fine politique de sanctions de l’USAE.

    Donc tout va très bien et le team Gattaz-Hollande va surement aller chercher la croissance avec les dents, en Albanie ou à Kiev.

  7. N’ai pas vérifié dans l' »Art de le Guerre » mais Sun Tzu aurait probablement pu dire en ceci : « Si tu veux remporter des victoires, choisis bien tes batailles. »

    « L’indice d’inflation sous-jacente est un indice désaisonnalisé qui permet de dégager une tendance de fond de l’évolution des prix.
    Il traduit l’évolution profonde des coûts de production et la confrontation de l’offre et de la demande.
    Il exclut les prix soumis à l’intervention de l’État (électricité, gaz, tabac…) et les produits à prix volatils (produits pétroliers, produits frais, produits laitiers, viandes, fleurs et plantes,…) qui subissent des mouvements très variables dus à des facteurs climatiques ou à des tensions sur les marchés mondiaux.

    L’indice d’inflation sous-jacente est corrigé des mesures fiscales (hausse ou baisse de la TVA, mesures spécifiques sur les produits…) de façon à neutraliser les effets sur l’indice des prix de la variation de la fiscalité indirecte ou des mesures gouvernementales affectant directement les prix à la consommation. L’inflation sous-jacente est ainsi plus adaptée à une analyse des tensions inflationnistes, car moins perturbée par des phénomènes exogènes. »
    http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/inflation-sous-jacente.htm

    Cet indice d’inflation sous-jacente était déjà dangereusement proche de 0 au début de l’année, 0,09% selon Atlantico.
    http://www.atlantico.fr/decryptage/alerte-009-inflation-jacente-france-jamais-ete-aussi-proche-deflation-nicolas-goetzmann-988586.html

    Autrement dit, le ralentissement du taux d’inflation sous-jacent, déjà constaté en France mais avéré partout dans la zone euro à la fin du premier trimestre 2014, celui qui a motivé la mise en œuvre de certaines mesures à la BCE, révélait une tendance déflationniste qu’une hausse de la TVA seule ne réussirait pas à corriger… par définition.
    http://communautes.agefi.fr/conjoncture-americaine/l-inflation-sous-jacente-ralentit-en-zone-euro-preoccupant

    Vu la conjoncture européenne, difficile de s’en tenir à la hausse/baisse globale des prix sur quelques mois pour évaluer l’impact réel de la hausse de la TVA, avec une nouvelle tendance de fond se mettant en place.

    Pour éviter de faire ressembler les explications dans les choix faits ou non par les acteurs économiques en France au « wishful thinking » dont fait preuve Bercy avec le Medef, poussons donc l’analyse plus loin, faisant la distinction dans le panier entre les produits et services soumis à des tensions sur le marché et ceux qui ne le sont que peu.

    Sans surprise, une fois ventilée, l’évolution de l’indice des prix harmonisée (Métropole+DOM) entre décembre 2013 et juin 2014 (données INSEE) dresse bien le tableau de l’inflation ressentie, à raison, sensiblement au-dessus des 0,40% annuels (voire des 1,3% côté services) annoncés pour la zone euro…

    1/2

  8. Nomenclature : Variation (Pondération 2014, base 10000)

    En baisse :

    Produits alimentaires : -0,08% (1353)
    Boissons non alcoolisées : -1,31% (134)
    Articles d’habillement : -1,65% (352)
    Articles chaussants : -1,71% (101)
    Électricité, gaz et autres combustibles : -0,53% (488)
    Articles de ménage en textile : -2,36% (42)
    Appareils ménagers : -1,50% (88)
    Verrerie, vaisselle et ustensiles de ménage : -0,93% (77)
    Produits et appareils thérapeutiques, matériel médical : -0,46% (450)
    Équipements et services de téléphonie et télécopie : -4,01% (239)
    Équipements audiovisuels, photographiques et informatiques : -3,86% (158)
    Voyages à forfait : -5,08% (28)
    Soins personnels : -0,80% (289)
    Effets personnels n.d.a. : -0,78% (110)
    Services hospitaliers : -0,04% ()

