Vladimir Poutine et la gauche française


On a oublié qui est Poutine.

En France, à gauche, on a oublié qui est réellement Poutine.

Je me suis dit cela, l’un de ces après-midi d’août,  en regardant une énième rediffusion d’un ancien documentaire, « le Système Poutine », datant de 2008 sur Vladimir Poutine sur la Chaîne Parlementaire. C’était avant qu’il ne cède la place à la Vladimir Medvedev à la présidence de Russie (une place qu’il a repris en 2012). Mais c’était après la mort des dissidents, les massacres en Tchétchénie, la prise de contrôle de Gazprom, et la catastrophe du sous-marin Koursk.

La plupart des témoins russes interrogés dans ce film, écrit et réalisé par Jean-Michel Carré, et commenté par l’acteur Denis Lavant, ont été menacés de mort.

Quand Nicolas Sarkozy en avait fait son « nouvel » meilleur ami dès sa prise de l’Elysée, Poutine en France avait perdu pas mal de crédit à gauche, si tant est qu’il en avait encore. Je n’ai pas souvenir de débat à gauche pour traiter cet autocrate d’autocrate, ni pour fustiger ses agissements en matière de politique interne ou étrangère.

Depuis quelques mois, Vladimir Poutine a pas mal de défenseurs.  Tous ne sont pas aussi enthousiastes que François Fillon, Marine Le Pen ou Thierry Mariani bien sûr. Les vrais soutiens français de Poutine sont à droite et à l’extrême droite. Mais à gauche, la vigilance semble s’être relâchée.

A gauche, l’affaire Snowden (ce lanceur d’alerte qui révéla l’ampleur de l’espionnage officiel américain à qui Poutine accorda très opportunément l’asile politique), fut le premier moment politique important du « décrochage« , d’autant que le gouvernement Hollande se contenta de suivre tristement les ordres américains et refusa toute asile politique à Snowden.

Depuis, certains se contentent de soutenir l’activisme diplomatique de Poutine (faisant silence par là même sur son autocratisme interne) par souci de réalisme politique (cf. Chevènement par exemple), par anti-impérialisme américain (comme lors de la guerre civile en Ukraine ou du conflit syrien), ou par simple esprit de contradiction.

Bref, Poutine a récupéré une certaine « aura« . C’est surprenant, inquiétant, quand on se rappelle l’homme et son action.

 

Lire-télécharger le rapport d’Amnesty international : « Russie. Liberté menacée. Mesures de répression sur les libertés d’expression, de réunion et d’association en Russie »

 

52 réflexions sur “ Vladimir Poutine et la gauche française ”

  1. je me suis fait effectivement pas mal d’ennemis dans mon propre mouvement en disant ce que je pensais de la politique russe et de cet ennemi de la démocratie là…

      1. ça m’a l’air tout a fait logique et vos amis eux au moins se souviennent que la Gauche a été batie sur l’idée de nation, que la République est née non seulement des Révolutions de 89, de 93, de 1830, de 1848, mais de la défaite de 70 où curieusement deux personnalités aussi opposées et différentes que Thiers et Blanqui sont arrivés à la même conclusion: la république est la seule solution pour la nation.

        quant au repoussoir utile du FN parfaitement inconsistant et trompeur, ça ne peut me faire oublier que par définition la construction européenne est de droite et le PS Hollandais est de droite.

  2. Pour celles et ceux qui se sont intéressé(e)s à la Russie sovietique savent qui est réellement Poutine, tout comme Elstine d’ailleurs.
    Mais comme j’étais -et je suis- une anti, ça m’a valu quelques inimitiés dans mon propre mouvement également…. mais bon!
    Mais que des gouvernements qui se sont battus pour une URSS « démocrate » serrent maintenant la main de ce personnage me confortent dans la direction que j’ai prise.
    Mais il ne faut pas oublier que le peuple russe est attachant et accueillant

  3. Qui a dit que la droite était incapable de moderniser ses actes et son discours ? ….
    Voilà bien un bel exemple : en 1936 la droite clamait haut et fort  » plutôt Hitler que le Front Populaire  » ; en 2014 elle déclare  » plutôt Poutine que le socialisme  » !
    N’ en déplaise aux esprits chagrins , n’ est-ce pas la preuve que la droite est tout à fait capable de vivre avec son temps ?

