Sarkozy

Pourquoi l’antisarkozysme doit rester primaire


Puisqu’il est revenu, autant se fixer entre nous quelques règles.

Elles sont simples à résumer: Sarkozy nous fatigue , ce qui ne signifie pas que Hollande soit d’un coup réhabilité ni que Mélenchon a toutes ses chances.

Soyez raisonnables, soyons raisonnables.

1. Sarkozy est une abomination, certes dépassée par Marine Le Pen, mais une abomination sans pareille. Je ne dit pas cela par rancune personnelle. Pour l’avoir rencontré, Sarkozy est un homme charmant, un mari aimant. Nul besoin d’en rajouter sur les rancoeurs personnelles pour justifier une opposition politique. Mais Sarkozy est une abomination politique.

2. La gauche au pouvoir, dont la gauchitude est contestée par quelques experts, a échoué à convaincre le bon peuple qu’elle ferait bien et juste. Cela ne signifie pas que Sarkozy ferait mieux. Sarkozy est la pire nouvelle que la droite ait connue. Je n’ai jamais voté à droite,  sauf le 5 mai 2002. Ni la gauche ni la droite non-sarkozyste ne sont aussi primaires que Sarkozy lui-même.

3. Nicolas Sarkozy n’a aucune idée autre que sa survie politique. Cette vision de la politique mérite une opposition franche et primaire. C’est peut-être la plus brillante proposition politique qu’il n’ait eu depuis 7 ans, attendre le grand rassemblement pour incarner la suite, mais, pour l’heure, c’est décevant, on n’a pas grand chose à dire autre que tacler le bonhomme et ses manipulations.

4. La France souffre de maux distincts. La précarité est moins propagée qu’ailleurs en Europe (restons en Europe), car notre filet social fonctionne mieux qu’ailleurs en Europe. Pourtant, ce filet a des trous béants. Qu’on m’explique qu’il faudrait les agrandir pour « libérer les énergies » et la « compétitivité » me hérisse.

Sarkozy est forcément pire que Hollande sur ces thèmes. Pourquoi faudrait-il être plus clément, moins primaire qu’avant ?

96 réflexions sur “ Pourquoi l’antisarkozysme doit rester primaire ”

  1. Il y a t’il une expression pour dire « plus que primaire » ?

    Je supporterais plus MLP Présidente que Sarkozy !!!!
    C’est grave docteur ?

  2. Certains vont vous critiquer sur le fond ou des points de détails. Pour ma part je suis d’accord avec votre analyse.

  3. C’est un peu ce que je disais à un sarkolâtre qui nous traitait d’anti sarko toujours aussi primaires il y a quelques jours sur facebook. Ce n’est pas celui qui lutte contre l’esprit primaire dégagé par le sarkozisme qui l’est d’origine, il doit se forcer pour se mettre au niveau de son ennemi afin de mieux l’éradiquer. Et que croyez-vous qu’il me répondît ? Vous allez rire : « Et Hollande alors, vous croyez qu’il est mieux ? » Tel que ! Devinez ce que je lui ai répondu sur pépère 1er. Primaire, Soyons-le avec les « becteurs » d’oxygène primaires et sus à l’ennemi antidémocratique. vive MELENCHON, vive la 6e. ARAMIS

  4. Si l’antisarkozysme reste primaire :

    1 – Il ne rassemble que des gens primaires ;

    2- Il produit l’effet inverse de celui qu’il recherche (  » Ils disent n’importe quoi, les anntisarkozystes  » )

      1. Devant le vide sidéral que nous propose Sarkozy…. qui ne présente que sa seule « personne », parce qu’il est lui et c’est tout, comme alternative…. va falloir nous trouver une seule raison d’avoir envie de le voir revenir sur la scène « politique »….faire son show habituel !
        La crise est avant tout politique…. et ce n’est pas son agitation qui la règlera

      2. le sarkozysme est un tout: l’homme avant toute chose, quelques idées souvent malléables et arrivistes; et la conviction ferme et définitive que la fin, la sienne, justifie tous les moyens. Désolé, c’est sans moi. Je suis capable de débattre et d’apprécier des Juppé, des Bayrou, des Borloo, et plein d’autres encore. Mais Sarko est un déchet politique, la fin d’un monde.

