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Merci Cécile Duflot


L’ancienne patronne d’Europe Ecologie Les Verts raconte son expérience de ministre du gouvernement Ayrault pendant 2 ans, jusqu’en avril dernier.

Le livre, qui sort la semaine prochaine, semble sans appel.Nous jugerons sur pièces.

Cécile Duflot a livré quelques constats au Monde, dans l’édition du 21 août. Et elle exprime comme peu de femmes (ou d’hommes) politiques mon sentiment du moment.

Cécile Duflot n’était pas dans l’opposition des premiers jours à François Hollande. Son propre parti d’ailleurs ne l’est même pas encore. Duflot a négocié avec Hollande (en 2011), puis fait campagne après le 1er tour; puis travaillé avec Hollande. Elle a même été une ministre des plus loyales pendant 2 années, alors que les désaccords politiques grandissaient, jusqu’à la rupture d’avril dernier. Elle espère encore que Hollande va plier, devant la conjonction des mauvais résultats (ou de l’absence de résultats), d’une part, et de la colère et la désertion croissantes à gauche.

La perspective politique qu’elle résume en une formule – « Le temps de la social-écologie est venu » –  rejoint celles d’autres à gauche. Oui, il faut « construire un modèle intense en emplois avec un bas niveau de croissance« . Ceux qui ne voient pas cette évidence sont techniquement des conservateurs qui ne voient le monde tel qu’il est.

Elle tape juste quand elle accuse le gouvernement de « succombe(r) au présidentialisme de nos institutions ».

Elle tape encore juste quand elle rappelle que « la gauche doit transformer la société ». C’est évidemment difficile quand les temps sont durs.

Duflot dit plus fortement que d’autres que les écologistes sont partis du gouvernement pour d’autre raison qu’un désaccord politique sur la politique (faiblement) écologiste du gouvernement.

Le drame est social, l’impasse politique porte sur l’aberrante incantation en faveur de la croissance et le gaspillage des dépenses publiques sous forme de réduction de charges sociales pour les entreprises. C’est sans doute le plus dur à entendre pour Valls ou Hollande.

Je ne souscris cependant pas à la critique personnelle que fait Duflot sur Hollande. On jugera sur pièce, après la lecture du livre, si cette critique personnelle tant relayée par des médias gourmands est l’essentiel du bouquin.

La prochaine étape, si rien ne change, est pour Duflot et d’autres l’opposition frontale.

 

43 réflexions sur “ Merci Cécile Duflot ”

  1. D’accord avec vous ! Attendons ! Et souvenons-nous que:

    Nul gouvernement ne peut être longtemps solide sans une redoutable opposition – Disraeli

  2. Du flot, c’est déjà un mini tsunami pour un capitaine de mini pédalo… Elle s’est aperçu que Hollande était un creux opportuniste de droite déguisé en sous-marin rose et le dénonce, c’est déjà çà. Mais que la paie était bonne et que la retraite sera belle, quand même. Çà valait bien quelques couleuvres à avaler. ARAMIS

  3. Qu’il est faucille de cracher dans la soupe surtout lorsque l’on a certainement produit la loi la plus contre productive de ce début de quinquennat, loin de protéger les plus pauvres et faisant stagner le marché de l’immobilier par un formalisme des plus ridicules.
    Mais il est bien évident que, comme lorsqu’elle est sorti du gouvernement, mieux vaut prendre les devants. Et pour éviter de se faire virer et / ou d’être mise en face de son incompétence cette femme qui n’a pas non plus briller dans son rôle de chef de parti préfère agir comme une Morano de seconde zone, donneuse de leçons… Pas bien joli….

  4. Il faut « construire un modèle intense en emplois avec un bas niveau de croissance ». Revenons en 1850 alors, à l’époque c’était ça ! On annonce déjà que dans 20 ans 70% des emplois pourront être tenus par des robots. Alors, chiche, on régresse et on laisse les autres en tête?
    Cécile Duflop, écologiste de personne et cracheuse dans la soupe….