    1. Je vous rappelle tout de même qu’en 1936, vos grands-parents idéologiques étaient à genoux devant Staline. Et qu’ils le sont restés lorsque celui-ci a conclu un pacte avec Hitler, au point d’encourager les soldats français à la désertion en 1939 et 1940.

      1. Non TOUS nos grands-parents n’étaient pas à genoux devant Staline. Lorsque celui-ci a signé le pacte de non agression avec Hitler la résistance communiste française était déjà opérationnelle avec les moyens du bord. D’ailleurs il y a eu des communistes qui se sont retrouvé(e)s en prison puis en camp de concentration.

        1. Résistance communiste, my ass ! À partir de l’été 41, oui, mais avant non (ou alors elle ne concernait que des individus isolés et plus ou moins désavoué par la direction du PCF). Quant aux communistes emprisonnés, ils l’ont été, pour la plupart, précisément pour leurs appel à la désertion et à la « fraternisation » avec les soldats allemands, comme l’exigeait Staline, allié à Hitler. Ce fut le cas de Guy Môquet, entre autres.

          1. Je maintiens et il faut reprendre l’Histoire. Il y en a eu qui se sont battus dès la déclaration de guerre et il y avait beaucoup de communistes ou proches.
            Quand même il ne faut pas oublie MC Vaillant-Couturier qui, journaliste et germaniste- avait fait un reportage en Allemagne dans les années 34/35 sur la prise du nazisme et qui avait pris des photos d’un camp en Allemagne. D’ailleurs c’est à ce moment qu’elle s’est engagée dans la Résistance avec des camarades : Politzer, Casanova, etc…. enfin je ne vais pas faire un cours d’Histoire…. mais je connaissais bien Marie-Claude (c’était ma députée) et lorsqu’elle nous racontait, ce n’était pas du flan. D’ailleurs il y avait également Fania Fénélon (la personne qui a monté un orchestre à Auschwitz avec des prisonnières, ce qui lui a permis d’en sauver de la mort) et bien d’autres que je ne vais pas citer ici mais que j’ai bien connu(e)s + les anonymes

            1. « Il y en a qui se sont battus… » : je ne disais pas autre chose ! Seulement, ils ne furent, jusqu’au printemps 41, qu’une très petite minorité : la grande majorité demeura l’arme au pied jusqu’à l’invasion de la Russie par Hitler, obéissant en cela aux consignes de Staline.

              (Du reste, ceux des communistes qui ont résisté dès 1940 n’en ont que plus de mérite.)

            2. N’oublions pas Georges GUINGOIN qui créa le maquis Limousin et que le PCF avait décidé de faire flinguer par un camarade parce qu’il n’était pas assez discipliné. Heureusement qu’il n’a pas écouté certains autres camarades  » supérieurs du secteur qui avaient décidé de prendre Tulle le 9 juin 1944 (en rejetant les avertissements de Georges GUINGOIN), avec la répression des nazis que l’on connaît…

              1. Exactement d’ailleurs il y avait eu un excellent documentaire sur ce camarade sur la 3 ou Arte, je ne me souviens plus de la Chaîne.

          2. Les premiers pensionnaires des camp de concentration d’Adolf et de ses acolytes Goering et Goebbels, c’était les communistes et les socialistes, dès 1933, le motif étant l’incendie du Reichtag, dont il est aujourd’hui admit que c’était sur ordre de Goering .

            1. Ne mélangez pas tout, Monsieur Bobards : Aurore et moi parlons des communistes français à partie de 1939. Leur situation n’avait rien à voir avec celle des communistes allemands entre 1933 et la signature du Pacte germano-soviétique.