  5. DÉMOCRATIE RÉELLE J’ÉCRIRAI TON NOM !

    Et çà, comme manœuvre autoritaire ce ne serait pas « primaire » ? Sarko et sa clique nous avaient volé le référendum de 2005, Hollande et la sienne font de même . A primaire, primaire et demi :

    En Alsace, les élus défient le peuple sept
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    par francoiscocq
    Non_collectivite_alsaceLe 7 avril 2013, les alsaciens avaient bloqué par les urnes le processus de collectivité unique d’Alsace qui visait à fusionner dans une même entité les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et la région Alsace. Pourtant ce 22 septembre, profitant de la désorganisation impulsée par la réforme territoriale des frères siamois Hollande et Valls, les élus alsaciens viennent de pratiquer le coup de force contre le peuple. Réunis en parallèle ce matin, les élus des trois assemblées ont voté à plus de 94 % ( !) une même motion pour « créer en Alsace, dès le prochain renouvellement des assemblées, une collectivité territoriale unique issue des actuels Départements ainsi que de la Région et dotée d’une capitale régionale : l’Eurométropole de Strasbourg ». Le peuple a beau avoir voté, ils s’assoient dessus !

    Il aura donc fallu moins de 18 mois pour que les élus prennent prétexte de la future grande région fusionnée Champagne-Ardenne / Alsace / Lorraine prévue par le projet de loi actuellement à l’étude au Parlement pour ressortir le projet de collectivité unique d’Alsace du puits dans lequel les alsaciens l’avaient jeté à l’occasion d’un référendum.

    Pourtant, en avril 2013, le résultat avait été sans appel. Ainsi, malgré l’unanimité de la caste médiatico-politique des tenants du Oui, l’un des deux départements concernés, le Haut-Rhin, avait voté Non à près de 56 %…un score similaire à celui d’un autre Non populaire 8 ans avant. Ajouté à cela l’abstention, il était loin l’objectif nécessaire de la majorité dans chaque département et de 25 % des inscrits favorables dans chacun des deux départements.

    Face à ces 187 623 citoyen-ne-s qui avaient voté Non, les élu-e-s ont aujourd’hui opposé le réflexe de leur caste : 101 voix sur 122 ont voté pour la fusion et même 101 voix sur 107 exprimées ! L’unanimité des élu-e-s de tous bords est un pur scandale et un affront fait à celles et ceux qui les ont élus. Outre les 4 contre, les seuls qui ont rompu cette harmonie des belles personnes sont 15 pleutres pseudo socialistes qui, ne sachant plus où coucher entre l’allégeance à la réforme territoriale du couple exécutif et leur habitude de se défaire de l’avis populaire, ont préféré faire l’autruche en ne prenant pas part au vote.

    VIVE LA 6e RÉPUBLIQUE ET LA DÉMOCRATIE RÉELLE. ARAMIS

      1. Le rapport, c’est le peu de cas qu’ils font (Sarko et Hollande) de la décision du peuple réel. Lequel va leur faire savoir ce qu’il en pense sous peu. Il faut vous mâcher vos nouilles et vous écraser votre purée maintenant docteur ? ARAMIS

  6. Je vais essayer d’être sérieux – pour une fois..

    Pourquoi ce réflexe d’antisarkosysme primaire ?

    Rappel des vieux réflexes anti bonapartistes ?
    Rappel de la tentation boulangiste ?
    Rappel des remugles pétainistes avec l’homme providentiel ,

    Pourquoi je n’ai pas la même détestation pour Hollande – qui pourtant suit, à peu près,la même politique ?
    Parce que FH disparaîtra le chômage ne diminue pas significativement et ne réapparaîtra pas !

    J’aurais les mêmes réflexes si par malheur le vallsisme arrivait à l’Elysée !
    Pitié !!!!

  7. Je suis anti sarko, anti hollande, comme les grecs sont anti allemands en ce moment, parce que leurs journaux et leurs politiciens les traitent de fainéants, alors que l’Allemagne doit toujours 167 milliards d’euros de dommages de guerre à la Grèce et que l’Europe verse l’aide aux banques grecques qui se gavent sur le dos du peuple: je suis donc anti çà primaire, par relation directe de cause à effet et raction épidermique : http://13.pcf.fr/59101

    1. bien, évident éclairage, et qql oubliette, de la distance ? cé contagieux..
      eh, ils doivent tout ce blé les allemands.. hyper pas glop (pourquoi ça m énerve ?!)