    Total pondération : 3909

    En hausse :

    Boissons alcoolisées : 1,17% (166)
    Tabac : 3,50% (204)
    Loyers d’habitation réels : 1,22% (634)
    Réparation et entretien du logement : 2,89% (149)
    Adduction d’eau et autres services relatifs au logement : 2,07% (185)
    Meubles, articles d’ameublement, tapis et autres revêtements de sol : 0,68% (151)
    Outillage pour la maison et le jardin : 0,93% (49)
    Biens et services pour l’entretien courant de l’habitation : 0,09% (186)
    Services de consultation externe : 0,46% (552)
    Achats de véhicules : 0,60% (358)
    Utilisation des véhicules personnels : 0,78% (922)
    Services de transport : 0,63% (269)
    Services postaux : 4,15% (18)
    Autres biens durables importants pour les loisirs et la culture : 0,78% (34)
    Autres articles et équipements de loisirs, jardins et animaux d’agrément : 0,78% (212)
    Services récréatifs et culturels : 1,42% (240)
    Édition, presse et papeterie : 1,03% (139)
    Enseignement : 0,12% (21)
    Services de restauration : 1,78% (607)
    Service d’hébergement : 6,63% (139)
    Protection sociale : 1,63% (408)
    Assurances : 2,95% (248)
    Services financiers n.d.a. : 2,17% (66)
    Autres services n.d.a. : 1,00% (134)

    Total pondération : 6091

    Pas trop de mal à retrouver les secteurs correspondant par exemple au taux réduit passé de 7 à 10% en début d’année pour se faire une idée de la répercussion, partielle ou non, sur les prix…

      1. Argh ! Pas vu que manquait la première partie du commentaire (non validée par Juan) où je précise à quelle période cela correspond… C’est décembre 2013 – juin 2014.

      1. Ai surtout oublié de numéroter le second commentaire😉

        Mon propos était justement de dire qu’une inflation sous-jacente en chute libre empêchait de terminer l’analyse sans avoir (beaucoup) plus de données.

        Le minimum ici serait déjà d’entamer une analyse sectorielle pour appréhender la tendance par produits et services, puis tenter de parvenir ainsi à isoler l’inflation résultant de la conjoncture, puis celle qui nous intéresse résultant de la hausse de TVA.

        Tenter uniquement car la hausse de TVA n’est même pas appliquée de façon homogène sur les prix d’un secteur, ce qui nécessite de cibler beaucoup plus finement encore que je ne l’ai fait, les sous-catégories de la nomenclature… espérant en disposer d’adéquates, quand il y a fort à parier que se pencher sur la structure du marché sera nécessaire.

        Ou encore parce qu’il faudrait pouvoir valider l’analyse en comparant la conjoncture actuelle avec une situation précédente sans hausse de TVA… avec un marché évoluant lui en permanence, mais différemment en fonction du secteur.

        Bref, vais raisonnablement préférer le confort d’une certaine approximation, évitant les pièges d’une analyse trop rapide, sans trancher au-delà de ce qui est connu…

        Évitant les phénomènes exogènes (dans le secteur culturel ou celui des transports par exemple), si j’extrais 4 catégories de mon tableau précédent toutes concernées par la hausse de 7 à 10% et à peu près classées (me semble, mais je peux me tromper) par ordre croissant du poids relatif, dans la structure du marché, des produits ou services visés :

        Autres articles et équipements de loisirs, jardins et animaux d’agrément : 0,78% (212)
        Services de restauration : 1,78% (607)
        Réparation et entretien du logement : 2,89% (149)
        Service d’hébergement : 6,63% (139)

        y voyant une corrélation, quelle explication donner ?

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