              1. La signature du pacte germano-soviètique est dûe a Pierre laval, ministre des affaires étrangères en 1935 et qui a fait capoter les négociations engagées entre la Russie et la France par son prédécesseur, feu Louis Barthou, assasiné en même temps qu’Alexandre de Yougoslavie par les oustachis, futurs alliés des nazis, laissant ainsi le champ libre a Adolf et son ministre des AE Ribbentrop . Le pacte germano-soviètique servait surtout aux Russes à gagner du temps, la paranoia de Staline ayant décapité le haut commandement Russe et la modernisation de ses armemants venant tout juste de débuter . Le partage de la Pologne,clause à l’époque secrète, est une des saloperies de Staline . Preuve que l’armée Rouge était du genre flageolante, la rouste reçue de la part de la Finlande . A titre d’information, c’est le Front Populaire, soutenu par le PCF, qui a entamé la modernisation de l’armée Française, trop peu, trop tard . Il ne faudrait pas oublier que le PCF a été interdit dès septembre 1939 par le gouvernement Daladier .
                Ca lui a éviter de voter les pleins pouvoirs à Pétain .

                1. > Il ne faudrait pas oublier que le PCF a été interdit dès septembre 1939 par le gouvernement Daladier.

                  Et ce à raison.
                  Que faire d’autre face à la trahison de ces dirigeants « communistes » qui soutenaient en bloc le camarade Staline dans ses petites affaires avec Hitler ?

                  A noter que tous les députés communistes n’étaient pas sur cette ligne, il faut aussi rendre hommage à ceux (1/3 d’après Wikipédia) qui, scandalisés par cette ligne pro-stalinienne, ont quitté le parti.

                  http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_communiste_fran%C3%A7ais_pendant_la_dr%C3%B4le_de_guerre

                  1. Ce n’ est pas parce que les dirigeants communistes « fricotaient » avec Staline que Daladier a interdit le PC, c’est surtout pour allégeance aux allemands, et ceux qui avaient quitté le Parti avaient rejoint le maquis mais étaient toujours communistes.

                  2. Parce que Blum, en juillet 1940, demandant au gouvernement Pétain, quand pourrait reparaitre « Le Populaire « , le journal de la SFIO, c’est pas une forme de trahison ? A moins que ce ne soit une bétise consternante .

              2. Mais Alain a raison de le rappeler! J’en avais fait référence avec le passage de Marie-Claude en Allemagne pour son reportage. La chasse aux communistes a commencé ici et quand la guerre a été déclarée, la 1ère mesure des nazis a été de faire la chasse aux cocos et bien « qu’ils soient entrés en résistance » plus tard la Résistance coco était bien là

          3. Autant raconter l’histoire de ce pacte en entier, n’est-ce pas ?

            Les bourgeoisie européennes étaient strictement effrayée par la Russie bolchévique et le succès de l’URSS à reformer et consolider l’ancien empire tzariste.
            ce qui explique largment la montée des partis fascistes et ligues de droite, type Croix de feu, cagoulards, etc, dans les démocraties. C’était particulièrement vrai en Angleterre,mais dans pratiquement toutes les monarchies constitutionelles neutre, le tout mélangé avec le traditionnel antisémitisme.

            avec l’arrivée au pouvoir de Hitler, la remilitarisation de la Rhénanie, l’Anschuss en Autriche, le traité de Munich, Staline envoya Molotov proposer un pacte d’assistance militaire à l’Angleterre et à la France, plusieurs tentatives furent repousser par la France et l’Angleterre.
            Hitler dans cette période proposait à la Pologne crypto-fasciste une association pour attaquer la Russie, les Polonais eurent peur on les comprend, et l’Angleterre et la France signèrent avec la Pologne, fatale erreur.

            Et Staline signa avec Hitler pour gagner du temps et redécouper la Pologne, la Finlande, etc. il n’y a pas de petits profits. En clair c’est l’anti-bolchévisme primaire de droite qui obligea Staline à signer avec Hitler.

            je ne sais pas pourquoi cette histoire me rappelle un peu la vague anti-russe actuelle, et la connerie européenne, pas vous ?

            1. Donc, si je suis bien votre « raisonnement », les démocraties européennes auraient dû s’allier au tyran russe pour lui éviter de s’allier lui-même au tyran allemand, son frère jumeau ? C’est amusant…

              1. Non, rien d’amusant
                et ce n’est pas un « raisonnement » mais des faits historiques établis.
                pour un tradi de droite, je vous rappele que par pur empirisme François 1er s’était allié avec les turcs pour combattre Charlequint.

                la politique et encore plus la politique internationnale c’est des rapports de force, pour grandes personnes de préférence.