  8. Sondage Ifop , réalisé au lendemain de l’ intervention de Sarkozy sur France 2.

    75% des sympathisants UMP votent Sarkozy ,un score en hausse de six points par rapport au mois d’août. A l’inverse, Bruno Le Maire, son seul challenger « crédible », chute fortement. et ne recueille plus que 16%, contre 25% il y a un mois. Quant à Hervé Mariton, il plafonne toujours à 2%. La bataille est à peine commencée qu’elle est déjà pliée. Pour Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’Ifop, « s’il voulait, sur cette prestation [sur France 2], convaincre l’UMP qu’il était de retour, cela a marché compte tenu des scores plébiscitaires chez les sympathisants UMP, voire chez les sympathisants UDI et FN . »

    Juppé reste le préféré des Français, et la guerre, elle, aura bien lieu en 2017. Sur ce sujet, c’est toujours Alain Juppé qui a la faveur des pronostics. Quelque 33% des Français souhaitent voir le maire de Bordeaux candidat à la présidentielle (en hausse de trois points), contre 26% pour l’ancien chef de l’Etat (en hausse de cinq points). En revanche, chez les sympathisants UMP, Nicolas Sarkozy domine encore très largement (65% contre 23%). Et ce sont eux, et non l’ensemble des Français, qui se déplaceront dans les urnes pour choisir leur candidat.

    Autre élément qui devrait donner le sourire à Nicolas Sarkozy : sa capacité à rassembler tout le spectre de la droite, du centre à l’extrême droite. Plus de la majorité des électeurs FN interrogés (57%) ont en effet trouvé convaincante sa capacité à parler à tous les Français.

    1. Juppé a le vent en poupe dans les sondages, la presse parisienne le câline et il a la préférence des électeurs de gauche.

      En un mot, il est cuit.

      1. Vu qu’il semble avoir aussi celle de Bayrou, disons qu’il est mi-cuit (docteur Schweitzer ) .

    2. (Vius êtes bien sûr d’avoir voté MELENCHON un jour docteur? Je dis çà parce que vous le défendez plutôt bien le Sarko .
      IL VA POUVOIR NOUS REFAIRE DU PETAIN/LEPEN. J’ai récupéré çà pour ses discours : La France imaginaire

      « Pétain brandira cette image d’Épinal comme l’objectif de sa «Révolution nationale». Révolution conservatrice, inventée chaque jour par les discours écrits pour Pétain, qu’il élague et qu’il lit à la radio.
      Le livre de Miller détaille le folklore délirant de cet album pour Français enfants sages, Français dont Pétain est le père, le mari, le camarade… Le chef qu’on vénère à grand renforts de discours sur son enfance, son profil, son manteau («Seule la pudibonderie ambiante nous aura épargné des louanges sur sa verge», note malicieusement Miller, qui relève qu’à la place on aura beaucoup parlé de son œil).
      La France imaginaire des discours de Pétain est surtout paysanne, elle culpabilise les jouisseurs (et plus généralement les mécontents) en rappelant le sort des prisonniers français de 1940 détenus en Allemagne. Elle fait de la famille le socle indivisible de la France éternelle (contrairement aux nazis qui, comme nous le rappelle un récent documentaire de France 3, avaient pour projet de court-circuiter les familles, en instaurant un lien direct entre le Führer et chaque sujet du Reich). Le discours de Pétain enferme chacun dans son statut social: la mère doit se marier et procréer, l’homme doit être un mari, un paysan, un soldat et un procréateur.
      Le Maréchal, lui, goûte une liberté de despote des mille et une nuits. Au milieu de ses sujets ficelés par ses discours, il trinque avec les soldats, glisse des méchancetés à l’oreille de ceux qu’il décore et termine en moralisateur une vie de militaire de carrière sous la Troisième République –c’est à dire, pour le dire vite, une vie de pilier de maison close, de «vieux libertin», comme le disait De Gaulle.
      Le discours autoritaire lie ceux qui l’écoutent, non ceux qui le professent: Marine Le Pen conspue les arrangements des professionnels de la politique et embauche son compagnon en tant qu’assistant parlementaire. Jean Marie Le Pen tonne contre le mondialisme, mais ne s’interdit pas de détenir un compte en Suisse.
      Une parenthèse mal refermée
      Pourquoi parler aujourd’hui de cette parenthèse historique du pétainisme, sinon pour dire qu’elle fut visiblement mal refermée? Sans même parler des prochaines élections, le paysage politique français est hanté par ce spectre de l’autoritarisme comme réponse aux crises identitaires, économiques.
      Écoutons de près ce discours. C’est de notre propre principe de plaisir qu’il nous parle. Il vise à nous déposséder de nous-même au profit d’un Autre, maître du discours, quitte à mourir dans ses fantasmes. De Pétain à Le Pen, et avant eux de Drumont à Barrès, on y agite la peur de l’étranger pour inciter les auditeurs à se rassembler autour du chef. Pétain, en 1941:
      «Entre le peuple et moi, qui nous comprenons si bien, s’est dressé le double écran des partisans de l’ancien régime et des serviteurs des trusts.»
      Marine Le Pen, en 2012:
      «Dans les profondeurs du peuple français, le patriotisme est solidement ancré, même si bobos et élites voudraient l’arracher du cœur de nos compatriotes pour le remplacer par du vide, le néant mercantile de l’empire euro-américain.»
      Écoutons de près ce discours: le fond est le même, mais des choses ont changé. Il s’adresse aux Français de 2014 avec leurs mots, leurs aspirations, leur culture. Il mérite d’être analysé pour comprendre pourquoi, soixante-dix ans après la chute de Pétain, il séduit encore.