    1. « Revenons en 1850 alors  »

      mais je crois qu’on y va, à petite vitesse depuis 40 ans mais ça s’accélère dans le genre rabotage des protections sociales, précarité, salaires en basisse et dividendes en hausse, gouvernement aux ordres des patrons, internationale financière et bellicisme d’état comme en 14.

      Je me demande ce qui nous manque ?
      Ah, oui, trouvé, une bonne crise financière… et elle a tout l’air de nous attendre au coin de Wall Street.

    2. Vu que même les grands médias admettent qu’on a consommé en 8 mois ce que la terre met un an à produire, on est en route pour 1850 ( mais ça fait déjà un moment ) .

  5. Les Verts (je me refuse à nommer ces guignols des « écologistes », lesquels sont des savants respectables) sont de purs parasites, au même titre que le ténia ou la douve du foie – mais c’est le problème du PS, pas le mien.

    Ce sont en plus des parasites indécents et irresponsables. Naguère encore, les hommes ayant exercé des responsabilités gouvernementales laissaient passer un long délai avant de publier à propos de leur expérience (Alain Peyrefitte a ainsi attendu un quart de siècle avant de faire éditer les trois volumes passionnants de son C’était de Gaulle). Tout cela est terminé : désormais, on crache dans la soupière à peine son assiette lichée.

    Cécile Duflot est un être profondément méprisable.

    1. « Cécile Duflot est un être profondément méprisable. »
      Les êtres profondément méprisables ce sont ceux qui se disent de gauche et qui sont toujours dans ce gouvernement .
      Un Jean-Vincent Placé qui fait tout son possible pour entrer dans cette clique libérable est très méprisable et surtout très pathétique .
      La seuls chose que l’on peut reprocher à Duflot c’est d’avoir été trop naïve pour croire que Hollande allait faire une politique de gauche à tendance écolo .
      Qu’elle lui dise m….. est la moindre des choses , car il le vaut bien .

      1. Naive?…Pas sûr . Opportuniste?…Certainement . Roulée par FH ?…Evidemment . Vexée?…Sûrement . Décidée à vraiment s’impliquer à gauche ?….Hummmm .

    2. Cracher dans la soupe après s’être abondamment servie ne se justifie que comme démarche de rupture personnelle définitive avec toute carrière politique ( voir  » La comédie du pouvoir », de Françoise Giroud), ce qui n’est certainement pas le cas.
      Bon courage à ceux qui, demain, voudront faire alliance avec Cécile Duflot : ils savent ce qui les attend !

  6. Pour l’instant, les médias avides ne retiennent que les phrases assassines…..attendons de lire le livre….
    L’essentiel pour moi est qu’elle a fait du bon travail ….et que le gouvernement est en train de le saccager….
    Et quand je vois les réactions de certains de « ses camarades » ….je me dis qu’il lui a fallu du courage pour écrire ce livre !

    1. Yves Cochet – un des rares à être resté fidèle à son parti – a parfaitement expliqué le fonctionnement des Verts . Les réactions de certains de ses camarades n’inquiète donc certainement pas Duflot .

    2. Du bon travail ? …. j’ai rien vu, vous avez un exemple ?

      celle qui était partie pour faire du bon travail, Cecile Batho, virée pour une réflexion sur son budget minable,
      et pas un mot de Duflot pour la défendre, solidarité gouvernementale ?
      ou Rien pour ceux qui ne sont pas de la Firme ?

      Servile, faux derche, incapable, maneuvrière, que des qualités pour une ambition personnelle. Beurk !

  7. c’est bien de parler de son bouquin, ça va lui faire un peu de pub, et c’est bon pour les ventes.

    c’est tout ce que j’ai à dire sur ce sujet. Vivement le prochain

  8. Robert HUE vient lui aussi d’écrire un bouquin ( bon parait il…) dont on parle moins : « les partis politiques vont mourir et ils ne le savent pas ».
    « Jamais l’amicale complicité née de cette période,il y a quelques dix sept ans ne s’est , à ce jour,altérée »…de qui parle t’il dans ce livre ? du même homme que Cécile Duflot: François HOLLANDE !
    A méditer,non?