        1. Bien sûr ! vous autres avez le droit, et même le devoir, de brandir Pétain et la menace de je ne sais quel néo-pétainisme tous les quatre matins, mais l’histoire vous est une propriété exclusive ! Chasse gardée !

          1. Vous n’allez pas nous en faire toute une histoire, tout de même, non ? De toute façon, l’ébauche du néo-pétainisme avait été déjà mis en place avec Sarko, alors… Hollande c’est plutôt DALLADIER, l’homme de Munich… L’histoire bafouille et fonctionne à rebours. ARAMIS

          2. Ce ne sont pas que des historiens de gauche qui ont décortiqué les causes et les conséquences du pacte germano-soviètique . Et si ils sont arrivés à une conclusion commune, on peut penser que les faits étaient avérés

          3. Ce que je voulais dire Didier, c’est qu’il serait bien cesser de toujours remettre sur le tapis de nos merdes actuelles les merdes d’antan. On avance pas. Et ça ne fais que faire tourner le débat en rond.

            Voilà, c’est tout !

            Bisous.

  4. La question n’est pas d’être pour ou contre Poutine , c’est de savoir quelle est la meilleure attitude à adopter avec lui .
    Que je sache , on traite bien avec les chinois , les saoudiens , les qataris ou avec les dirigeants africains qui emprisonnent , lapident , torturent et j’en passe et des meilleurs . Et où la démocratie est même à des années lumières de la Russie .
    Si on ne comprend pas que la Russie n’acceptera jamais que des missiles de l’OTAN soient installés en Ukraine et ceci pour de multiples raisons , si on continue à suivre les conseils de BHL qui lui veut en découdre , alors on risque de passer d’un état de guerre froide à un état de guerre tout court .

    1. Merci l’arsène , la seule chose que je concède à 2gaule c’est d’avoir maintenu la France hors de l’OTAN sinon , pour le reste , il nous a bien mis dans la mouise avec sa force de frappe , sa V ième , son bonapartisme et son monarchisme républicain . De la part d’un aristo , pas étonnant .

  5. Poutine reste un despote à virer, même si la droite le dit plus « démocrate » que ses prédécesseurs « communistes » pour faire du business, mais je trouve que la smala bourgeoise européenne et américaine exagère en voulant nous faire croire que le risque de troisième guerre mondiale qu’elle nous fait courir avec l’assimilation de la Crimée dans l’espace européen, sous prétexte de « démocratie » d’expression de la liberté et de paix, alors que les Perching sont déjà prêtes à avancer aux portes de la Russie. On nous prend vraiment pour des cons… Tous les mêmes : Poutine, Obama, Hollande, etc. mêmes vermines. ARAMIS

  6. Je crois que la personnalité (et la personne de Poutine) n’est absolument pas le sujet.
    le processus de diabolisation fait partie de la propagande habituelle maintenant très bien décrit par Michel Collon, il est d’ailleurs permanent depuis que la Russie a repris son destin en main.
    le processus qui amena à la pendaison de Sadham et au chaos irakien, celui qui amena au lynchage de Ghadafhi et au chaos Lybiens avec ses métastases au Mali, Niger, Cameroun, Nigeria,celui qui détruit la Syrie sans détroner Bashad, celui en bref des bombardements huamintaires et démocratiques devrait être bien connu.
    Il s’agit de domination et de controle des ressources pétrolières.

    la question à se poser, n’est surement pas d’ordre moral, encore moins de sauver les Russes de l’emprise de Poutine (accessoirement les russes approuvent à 83 % sa politique), mais de savoir quels sont les intérets de la france et des Français.
    pour ce qui est des Danois ou des Polonais je leur laisse le soin de s’occuper d’eux-mêmes, on pourrait cependant ce demander quels sont les intérêts de l’Europe qui ne correspondent peut-être pas tout à fait avec ceux des USA.
    En gros il s’agit de géopolitique et de géostratégie et dans ces domaines les bons sentiments, mélange de posture et/ou de naïveté, ne sont pas bienvenus.