      Gaël Villeneuve »

      C’est beau comme de l’antique.

  9. Il parait que dans la vie de tous les jours, Al Capone était, lui aussi, un homme charmant, un mari attentionné et un père aimant .

  10. @ Juan

    Faire de l’antisarkozysme primaire, n’est-ce pas, au fond, mépriser les Français, les considérer tous comme des Aramis ou des Djangos ?

  11. Et le pourcentage des  » ne se prononcent pas », c’est combien dans les sondages ? Parce qu’on en parle assez peu, de ces citoyens là .

  12. Il faut aussi arrêter avec ce mythe selon lequel ses affaires judiciaires pourraient empêcher Sarkozy d’être réélu en 2017 : en supposant qu’une condamnation à l’inéligibilité intervienne d’ici là, tout appel sera suspensif ; et, après, vous savez bien que les Français – qui ne sont pas des Suédois – ne tiennent absolument pas compte des condamnations pour réélire des candidats, de quelque bord qu’ils soient ( Juppé, Emmanuelli, Balkany, Nucci, Bédier, Mellnick, Tibéri, etc.) : qui doutait , avant son élection à la Présidence, que Chirac était compromis dans les emplois fictifs de la ville de Paris ?

    1. Mellick..
      Pour s’en tenir à Juppé et Emmanuelli, c’était une époque où il n’y avait pas de règles sur le financement des partis.
      Sarko a explosé ces règles pour sa campagne…et il est membre du Conseil Constitutionnel !Le délit de trafic d’influence, sur la justice dont il était le garant en tant que chef de l’Etat, est établi…
      Sa candidature constitue un vrai problème de démocratie parce qu’il a une batterie de casseroles aux fesses et qu’il se considère au dessus des lois, or la légalité ,les libertés publiques ,etc ..que tout chef de l’Etat a la charge de défendre ,sont le fondement même de notre démocratie.
      C’est pourquoi , s’il était réélu,je pense que la démocratie serait en péril.

      1. C’était déjà le cas pour Chirac qui, lui, depuis la fin de sa Présidence, a été définitivement condamné ; et aussi celui de Mitterrand, qui, pendant sa présidence ( ce qui est plus grave) , a fait procéder, de son propre chef, à des écoutes téléphoniques parfaitement illégales – ce qui me semble une sérieuse atteinte à la démocratie .

        Je n’ai d’ailleurs pas souvenir – et c’est peut-être encore plus grave – qu’aucun socialiste (même pas Mélenchon, si cher à certains ici ), à ce jour, n’ait encore critiqué publiquement ces écoutes illégales de Mitterrand (en privé, c’est autre chose ).

  13. C’te blague : si leurs partis ne leur donnaient l’investiture, ces gars là ne seraient pas en course électorale . Conclusion : les partis et leurs candidats en délicatesse avec la justice, se foutent comme d’une guigne des citoyens .

    1. Ce n’est pas qu’une question d’investitures : tous les gens que j’ai cités ont toujours eu des concurrents politiquement proches et non condamnés ni suspectés ; pour la présidentielle, Chirac avait pour concurrents Balladur, Bayrou, etc.

      1. Ben si : si le RPR n’avait pas soutenu Chirac et ses casseroles, il n’aurait pas figuré dans la course Présidentielle . De plus, le RPR ne voulait pas insulter l’avenir, avec un soutien moit-moit Chichi/Ballamou .
        P;s ( si j’ose l’écrire ) c’est pas bien d’avoir zapper Jospin, tant pour 1995 que pour 2002 .

