Quand Hollande ne sera plus président


En 2018, François Hollande ne sera plus à l’Elysée. Je fais ma politique prévisionnelle. Chacun fait la sienne. Ceux qui s’accrochent à sa trajectoire en zig-zag, les autres qui s’assurent qu’ils perdra, tous font leur propre projection sur l’avenir, c’est-à-dire la prochain élection.

Il y a quelques « purs » qui ne raisonnent que « purement« , sans prise en compte des contingences matérielles, politiques et donc essentielles. Nous les laisserons de côté quelques instants, les « purs » fatiguent vite car le débat se clôt rapidement.

Pour les autres, ils s’interrogent.

Je suis convaincus que Hollande ne sera plus là en 2018. Il sera ailleurs.

Je me permets de reprendre ce que j’ai répondu à un confrère, Dedalus, avec lequel nous avons eu de nombreux désaccords dans le passé. Des désaccords qui n’ont jamais empêché de parler. Je dis ça, je dis rien.

« Tu n’aimes pas cette gauche qui gouverne, comme moi. Peut être moins que moi. Mais quand même. Il faut répéter, encore et encore, que cela ne va pas. Car sinon, ils vont croire que cela va. La posture irresponsable du « je-m’en-lève-les-mains » est effectivement facile, mais je ne crois pas que la radicalité de gauche que j’étais le premier à critiquer après mai 2012 soit aujourd’hui criticable. Pour une raison simple, Hollande.  Il est parti ailleurs. Laissons le voler de ses propres ailes, seul et fragile. Il ne sera plus là en 2018. »

32 réflexions sur “ Quand Hollande ne sera plus président ”

    1. Salut Hervé, que pensez-vous d’1 vote blanc massif aux prochaines élections de fin 2015, tel qu’annoncé par le président de la Vème »r.M.B.f. »jacobine afin d’exiger de bâtir 1 VIème R.F.(² pour Fédérale ?) sous contrôle des citoyen(ne)s ? En Islande, il semble que la crise financière les a fait réfléchir (Nouvelle constitution où leurs élu(e)s ne peuvent + faire n’importe quoi, sous peine d’éjection. Dommage de ne pas s’être servi du Net tel qu’en Estonie pour éviter de perdre 2 ans. Les Estonien(ne)s votent, voir font la loi cf.Intérêt général. Les quelques élu(e)s doivent vérifier cette exigence, entre autres. De +, elles/ils sont joignables par la population. En France, ceci devrait être possible surtout @VEC 1 structure fédérale, me semble-t-il ? Devoir répondre individuellement de son action par des bilans en cours de mandat unique est essentiel. Combien de temps allons-nous devoir »se farcir »ce système à LA C..,hérité de 1958,mais en vigueur depuis 1793 ? La constitution de l’AN I n’a jamais pu être mise place ! DOMMAGE(-ABLE),d’autant qu’il nous faudrait aussi nous pencher sur cette »U.E./€ »,pour la zone Euro,dont nous pourrions être éjecté(e)s, vu le NON RESPECT des critères (Mêmes si ils mériteraient d’être revus & @VEC 1 MEILLEUR €NCADREMENT: idée(s): que penseriez-vous d’instaurer pour les dirigeant(e)s 1 gel de revenu en cas de crise ? €TC. Voilou, @+, Lol:o)

  1. Oui voilà mais que se passera-t-il s’il y a cohabitation … parce qu’il y aura cohabitation peut-être après les Régionales….2018 c’est très loin

  2. Je crois tout simplement qu’il sait très bien qu’il ne sera pas réélu ( sous la 5éme, de toute façon , aucun président, élu au suffrage universel, n’a été réélu en dehors d’une période de cohabitation…j’adhère à ce constat fait par un blogueur qui vient de temps en temps) et je pense qu’il ne se représentera pas.Cela signifie qu’il fait les choses comme il les sent, sans vraiment se préoccuper des conséquences électorales,il assume sa vision du monde, là où il est…

    1. Supputations car…vous n’êtes pas dans la tête du monarque chef de guerre . Je préfère constater que les solfériniens ayant tous les moyens de l’Etat n’ignorent rien de la situation réelle et restent furieusement libéraux . C’est leur crédo : pragmatisme , capital , atlantisme , mondialisme etc… etc…

  3. La crainte pour 2017 est de tomber de Charybde en Scylla : Droite contre Le Pen. Personnellement, je ne sais plus qui croire, et qu’espérer.