  9. avec Mélenchon qui arrête il semble quand même que vouloir représenter une opinion ou une action alternative au libéralisme financier, au jour d’aujourd’hui relève du sacerdoce et du courage politique et économique…..

    il faudra bien un jour que les français, en majorité, se décident sur un choix de société qui ne ressemble que peu à celui qu’ils ont vécu. Le négocier ou le préparer, vaudrait mieux que de le voir accouché au forceps….

    d’où l’intérêt de rêver que des extra terrestres viennent nous sortir de la merde puisqu’aucun demi sang qui se fait reluire devant les caméras n’en semble capable….

    1. Mais qui a bien pu dire que MELENCHON arrêtait ???? Quand on prend du recul comme il le fait, par rapport à l’attentisme général des connards qui ne guettent que le moment de le flinguer à chaque mouvement ou mot pour essayer de cacher leur propre vacuité politique et sociale, c’est surtout pour mieux revenir dans l’arène. Il suffit d’aller sur son blog pour le comprendre. Pour HUE (dont je regrette bien d’avoir coller les affiches quand il était au PCF) le voilà atterri aux bottes du PS avec son PUP à la con, tu parles d’une prestation. Qu’on se le dise, MELENCHON n’est pas « parti » mais continue de travaille à une nouvelle mouture du FRONT DE GAUCHE avec des débats internes au PARTI DE GAUCHE assez intenses. ARAMIS

      1. POUR INFO
        Actualité > Politique Fil RSS
        VIDEO. Mélenchon quitte la coprésidence du PG, mais continue le «combat»

        Pauline Théveniaud | Publié le 22.08.2014, 12h15 | Mise à jour : 21h14
        Envoyer Saint-martin-d’hères (Isère), ce vendredi. Jean-Luc Mélenchon abandonne la coprésidence du PG mais assure vouloir continuer «le combat» politique autrement. Saint-martin-d’hères (Isère), ce vendredi. Jean-Luc Mélenchon abandonne la coprésidence du PG mais assure vouloir continuer «le combat» politique autrement. | AFP/ROMAIN LAFABREGUE
        Zoom
        RéagirAgrandir le texte Diminuer le texte Imprimer l’article Tout leParisien.fr sur votre mobile Précision utile : cela n’a rien d’une mise au vert. Jean-Luc Mélenchon a annoncé jeudi qu’il quittait la coprésidence du Parti de gauche (PG), en marge de l’université d’été du parti qui se tient en ce moment à Grenoble (Isère).
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        L’idée, résume le secrétaire national du PG Alexis Corbière, c’est de «prendre de la hauteur, pas du recul». «Il a été amené à être parfois dans des questions de cuisine politique qui lui ont pris du temps, de l’énergie. Il a mieux à faire.» Soit, explique ce proche, «se situer plus encore qu’avant dans le champ de la réflexion théorique».

        Se réinventer aussi. Et tirer les leçons d’une année marquée par l’«échec» – c’est Mélenchon lui-même qui le dit – du Front de gauche. Les divergences entre le PG et ses alliés communistes sur la stratégie à adopter face au Parti socialiste empoisonnent la coalition depuis les municipales de mars. Il y a aussi eu les très décevantes européennes de mai, qui ont fortement affecté le tribun. «On n’est pas des robots… Quand vous voyez que le FN est en tête à 25%, avec en plus une abstention massive, vous en avez gros sur la patate», admet Alexis Corbière.

            1. « Comment çà ? Et vous çà vous ferais du mal de trier ce qui vous dérange? c’est trop dur ?  »
              Dur de quoi,de s’exprimer,par politesse,correctement,et de ne pas copier 2 fois les mêmes choses ou des suites de mots sans signification?
              Allez ,cadeau: »çA vous feraiT du mal »

              1. C’est bien ce qui me semblait. Encore un ou une Capelovici sarkolâtre qui n’a rien intéressant à dire, mais qui vient surtout pour corriger les fautes, en évitant les textes trop longs, de peur d’en faire aussi. Un classique. Regardons un peu ce que vous nous amenez de frais :
                « Dur de quoi,s’exprimer,par politesse,correctement,et de ne pas copier 2 fois les mêmes choses ou de suites de mots sans signification? » fermez le banc. Le sage montre la lune et le sot regarde le doigt en critiquant son aspect. Mettez donc un espace après la virgule çà vous donnera de l’air et évitez donc de corriger Cà par « çA », vous en devenez ridicule. C’est comment votre vrai nom la denrée ?