          1. Meuh non, Yoyo n’avait pas de casseroles judicuaires, pas plus que Bayrou ou Ballamou ( à l’époque ) que vous citez comme rivaux de Chirac à la Présidentielle . C’est en tant que rival dudit Chichi que je vous signalais que vous aviez zapper ledit Yoyo .

            1. Je l’ai volontairement zappé, puisque je voulais dire que les gens qui ne voulaient pas voter pour le candidat socialiste avaient d’autres choix, tout en restant dans le cadre de leurs idées politiques ( Balladur, Bayrou) que celui de Chirac qui traînait, déjà, des casseroles judiciaires, et qu’ils ont quand même choisi malgré ça.

  14. La stratégie de Sarkozy semble assez limpide :

    1 – Se présenter comme celui qui a mûri, qui n’est plus l’agité du bocal, qui ne veut plus faire l’hyperprésident, qui n’est pas dogmatique (« la gauche et la droite, c’est dépassé » ) , qui n’en veut à personne , qui va s’inspirer pragmatiquement de ce qui marche ailleurs ( = benchmarking ; bien sûr, on ne va pas chercher à imiter la Grèce…), qui va redonner espoir au pays, et qui est le seul obstacle contre Le Pen – laquelle va se trouver transformée en faire-valoir .

    Pas sûr que Juppé et Fillon fassent le poids .

    2 – Mais il lui faudra tenir deux ans et demi, et il ne pourra pas se limiter à des généralités pendant tout ce temps ; son pari est qu’en deux ans et demi, il pourra convaincre de l’inéluctabilité de « ce qui marche ailleurs » : baisse des dépenses publiques, baisse des impôts des sociétés qu’il faut rendre compétitives, « modernisation » du Code du Travail, mais sans la « brutalité » annoncée par Fillon- lui aussi, transformé en repoussoir et faire-valoir .

    Ça peut marcher…d’autant que Hollande et Valls tiennent déjà ce discours, mais sans oser le mettre en œuvre :

    – le « pacte de responsabilité » n’est toujours pas en vigueur , c’est pour 2015, et il ne donnera pas de résultats avant 2018 ,

    – on ignore toujours ce que seront ces fameux 50 milliards d’économies .

    -annonces suivies de reculades (  » pigeons » , écotaxe, professions réglementées ).

    Donc, eux aussi, des faire-valoir : ceux qui causent mais ne font rien.

    Bref : une nouvelle « force tranquille » : « On ne peut pas continuer à ne rien faire, je sais ce qu’il faut faire, vous le savez aussi bien que moi, mais c’est avec moi que ça fera le moins mal, je ne suis pas Fillon et ses 130 milliards d’économies immédiates : pas de rupture ni de traitement de choc , pas de dogmatisme partisan ».

    Oui, ça peut marcher

    1. Il pourrait même rajouter un vieux réchauffé de « Révolution nationale » pour contrer la 6e République de MELENCHON qui (si elle passait) enverrait au trou cette clique de truands dont il fait partie. ARAMIS

      1. Au trou sans procès ni condamnations ?

        Mélenchon est heureusement plus démocrate que certains de ses soutiens…l’ antisarkozysme primaire va souvent de pair avec le promélenchonisme primaire : quand on est primaire, on l’est en tout .

        Enfin, comme il n’arrivera jamais au pouvoir, on ne le saura jamais .

        1. Vous vous avancez bien vite Elie!!!! Qui sait ? Peut-être que les français voudront essaye autre Homme politique que ce qui nous a été proposé jusqu’à présent ? Par contre là nous verrons si les anti FN voteront contre MLPN face à JLM si cela se produisait. Et vous que feriez-vous dans ce cas de figure ?

          1. Et qu’est-ce qui dit que Mélenchon se verrait en candidat ? Au vu des ses derniers propos où il disait avoir fait sa carrière et préfèrer travailler au mouvement pour une VIeme République et ses références de plus en plus constantes à Cincinatus, on peut en douter !

            1. @ Alain Bobards

              C’est possible, en effet; quand je dis « Mélenchon », je veux dire un mélenchoniste ( parce que Coquerel ou Billard ou Delapierre, c’est Mélenchon, mais l’intelligence en moins)

              1. ELIE ARIE
                Vous ne citez que des gens du Pde G . Rien ne dit que le FdeG ne parviendra pas à un consensus et ne présentera pas un candidat de combat ( j’exclus, d’office, Pierre Laurent ) .

          2. Je voterais pour lui, d’autant plus facilement que je l’avais fait en 2012 (quelle déception, depuis ! ) ; mais sans illusions, et avec la certitude de son échec .
            Heureusement, ce cas de figure ne se présentera jamais (non, je ne m’ « avance pas bien vite » !)