  4.  » Quand Hollande ne sera plus là »…mérite de poser deux questions :

    1-  » Qui sera à sa place ?  »

     » A la question « A l’avenir, souhaitez-vous que cette personnalité politique ait plus d’influence qu’aujourd’hui sur la vie politique française ? », 37% des sondés ont répondu favorablement pour Alain Juppé, et 28 % pour Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. » (sorti ce matin).

    2-  » Pour faire quoi  » ?

    Je vois mal Juppé ou Sarkozy se faire huer au congrès du MEDEF…

  5. Pronostics politiques niveau turfiste, il ne manque plus que la cote pour engager les paris. Qui aurait mis sur le trône FH avant l’affaire DSK?
    Alors l’élection ou la réélection de FH en 2017!? Le gouvernement VALLS 2, ce n’est ni plus ni moins que l’expression du pragmatisme de la gauche dans l’exercice du pouvoir face aux réalités économiques, politiques et sociales. Et puis le social-libéralisme, c’est un pas vers la flexisécurité, Et dans cet idéal, il y autant de centristes de droite comme de gauche pour s’y retrouver. En admettant que le centre soit le résultat de la modération des radicalités, une forme de raison pour les gens raisonnables soit la grande majorité des individus qui compose la société française. Il n’y a pas là, de grand danger. Le Président reçoit sa fiche de route, le gouvernement se donne les moyens d’atteindre les objectifs fixés. Est-bien démocratique tout ça? Maintenant pour les déçus du « Changement, c’est maintenant » « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Si FH n’est pas l’expression du peuple de gauche, il reste 2 ans et demi pour trouver un candidat dit de gauche pour l’élection présidentielle de 2017. A première vue, c’est pas gagné!
    J’ai hâte de voir la rentrée sociale 2014/2015, si elle a lieu. Sera-ce la peur ou la confiance?

    1. Sur cette question ne peuvent s’exprimer que des opinions..si vous avez des certitudes scientifiques merci de nous en faire part..

      1. Ce jour, la division à gauche est de plus en plus significatif. S’il n’y avait pas eu ce liant de l’anti-sarkosysme. Hollande serait encore en Corrèze. Et une gauche qui avance divisée finit toujours dans l’opposition pendant des lustres. D’ailleurs, l’opposition c’est bien la vrai place de la gauche. Vaut mieux qu’elle y reste, ça c’est mon opinion.
        Sur le social-libéralisme incarné par VALLS pourquoi ne pas lui laisser une chance? Nous allons bien finir par la trouver cette fameuse troisième voie. http://fr.wikipedia.org/wiki/Troisième_voie_(politique)

  6. Et nous, les citoyens, on en sera ou, en 2018 ? Dans le mur, dans les choux ? Pour la m…., 8 millions y sont déjà

    1. alain bobards

      ça c’est LA bonne question, parce qu’à partir de celle ci, se pose la stabilité de nos sociétés ou non….une chaîne craque toujours à l’endroit de son maillon le plus faible…

      le libéralisme a réussi l’exploit de l’avoir fait casser par le plus fort (le système bancaire)

      balaize non ?

  7. Ah… je vais faire pire : vous croyez vraiment qu’il sera en place jusque-là ?

    Pas moi.

  8. C’est vrai, Hollande me donne l’impression d’être « ailleurs » … vraiment « ailleurs ».

    Sans doute une impression passagère due à un mois de « commémorations » et autres inauguration de chrysanthèmes.

    1. Yep, le nom du garçon de course ou de l’hotesse d’accueil n’a strictement aucun intérêt, tout lecteur de paris-turf saura choisir le plus tocard dans le tiercé 2017.

      La surveillante du tiroir-caisse est aussi nulle (deux crises abominablement gérées celle de l’euro et l’ukraine, merci madame) qu’exemplaire de notre Union Compétitive en attente du tsunami financier qui pointe.

  9. Le prochain
    Commencera son discours par  » nous traversons la crrrrrrrrise la pus importante que l’Europe n’ait jamais connue ». ……et rajoutera  » et c’est pour cela qu’il,est urrrrrrgent de réformer »……ne tiendra aucune des promesses qu’il aura martelées pendant sa campagne…campagne pendant laquelle il n’aura pas manqué d’instrumentaliser des ouvriers d’une usine au bord du bilan…..et qu’il aura tôt fait d’oublier…..devant un parterre de patrons qui l’applaudiront…..
    Après. on s’étonne du fort taux d’abstention…..