    L’Europe y perd déjà, la France aussi; les USA ont déjà gagné sur ce point le retour de la guerre froide remets l’Europe sous leur dépendance.

    Mais pour avoir accès aux ressources russes il faudra une guerre, à coté d’ici en Ukraine. Vous y aurez comme associés ces nazis de Svoboda et Pravy Sektor, appréciés par le Papa du FN.

    la Russie est en train de se détourner de nous, forge un large front contre l’exeptionalisme US et ses petro-dollars avec la Chine, l’Inde, le Pakistan, l’iran, le Brésil, l’Argentine, l’Afrique du Sud, et de nombreuses républiques d’asie centrale, il n’est pas sure que la Turquie n’y frappe pas à la porte.
    Ils espèrent tous, non pas échapper, mais limiter les dégats que la crise montante des finances US et de l’UE, ne manquera de reproduire en plus fort et sous peu.

    L’Europe n’existe pas mission accomplie.

    La France? mais c’est où ?

  7. Si les Occidentaux, leur UE et leur OTAN étaient moins c..s, Poutine ne serait pas en situation de passer pour un « gentil » .
    A part cela, la Russie est un immense pays dont on peut douter qu’il soit simple à museler . Si Poutine écrase son peuple, comme les tsars et Staline avant lui, ses jours seront comptés . Gorbatchev qui était plus  » démocrate  » a bien été débarqué . Alors…!

    1. Et puis, si les Russes ( avec ou sans Poutine ), la Chine et les BRICS, parvenaient à brise l’hégémonie de la monnaie de singe qu’est le dollar, ce serait un bienfait pour tout le monde . Mais nos atlantistes forcenés sont tellement à coté de la plaque…

  8. ben-comme tout le monde: 2 hémisphères.
    Pourquoi rajouter ‘2 partis’, vous l’aviez compris
    ma culture, la notre, m’autorise de me taire (profitez-en !)

    1. dit-on.. à se taire ou de se taire ?

      pas obligé de répondre ou de me-envoyer sur le site machin. No urgence ! je survis assez bien (ça regarde qui/no question; sais la réponse) aussi l’économie de qql merci.
      Dans une autre vie, j’f’rais radin, et pas que !

      désolé camarades c’était ma minute: bande d’enculé (au singulier ?)

  9. Pontife reste un dictateur comme les dirigeants chinois mais leur existence est utile pour contrebalancer les autres impérialisme. Le yin et le yang en quelque sorte. Il faut juste se garder de sombrer dans l’eloge ou la critique aveugle et ne pas oublier que la Russie est un pays continent qui ne se dirige pas comme la France.

    1. De là à peser que la France serait un pays d’incontinents qui pissent sur la Russie pour emmerder Poutine…Je déconne,,bien sûr. ARAMIS

      1. pareil Aramis, j’aime bien déconner ! (sérieux; tu vois le genre)
        même si je vais en forêt plus que la moyenne (en gros) eh ben si je vois un ours, pareil, je me barre !
        et pas à 4 pattes
        sinon ça baigne..

    2. c’est exactement ce que j’en pense, il faut un contrepoids à la famille Rapetout; il n’y a qu’à imaginer nos bénets signant ce traité Trans Atlantique ( les Japonais ont refusé le même en Trans pacifique, l’Inde aussi) bonjour les privatisations des services publics, bonjour le Smig à 400 euros, la retraite à 99 ans et les licenciements secs en 48 heures.