  15. Il est vrai que ça peut marcher…..

    Les français ont été des veaux…. ils peuvent le redevenir…
    Ils ont aussi été des gavroches !

    Will see !

  16. Donc, en résumé clair primaire :
    Battu-d’si-peu ou la vengeance du serpent à thunes.

    ***

  17. allez JUAN, allez JUAN, alleeeezzzz

    encore un match gagné, c’est JUAN qui passeu
    encore un match gagné, JUAN est passé
    partout il passeu, il se fait applaudireu
    par son jeu de passe et son shoot de vainqueur (bis)

    faites plaaaaceu, faites plaaaceu
    entendez vous ces voix, et oui ces voix,!!
    c’est le grand JUAN qui passeu

    notre JUAN est bâti sur terreu
    notre JUAN ne périra pas, (bis)

    JUAN président ..alleeezz JUAN…

    1. Apparemment c’était une question. Il est où le point interrogation mister Arié ? « Où donc donc a-t-l ..; » ne saurait être une reconnaissance envers la maestria sarkozienne, il me semble, non ? En clair, je n’ai pas trop compris la formulation de la phrase que vous attribuez à Jacques SAPIR… Quand çà pire, çà pas mieux. Vous avoir Alzheimer docteur ?

  18. En conclusion ( parce que voilà Stanislas, et ses propos de haute volée : après ceux d’ Aramis, ça fait trop…) :

    1- tenir un discours antisarkozyste primaire, c’est favoriser Sarkozy ;

    2- défendre les discours primaires, c’est rabaisser la démocratie .: un discours primaire ne peut séduire que les esprits primaires ; défendre son efficacité, c’est considérer que la majorité des Français sont des simples d’esprit, et choisir de ne s’adresser qu’à eux, puisqu’ils seraient la majorité .

    « Primaire » n’est pas synonyme de « radical » ni d’ « énergique  » ; il s’oppose à « argumenté » .

    1. Précision : Mélenchon, par exemple, tient un discours que je crois erroné et irréaliste, mais certainement pas primaire.
      Alors que Sarkozy tient un discours primaire: et lui opposer un contre-discours primaire, c’est entrer dans son jeu , dans lequel il sera gagnant .

      1. C’est p’etre pas aussi évident que ça : je me rappelle d’un débat J.M Le Pen vs Tapie où primaire contre primaire, Tapie l’avait emporté
        Je crois que vous prêtez à Sarkozy un talent de bateleur bien supérieur à ce qu’il en est réellement .

  19. Une seule petite prière….moi qui n’en fait jamais ! Sainte JUSTICE fais ton boulot ; merci d’avance.

    1. Notre Piètre

      Notre Piètre qui est odieux,
      Que ton nom soit balayé,
      Que ton règne craigne,
      Que ta volonté soit miette sur la terre comme au ciel.
      Libère-nous aujourd’hui de tes vains discours,
      Gratifie-nous de ton silence
      Comme nous en rêvons pour les nécessiteux et les offensés.
      Ne nous bassine plus de tes aberrations,
      Mais nous t’en prions, dégage.
      Amen.

      (ça vous va comme prière ?)

      ***

              1. Z’avez raison, vous aussi : je vais en faire un billet .
                Oui, pour moi, la démocratie, c’est convaincre ! C’est miser sur l’intelligence des gens, pas sur leur instinct ou leur bêtise (pari audacieux, à la lecture de certains commentaires…)
                Si on pratique l’antisarkozysme primaire, de quel droit exiger, en retour, de ne pas avoir à subir un antimélenchonisme primaire ?

      1. Ça me va tout à fait merci. Je la dirais tous les soirs, à genoux sur un coussin pour ménager mes rotules de 70 ans !

  20. Une dernière:

    Il est pour le moins curieux

    -de voir ceux qui (mélenchonistes, « frondeurs » socialistes, et Juan lui-même) prônent une politique de relance par le déficit, aux dépens des priorités merkelo-maastrichiennes de rigueur budgétaire , reprocher à Sarkozy d’avoir fait ce choix en 2008, et d’avoir choisi de maintenir le modèle social français au prix d’un déficit budgétaire mis aujourd’hui à son passif ;

    – tout comme de voir les mêmes, qui lui reprochent (ainsi qu’à Hollande et à Valls, d’ailleurs) d’annoncer des économies budgétaires « oublier » que, sous le quinquennat de Sarkozy, les dépenses publiques sont passées de 53 % à 57 % du PIB.