                Très profond les droitiers sarkolâtres qui font pire que ce qu’ils critiquent (voir texte est éloquent car, même court il reflète déjà votre personnalité complexée : Texte court, syntaxe en ruine, ponctuation rabougrie et raisonnement de chiotte) et qui ne voient même pas qu’il ne s’agit pas d’un double copîer-coller mais d’un article publié tel quel, de la très journaliste droitière Pauline THEVENIAUD. Vous êtes venu faire quoi ici ? Pour le cas où vous ne vous seriez pas posé la question, pourquoi, selon vous, laisserions-nous parfois quelques erreur malgré quelle soit soulignée en rouge ? Simple, pour mettre à jour les pisse-froids dans votre genre. ARAMIS

  10. Cécile Duflot!!! Que faut il en dire? A Villeneuve St Georges elle est très -trop – connue. Elle a voulu déboulonné la municipalité sortante (PC)…elle s’est envoyée dans le Mur.
    Sans prévenir son Parti elle a négocié son maroquin avec ses 2,5% aux présidentielles et une place de sénateur pour Placé. Le seul qui était valable au gouvernement c’était le jeune (je ne me rappelle plus de son nom) et puis une écolo qui roule en 4x…. C’est limite

    1. pascal CANFIN ? (j’ai beaucoup de respect pour lui…il écrivait des articles, si je ne me trompe , dans alternatives économiques)

  11. ministre et députée, elle ne doit ça qu’à cause d’un marché passé avec aubry avant les primaires socialistes, alors que cette dernière était secrétaire générale du PS et s’était fourvoyée avec les verts.bien que je soupçonne aubry capable de faire ça pour em..der hollande
    comme hollande est incapable de prendre une décision, il a pris les verts au gouvernement jusqu’à ce qu’il ai enfin pris une décision enfin pour une fois la bonne lors du remaniement de les virer.
    d’ailleurs duflot a toujours été peu de chose et maintenant elle est devenue pas grand-chose.
    son petit (très petit) jeu débile risque de démolir et d’éliminer complétement les verts
    un grand merci à aubry qui a foutu un bordel monstre mais c’est dans ses habitudes.

  12. Il faut construire un modèle intense en emploi avec un bas niveau de croissance…

    Je dirais même plus. Il faut construire un modèle intense en emploi, avec des rémunérations élevées, des retraites confortables, une énergie pas chère et propre, un système de santé excédentaire, avec un bas niveau de croissance.

    Qui dit mieux ?

  13. « La prochaine étape, si rien ne change, est pour Duflot et d’autres l’opposition frontale. »

    Ce qui requiert d’avoir non seulement une colonne vertébrale, mais aussi un cerveau en état de marche. Sans oublier le cœur.
    Autant dire que ça n’arrivera jamais.

  14.  » Un autre monde est possible, il est indispensable, il est à notre portée. Le capitalisme, après un règne de deux cents ans, est entré dans une phase mortifère : il gère tout à la fois une crise économique majeure et une crise écologique d’ampleur historique. Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l’économie n’est pas reine mais outil, où la coopération l’emporte sur la compétition, où le bien commun est plus important que le profit. Le capitalisme a changé de régime depuis les années 1980 et a réussi imposer son modèle individualiste de comportement, marginalisant les logiques collectives. Pour sortir du capitalisme, il faut prioritairement se défaire de ce conditionnement psychique. L’oligarchie cherche à détourner l’attention d’un public de plus en plus conscient du désastre imminent en lui faisant croire que la la technologie pourrait surmonter l’obstacle. Cette illusion ne vise qu’à perpétuer le système de domination en vigueur. L’avenir n’est pas dans la technologie, mais dans un nouvel agencement des relations sociales. Ce qui fera pencher la balance, c’est la force et la vitesse avec lesquelles nous saurons retrouver l’exigence de la solidarité.  »