    1. Sylvie 75

      vous pensez que le prochain roulera les RRRRRR ? ^

      c’est une information ou une vision .? 😀

  10. je monte dans ma DeLorean, contact, j’ai fait le plein (j’dis ça: pas facil de trouver une poubelle pleine..)
    Zouh ! 2017..
    Chouette, une femmmmme !

  11. Après, on fait quoi ? C’est simple : avant tout les citoyens redeviennent les seuls maîtres de leurs vies et de leur devenir commun. Ce qui ne peut se faire qu’avec une démocratie digne de ce nom, dans laquelle les citoyens décident par et pour eux-mêmes, et exercent ainsi pleinement ce droit naturel et absolu qui leur est arbitrairement confisqué par cette petite caste qu’est l’oligarchie politico-financière dont le système actuel garantit la soumission à sa domination et l’asservissement à ses seuls intérêts.

     » tout être humain est compétent pour gérer les affaires de la société, et plus particulièrement de la communauté dont il est membre. Aucune politique n’a de légitimité démocratique si elle n’a été proposée, discutée et décidée directement par le peuple, et non par de quelconques représentants ou substituts. C’est seulement l’administration de ces directives politiques qui peut être confiée à des conseils, des commissions ou des collectifs d’individus qualifiés, éventuellement élus, qui exécuteraient le mandat populaire sous contrôle public et en rendant des comptes aux assemblées qui prennent les décisions.  »

    Murray Bookchin –  » Une Société à refaire – Vers une Ecologie de la Liberté « 

  12. L’inconvénient des contingences matérielles est qu’elles ne se partagent que trop rarement… et certainement pas assez, si l’on se bat réellement pour réduire les inégalités.

    À ce sujet, si l’on s’intéresse à la sociologie du sympathisant, aujourd’hui, côté PS par rapport à la moyenne, il est plus âgé, plus diplômé, davantage issu des CSP moyennes et supérieures, et habite majoritairement dans les grands centres urbains d’après l’institut CSA.

    Il est évident que les siennes intéresseront ici fort peu…

    Par ailleurs, faire des contingences matérielles l’essentiel en politique, par peur du « pur », est ce qui empêche non seulement de nourrir l’utopie nécessaire pour mobiliser le grand nombre… mais aussi, et c’est tout de suite plus problématique, d’imaginer les étapes y menant.

    C’est ainsi que faute d’avoir pris plus de recul sur le contexte économique historique, sur les idées qui émergeaient ailleurs ou non, au-delà des « contingences matérielles » du moment, bien trop souvent purement électoralistes elles, le sympathisant de gauche, façon PS ou EELV voire hésitant entre les deux, se retrouve avec une gueule de bois dont il peinera à sortir… ceci moins de 2 ans après avoir annoncé et fait campagne sur le changement pour maintenant, le rêve français, ou que sais-je encore.

    La gauche « réaliste » – celle sensée se située au plus près des contingences matérielles selon le même storytelling qu’en 2012 – finissant depuis par exprimer au fur et à mesure une bonne partie des prises de position de celle qui ne l’était pas… car prétendue rêveuse ou « irresponsable ».

    Opposer les « purs » à ceux qui seraient réalistes, eux, n’est qu’un argument rhétorique de plus, freinant une transformation sociale peu désirée, s’il faut s’en réclamer.

    Sauf à croire qu’avoir fait des études ne conduit le sympathisant de gauche qu’à plus se soumettre à l’autorité (c’est vérifié scientifiquement) de ce qu’il prétend combattre, tergiversant sans cesse et regardant ses pieds plutôt que l’horizon dessiné par d’autres.

    D’où vient le problème avec la mise en œuvre d’une 6ème République, l’ouverture d’un débat sur le nucléaire, la participation directe du citoyen à la validation de traités qu’élaborent désormais les lobbys, le plafonnement des salaires au sein de l’entreprise privé dans un rapport de 1 à 20… et combien d’autres sujets sur lesquels il est possible de mobiliser ?

    À part que la tête de gondole n’est pas au PS et que les candidats de ce parti bafouent jusqu’aux engagements pris sur l’honneur, tel le non-cumul des mandats, et ne portent que peu ces aspirations ?

    Stabilité des institutions et préservation des acquis… et je ne parle bien sûr pas des droits sociaux qui eux sont conçus comme une variable d’ajustement pour qui gouverne.

    Il n’y a pas que les mains qui sont salies une fois dans le cambouis… et sauf à aimer les dérivés du pétrole, les idées elles aussi sont corrompues.

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