    Evidemment, si on veut cesser d’être primaire, c’est plus compliqué…

    1. Parce que, déjà, les impôts rentraient mal et pourquoi ? Parce que la consommation patinait et la consommation patinait pourquoi ? Parce que les salaires étaient de plus en plus en retard par rapport au profit
      C’est lassant, cette manie qu’ont les économistes de tous poils de ne penser relance que par le soutien de l’Etat .
      Soit dit en passant, ledit Etat n’est, lui-même, pas très clair, étant bénéficiaire de dividendes versés par les entreprises où il demeure actionnaire, même minoritaire .

  21. Pourquoi oppser Sarkosy toujours à Hollande.
    Une chose est sûre Hollande est beaucoup
    plus rasoir que Sarkosy.

    Ainsi en fustigeant Sarkosy vous semblez
    dire aux lecteurs « n’adorez pas ce veau d’or
    Sarkosy qui pêche contre toutes les lois de la Politique
    vous ne méritez que le renouvellement du
    particulièrement pénible purgatoire à la Hollande »

    Pourquoi ni Sarkosy ni Hollande ?
    Parce que l’on vaut bien d’être gouverné par quelqu’un
    d’autre.

  22. Après avoir bu votre tilleul cher Elie, jetez donc un œil sur ce petit mot que vous envoie notre meilleur vous envoie par mon entremise. Respirez bien et lisez d’une traite :

    her partisan de la 6e République,

    Vous avez signé pour la 6e République. Comme vous, nous sommes plus de 30 000 citoyens à l’avoir fait en quelques jours. Continuons, pour que nous soyons 100 000 !

    Ce mouvement de société ne fait que commencer. D’ici quelques semaines, la plateforme m6r.fr vous permettra de participer directement aux prochaines étapes de ce réseau citoyen. Bientôt, nous pourrons y débattre et voter sur les propositions qui seront avancées par les participants.

    D’ici-là, vous pouvez déjà agir :
    · En invitant vos amis ou contacts à signer en ligne pour la 6e République en leur envoyant ce lien : http://www.m6r.fr/je-signe

    · En faisant connaître notre réseau citoyen grâce à des bannières internet, des affiches papier à imprimer et à coller là où vous vivez, ou encore des petits tracts à imprimer et à déposer dans les boîtes aux lettres de vos voisins.
    · En nous signalant vos talents, métiers ou activités que vous voudriez mettre bénévolement à disposition de notre réseau, en cliquant ici.

    Nos seules forces, nous les trouverons en nous même.

    « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue » – Victor Hugo

    Jean-Luc Mélenchon

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      1. Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Vous avez le cerveau plutôt formaté docteur…Allez un petit effort : sarkozy veut revenir pour croquer des permissivités que lui a déjà procuré la cinquième République et MELENCHON s’active pour mettre la 6e en route. Vous ne voyez pas le télescopage en vue ? Pépère qui part plus tôt, Sarko qui arrive trop tard…J’oubliais, votre circuit imprégné ne fonctionne qu’avec les règles pourries de la 5e que vous ressassez en boucle. Hola le carabin du Net, passez donc la 6e, çà fume ARAMIS

        1. Et aujourd’hui on apprend que la Justice suspend l’enquête pour corruption visant sarko…. quelques jours après son passage à F2

  23. ARIE

    tu dois prendre ton pied là, enfin quelqu’un qui pense comme toi.
    tu vas avoir des difficultés à enfiler tes pompes ces prochains jours….

    ne t’inquiéte surtout pas, pour ce que tu as, c’est normal….

    1. @ « Anonyme », alias Stanislas au style inimitable

      Votre slogan pourrait être (et il te conviendrait parfaitement )  » Les primaires, nous sommes contre Sarkozy ! « , ce qui permettrait à Sarkozy de le retourner en  » Ceux qui sont contre moi sont des primaires , ils l’admettent eux – mêmes ! « 

      1. ARIE
        pour une fois, je n’ai pas compris le changement de pseudo …bref

        je penserai peut être que tu as raison quand tu arrêteras de raconter n’importe quoi pour justifier tes opinions à coup de marteau en reprochant aux autre de faire la même chose de leurs idées

        1° quand tu balances un morceau de Sapir sans trop savoir il quoi il fait allusion dans la réaction de 2008, en particulier la couverture des banques dont il a été le seul en europe à ne pas demander de contrepartie, là où les anglais, par exemple, avaient pris des mesures de garantie…