  10. Quand j’ écris qu’ en 1936 la droite clamait haut et fort :  » plutôt Hitler que le Front Populaire  » , il ne s’ agit point de fantasmes , mais d’ une réalité historique . En revanche , rétorquer que mes  » grands-parents idéologiques  » se prosternaient devant Staline relève de la pure stupidité spéculative ( une nouvelle fois : Juan aime que l’ on soit poli ) . Si j’ appliquais les même méthodes que  » didiergoux  » , si je m’ abaissais à reproduire ses pratiques , je lui rétorquerais que pendant que mes aïeux se démontaient les lombaires à force de faire des courbettes à Staline , les siens se déboîtaient l’ épaule à faire le salut nazi ….. ce qui serait tout aussi déplacé . Donc , par courtoisie , je n’ aurais pas la cruauté d’ évoquer ce genre de chose !
    J’ ai maintes fois observé , au cours des 70 années de ma vie , que lorsque la droite est à court d’ arguments , lorsqu’ elle est poussée dans ses derniers retranchements , elle ne répond JAMAIS sur le fond de la question lorsqu’ on la critique , mais cherche une autre cible , elle détourne la conversation , en quelque sorte .
    Exemple : la droite , jadis , a soutenu Hitler ; c’ est un fait indubitable , une réalité . Impossible de nier . Heureusement , il y a Staline ! Brave Staline ! Comme Staline était aussi fumier ( pardon Juan ) que Hitler , en filigrane du raisonnement de  » didiergoux  » on peut percevoir :  » oui , à droite , nous ne sommes pas irréprochables , mais vous , à gauche , vous ne valez pas mieux que nous  » .

    1. Calimero,
      évidement vous avez raison, d’abord parceque Hitler a occupé la France, et sous l’occupation ceux qui ont résisté (comme mes parents) ont pris des risques pendant que les pétainistes actifs ont cru miser su le bon cheval et souvent pour des profits personnels dans ces temps de misère.
      ensuite parce que les communistes, premières victime du nazisme et de ses camps, étaient tout à fait indignés du pacte, mais par disipline du Parti ont accepté, officielement de jouer le jeu. Comme beaucoup de Français d’ailleurs complétement désemparés.

      Bon, Didier, faut que je retourne à Katyn, j’ai encore quelques officiers fascistes Polonais à terminer.

      1. @Charles Michael

         » officiers fascistes Polonais  »

        Comment osez-vous dire pareille chose, insulter de si ignoble façon les polonais assassinés par Staline à Katyn ? Parce que pour ce qui est d’un fasciste, je n’en vois qu’un seul, ce dernier, quand bien même se dissimulait-il sous un drapeau qui ne devait sa couleur rouge qu’au sang de ses millions de victimes…

        « Pour moi, tout courant d’idée qui admet la dictature […] est au fond, objectivement et essentiellement, fasciste. […] Le fascisme, au point de vue psychologique et idéologique, est l’idée de la dictature. Tant que cette idée est émise, propagée, appliquée par les classes possédantes, on la comprend. Mais quand la même idée est saisie et mise en pratique par des idéologues de la classe laborieuse comme le moyen de son émancipation, on doit considérer ce fait comme une aberration funeste, comme une singerie aveugle et stupide, comme un égarement périlleux. Car étant essentiellement fasciste, cette idée, appliquée, mène fatalement à une organisation sociale foncièrement fasciste. Cette vérité a été justement démontrée — sans contestation possible — par « l’expérience russe ». L’idée de la dictature comme moyen d’émancipation de la classe ouvrière y a été pratiquement appliquée. […] bientôt, les plus ignorants, les plus aveugles, les plus obstinés, seront obligés de constater : la révolution triomphante, au lieu de mener à l’émancipation de la classe ouvrière, aboutit en fait, et en dépit de toutes les théories des émancipateurs-dictateurs, à l’esclavage et à l’exploitation les plus complets, les plus terribles, de cette classe ouvrière par une classe dirigeante privilégiée. […] Voilà pourquoi […] Aucune différence n’existe entre Staline et Mussolini. Et voilà pourquoi le « fascisme rouge » n’est nullement une boutade, mais l’expression exacte d’une bien triste réalité. »

        Voline (Волин Всеволод Михайлович Эйхенбаум ) – ‘ Le fascisme rouge ‘

        1. Oui, vous avez raison et cette provocation adressée à Didier était de mauvais gout, j’adresse donc mes excuses à ceux que ce débordement a choqué.

          Je ne défend ni Staline, ni Hitler, ni aucun de ces bourreaux, dictateurs, massacres, pogroms, génocide, etc. dont l’histoire abonde et qui sont tous ignobles.
          mais l’époque et la séquence incroyablement rapide d’événements brutaux doivent être aussi perçue dans un ensemble à la fois cohérent, et propulsé par une idéologie totalement incohérente, hypocrite et manipulatrice.
          C’est vrai ça m’énerve.

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