    Hervé Kempf – ‘ Pour sauver la planète, Sortez du capitalisme ‘ – Ed. du Seuil

  15. et si les écolos s’occupaient d’écologie ?? ça les changeraient un peu !!!!!
    Ils passent leur temps à faire chanter et à déglinguer hollande, et quand celui ci les vire à la porte, ils veulent entrer par les fenêtre

  16. Je ne sais si le choix de Mme Duflot est liè à sa crédibilité post.ministèrielle.
    .Pour ma part, très motivée par choix de la commune de Grenoble, une gauche citoyenne?
    À suivre..
    Mon couz. Y contribue et j.aime.
    On a beaucoupà faire, tous, Ps,Eelv,Pg,Nvdonne, npa..etc..et citoyens de gauche non encartés!

  17. Le revirement à 180 ° de Cécile Duflot par rapport à l’attitude et aux propos qu’elle a pu avoir ces dernières années ne me convainc absolument pas. Il s’agit là simplement et clairement de manoeuvre et de tactique politiciennes dans le but d’une part d’éviter qu’EELV ne soit entraîné dans le naufrage électoral du PS et d’autre part de se positionner pour 2017. EELV a été réduit par ces dirigeants, la fameuse et bien réelle « firme » qui s’est accaparée et a noyauté tous les pouvoirs au sein de ce parti, à un instrument au service de leur carrière, de leur petit business personnel, avec lequel l’écologie et le progrès social n’ont plus grand chose à voir. Cela était déjà particulièrement visible lors de la campagne des dernières élections présidentielles, tant d’ailleurs que c’en était absolument indécent, où on les voyait davantage occupés à fayoter et tenter de se placer auprès de F. Hollande et des caciques du PS, qu’à soutenir et faire campagne pour leur propre candidate… Pour ma part, écologiste depuis toujours, je n’accorde absolument plus le moindre crédit à EELV, ou plutôt, pour être plus précis, à la petite clique de ses dirigeants. Quand on est écologiste et de gauche, on ne reste pas dans un gouvernement qui pratique depuis le tout début une politique qui est l’exact opposée d’une politique sociale et écologique ; on ne reste pas dans un gouvernement qui est complètement soumis au lobby du nucléaire et envoie des militaires se faire tuer en Afrique pour défendre les intérêts de celui-ci ; on ne reste pas dans un gouvernement qui veut imposer de force et au moyens de toutes sortes de manipulations un centre d’enfouissement de déchets nucléaires hautement dangereux à une population locale qui s’y oppose fermement (Bure) ; on ne reste pas dans un gouvernement qui tient des propos stigmatisant et pratique une politique de harcèlement policier que ne renieraient en rien N. Sarkozy ou le FN à l’égard d’une minorité fragilisée, démunie et sans défense ; on ne reste pas dans un gouvernement qui envoie des GM et CRS matraquer pendant des mois des citoyens qui tentent de s’opposer à un projet absurde et insensé et au bétonage de 2000 ha de terres agricoles et de nature (NDDL) ; etc., etc., etc.. Pour autant, je ne confond pas la « firme » des dirigeants d’EELV, avec certains cadres et élus locaux, ni surtout avec les militants écologistes sincères qui, eux, pour ce que j’ai pu en voir, ne partagent pas, voire rejettent catégoriquement dans leur très large majorité cette alliance avec le PS et tous les reniements qui l’ont accompagné. Et il me semble que c’est avant tout concrètement, à un niveau individuel, associatif et local que les choses peuvent et doivent se faire, comme cela a été le cas à Grenoble et à Dieppe, mais aussi dans de très nombreuses communes où des listes d’union entre militants écologistes et PG et milieu associatif se sont faites indépendamment des instances des partis sur la base de valeurs humaines et véritablement de gauche autour de projets très intéressants. Car il n’y a rien, absolument rien à attendre du système pyramidal et carriériste des partis.

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