        2° quand tu justifies l’action de sarko

         » d’annoncer des économies budgétaires « oublier » que, sous le quinquennat de Sarkozy, les dépenses publiques sont passées de 53 % à 57 % du PIB.

        alors que n’importe quel étudiant d’économie en première année comprend que le pourcentage de dépense sur le PIB, n’est dü qu’au recul de ce PIB sur cette période..

        les 500 milliards de dépenses existent bien, elles ont été répertoriées et ce n’est pas par souci du social mais bien en déversant des sommes phénoménales dans des opérations qui n’ont servi à rien, alors que dans le même temps, il a crée des taxes dont j’ai la liste si ça t’intéresse

        je pense qu’entre un exercice comme JUAN qui base sa réflexion sur l’homme qu’il décrit pour expliquer sa manière de voir, et une démarche de proposer une autre vision sur la base d’une démonstration fausse qui dépasse tes compétences d’une manière visible, je préfère celle de JUAN…

        1. @ Stanislas

           » alors que n’importe quel étudiant d’économie en première année comprend que le pourcentage de dépense sur le PIB, n’est dü qu’au recul de ce PIB sur cette période.. »

          N’importe qui, sans avoir fait aucune étude d’économie , comprendrait que l’orthodoxie budgétaire aurait consisté, lorsque le PIB baisse, à faire baisser dans les mêmes proportions les dépenses publiques pour maintenir leur pourcentage constant – alors que Sarkozy a fait le choix inverse.

          D’autre part, tout le monde sait qu’en dehors d’un discret fléchissement en 2009, le PIB français a augmenté pendant le quinquennat de Sarkozy :

          http://tinyurl.com/o7z3prz

          Tu devrais résilier ton abonnement à Alternatives Economiques, compte tenu du fait que tu n »y comprends rien .

  24. plutôt une bonne nouvelle, il fait moins peur (peut-être pas les p’tits enfants) les mêmes sabots, sauf les épaules -se sont remises à plat !

    La famille, un peu décontenancé car une fois de plus ‘partagée’ -elle connait le processus (trahison/alliance) rodé, juste à aiguiser qqls lames, les fourbir au bon-moment..
    Elle est contente, Bruno L fait le lièvre (y reste plein de virages avant la ligne droite) la firmette a perdu le fringant, l’énigme (le truc après ‘état de grâce’) son bureau de torture pour des petits fours, rue Miromesnil..

    Nicolas le clément, tel un bon client vacciné au Lexomil, rattrape le naturel en trottant, de fumant à fumeux, de radical, maintenant simplifie la feuille route: une page blanche..
    Merveilleux. L’humour, le retour..
    Ah oui primaire ! a t-on le choix.. héhé

    ps, aparté, comme ça, je vois Ségo au bon endroit, au bon tempo

  25. ARIE

    la comparaison entre ma nature primaire concernant sarko et la tienne concernant Mélenchon et royale, n’a que l’épaisseur de la syntaxe et de la manière d’arranger les arguments. même si tu uses de démonstrations fausses (en économie) pour arriver au résultat, ce qui est le comble du mépris du lecteur, toi qui t’en prévaut si souvent…

    tu as balancé ta pensée et celle de ton pote parce qu’il pense comme toi, c’est bien ARIE, bravo, maintenant laisse les autres se faire une idée selon leur propre angle de vision et leur propre organisation mentale….

  26. J’ai lu l’article de JEGOUN, on en pense ce qu’on en veut, mais lui au moins base sa réflexion sur des points qu’on peut supposer qu’il maitrise..

    on adhère ou pas, mais je ne vois pas en quoi il aurait une capacité supplémentaire à comprendre plus aisément 45 millions de ses compatriotes dans le choix final…

    – Des études montrent que beaucoup se décident à la dernière minute, voire dans l’isoloir
    – il existe autant d’angles de pensée que d’individus, de situations matérielles et dont on sait que beaucoup se laissent guider par leurs émotions du moment (donc tout le contraire de la réflexion)

    il suffit de se remémorer la période où les télés avaient diffusé le tabassage du vieil homme, dont on sait qu’il a influé sur le choix de nombre de gens…

    bon bref, comme je ne le connais pas…..

    allez bonne journée….

      1. ti suise , on s’en lasse pas du primaire au dernier….et , de prime abord , c’est d’une justesse…..qui défie tous les discours ratiocineurs .

  27. le problème ne sera t il pas alors que le débat politique disparaîtra, encore moins d’idées ,encore plus de personnalisation.

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